En Afrique, ces dernières années, nombre de femmes ont fait des avancées significatives dans le secteur juridique, où les postes les plus importants sont encore largement dominés par les hommes. Mais il est clair qu’elles sont de plus en plus en mesure de choisir leur propre parcours et le nombre de femmes africaines en droit augmente régulièrement.
Voici-en 7 qui inspirent sur tout le continent.
Amina Augie – Nigeria
Amina Augie a obtenu son diplôme de premier cycle en droit à l’Université d’Ife, a poursuivi ses études à la Nigerian Law School et s’est qualifiée comme avocate. Après avoir terminé le service national de la jeunesse obligatoire dans l’État de Sokoto, elle s’est inscrite à l’Université Ahmadu Bello de Zaria pour faire une maîtrise en droit. Nantie d’un diplôme de maîtrise en criminologie et des sujets connexes à l’Université de Lagos, elle est également certifiée par le Chartered Institute of Arbitrators Nigeria et l’Institute of Advanced Legal Studies. Amina Augie a déjà rédigé et publié plus de 70 articles de conférences, articles et chapitres de livres sur divers aspects de la loi, en mettant l’accent sur les droits de la personne.
Aisha Zumo Bade – Tanzanie
Titulaire d’un baccalauréat en droit et lettres de l’Université de Dar es-Salaam, Aisha Bade a débuté comme stagiaire dans les cabinets d’un avocat foncier de renom en Tanzanie. Elle a ensuite étudié en Nouvelle-Zélande et y a travaillé comme juriste avant de retourner en Tanzanie pour occuper un poste au ministère des Terres du pays.
Aisha Zumo Bade a ensuite fondé Chipeta Bade and Associates, et plus tard Bade Attorneys. Elle est actuellement associée chez Leo Attorneys à Dar es-Salaam et préside l’Association des femmes juristes tanzaniennes. Mme Aisha est membre du conseil de la Tanganyika Law Society, de l’East Africa Law Society et de la Tanzania Women Lawyers Association où elle a déjà été responsable du travail de plaidoyer, des cliniques d’aide juridique et de la collecte de fonds.
Ntyam Ondo Mengue — Cameroun
Ntyam Ondo Mengue est Camerounaise. Elle a été élue juge de la Cour africaine pour un mandat de six ans lors du 27e Sommet de l’UA qui s’est tenu en juillet 2016 à Kigali, au Rwanda. Titulaire d’un diplôme de l’École normale d’administration et de magistrature et d’une licence en droit privé, Ntyam Ondo Mengue a travaillé dans le système judiciaire du Cameroun depuis 1982, occupant plusieurs postes clés, tel que la présidente du tribunal d’instance de Yaoundé, vice-présidente de la Cour d’appel, présidente de la Section des Contrats administratifs de la Cour de la Cour Suprême du Cameroun.
Bensaoula Chafika — Algérie
Elle a occupé plusieurs postes clés dans la magistrature et l’administration de l’Algérie, notamment celui de juge aux chambres criminelles pour les affaires impliquant des délinquants, juge à la Cour d’appel, membre du conseil d’administration de l’Institut de droit et justice, etc.
Solomy Balungi Bossa – Ouganda
La juge Solomy Balungi Bossa est Ougandaise. Elle a été élue juge de la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples en juin 2014, pour un mandat de six ans. Avec plus de vingt-sept ans d’expérience juridique et judiciaire au niveau national, régional et international, Solomy Balungi Bossa possède une expérience considérable dans la pratique judiciaire internationale, les droits de l’homme internationaux, le droit international humanitaire, le droit pénal international et le droit constitutionnel.
Elle a reçu divers prix en reconnaissance de ses services distingués en tant que juriste, juge et défenseure des droits de la personne. De par le passé, elle a été juge à la Haute Cour en Ouganda pendant seize ans (1997-2013). Elle a aussi travaillé à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est pendant cinq ans, au Tribunal pénal international des Nations Unies pour le Rwanda (UNICTR) durant neuf ans et demi et sert actuellement de juge à la Cour d’appel de l’Ouganda.
Fatoumata Dembélé Diarra – Mali
Membre importante du Mouvement démocratique malien, Mme Diarra a été nommée juge à la Cour pénale internationale (CPI) en mars 2003. Elle a précédemment occupé les fonctions de directrice nationale du département de la justice du Mali et de présidente de la chambre d’appel de Bamako. La fondatrice du Centre Pro Bono pour les femmes et les enfants au Mali a longtemps été un leader dans la défense des droits des couches vulnérables.
