Catégorie : Arts

  • Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz  de son vrai nom Rémy Sossouvi  est un artiste béninois spécialisé dans le tissage des sculptures en fil de fer. En 2017 il fut médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie dans sa catégorie.

    Remy Samuz a depuis son enfance été considéré comme un garçon qui passe son temps à s’amuser. Personne à l’époque ne comprenait le plaisir que le jeune homme ressentait en sculptant des personnages avec des fils de fer. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu le nom d’artiste Samuz. Remy Samuz s’est en réalité inspiré de la manière dont les oiseaux tissent leurs nids.

    « Je me suis dit si les oiseaux arrivent à tisser leurs nid avec leur bec, l’homme qui à les deux mains peut faire plus », explique-t-il. Remy Samuz décide alors d’imiter les oiseaux en utilisant des brins de balais sans succès. Il essaie ensuite les fils de fer de père et constate qu’il arrivait à créer des formes.

    Très vite, Samuz a abandonné sa formation en mécanique pour se consacrer à son art. « Je n’ai pas d’heure de travail fixe. Je tisse à n’importe quel moment de la journée. »  Samuz sculpte généralement des silhouettes de femmes, des enfants, bref son quotidien.

    En 2017, Remy participe aux huitième Jeux de la Francophonie avec son œuvre intitulée « Préparons l’avenir ».

    Au fil du temps j’ai mis au point une technique qui donne à la fois beaucoup de rigidité tout en conservant une grande légèreté à mes sculptures pour véhiculer ce que nous vivons dans le quotidien , dans la société en Afrique et dans le monde y compris l’ensemble des œuvres que je présente a cette édition des jeux de la francophonie, qui a pour titre « Préparons l’avenir », a-t-il écrit dans son dossier technique.

    En 2018, Remy Samuz   a effectué une exposition intitulée « Conférences de femmes » à l’Institut Français du Bénin.  « Le monde vient de la femme. La femme est la colonne vertébrale de l’humanité. La femme joue un rôle important au sein de la société », rappelle-t-il.

     

  • Mounou Désiré : le peintre ivoirien  redonne vie aux déchets électroniques

    Mounou Désiré : le peintre ivoirien  redonne vie aux déchets électroniques

    Mounou Désiré Koffi  a 25 ans et se positionne déjà comme la figure montante de l’art contemporain en Côte d’Ivoire. Ses œuvres réalisées en majorité à base d’objets de récupération  seront exposées le 09 juin 2019 à Paris.

    Mounou Désiré Koffi   est un artiste peintre qui impressionne aussi bien par l’originalité de ses œuvres que par les matières qu’il arrive à travailler. Le jeune homme redonne vie aux téléphones portables abandonnés. Pour lui, associer ces objets à la peinture s’inscrit dans une démarche écologique.

    « L’art du recyclage en particulier du téléphone est un art salvateur dans la mesure où nous sommes dans un monde de consommation. Dès qu’un téléphone est abîmé ou passé de mode, on le jette. J’ai donc été poussé par la cause écologique que j’ai choisi de lier à mon art pour être témoin de mon époque précise-t-il sur sa page Facebook avant d’ajouter qu’il rêve d’être un jour compter parmi les artistes qui ont mis leur art au service d’une cause humanitaire, celle de sauver sa planète ».

    La ville d’Abidjan avec ses 5.5 millions d’habitants crée chaque année, 1500 tonnes de déchets  informatiques. De la matière première, Mounou Désiré n’en manquera point.

    L’artiste peint généralement, la joie de vivre des enfants africains. C’est d’ailleurs ce qui l’a amené à créer  une collection intitulée « To Save a Child ».

    Sa passion pour la peinture, Mounou Désiré l’a découverte très tôt. A l’école primaire,  il remportait déjà des  prix  en participants à différents concours de dessin. Il s’inscrit au Lycée d’enseignement artistique ( LEA) d’Abidjan où il sort major de sa promotion. Mounou Désiré est diplômé de l’école des Beaux-Arts.

  • Katy Valentine, la Sud-africaine qui fabrique des bijoux africains modernes

    Katy Valentine, la Sud-africaine qui fabrique des bijoux africains modernes

    Cette entrepreneure sud-africaine est à la tête d’une collection de bijoux qui s’inspire uniquement de l’Afrique et de l’Inde, mais avec une esthétique du design contemporain.  Katy Valentine dirige en effet la collection qui porte son nom.

    La collection Katy Valentine mise sur deux continents pour fabriquer des bijoux africains dits modernes. L’entrepreneure explique que ces bijoux combinent des perles africaines anciennes et des pierres gemmes de Jaipur. La collection de Katy Valentine mise surtout sur un design minimaliste pour répondre aux attentes de sa clientèle.

    Katy Valentine affirme qu’elle a toujours été guidée par le désir d’entreprendre. Sa passion pour le design, elle l’a héritée de ses deux parents qui sont des antiquaires. La Sud-africaine confie qu’elle a fait des études en graphisme et a d’abord travaillé pour le concessionnaire d’antiquités de son père. C’est à la suite d’un voyage en Inde que Katy Valentine a décidé d’entreprendre dans le secteur des industries  créatives. Elle se rappelle avoir constaté qu’il existait un vide sur le marché des bijoux d’inspiration africaine et orientale.

    Depuis plus de deux ans, elle s’attèle à faire prospérer son entreprise. À travers ces bijoux Katy Valentine veut promouvoir les richesses du continent africain. Elle aimerait fabriquer des pièces de bonne qualité à un prix abordable. L’entrepreneure envisage commencer à concevoir et vendre d’autres pièces, notamment dans le design d’intérieur et la maison.

  • À Zurich, l’Ivoirienne Alice Gbelia transforme l’art numérique

    À Zurich, l’Ivoirienne Alice Gbelia transforme l’art numérique

    Née au Tchad, élevée à Abidjan et à Lille et vivant actuellement à Zurich, Alice Gbelia est une amoureuse des arts, de la culture et du divertissement. Elle est fondatrice d’Ayoka Deco.

    Au début, Alice Gbelia ne pensait pas qu’elle dirigerait l’un des plus grands sites d’art africain. Mais tout a basculé avec une expérience personnelle.

    En effet, c’est dans une recherche d’œuvres d’art pour sa maison au cours de laquelle l’Ivoirienne n’a  pas pu trouver les produits qui correspondaient à son style, son héritage africain et son amour pour la culture pop noire que l’idée de la plateforme Ayok’a lui est venue.

    Ayok’a qui signifie  « bienvenue » dans la langue maternelle de Gbelia en Côte d’Ivoire, est une boutique en ligne proposant des produits d’artistes noirs. À la différence de beaucoup de magasins, Gbelia a décidé de se diversifier à d’autres produits tels que des tasses, des cartes de vœux, outre des tentures murales. « Nous avons commencé à vendre des tirages d’art parce que nous pensons que c’est un excellent moyen d’injecter de la personnalité dans une pièce », assure-t-elle.

    Sa startup, qui a été lancée en 2017 a présenté un certain nombre d’artistes, dont les œuvres ne sont pas facilement accessibles en ligne. Pour elle, le lancement de cette startup est un geste important afin d’ouvrir des espaces à ces artistes qui ont été limités en quelque sorte par les gardiens traditionnels, qui selon elle, sont « principalement les Blancs qui ont tendance à favoriser les personnes dans leur cercle ».

    L’entreprise a changé depuis sa création. Non seulement Ayok’a a commencé à expédier des produits à travers l’Europe et le Canada, mais il a également été en mesure d’ajouter plus de gammes de produits. L’un de ses plans futurs est d’avoir des moyens plus innovants de s’engager avec les clients.

  • À 82 ans, la Sud-Africaine Esther Mahlangu décore des voitures de BMW

    À 82 ans, la Sud-Africaine Esther Mahlangu décore des voitures de BMW

    C’est grâce à une perpétuation de l’héritage traditionnel des Ndebele, en Afrique du Sud, que Esther Mahlangu a appris à peindre sa grand-mère et sa mère déjà à l’âge 10 ans. Aujourd’hui, à 82 ans elle est une célébrité dont les travaux sont appréciés au-delà du Cap.

    Née dans une ferme près de Middelburg à Mpumalanga en Afrique du Sud dans les années 35, le talent artistique de Mahlangu a émergé quand, à la puberté, elle a subi la pratique traditionnelle Ndebele dans laquelle les jeunes femmes sont cloîtrées de la société pendant quelques mois pour apprendre.

    La technique traditionnelle de la peinture murale Ndebele consistait d’abord à finir une maison en bouse de vache, avant de décorer les murs avec des motifs en argiles colorées. Quand elle a grandi dans les années 1940, l’utilisation de peintures modernes a été introduite et les formes géométriques colorées qui ont fini par définir l’art de Ndebele ont également évolué à cette époque. Ce sont ces influences qui serviront à inspirer son travail plus tard dans sa carrière.

    Ascendance

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    Adolescente, Mahlangu est devenue une experte dans l’exécution de l’art traditionnel de la peinture murale Ndebele. Grâce à son travail, elle est devenue célèbre et a commencé à recevoir des commandes de partout en Afrique et dans le monde.

    Bien que fondée sur la tradition, Mahlangu a commencé à évoluer, à élaborer et à innover sur les conceptions et les techniques traditionnelles au cours de son travail. Elle a commencé à les transposer sur toile et autre matériel pour séduire un public plus large.

    Dans son travail, Mahlangu représente des objets ordinaires de tous les jours dans l’abstrait, dessinant à main levée sans mesures ou croquis préalables, et utilisant des plumes et des brindilles empaquetées comme des pinceaux comme à l’ancienne.

    Mérites

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    Au cours des 30 dernières années, Mahlangu a exposé des peintures murales et des toiles à travers l’Europe, l’Asie, l’Amérique du Nord et du Sud, tout en capturant l’imagination de plus d’une génération sur les médias sociaux à travers des campagnes caritatives. L’une de ces campagnes était une collaboration avec le chanteur John Legend pour une publicité de Belvedere Vodka, avec RED (un organisme caritatif fondé par Bono) pour sensibiliser et recueillir des fonds pour la lutte contre le VIH / SIDA en Afrique.

    En 1991, le constructeur automobile allemand BMW a chargé Mahlangu de créer une voiture d’art, rejoignant ainsi Andy Warhol et David Hockney  avant elle. La BMW 521i est devenue la première voiture d’art africaine  et a été exposée au Musée national des femmes dans les arts à Washington DC en 1994. Mahlangu est devenue la première créatrice non occidentale et féminine des voitures d’art. Elle a été de nouveau sollicitée en 2016 pour ajouter son art Ndebele sur la série BMW 7 qui était exposée Frieze Art Fair à Londres.

    Aujourd’hui, les œuvres de Mahlangu sont représentées dans des galeries privées, corporatives et publiques du monde entier. Sa maison de village à Mpumalanga est inondée de visiteurs, désireux d’explorer son approche complexe de la décoration murale.

    Outre dans son propre pays, Mahlangu a exposé en Australie, en Amérique, au Japon et dans de nombreux pays européens. Certaines de ses peintures murales les plus célèbres ont été exposées à New Identities of Bocum Museum en Allemagne, au magasin de musique de Virgin Atlantic à Times Square, au National Museum of Women in the Arts de Washington DC et au Civic Theatre de Johannesburg. L’octogénaire reste une inspiration pour sa société.

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  • Adama Traoré, peintre né sans bras mais pas sans talent

    Adama Traoré, peintre né sans bras mais pas sans talent

    Adama Traoré, c’est la parfaite illustration d’un jeune africain qui se refuse l’option de se créer des barrières à cause de sa difformité. Celui qui a été désigné en février 2016, mascotte de la tendance « l’Ivoirien nouveau » est un symbole vivant de ce concept, à reprendre les termes de Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie.

    Rencontrez-le, à l’entrée de Sococé II Plateaux où il vend habituellement ses tableaux, il vous dira : « je pouvais aussi mendier comme le font la plupart des handicapés, mais j’ai décidé de me battre malgré mon infirmité pour me tailler une place au soleil. »

    Peintre âgé de 38 ans, celui qui est mieux connu sous le nom d’Adamo, est pourtant un manchot et infirme des membres inférieurs. Sa dextérité à un art dans lequel a priori tout lui échappe est impressionnante. Sans bras, Adamo est très habile avec son pinceau dans la bouche.

    Né à Treichville, Adama a été une charge pour ses parents qui ne l’ont pas scolarisé jusqu’à 9 ans, à cause de sa difformité. C’est quand son chemin croise celui de la Française Marie Odile Bilberon, alors directrice de La Providence, un centre pour enfants handicapés, qu’il sera accueilli dans ce centre qui accepte de s’occuper de sa scolarité. « Nous étions près de 200 pensionnaires que je m’initie au dessein grâce à Marie Odile qui m’a appris à mettre les couleurs, à les harmoniser avec de la gouache », se souvient le peintre. La Providence lui trouvera plus tard un manager.

    Inspiré par Dame Nature

    Le pinceau entre le menton et le bout des bras qui lui reste, Adamo a une précision hors pair, si bien que le voir en train de peindre un tableau est avant tout, un art.

    L’Ivoirien tire son inspiration de la nature qui, selon lui, « se dégrade aujourd’hui à cause des actions » de l’homme. Adama voudrait que par son art, la conscience collective soit éveillée sur la nécessité de préserver l’environnement.

    En août 2016, le peintre a été lauréat du Prix d’Excellence du gouvernement ivoirien, qui lui permet de toucher une enveloppe de 10 millions F CFA et un diplôme pour l’ensemble de ses œuvres malgré son handicap.

    Mais à vrai dire, même si Adama travaille beaucoup, il est confronté à divers problèmes, principalement financiers. « Je vends un tableau chaque deux semaines. C’est vraiment difficile, car je n’arrive pas à joindre les deux bouts en dépit de mes efforts » déclare-t-il. Mais il ne baisse pas les bras. À qui veut l’entendre, il dit toujours qu’il reste confiant pour la suite de sa carrière.

     

  • Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    C’est enfin la reconnaissance pour cet artiste talentueux. Passionné d’art, Em’Kal Eyongakpa s’adonne depuis plusieurs années à la sculpture, à la poésie et à la photographie. L’artiste s’illustre également dans le dessin. Début mars, il a remporté le Prix d’art Henrike Grohs organisé en hommage à l’ancienne directrice de l’Institut Goethe d’Abidjan qui avait perdu la vie en 2016 à la suite d’un attentat.

    Em’Kal Eyongakpa a remporté une prime de 20000 euros devant deux autres concurrents de nationalité zimbabwéenne et togolaise. À 37 ans, l’artiste est devenu le premier lauréat de ce prix. Le président du Goethe-Institut, Klaus-Dieter Lehmann a félicité Em’Kal Eyongakpa. « Après un processus de sélection intensif, les juges ont fait un excellent choix », a-t-il déclaré.

    Ce prix biennal a pour objectif de valoriser les talents artistiques sur le continent. Les organisateurs du prix ont rappelé qu’il devra récompenser un collectif d’artistes ou d’arts pratiquant les arts.

    Polyvalence

     

    Né au Cameroun, Em’Kal Eyongakpa est diplômé en botanique et en écologie. L’artiste a préféré l’art à une carrière de médecin. S’il n’est pas très connu dans son pays, ces photographies ont pourtant été exposées dans des grandes galeries à l’étranger. Em’Kal Eyongakpa est également présent dans des grands festivals en Afrique.

    « La position multidisciplinaire de sa pratique qui comprend des connaissances issue de la science, de l’ethnobotanique, du réalisme magique, de l’expérimentation et de l’utopie répond avec justesse aux valeurs fondamentales du Prix d’art Henrike Grohs », ont déclaré les organisateurs du prix.  Em’Kal Eyongakpa espère que cette récompense va lui permettre de réaliser d’autres projets. Les œuvres de cet artiste qui déplore l’absence d’une politique culturelle au Cameroun devront désormais être objet de curiosité dans le pays.

  • Peinture: qui est Oresegun Olumide, le ‘Léonard de Vinci’ nigérian?

    Peinture: qui est Oresegun Olumide, le ‘Léonard de Vinci’ nigérian?

    Pour décrire son art, il se plaît à le qualifier d’« hyper réalité ». Oresegun Olumide a 37 ans. Ce Nigérian est un spécialiste de la peinture à l’huile. En deux ans, il s’est fait connaître par des œuvres qualifiées par ses admirateurs « d’extraordinaires ». Formé au Yaba College of Technology de Lagos, Oresegun Olumide a étudié les beaux-arts.

    Il peint depuis ses quatre ans. « Beaucoup de familles au Nigeria ne veulent pas que leurs enfants s’aventurent dans les arts parce qu’on croit qu’on ne peut pas faire un brillant avenir de la peinture. J’ai la chance d’avoir gagné le soutien de mes parents dès le début. Ils m’ont encouragé parce qu’ils ont vu à quel point j’étais heureux après avoir terminé mes dessins ».

    Depuis 2008, il s’emploie à réaliser des peintures qu’il vend à partir de 1000 dollars. Le peintre a déjà organisé des expositions à plusieurs reprises. En 2016, après publication de certaines de ses peintures sur les réseaux sociaux, sa côte explose et il se fait connaître sur le continent et dans le monde.

    De l’eau comme thème récurrent

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    Pour peindre, Oresegun Olumide tire son inspiration de son environnement immédiat. La plupart des peintures qu’il réalise viennent des faits quotidiens. Mais l’eau fait partie d’un thème fréquent dans ses peintures. On peut ainsi le voir peindre une fille fraichement sortie de la douche ou encore des enfants s’amusant dans l’eau. L’artiste explique vouloir faire de l’eau une signature pour son travail. Pour cela, il ajoute toute donnée pour obtenir les images d’eau les plus réalistes possible. Des peintures magnifiques qui lui valent auprès de ses proches le surnom de « Olu Van Gogh ».

    Pour ce talentueux artiste nigérian, « il n’y a pas de satisfaction plus grande que celle qui résulte de l’obtention des résultats désirés par l’effort personnel ». Oresegun Olumide en est conscient et l’affirme. Il attribue jusqu’à 70 % de sa réussite au travail acharné. L’artiste déclare ensuite miser sur ses acquis universitaires et ses modèles pour peindre ses œuvres. Les travaux de Paul Peter Rubens, de Diego Fazio et Robin Eley l’intéresse surtout.

    Avec son talent et son expérience, Oresegun Olumide veut transmettre ses connaissances à la postérité. À cet effet, il offre des cours gratuits en ligne aux aspirants peintres. À ces apprentis peintres, le maître Olumide leur conseille régulièrement de suivre leur passion et de travailler dur avant de penser à l’argent.

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  • Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Au Nigeria, la startup Artyrama a lancé des expositions et des ventes aux enchères en ligne, donnant aux amateurs d’art l’opportunité d’apprécier et d’acheter des œuvres (peintures, photographies, sculptures et autres médias en ligne) où qu’ils soient. Objectif,  offrir aux jeunes artistes talentueux une plateforme pour écouler leur travail.

    La startup Artyrama tire son essence de l’art le plus fin de toute l’Afrique, comblant le fossé entre les amateurs et l’art exquis à des prix abordables. La tendance est désormais sur les réseaux sociaux où, des artistes inconnus deviennent viraux grâce à leurs œuvres. Pourtant, peu savent comment acquérir leur travail.

    Au même moment, l’intérêt autour de l’art africain a fait écho dans des maisons de ventes aux enchères les plus connues du monde comme Bonhams, à la recherche des pièces plus abordables qui deviendront un investissement plus tardif.

    Pour être au carrefour de ces offres et demandes, un groupe de jeunes Tech entrepreneurs lancent la startup Artyrama, qui s’est engagée à donner aux œuvres d’art d’origine africaine une scène mondiale pour promouvoir son développement sa culture en Afrique.

    Artyrama face à son marché

    Lanre Fisher, directeur d’Artyrama, issu d’une famille de collectionneurs d’art, fait lui-même partie d’un groupe de collectionneurs, de technologues et de créatifs qui ont remarqué l’ intérêt croissant pour l’art contemporain africain. Consultant en affaires, ses parents étaient de fervents collectionneurs et son oncle était un mécène de l’artiste nigérien Ben Enwonwu, le peintre du célèbre tableau nigérian Tutu.

    Sa plateforme se passe des murs blancs de galeries traditionnelles en n’existant qu’en ligne. Selon le directeur d’Artyrama, la plupart de ses clients sont des collectionneurs en dehors du continent, en France et en Pologne.

    Basée à Lagos, avoir un site de commerce électronique n’exempte pas Artyrama de la bureaucratie grincheuse de faire des affaires au Nigéria cependant. Les membres du personnel d’Artyrama doivent donc amener chaque tableau à la galerie où il doit être évalué pour que les exportateurs paient un pourcentage basé sur cette évaluation.

    Au fur et à mesure que l’entreprise se développe, elle espère vendre davantage sur le continent. Ces six derniers mois, l’équipe s’est concentrée sur les paiements sécurisés et la livraison fiable, mais espèrent introduire la « réalité virtuelle » pour favoriser la confiance parmi les acheteurs en ligne.

    En outre, Artyrama fournit également des services de conseil pour les individus ou les organisations qui veulent acheter et vendre des œuvres d’art. Alors que le marché contemporain africain se développe, les collectionneurs doivent être sûrs qu’ils font le bon choix. Pour cela, les services de conseil d’Artyrama aident à simplifier le processus d’acquisition de grandes pièces.

     

  • Londres: 339.000 euros pour Tutu, la ‘Mona Lisa’ nigériane

    Londres: 339.000 euros pour Tutu, la ‘Mona Lisa’ nigériane

    Le portrait d’une princesse réalisé par l’artiste Ben Enwonwu en 1974, un tableau qui a atteint un statut presque mythique au Nigéria, perdu il y a  des décennies a été découvert dans un appartement du nord de Londres.

    Giles Peppiatt, le directeur de l’art africain moderne à la maison d’enchères Bonhams qui a fait la découverte a annoncé que le tableau sera vendu aux enchères « Africa Now » de Bonhams à Londres le 28 février. Pour la première fois, la vente aux enchères sera également diffusée à Lagos, ce qui permet aux collectionneurs nigérians de soumissionner pour cette pièce de l’histoire culturelle.

    Le prix estimé de sa vente est compris entre 200 000 et 300 000 de livres sterling (226.000 à 339.000 euros). S’il dépasse la limite supérieure, il établira un nouveau record pour un artiste nigérian moderne.

    Toutefois, pour l’écrivain romancier Ben Okri, sa valeur est plus que financière. « Ça nous donne un aperçu d’une importante recomposition africaine de l’art du portrait ». Selon lui, les peintres africains n’ont « jamais eu » l’attention méritée, « c’est l’œuvre parfaite pour commencer » à se demander pourquoi.

    Giles Peppiatt reste optimiste sur la vente de cette œuvre et pense que c’est probablement le tableau le plus célèbre à sortir d’Afrique. « Son apparition sur le marché est un événement important et nous nous attendons à ce qu’il suscite un énorme intérêt », a déclaré celui-ci, qui a indiqué avoir l’habitude de recevoir un appel environ toutes les huit semaines de quelqu’un qui croyait avoir le vrai Tutu.

    Tutu, l’histoire d’un tableau mythique

    Si la semaine dernière l’information sur la trouvaille de l’œuvre d’art le plus connu au Nigeria a fait écho, cela fait bien longtemps que la pièce originale n’a pas été retrouvée. Quoique dans nombre de maisons au Nigeria, il n’est pas rare de voir des copies du chef-d’œuvre accrochées aux murs.

    En effet, Tutu, le portrait de la princesse royale Ife Adetutu Ademiluyi que l’écrivain Ben Okri surnomme la Mona Lisa africaine, a été retrouvé dans un appartement londonien dans la maison d’une famille « parfaitement ordinaire », a déclaré Giles Peppiatt. Jusqu’alors, dans le monde de l’art on considérait cette œuvre comme perdue.

    Selon l’histoire, la princesse aurait rencontré l’artiste Enwonwu durant l’été 1973 et lui aurait demandé de peindre son portrait. Elle était une princesse royale d’Ife, une ancienne ville du sud-ouest du Nigeria considérée comme la maison ancestrale du deuxième groupe ethnique du pays. Cette représentation de la princesse Enwonwu est devenue un symbole de la réconciliation nigériane après la guerre pour l’indépendance du Biafra.

    Les propriétaires du tableau, qui ont demandé à rester anonymes, ont hérité de la peinture de leur père et « n’avaient pas la moindre idée ». C’était un original jusqu’à ce que Peppiatt confirme son authenticité. Jusque aujourd’hui, des 3 portraits, deux sont toujours non trouvés.