Catégorie : Banques

  • Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Diplômée à Londres, Emem Usanga rend des projets bancables au Nigéria

    Cette entreprise nigériane compte une vingtaine d’années d’expérience dans le développement des affaires et du numérique. Emem Usanga est diplômé de la London South Bank University. Cette spécialiste de l’organisation des entreprises et des startups possède également de nombreux certificats technologiques.

    Emem Usanga est co-responsable de la coalition Tech appelée Tech London Advocates Africa. Il s’agit d’une coalition dirigée par le secteur privé regroupant plus de 2 700 experts du secteur de la technologie et de la communauté élargie qui se sont engagés à promouvoir le potentiel de Londres en tant que plaque tournante mondiale pour les entreprises technologiques et numériques.

    Emem Usanga explique que Tech London Advocates s’efforce de soutenir les start-ups technologiques et les entreprises à forte croissance de Londres dans la recherche de nouveaux investissements, de nouveaux talents et d’un succès continu. Emem Usanga a occupé des fonctions au Royaume-Uni. Elle a été conseillère en stratégie de sociétés dans la résolution de problèmes commerciaux, de produits et de marketing dans des start-ups à forte croissance et des entreprises de taille moyenne.

    La méthode bnkability

    Après des réalisations à l’étranger, Emem Usanga a décidé de mettre son savoir-faire au service de son pays et du continent. Elle est la représentante d’Interaction Design Foundation (IDF) au Nigéria. IDF promeut et donne des formations en design global.

    Emem Usanga veut faire bénéficier ses acquis au sein de la Tech London Advocates à des jeunes du continent. Dans cette dynamique, cette professionnelle du marketing, des industries de la publicité s’est vite lancé dans l’entrepreneuriat en s’intéressant au secteur de l’investissement. Elle a créé et dirige depuis septembre 2016 InvestWell qui est devenu Bnkability, une entreprise qui veut résoudre les défis liés à l’approvisionnement des projets bancables en Afrique.

    Emem Usanga a remis en question la manière dont des investissements sont faits dans des projets d’infrastructure africains. Elle évoque un processus lourdement manuel et coûteux. « Personne n’essaie de casser « l’élément de bancabilité » en raison de sa complexité », justifie-t-elle, avant de conseilleur aux porteurs de projets de toujours transformer leurs « solutions » en une question et de bien en discuter avec toutes les parties prenantes associées à leurs entreprises.

  • Banque en Afrique: les grandes tendances de l’année 2017

    Banque en Afrique: les grandes tendances de l’année 2017

    L’Afrique est devenue en quelques années, la terre des grandes affaires, et dans la mêlée les banques s’y sont invitées. Le domaine de la bancarisation en Afrique présente pour autant un double visage.

    Mieux vaut établir le contraste en même temps : on a beau chercher dans les classements des plus grandes banques de la planète, l’évidence s’impose : aucun établissement africain ne fait partie du Top 100 mondial. Pas même les poids lourds sud-africains que sont Standard Bank, Barclays Africa et FirstRand.

    Cependant, en termes de profitabilité, les banques africaines s’en sortent la tête haute. En Afrique, selon le magazine Forbes, des ratios-bénéfices sur fonds propres supérieurs à 20 % ne sont pas rares. Des marges à faire saliver tous les dirigeants de banque d’Amérique du Nord et d’Europe. Les établissements financiers parvenant à dégager 10 % de retour sur capital restent l’exception plus que la norme.

    Si l’Afrique n’a pas de très grandes banques, les quelques-unes qui s’appliquent ont retour sur investissement.

    Pile et Face

    En dépit d’une détérioration très marquée de l’économie de ses fers de lance (Nigéria, l’Afrique du Sud, Maroc) le secteur bancaire africain tient bon contre vents et marées. La valeur totale des 100 premières banques en Afrique, selon l’actuel classement de The Banker, a atteint 93,1 milliards de dollars, contre 99,4 milliards $ l’an dernier ; un chiffre déjà en baisse par rapport à celui de 2014.

    Une tendance qui résulte essentiellement des dévaluations dans de nombreux pays africains. De nombreuses banques africaines ont souffert de la fluctuation des devises au cours des 18 derniers mois. Bien que leurs revenus et réserves aient augmenté dans leur monnaie nationale, leurs résultats se sont détériorés une fois exprimés en dollars.

    Un cas qui s’illustre également par le fait qu’il a fallu 177 millions $ de fonds propres à l’algérienne Arabe Banking Corporation pour se positionner au 100e rang l’an dernier, tandis qu’une autre banque Algérienne, la Housing Bank for Trade & Finance, s’est hissée cette année à la même position avec seulement 159 millions $.

    Suprématie sud-africaine et marocaine

    En effet, selon ce classement de The Banker, Standard Bank, avec 14,8 milliards $, s’offre la place de la première banque d’Afrique. Sa division sud-africaine à elle seule enregistre des fonds propres supérieurs à 5 milliards $, plus que toute autre banque d’Afrique. La part du résultat de Standard Bank généré ailleurs en Afrique continue de croître d’année en année : à 29 % au 1er semestre 2015, elle représente début 2017, 31 % de son résultat total.

    La société a prévenu des répercussions de l’incertitude économique : « Les pays d’Afrique subsaha­rienne qui dépendent de leurs exportations de pétrole et de matières premières continuent d’accuser les effets de la chute des prix provoquée par l’offre excédentaire et le déclin de la demande chinoise. Le rythme des réformes structu­relles, nécessaires pour promouvoir la diversification et la croissance économique, est lent. En outre, la sécheresse prolongée et étendue due au réchauffement climatique a porté préjudice à beaucoup de pays. »

    Toutefois, Standard Bank ne s’est pas montrée si pessimiste quant à la situation en Afrique du Sud, même si les difficultés du secteur minier et agricole associées au faible coût des matières premières et à la sécheresse persis­tante ont encore nui à l’économie en général cette année.

    FirstRand se maintient au deuxième rang du classement. Cette banque, avec des fonds propres de 4,9 milliards $, a annoncé qu’elle avait alloué 7,5 milliards de rands (537 millions $) à l’acquisi­tion de banques d’affaires et commerciales au Nigeria et au Kenya. FirstRand compte également étendre ses activités d’assurance pour les particuliers, notamment par le biais de FirstRand Life et sa participation dans MotoVantage.

    L’an dernier, la banque marocaine Attijariwafa avait enfin mis fin à la suprématie des quatre géants sud-afri­cains en tête du classement en s’octroyant la troisième place. Elle conserve ce rang cette année et est suivie d’une autre banque marocaine, Banque Centrale Populaire, reléguant Nedbank et Absa aux cinquième et sixième rangs.

    Cette banque marocaine qui appartient en partie à la famille royale marocaine a enregistré au 1er semestre 2016, une augmentation de 7,9 % de son résultat, qui se chiffre à 2,49 milliards de dirhams (260 millions $), soit un peu plus que les prévisions.

    Attijariwafa bank attribue cette augmentation à son expansion sur d’autres marchés africains et à la diminution des coûts associés aux prêts irrécouvrables accordés à des particuliers. Elle possède aujourd’hui 3 376 agences dans 23 pays, y compris au Cameroun, au Congo Brazzaville, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et en Tunisie, et vient de racheter la filiale de Barclays Bank en Égypte, un marché en pleine expansion.

    En ce qui concerne Absa, filiale de Barclays Africa, son avenir demeure incertain. La société mère Barclays Plc a vendu une partie de sa participation dans Barclays Africa début mai, afin d’obtenir des liquidités et rembourser ses dettes ; elle détient à présent 50,1 % de la société. Une autre vente ferait d’elle un actionnaire minoritaire.

    Toutefois, Absa et Barclays ont depuis révélé qu’elles avaient engagé des discussions pour éventuellement créer ensemble une banque d’investissement.

    En outre, compte tenu de la taille de l’industrie des services financiers en Afrique du Sud, il paraît surprenant de voir que seules six banques de ce pays figurent parmi les 100 meilleures.

    Malgré les difficultés économiques qu’il connaît, le Nigeria compte six banques parmi les 20 premières places, plus que tout autre pays. Avec la notable exception de la panafricaine Ecobank International, dont le siège social se trouve au Togo, le Nigeria est le seul pays hors de l’Afrique du Sud et des pays d’Afrique du Nord à figurer dans le Top 20.

    Tendances géographiques

    La répartition géographique des 100 premières banques d’Afrique a évolué depuis l’an dernier. L’Afrique australe, avec 24 établissements, compte trois banques de moins au classement. L’Afrique de l’Ouest et centrale perdent de leurs côtés trois entrées.

    Néanmoins on remarque, la progression de l’Afrique de l’Est. La région a longtemps été sous-représentée par rapport à la taille de sa population, mais, depuis 2013, deux nouvelles banques entrent au classement chaque année. Dans ce nouveau classement, 16 banques y figurent. La valeur totale des banques d’Afrique de l’Est est passée de 4,1 milliards $ à 4,7 milliards $ cette année. C’est le Kenya qui domine dans cette région.

    Doté d’un secteur des services financiers sophistiqué, il compte aujourd’hui dix banques dans le Top 100. Seuls le Nigeria et l’Égypte font mieux. De fait, la montée de l’Afrique de l’Est isole encore davantage l’Afrique centrale. Et la région ne compte qu’une seule banque dans le classement, la Gabonaise BGFI Bank.

    L’Afrique du Nord et l’Afrique australe sont les mieux représentées dans le tableau. L’Afrique australe dominait l’an dernier avec un total de fonds propres de 38,7 milliards $ dans notre Top 100, contre 36,4 milliards $ pour l’Afrique du Nord. Bien que l’Afrique du Nord affiche aujourd’hui un total de seulement 33,3 milliards $, elle est toujours au coude-à-coude avec l’Afrique australe, à 36,2 milliards $.

    L’Afrique de l’Ouest, quant à elle, s’est bien maintenue. Ses fonds propres, à 18,8 milliards $ cette année, n’ont perdu que 600 millions $ depuis l’an dernier. Dans cette partie de l’Afrique, une banque fait figure de proue : Ecobank.

  • Des Africains envisagent le rachat d’une Banque en Angleterre

    Des Africains envisagent le rachat d’une Banque en Angleterre

    FirstRand la banque sud-africaine a annoncé vouloir obtenir l’acquisition de Challenger Aldermore Group avec une offre indicative de 1,3 milliard de dollars.

    L’annonce du rachat d’Aldermore intervient dans un contexte où les actions de la banque britannique ont subi une forte hausse début novembre. Pour obtenir l’acquisition de Challenger Aldermore Group, la banque sud-africaine évalue les conditions de mise en place d’une institution de dépôt durable à long terme pour financer sa stratégie de croissance et de diversification des revenus de ses activités au Royaume-Uni.


    Challenger Aldermore Group dispose d’un modèle d’exploitation unique


    Pour les responsables de la FirstRand, il s’agit d’un moyen propice pour la banque d’atteindre son objectif qui est de mettre en place une franchise de dépôt durable. Selon eux, Challenger Aldermore Group dispose d’un modèle d’exploitation unique avec un positionnement sur le marché et sa capacité à attirer des dépôts.

    Financer l’automobile et l’assurance

    Aldermore a indiqué avoir reçu la proposition indicative de FirstRand. Pusieurs expert estime qu’un rachat de la banque britannique constituerait une bonne opération pour FirstRand. Cette dernière a en effet connu une évolution dans le secteur technologique et pourrait se maintenir sur le marché britannique. Selon des analystes, FirstRand a besoin de conquérir d’autres marchés pour combler « l’insuffisance d’opportunités en Afrique du Sud ».

    Pour l’heure, des discussions continuent entre les deux entreprises. FirstRand devrait faire une proposition définitive à Aldermore avant le 10 novembre. Les actionnaires pourront après approuver l’opération. Si le rachat est réalisé, la banque sud-africaine va pouvoir déployer ses capitaux sur le marché britannique à l’heure où la croissance économique peine à augmenter en AfriqAldermoreue du sud.


    Créé en 2009 Aldermore compte près de 230 000 clients.


    FirstRand pourrait surtout élargir la gamme de services offerts pour inclure le financement automobile et l’assurance. Créé en 2009 Aldermore compte près de 230 000 clients. Avec le soutien de FirstRand, Aldermore espère remplir sa mission qui est d’apporter plus de concurrence sur le marché banquier, selon Phillip Monks, directeur général d’Aldermore.

     

  • Afrique du Sud: le milliardaire Patrice Motsepe se lance dans les banques digitales

    Afrique du Sud: le milliardaire Patrice Motsepe se lance dans les banques digitales

    Avec une fortune estimée à 1,81 milliard de dollars, Patrice Motsepe, le milliardaire sud-africain veut désormais investir dans la banque digitale en Afrique du Sud.

    Après avoir récemment réussi l’introduction en bourse de sa société financière, le milliardaire sud-africain, 16ème au classement 2017 des 25 Africains les plus riches selon magazine Forbes, se lance désormais dans la banque digitale, un nouveau champ d’action pour l’homme d’affaires. Patrice Motsepe vient d’investir à travers sa société financière African Rainbow Capital (ARC) dans la création d’une banque digitale à Johannesburg baptisée TimeDigital.

    Cette société d’investissement cofondée par la première fortune noire en Afrique du Sud a offert 10 % des parts de la fintech TimeDigital avec une option d’extension de son portefeuille de 5 %. Cette opération a permis à l’établissement d’obtenir une licence délivrée par la South african reserve bank, la banque centrale sud-africaine depuis 1999, selon un communiqué de la nouvelle structure transmis à la presse.

    Cette banque digitale propose un package de services complets aux consommateurs de la classe moyenne ainsi qu’aux petites et micro entreprises. Selon le communiqué, elle devrait être opérationnelle à partir du deuxième trimestre 2018. Si TimeDigital n’aura pas de filiale physique, un partenariat décennal avec le géant sud-africain de la distribution, Pick n Pay (PnP), est néanmoins déjà acté pour avoir des points de présence.

    « Promouvoir la technologie servant à fournir un accès aux services financiers est l’une des façons dont nous prévoyons élargir et approfondir l’inclusion financière en Afrique du Sud et dans d’autres marchés », a déclaré le président de l’ARC, Patrice Motsepe.

    « Notre investissement représente un jalon important de nos projets visant à bâtir un puissant groupe de services financiers panafricains », Patrice Motsepe, président de l’ARC.

    Les fondateurs entendent en faire un véritable centre financier avec, entre autres, des formations pour l’éducation financière des jeunes et des femmes entrepreneures à travers tout le pays. L’objectif est de préparer une de ses cibles qui n’est autre que la population active non ou peu bancarisée. Dans son agenda, TimeDigital prévoit le lancement de son premier produit bancaire d’ici mi-2018. Pour l’instant, le montant exact de son investissement n’a pas été révélé. Pour Motsepe, cela représente un pas de plus dans la mise en œuvre de ses ambitions pour le secteur financier africain.

  • Tchad: Afreximbank débloque 500 millions USD

    Tchad: Afreximbank débloque 500 millions USD

    Dans le cadre de renforcer ses projets de développement nationaux le Tchad bénéficiera de la part de l’African Export-Import Bank (Afreximbank) d’un appui financier estimé à 500 millions de dollars.

    Le Tchad, au moment où le pays traverse de difficultés financières compte tenu de la chute du prix du baril, va recevoir de la part de l’African Export-Import Bank (Afreximbank), un soutien financier. Cette aide financière de 500 millions de dollars devrait être collectée par l’institution bancaire auprès de différentes sources. Cet appui financier au Tchad fait suite à la récente adhésion du pays à l’Afreximbank, ont indiqué les responsables de la banque. Avec cet appui financier, le Tchad compte relancer ses différents projets de développement. Concrètement, les fonds seront investis par le gouvernement dans plusieurs secteurs.

    Financer les secteurs de développement

    Pour répondre aux exigences du Plan de développement national, les autorités tchadiennes envisagent développer les secteurs du tourisme et de la logistique. Les secteurs de l’agroalimentaire, de l’énergie et de l’industrie devront également bénéficier de cet investissement. Reçu en audience fin septembre à N’djamena par le président Idriss Deby, Dr Benedict Oramah, président de l’Afreximbank, a expliqué qu’un programme sera mis en œuvre pour soutenir la croissance économique au Tchad. Ce programme va surtout permettre au pays de ne pas trop subir les « impacts négatifs des récents chocs économiques ». Afreximbank envisage également soutenir les banques locales, ceci pour « renforcer la finance commerciale ».

    Depuis plus de vingt ans, l’African Export-Import Bank soutient l’activité économique des pays du continent. Basée au Caire, l’institution bancaire s’est aussi donnée pour mission de promouvoir les échanges financiers entre les Etats africains.