Catégorie : Société

  • Akasemi Ollor : l’avocate nigériane de 29 ans qui fait sensation dans le milieu des affaires

    Akasemi Ollor : l’avocate nigériane de 29 ans qui fait sensation dans le milieu des affaires

    Akasemi Ollor est une avocate nigériane qui intervient dans des affaires complexes généralement réservées aux hommes. Ses domaines d’expertise et ses intérêts incluent le droit de l’énergie et des ressources naturelles, le droit maritime, le commerce international, le financement de projets, le droit commercial des sociétés, les procédures de secrétariat des entreprises, la gouvernance d’entreprise, et l’arbitrage. L’avocate de 29 ans a eu le mérite de négocier avec succès l’acquisition d’un bloc pétrolier auprès du gouvernement ghanéen.

    Issue d’une famille d’intellectuels, Akasemi Ollor est une passionnée de la lecture. Son goût pour les études juridiques, elle l’a acquis également de ses parents. «J’ai moi-même constaté comment ils ont utilisé la loi pour protéger leurs droits en cas de violation de ceux-ci et j’ai aussi aimé et appris à comprendre à quel point la loi était logique en ce qui concerne les droits et obligations des personnes», se rappelle-t-elle.

    En 2012, elle a rejoint le célèbre cabinet d’avocats George Etomi and Partners du Nigéria. Pour éviter d’être sous-estimée dans cet univers fortement masculinisé, elle se donne pour devise le travail bienfait.

    Akasemi Ollor a participé à diverses transactions, notamment en conseillant l’actionnaire majoritaire d’Eko Electricity Distribution Company dans le processus de privatisation de la Power Holding Company of Nigeria (PHCN).
    « Les gens peuvent vous sous-estimer mais il faut leur prouver qu’ils ont tort à chaque fois. Ils ne peuvent jamais contester le travail bien fait car le produit du travail parlerait finalement pour lui-même. Enfin, n’ayez pas peur de posséder vos exploits et d’être fiers de chacun», explique-t-elle aux jeunes femmes qui veulent faire comme elle.

    Après deux ans dans le cabinet George Etomi and Partners Akasemi Ollor obtient une bourse pour se spécialiser en droit maritime en Grande Bretagne. Après sa formation, elle refuse de rester en Europe et rejoint le cabinet où elle fit ses premiers pas.
    « Je n’ai jamais eu l’intention de vivre au Royaume-Uni, car j’ai toujours pensé qu’il y avait beaucoup de travail à faire sur le continent en matière de développement et que l’Afrique était le lieu où je pouvais avoir le plus d’impact», explique-t-elle.
    La jeune avocate Nigériane a négocié, sous les auspices du cabinet George Etomi & Partners, l’acquisition du bloc pétrolier West Cape Three Points Block 2 pour la société Springfield.
    Défenseurs des droits des femmes, Akasemi Ollor conseille ces dernières de ne jamais reculer face aux intimidations des hommes. « La société conditionne les femmes à être des personnes qui plaisent. Si vous cédez à cela, vous constaterez peut-être même que les hommes finissent par se vanter de vos idées, de votre contribution et de votre travail parce que vous sentez le besoin de plaire ou d’éviter un conflit apparent », martèle l’avocate.

  • Mali : bientôt une école africaine des mines à Bamako

    Mali : bientôt une école africaine des mines à Bamako

    Le nouveau premier ministre malien Dr Boubou Cissé a procédé lundi 24 juin 2019, à la pose de la première pierre de la future  École africaine des mines du Mali (EAMM). Les travaux dureront quatre années et couteront  15,4 milliards de FCFA, financés par l’Etat malien et ses partenaires.

    Prévue pour être construite sur un espace de 20 hectares dans la zone aéroportuaire, la nouvelle école africaine des mines proposera des formations en ingénierie minière,  géologie minière et en technologies minérales.  La rentrée universitaire est prévue pour l’année académique 2022-2023. La nouvelle école aura une capacité d’accueil  de 300 étudiants et fournira à l’Etat malien de la ressource humaine qualifiée pour développer son secteur minier.

    « Nous allons pouvoir mettre à la disposition de l’Etat malien et de l’industrie minière les compétences nécessaires pour que cette industrie puisse apporter davantage à notre économie », a indiqué le premier ministre.  Le Mali veut en effet tripler son effectif dans le secteur minier estimé actuellement à 7000 personnes.

    L’ EAMM ouvrira également ses portes aux étudiants africains. « Parce que notre pays a l’avantage comparatif nécessaire d’abriter cette école qui recevra des enfants de nos pays limitrophes, de l’Afrique de l’Est et du Sud», se réjouit Dr Boubou Cissé, le chef du gouvernement malien.

    Le Mali dispose de nombreuses matières premières. En 2002, le pays était le troisième producteur d’or en Afrique derrière l’Afrique du sud et le Ghana avec une production de 62 tonnes. L’or représente 15% du Pib du Mali.

    Les autorités maliennes caressent également l’ambition   d’exploiter ses gisements de pétrole.  Le sous-sol malien serait également riche en uranium.

  • Coliba : la startup ivoirienne révolutionne le ramassage des déchets plastiques

    Coliba : la startup ivoirienne révolutionne le ramassage des déchets plastiques

    Disponible sur mobile et le web, Coliba est une plateforme ivoirienne de pré collecte des déchets plastiques. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui produit en moyenne 200000 tonnes de déchets plastiques chaque année, la startup pilotée par YAYA KONE et GENESIS EHIMEGBE innove en offrant des points aux ménages et entreprises qui acceptent utiliser la plateforme pour se débarrasser de leurs déchets plastiques.

    Le principe est simple. Les entreprises et ménages disposant des déchets plastiques, se connectent à la plateforme Coliba pour se signaler. Des agents de la startup se déplacent, pèsent les déchets et offrent des points aux donneurs. Ces derniers peuvent utiliser ces points pour s’acheter des crédits de communication, des produits de beauté ou des produits alimentaires.

    L’histoire de Coliba a débuté dans un bus en 2015. YAYA KONE participait avec d’autres jeunes africains à un concours de l’association allemande Ampion qui consistait à sillonner l’Afrique de l’ouest en bus et proposer des solutions aux problèmes qu’ils découvriront durant leur séjour.
    « Il n’y avait qu’à regarder par la fenêtre, il y avait des déchets plastiques tout le long de la route du hackathon », se rappelle encore YAYA KONE. Lauréat de cette compétition, YAYA KONE participe également au Demo Africa au Nigéria.
    Le projet a convaincu la Banque africaine de développement (BAD) lors du le premier weekend de l’innovation organisé toujours en 2015. L’institution bancaire décide d’appuyer le projet et aide le promoteur à peaufiner son business plan.
    L’année suivante, Coliba est retenue pour Les journées Afrique Développement et Numérique à Paris. C’est là que YAYA KONE fit la rencontre GENESIS EHIMEGBE (Diplômé de Telecom Ecole De Management de l’Institut Mines Télécom en France) qui devint co-fondateur et directeur associé de la startup.
    L’entreprise ivoirienne prévoit s’étendre au Nigéria, au Sénégal et au Cameroun. Elle prévoit aussi de créer 1 300 emplois d’ici 2025.

  • Gabon : A 27ans, un hermaphrodite opéré avec succès par des médecins africains

    Gabon : A 27ans, un hermaphrodite opéré avec succès par des médecins africains

    L’hôpital d’instructions des armées de Melen a opéré avec succès le 21 juin un hermaphrodite. Le patient dont nous taisons l’identité vivait pendant 27 ans avec les deux sexes (masculin et féminin).  La jeune étudiante titulaire d’une licence a décidé de garder son sexe féminin qui colle plus avec son apparence physique. L’opération, une première du genre au Gabon a été un véritable succès.

    Dans un premier temps les chirurgiens ont enlevé l’organe masculin du patient constitué de la verge et les testicules. Ils ont ensuite recréer son vagin puis procéder à une chirurgie plastique pour donner un aspect visuel esthétique à ce dernier.

    L’opération a été une belle réussite. Cependant les médecins restent prudents.

     

    « L’intervention est assez longue. On a du passer 5h de temps pour y arriver. Parfois à mi-chemin on a l’impression qu’on ne va pas y arriver. Nous sommes satisfaits du résultat. C’est un résultat qui est pour l’instant jugé précaire parce qu’il faut voir après l’évolution », nous explique un des médecins chirurgiens interrogés par la chaîne nationale gabonaise Gabon 1ère.

    Pour les proches du patient. Cette opération, réalisé à 100% par des professionnels de santé africain est un soulagement. « Notre enfant est né de nouveau », s’est exclamé un parent.

     

    Le Gabon a depuis les années 2000 démarré le processus de modernisation de ses infrastructures sanitaires. Le pays dispose de trois centres hospitaliers universitaires (d’Angondjé, de Libreville et d’Owendo). Il dispose également d’un institut de cancérologie à Libreville et  d’un centre international universitaire de recherche et de santé à Lambaréné.

     

  • SenVitale : la startup qui digitalise les dossiers médicaux des Sénégalais

    SenVitale : la startup qui digitalise les dossiers médicaux des Sénégalais

    La Sénégalaise Nafissatou Diouf est diplômée en industrie chimique et agroalimentaire. Et portant c’est dans le domaine de la santé qu’elle créera sa startup en 2017. Senvitale, propose à ses utilisateurs la numérisation de leurs informations médicales sur des cartes, bracelets, stickers ou pendentifs.

    La startup permet ainsi au personnel médical d’avoir facilement accès au dossier médical des patients et d’intervenir plus efficacement en cas d’urgence. Ces informations sont facilement accessibles grâce au qr code portatifs disposés sur chaque support (carte, bracelets…)

    Nafissatou Diouf  a eu cette brillante idée après le décès de sa tante. Cette dernière avait été victime d’une erreur de traitement qui lui avait provoqué des allergies.

    Nafissatou Diouf   est la lauréate du concours Total Startupper of the Year  2018-2019. La sénégalaise a participé à la première édition de la journée de la femme digitale organisée le 13 juin 2013 à Dakar (Sénégal).

    En novembre 2018, l’équipe de SenVitale avait remporté le Prix Sisley Sonatel pour la réussite des femmes au Sénégal. « Une autre grande victoire qui nous conforte quant à la pertinence de notre projet aux yeux du grand public et des experts dans le domaine. Ensemble, Révolutionnons la Santé au Senegal. Ensemble, Sauvons des vies avec SenVitale », pouvait-on lire sur la page Facebook de la startup.

  • Nigéria : « My medecines » pour lutter contre les médicaments d’origines douteuses

    Nigéria : « My medecines » pour lutter contre les médicaments d’origines douteuses

     

    Pour lutter contre les médicaments contrefaits et faciliter l’accès des populations nigérianes aux produits pharmaceutiques de qualité, l’entrepreneure  Abimbola Adebakin a lancé My medecines , une plateforme numérique qui permet de livrer des médicaments d’origines vérifiées aux clients.

    Selon l’organisation mondiale pour la santé (OMS), un médicament sur 10 est de qualité inférieure ou falsifié dans les pays en développement. En  Afrique, malgré les efforts des gouvernements pour lutter contre ces réseaux mafieux, les faux médicaments se vendent encore comme des beignets aux coins de rue dans certaines villes.

    Pour permettre aux populations d’avoir accès à des médicaments de qualité, Advantage Health Africa, spécialisée en conseil dans le domaine sanitaire et pharmaceutique a créé la plateforme digitale My Medecines qui livre aux clients jusqu’à leurs domiciles, des produits de bonne qualité.

    L’avantage avec My Medecines est la possibilité pour les clients de connaitre l’origine des médicaments qu’ils achètent. Les personnes qui vivent en dehors du Nigéria peuvent également s’inscrire sur la plateforme et acheter des médicaments pour leurs proches au pays.

    Avec l’accès facile aux produits pharmaceutiques qu’offre My medecines, les populations nigérianes se détourneront petit à petit des produits douteux.

    Abimbola Adebakin (41 ans) est diplômé en pharmacie et en administration à l’Université de Lagos (Nigéria). Elle est également titulaire d’un doctorat en administration à l’Université de Cranfield, au Royaume-Uni.

    Abimbola Adebakin a travaillé en 2015 et 2016 pour la fondation Tony Elumelu du riche homme d’affaire nigérian. Elle dirigeait les programmes de la fondation et était l’une des pièces maitresses de l’élaboration du très célèbre programme d’entrepreneuriat de la fondation.

    Avant  2015, elle fut Technologue de performance agréée (CPT) de la Société internationale pour l’amélioration de la performance (ISPI), États-Unis  et maître formateur accrédité pour le programme de formation du conseil du Forum mondial / IFC pour les administrateurs et membre du Chartered Institute of Gestion du personnel (CIPM) du Nigéria.

     

  • Appy Saude : 1er répertoire digital des professionnels de la santé en Angola

    Appy Saude : 1er répertoire digital des professionnels de la santé en Angola

    En Angola tout comme dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, les patients n’ont pas un accès facile au répertoire des professionnels de la santé. Pour prendre rendez-vous avec un médecin, il faut se rendre au centre de sante le plus proche.  Deux entrepreneurs angolais Pedro Beirao et Jorge Cohen ont parcouru en 2016, toutes les provinces de l’Angola et on constitué le premier répertoire digital complet  des professionnels de la santé du pays dénommé Appy Saude.

    Appy Saude enregistre plus de 12000 utilisateurs. L’application est disponible sur mobile et le web. Répertoire très simple d’utilisation, les utilisateurs inscrivent dans la barre de recherche le type de prestation recherché et la localisation préférentielle, le moteur de recherche se charge ensuite de trouver le prestataire qui correspond le plus à la demande de l’internaute. Depuis sa création, l’offre d’Appy Saude s’est diversifiée en proposant aussi un répertoire des pharmacies, des promotions sur des produits médicaux ainsi qu’un système de notation, de commentaires des utilisateurs et un système d’appels d’urgence.

    Appy Saude fait partie du dernier classement des « 100 startups africaines où investir en 2019 » sorti en avril dernier.

    Créé en 2015, MyAfricanStartUp est une initiative africaine d’appui au secteur privé ayant pour objectif de soutenir la création et développement de startups, ces jeunes sociétés innovantes à fort potentiel de croissance.

     

  • Elizabeth Kperrun : apôtre  de  l’éducation en langue locale et sur mobile

    Elizabeth Kperrun : apôtre de l’éducation en langue locale et sur mobile

    Au Nigéria, la jeune entrepreneure de 32 ans Elizabeth Kperrun apporte l’éducation aux populations démunies avec l’application mobile Zenafri.  L’idée est de simplifier l’éducation en la rendant ludique. Les utilisateurs de la plateforme peuvent faire l’apprentissage aussi bien dans leur langue locale qu’en anglais.

    Le succès de la plateforme numérique  Zenafri dépasse les frontières du Nigéria. L’application est utilisée sur les cinq continents et la promotrice ne cache pas sa joie. « Nous avons des statistiques qui nous révèlent que Notre application a été téléchargée au Nigeria, en Afrique du Sud, au Kenya, en Ouganda, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie… C’est un accès mondial ! », se réjouit-elle.

    Depuis sa création en 2015, l’entreprise Zenafri  Limited spécialisée dans le développement des jeux et applications à vocation éducationnelle pour les enfants et familles africaines a déjà mis sur le marché trois jeux. Il s’agit de AfroTalez, First Words et Teseem. Ces jeux apprennent essentiellement aux utilisateurs, leur langue maternelle ainsi que l’anglais. Les applications permettent également aux utilisateurs de connaitre les contes traditionnels africains.

    « L’enseignement de qualité est très coûteux au Nigéria et certains enfants n’y ont donc pas accès. L’éducation est très difficile. Ce que nous essayons de faire, c’est d’utiliser des applications mobiles pour les smartphones. Les familles peuvent les télécharger pour apprendre les mots de base dans leur langue locale ainsi que dans la langue anglaise », explique Zenafri.

    Avec sa startup, Elizabeth Kperrun a remporté le programme 54 de  Women In Africa (WIA) Initiative. Elle a également reçu le prix de l’éducation lors du second Sommet mondial de WIA, à Marrakech, en septembre 2018. Elizabeth Kperrun vient de remporter en mai 2019, le « Prix Initiative » lors de la troisième édition de l’AFD Digital Challenge.

    Elizabeth Kperrun (32 ans) est diplômée en communication, en gestion des affaires et en entrepreneuriat.

  • Direxiona: apprendre à conduire en Egypte sans être harcelée, c’est possible !!!

    Direxiona: apprendre à conduire en Egypte sans être harcelée, c’est possible !!!

    En 2017, un rapport de la fondation Thomson Reuters classait Caire, la capitale égyptienne à la tête des villes les plus dangereuses au monde pour les femmes.  Bien avant ce rapport, plusieurs organisations de la société civile dénonçaient régulièrement les actes de violences sexuelles exercés sur les femmes en Egypte.  Les Egyptiennes se sentent ainsi de moins en moins en sécurité dans les transports publics  ou dans  des voitures seules avec des personnes de sexe opposé.  La journaliste économique Nayrouz Talaat a lancé en 2016 Direxiona,  une plateforme web qui met en contact, les monitrices et les femmes qui souhaitent apprendre la conduite. Les premiers résultats sont encourageants.

    Pour éviter d’être victimes de harcèlement ou de toutes autres formes de violences sexuelles, plusieurs femmes préfèrent se déplacer en compagnie d’un proche ou d’un membre de la famille. Les femmes se retrouvent ainsi dans une situation de dépendance permanente.

    Avec Direxiona elles peuvent se retrouver seules dans la cabine d’une voiture sans risque de se faire violer. Et elles sont nombreuses à saisir l’opportunité. La plateforme a permis à 150  femmes d’apprendre à conduire. Direxiona enregistre plus de 10 000 séances de conduite et compte dépasser le cap des 50 000 avant la fin de l’année 2019.

    Toutefois, Direxiona ne prône pas la ségrégation sexuelle. Selon Nayrouz Talaat, l’objectif principal de la plateforme est de mettre en contacts les personnes qui désirent apprendre la conduite avec des moniteurs sûrs. «Je pense que rien ne peut être fait sans la coopération des deux sexes», explique-t-elle.

    Direxiona fait partie des 5 projets lauréats de la troisième édition de l’AFD Digital Challenge. Initié par l’Agence France Developpement, la compétition vise à soutenir et encourager les solutions imaginées en faveur des femmes en Afrique. « En utilisant le numérique comme levier de développement, ces initiatives répondent au besoin d’inclusion des femmes dans la société et dans l’économie, ainsi qu’aux enjeux de réduction des inégalités de genre » peut-on lire sur le site de l’AFD.

  • Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Etudiant en géologie en 2011, Bemah Gado ne s’imaginait pas un jour parmi les grands défenseurs de l’environnement de son pays du continent. Aujourd’hui, il est spécialisé dans le recyclage et la gestion des déchets. En 2018 il fut sélectionné parmi les 35 jeunes qui font bouger l’Afrique francophone par l’association Francophonie 3535. Tout est parti d’un constat amer.

    « J’étais en deuxième année à l’université. J’avais constaté que sur l’ensemble de l’université, il n y avait que des dépotoirs sauvages. Les étudiants quand ils rentrent dans les amphis, ils jettent sur place les sachets et le reste de ce qu’ils ont mangé , ce qui fait que l’amphi est méconnaissable le lendemain », se rappelle-t-il.
    Bemah Gado décide alors d’agir. Il en parle autour de lui et décide de s’organiser en association. « Nous avons une ONG qui fait de la récupération, de la collecte, de l’appui à la mairie, de la sensibilisation ».

    L’Ong Science et Technologie Africaines pour un Développement Durable (Stadd ) de Bemah Gado commercialise des déchets une fois recyclés. Son prochain défi est la transformation sur place des déchets. L’organisation recrute essentiellement les femmes car elle développe un volet social ; l’autonomisation des femmes.
    « Nous avons constaté que dans des familles modestes, ce sont les femmes qui prennent sur elles la majorité des charges de la famille. Et si ces femmes n’ont pas d’activités génératrices de revenus, cela va peser sur l’éducation des enfants et autres », explique Bemah Gado.
    L’Ong a déjà recyclé près de 1000 tonnes de déchets dont 300 tonnes de déchets plastiques. Bemah Gado envisage désormais former d’ici 2020 169 jeunes entrepreneurs pour qu’ils parviennent à financier leurs différents projets.

    « Nous avons mis cette formation en lien avec les cibles des ODD, puisque ses objectifs engagent 169 cibles. Nous estimons que d’ici 2020, nous pouvons former les 169 jeunes (un entrepreneur pour une cible) capables de porter des projets solides et crédibles et d’avoir accès aux financements pour la réalisation de leurs projets », a-t-il déclaré.

    Bemah Gado est titulaire d’un master en environnements sédimentaires et porte également la casquette de coach formateur professionnel certifié d’Afrique en développement personnel.