Catégorie : Investissements

  • Burkina Faso : deux jours pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin

    Burkina Faso : deux jours pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin

    Le ministère burkinabè en charge de la femme organise les 20 et 21 juin 2019 à Ouagadougou, la toute première édition des rencontres d’affaires dénommées « 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes entrepreneures ». L’évènement vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin qui peine toujours à décoller au Burkina Faso.

    Les chiffres publiés par la Maison de l’entreprise sont révélateurs. De 2015 à 2017, le nombre d’entreprises créées par les femmes au Burkina Faso est en chute libre (respectivement, 21%, 19% et 18%). Cette absence des femmes dans l’univers entrepreneurial s’explique en partie l’ignorance des mécanises de financement existants.
    « Il s’agira au cours des deux jours de travaux d’informer les participantes sur les mécanismes d’accès aux financements, les garanties bancaires, de renforcer des liens commerciaux avec des promoteurs, de tisser des partenariats, de partager leurs expériences en matière d’entrepreneuriat et de modèle d’affaires.

    En somme, cette rencontre se veut être une plateforme d’échanges, de co-création pour l’innovation et la culture entrepreneuriale », détaille Marie Laurence Ilboudo, la Ministre en charge de la femme au Burkina Faso.

    Des conférences, partages d’expériences et expositions sont au programme de cette première édition dénommées des « 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes entrepreneures ». La femme d’affaire Adja Mamounata Vélegda et la présidente du groupement des acteurs de la filière karité, Ténin Traoré ont été invitées pour la circonstance pour partager leurs expériences avec leurs sœurs.

  • 4 raisons pour investir au Mozambique

    4 raisons pour investir au Mozambique

    Au cours des deux dernières décennies, le Mozambique, l’un des cinq premiers partenaires commerciaux africains de l’Afrique du Sud, a été l’une des économies à la croissance la plus rapide du continent africain.

    Le pays a dépassé les moyennes régionales et mondiales de croissance, avec de riches réserves de pétrole et de gaz qui attirent des investissements substantiels à travers le monde. Lourenço Sebastião Sambo, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations du Mozambique (APIEX), a récemment déclaré que son pays a accueilli une délégation sud-africaine dirigée par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Mission, identifier et explorer les opportunités commerciales et d’investissement au Mozambique. Mais pourquoi investir en Mozambique ?

    Une économie en pleine croissance

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    Le Mozambique est en pleine réforme économique. Le pays prévoit des investissements dans le secteur de l’énergie de plus de 10 milliards de dollars dans les 10 prochaines années, ainsi que dans le secteur pétrolier et gazier, le graphite (diverses concessions minières ont commencé), le tourisme, et le secteur agricole.

    Le Fonds monétaire international et le gouvernement mozambicain prévoient une croissance du PIB de 5,3% en 2018, l’inflation devant être inférieure à 10% selon la Banque centrale du gouverneur. Un   rapport de Deloitte 2017 qualifie les perspectives économiques du Mozambique de « positives »

    Pétrole et gaz

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    Le Mozambique est  le troisième plus grand détenteur  de gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique, avec des réserves d’environ 180 trillions de pieds cubes. Deux consortiums principaux, l’un dirigé par Anadarko au Texas et l’autre par l’italien ENI, veillent actuellement à ce que le Mozambique devienne un important exportateur d’ici 2023.

    Les opportunités d’investissement autour du gaz naturel abondent dans des domaines tels que la fourniture d’équipements, entraînés par la construction d’usines à gaz.

    D’autres opportunités majeures existent dans le secteur pétrolier et gazier; par exemple, Anadarko LNG Plant a promis 20 milliards de dollars US pour son projet de gaz naturel liquéfié (GNL)

    Exploitation minière

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    Le Mozambique possède des gisements importants de charbon (charbon à coke et charbon thermique de haute qualité), de rubis, du graphite, du fer, et pas que. Le pays a aussi le titane, l’apatite, le marbre, la bentonite, la bauxite, le kaolin, le cuivre, et l’or. Il détient également certains des plus importants gisements de charbon inexploités au monde.

    La société Vale du Brésil a réalisé des investissements importants dans une mine de charbon à coke. Il a été suivi par d’autres investisseurs d’Australie et d’Inde.

    Avec les investissements actuels dans l’infrastructure du pays, et l’attente que les coûts miniers en Afrique du Sud augmenteront considérablement au cours des prochaines années, le Mozambique pourrait obtenir un avantage concurrentiel régional.

    Tourisme

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    Le dernier rapport du Forum économique mondial sur la compétitivité a classé le Mozambique parmi les dix premières destinations touristiques qui devraient enregistrer une croissance plus forte de la demande de voyages d’agrément au cours de la prochaine décennie.

    Avec ses plages bien entretenues et son hospitalité réputée, le Mozambique a tout ce qu’il faut pour la prochaine «Réunion» ou «Seychelles». En effet, le gouvernement du Mozambique a choisi le tourisme comme l’un des quatre secteurs prioritaires pour l’investissement dans le cycle gouvernemental actuel.

    D’ailleurs, le tourisme est une source importante de commerce inclusif et de réduction de la pauvreté en Mozambique. Les autorités mozambicaines pensent que ce secteur peut stimuler la  compétitivité,  élargir les perspectives économiques  et offrir un  chemin vers la prospérité.

  • Mara X et Z: les deux smartphones qui vont révolutionner l’Afrique

    Mara X et Z: les deux smartphones qui vont révolutionner l’Afrique

    Ce devrait être une bonne trouvaille par un Africain pour tout un continent. L’entrepreneur ougandais Asish J. Thakkar envisage lancer au cours de l’année un smartphone dédié spécialement à l’Afrique. Ce smartphone de haute qualité, efficace et économique sera lancé sur le marché par Mara Corporation Limited (MCL) fondé par Asish J. Thakkar.

    Ce dernier a expliqué vouloir saisir avec son entreprise les différentes opportunités que présente la technologie mobile en Afrique. « Nous voulons faire partie de ce changement », a-t-il ajouté. Il faut dire que l’année passée, le rapport The Mobile Economy : Afrique subsaharienne 2017, publié par la GSMA explique que les téléphones mobiles ont généré 110 milliards de dollars de valeur économique. Le rapport précise que près de 270 millions d’Africains ont eu accès à Internet via des appareils mobiles en mars 2017.

    Le nombre de comptes d’argent enregistrés sur la même période a atteint 280 millions de dollars. Jusqu’en 2020, l’Afrique devrait compter près d’un milliard de connexions par carte SIM, selon la GSMA. « Regardez simplement l’adoption de l’argent mobile en Afrique et imaginez l’opportunité que ce continent a de passer à travers l’utilisation de la technologie mobile », soulève Asish Thakkar. « À l’heure actuelle, les Africains doivent choisir entre un téléphone de qualité et un téléphone qu’ils peuvent se permettre. Avec un accès Internet mobile et quelques applications pratiques, un smartphone peut créer des emplois et permettre l’innovation. Au-delà de la création et de la consommation de contenu, un smartphone peut augmenter le PIB de l’Afrique subsaharienne », soutient l’entrepreneur.

    Deux téléphones Mara

    De plus en plus d’Africains ont accès à des téléphones intelligents. Il s’agit souvent de smartphones de bas de gamme disponibles sur le marché. Après mars 2018, Mara Corporation prévoit lancer deux smartphones spécifiquement conçus pour répondre aux besoins du marché africain : le Mara X et le Mara Z. Selon les informations, le Mara X sera lancé dans le cadre du programme Android One de Google, une expérience logicielle conçue par Google pour être intelligent, sécurisé et simplement incroyable.

    Le Mara X utilise le dernier système d’exploitation Android, 8,0 Oreo, et a été optimisé pour l’Assistant Google. Avec un stockage illimité de photos de haute qualité à partir de Google Photos et un ensemble d’applications pré-installées, le Mara X offre suffisamment d’espace pour que les utilisateurs africains téléchargent les applications qu’ils aiment. Grâce aux mises à jour de sécurité régulières et à l’intégration de Google Play Protect, le Mara X figure parmi les périphériques les plus sécurisés disponibles.

    Quant au Mara Z, il fait partie des appareils capables d’exécuter Android Oreo (Go édition). Pour Jagdish Thakkar, « ces téléphones donneront aux gens la possibilité d’améliorer leur vie en accédant à l’information en ligne et en les utilisant pour des services commerciaux et financiers ». « À travers l’Afrique et dans d’autres marchés émergents, nous avons besoin de smartphones à la fois extrêmement abordables et de haute qualité », affirme l’entrepreneur.

  • Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Avec son esprit entrepreneurial, Jonathan Liebmann fait partie de ceux qui revitalisent le centre-ville de Johannesburg. A 18 ans, il avait déjà une certaine expérience dans la propriété, ayant acheté, rénové et vendu quelques appartements. « Je dirige des entreprises depuis l’âge de 15 ans, mais ce n’est que lorsque j’ai réalisé que j’étais passionné par le développement immobilier que je suis vraiment devenu le mien », affirme celui qui a étudié les affaires et la comptabilité à l’Université de Monash.

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    Avec sa société Propertuity fondée en 2007, ce Sud-africain a fait renaître la cité Maboneng un quartier de Johannesburg. Jonathan Liebmann a transformé une zone interdite en une communauté urbaine branchée et dynamique. Maboneng abrite des appartements urbains modernes et des lieux de rencontre sur le toit où de jeunes professionnels, des créatifs et des entrepreneurs prendre le soleil couchant sur les toits de la ville. Il y a des galeries d’art, des espaces de travail collaboratif, des cinémas, et il y a un mélange éclectique de gens dans la rue – des touristes internationaux et des expatriés révolutionnaires, des gens d’affaires, des étudiants et des artistes.

    Quartier culturel

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    Avant le projet de Jonathan, Maboneng était un quartier délaissé. En prenant le devant de la reconstruction du quartier, l’entrepreneur est devenu célèbre dans son pays. Mais lui se montre modeste et souhaite qu’on ne résume pas Maboneng à lui seul. « Le quartier, ce sont les gens qui vivent, travaillent et aiment ça ici: son énergie et sa personnalité viennent d’eux. Un lieu ne peut jamais être celui d’une seule personne », explique celui qui a déjà dirigé une entreprise de nettoyage et une entreprise de café mobile.

    Notre portefeuille est composé à 60% de logements, 20% d’industriels, 10% de commerciaux, 10% de commerces de détail. L’idée est d’avoir une communauté complète et durable qui offre tout. Les gens veulent un espace intégré où ils peuvent descendre, regarder un film, manger dans un restaurant, se promener partout et faire du vélo », explique l’entrepreneur.

    Visionnaire

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    A Maboneng, des dispositions sont prises sur le plan sécuritaire par Propertuity. « Nous avons mis en place un certain nombre de mesures de sécurité discrètes telles que les gardes de sécurité privée, et nous avons travaillé dur pour favoriser l’interaction de la communauté. Il est important dans tout quartier que les gens se connaissent », insiste Jonathan Liebmann qui souhaite se concentrer sur le développement du quartier.

    Des appels lui sont faits pour « faire revivre » d’autres villes sud-africaines. « Je ne veux pas prendre de l’avance sur moi-même. Je ne veux pas devenir l’un de ces développeurs qui parlent de plans d’expansion fous. Il y aura du temps à l’avenir pour explorer les possibilités de reproduire le modèle ailleurs, mais ce n’est pas le moment », considère ce trentenaire qui est l’un des propriétaires fonciers les plus connus du pays.

     

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  • Aissa Dione: elle quitte la France pour miser sur le coton au Sénégal  

    Aissa Dione: elle quitte la France pour miser sur le coton au Sénégal  

    Pour elle, il était urgent de faire vivre l’industrie textile au Sénégal. Diplômée en beaux-arts, Aissa Dione a grandi en France. Elle a une mère française et un père sénégalais. Aissa Dione a décidé il y a quelques années de rentrer au Sénégal pour se consacrer à la création de produits textiles, capable d’être commercialisés dans le monde. L’entrepreneure crée alors en 1992 Aissa Dione Tissus. Depuis deux décennies, Aissa Dione combine ses propres connaissances artistiques avec des techniques locales traditionnelles, telles que le tissage de Mandjaque, pour façonner des bandes de lin utilisées dans les intérieurs et les revêtements de meubles.

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    Sa créativité lui a permis de tisser avec des techniques appréciées par ses clients. Son travail bien fait lui a permis d’avoir des commandes de grands magasins de décoration intérieure parisiens spécialisés dans la fabrication de tissus sur mesure de la plus haute qualité. Des designers étrangers font également auprès d’elle des demandes spéciales. Parmi ses clients on peut citer Fendi, le grand magasin new-yorkais Takashimaya et Jacques Grange. Grâce à l’AGOA (la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique) les productions sont aussi exportées vers les États-Unis. Les textiles d’Aissa Dione ont aussi été montrés dans des expositions de design à Paris, à New York et à Johannesburg.

    3000 mètres de tissus chaque mois

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    Quand elle a lancé son entreprise, Aissa Dione travaillait avec un seul tisserand dans sa maison. Plus de vingt ans après, elle compte plus de cent employés et a ouvert son atelier à Rufisque dans un secteur dédié aux petites et moyennes entreprises. Son atelier peut produire jusqu’à 3000 mètres de tissus par mois. Aissa Dione Tissus exporte des tissus traditionnels tissés à la main vers des marques de luxe comme Hermes et Christian Lacroix, mettant en valeur l’important patrimoine culturel du Sénégal. Sa philosophie reste de rassembler le design, le savoir-faire et la fabrication pour transformer le coton africain en un tissu de beauté.

    Pour elle, le coton sénégalais fait partie des meilleurs au monde. L’entrepreneure est également convaincue que les tisserands sénégalais peuvent créer des tissus de qualité comme c’est le cas dans d’autres pays étrangers. « Je crois fermement aux petites industries, en tant que moyen de développement en Afrique de l’Ouest : nous cultivons un million de tonnes de coton dans cette région et nous en exportons 99 % ».

    Conserver un patrimoine culturel

    Aissa Dione est guidé par la volonté de relancer d’une manière particulière la production textile au Sénégal. Son ambition est de conserver le tissage traditionnel qu’elle considère comme un patrimoine culturel. « Les industries du filage et du textile ont presque toutes fermé et les tisseurs traditionnels disparaissent lentement mais sûrement. C’est un énorme paradoxe. Alors que des millions de tonnes de coton sont cultivées en Afrique de l’Ouest, vous pouvez à peine trouver un mètre de textiles finis », regrette celle qui a travaillé avec le parfumeur Serge Lutens et l’architecte Peter Marino.

    L’entrepreneure reste malgré tout passionnée. La demande de sa clientèle augmente. Aissa Dione Tissus a pour objectif de quadrupler sa production actuelle. La Sénégalaise espère avoir accès à des financements et souhaite que l’État abroge des lois qui n’encouragent les chefs d’entreprise à employer de nouvelles personnes.

  • Samsung abandonne ses projets de création d’une usine au Nigeria

    Samsung abandonne ses projets de création d’une usine au Nigeria

    Samsung a abandonné l’idée d’établir une usine de fabrication au Nigéria parce que sa part de marché dans le pays n’est pas assez grande. Le PDG Afrique de l’entreprise, Sung Yoon, a indiqué que la fabrication d’un téléphone portable nécessite 400 composants et qu’aucun n’est disponible au Nigeria. À ce jour, Samsung reste la première société d’électronique grand public au Nigeria.

    Toutefois sa part du marché est inférieure à celle de l’Afrique du Sud. La part de marché des smartphones de Samsung en Afrique du Sud est de 80%, mais plus faible au Nigeria.  D’autres raisons justifient également l’abandon de l’établissement de Samsung au Nigéria. Entre autres, des problèmes de construction d’infrastructure, le retour sur investissement (ROI) et le marché gris.

    Selon Sung Yoon, la construction d’une usine de production dépend du ROI et de l’efficacité de l’économie. À ce jour, Samsung dépense près de 16 milliards de dollars dans la recherche et le développement (R & D). La marque vend plus de 700 téléphones mobiles chaque minute et plus de 41 000 toutes les heures à l’échelle mondiale. Au Nigéria, Sung Yoon a rappelé que la vision africaine de Samsung est d’être la marque la plus admirée, à travers un partenariat et une croissance rentable.

     Implantation future

    Le responsable Afrique de la marque explique que Samsung a des usines de fabrication au Vietnam, en Chine, en Afrique du Sud et en Corée. « Avoir une autre entreprise de fabrication au Nigéria est une chose de l’avenir », ajoute-t-il. Avec sa population de 180 millions habitants reste donc une puissance sur laquelle Samsung pourrait baser son implantation sur le continent. Le PDG a appelé les distributeurs et revendeurs Samsung à toujours informer la société de ses campagnes de vente, afin de lui permettre de façonner ses produits en conséquence et d’améliorer la visibilité des services pour les consommateurs.

  • Top 10 des pays où investir en Afrique en 2018

    Top 10 des pays où investir en Afrique en 2018

    La septième édition de Où investir en Afrique de Rand Merchant Bank (RMB) a mis en évidence les pays qui ont compris la nécessité de s’adapter au ralentissement prolongé des prix des matières premières et à la faiblesse de la croissance de la production. Le rapport révèle les différents pôles où investir en Afrique en 2018.

    Le thème de « Où investir en Afrique 2018 » est «Money Talks» et cette édition «suit l’argent» sur le continent africain pour évaluer les aspects cruciaux pour la performance économique de chaque pays. Le rapport se concentre sur les principales sources de revenus en dollars en Afrique, permettant de mesurer les principaux générateurs de revenus et d’identifier les opportunités d’investissement.

    Dans ce numéro, l’Indice d’attractivité des investissements du RMB, qui équilibre l’activité économique et la relative facilité des affaires, illustre comment les niveaux d’activité économique modérés ont atténué plusieurs scores sur l’indice par rapport à l’année dernière.

    Top 10

    Les grandes omissions du top 10 cette année sont le Nigeria et l’Algérie, qui sont passés des rangs 6 et 10 aux 13 et 15 respectivement. En revanche, l’Éthiopie et le Rwanda ont respectivement gagné trois et quatre places.

    En effet, le changement le plus notable est la chute de l’Afrique du Sud, tombée de la première place pour la première fois depuis la création du rapport pour céder sa place à l’Égypte qui est maintenant la destination des investissements les  plus attrayants de l’Afrique. L’Égypte a progressé grâce à son score supérieur d’activité économique et les taux de croissance lents en Afrique du Sud, qui se sont nettement détériorés au cours des sept dernières années. L’État arc-en-ciel est également confronté à des préoccupations croissantes sur les questions de solidité institutionnelle et de gouvernance, bien que ses marchés des devises, des actions et des capitaux restent encore en bonne position.

    Le Maroc a conservé sa troisième position pour la troisième année consécutive après avoir bénéficié d’un environnement opérationnel grandement amélioré depuis le Printemps arabe qui a débuté en 2010.

    Surprenante, l’Éthiopie, pays marqué par l’instabilité sociopolitique, a déplacé le Ghana à la quatrième place, avec une croissance économique rapide, ayant dépassé le Kenya comme la plus grande économie en Afrique de l’Est. La chute du Ghana à la cinquième position était principalement due aux perceptions de l’aggravation de la corruption et de la faiblesse de la liberté économique.

    Quant au Kenya, il se maintient dans le top 10 au sixième rang. Les investisseurs sont toujours attirés par la structure économique diversifiée du pays, ses politiques favorables au marché et la croissance soutenue de ses dépenses de consommation. Une série de réformes favorables aux entreprises visant à éradiquer la corruption et une croissance économique soutenue ont permis à la Tanzanie de grimper de deux places au septième rang. En ce qui concerne le Rwanda, le pays est rentré dans le top 10 après avoir passé deux ans à la périphérie, boostée par l’une des économies les plus réformées au monde, les taux de croissance réels élevés et sa tentative continuelle de diversifier son économie.

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    Au numéro neuf, la Tunisie a fait de grands progrès dans la promotion de la transition politique, tandis que l’amélioration du climat des affaires a été réalisée par des réformes structurelles, une sécurité accrue et la stabilité sociale. La Côte d’Ivoire a trébuché de deux places pour prendre la dixième place. Bien que sa notation de l’environnement des affaires est encore relativement faible, son gouvernement a fait des progrès importants en invitant  des investisseurs dans le pays. Ce qui        a conduit à une forte augmentation des investissements étrangers directs au cours des années entraînant l’une des économies à la croissance la plus rapide en Afrique.

    Focus

    Pour la première fois, le Nigeria ne figure pas dans le top 10, son attrait d’investissement à court terme ayant été érodé par des conditions de récession. L’Ouganda se rapproche progressivement du top 10, bien que l’activité du marché devrait rester modérée après une année 2016 tumultueuse marquée par l’incertitude liée aux élections, une sécheresse débilitante et des taux d’emprunt commerciaux élevés. Bien que le Botswana, Maurice et la Namibie soient largement considérés comme des économies de premier ordre, ils ne figurent pas parmi les dix premiers en raison principalement de la taille relativement petite de leurs marchés, la taille du marché étant un facteur clé dans la méthodologie du rapport.

  • Afrique: 500 000 dollars pour les startups ‘non conventionnelles’

    Afrique: 500 000 dollars pour les startups ‘non conventionnelles’

    Cela devrait être une bonne nouvelle pour toutes les initiatives privées sur le continent. Le Fonds Savannah envisage en effet investir dans des startups « non conventionnelles et qui enfreignent les règles ».

    Il s’agit d’accompagner des entrepreneurs africains porteurs de projets et capables de faire des efforts pour développer des secteurs particuliers. La société de capital-risque basée à Nairobi investit jusqu’à 500 000 dollars dans des start-ups en démarrage à forte croissance en Afrique subsaharienne. Le portefeuille du Fonds Savannah comprend 15 sociétés de diverses industries, y compris le commerce électronique, le divertissement et les services financiers. Dans sa démarche d’aider des startups, le fonds identifie chez les entrepreneurs des traits ou des qualités nécessaires. Pour Mbwana Alliy, directeur associé de la société de capital-risque, le but est déceler auprès de ces jeunes entrepreneurs l’envie de repousser les limites et d’atteindre leurs objectifs.

    Il faut dire qu’en plus de s’inquiéter de la construction effective de leur entreprise, les smart-upeurs africains doivent aussi faire face aux problèmes de réseau, aux problèmes d’Internet et à la bureaucratie gouvernementale. Ce qui leur rend souvent la tâche difficile. « Vous devez aller au-delà de l’appel du devoir pour que votre démarrage fonctionne. Vous devez avoir une énergie et une passion incroyables », conseille malgré tout Mbwana Alliy, ajoutant que c’est la preuve que généralement l’entrepreneur souffre.

    Si en Afrique, des entrepreneurs qui ont déjà réussi sont traités comme des stars du rock, le directeur associé du Fonds Savannah explique que son entreprise ne s’intéresse pas aux startups pour participer à un phénomène de mode. Le Fonds Savannah recherche des entrepreneurs ayant un réel intérêt pour leurs projets. Il est difficile de démarrer une nouvelle entreprise, et pour persévérer dans les moments difficiles, les entrepreneurs doivent avoir une passion intrinsèque pour leur industrie.

    Investissement réfléchi

    La société de capital-risque a déjà fait ses preuves. Le Fonds Savannah a récemment investi dans BabyGroup, détaillant de produits pour bébés en ligne basé en Afrique du Sud. Mbwana Alliy justifie que les raisons pour lesquelles le Fonds Savannah a investi dans BabyGroup portent sur « la pensée non conventionnelle des responsables de la société ». Pour bénéficier de cet investissement, James Townsend-Rose, le responsable de BabyGroup n’a pas convaincu Mbwana Alliy avec l’argument habituel qui est d’être côté en bourse ou d’être acheté par une autre compagnie. « Il veut devenir un acteur reconnu sur le marché — Baby City, une grande entreprise de vente au détail de briques et de mortier en Afrique du Sud », ajoute Mbwana Alliy.

    La société de capital-risque est surtout disposée à investir dans des startups où les entrepreneurs ont suffisamment d’expérience dans le domaine dans lequel ils opèrent. Une startup de soins de santé bénéficierait d’avoir quelqu’un avec une expérience médicale dans son équipe, conseille Mbwana Alliy. Ce dernier indique d’ailleurs que le Fonds Savannah mise aussi sur les entrepreneurs qui connaissent le fonctionnement de l’environnement d’entreprise et qui sont en mesure de réformer leurs industries.

  • 80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    Ce jeudi 7 décembre, avec le lancement de son nouveau fonds d’investissement baptisé IPAE 2, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P) veut passer à une vitesse supérieure en Afrique. Très présent sur le continent, le groupe annonce vouloir financer le développement d’une nouvelle génération de PME.

    Créé il y a 15 ans par le Français Patrice Hoppenot et spécialisé dans l’investissement « d’impact » social et environnemental, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P), est très présent en Afrique subsaharienne, où il a déjà investi dans près de 80 entreprises dans une dizaine de pays. Avec ces nouveaux fonds, le groupe croit s’impliquer encore plus dans le développement des PME sur le continent.

    Doté de 50,3 millions d’euros avec l’ambition d’atteindre 80 millions d’euros à terme, ces fonds seront dédiés aux « et opérant en Afrique » selon les termes de Jean-Michel Severino, le président du groupe I & P, lors de la conférence de presse de lancement du nouveau fonds. Ainsi, 30 à 40 entreprises implantées dans une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne seront financées par ces fonds au cours des cinq prochaines années, avec des montants allant de 300 000 à 3 millions d’euros par entreprises.

    Ces fonds de l’IPAE2 seront répartis en, 45 % pour les investisseurs publics (Proparco, la Banque européenne d’investissement…), 38 % d’investisseurs privés et financiers parmi lesquelles le groupe d’assurance français Axa et 17 % d’investisseurs individuels et fondations, des bureaux de gestion patrimoniale…

    Convaincu que le développement en Afrique passe par l’entrepreneuriat local, I & P a choisi d’y consacrer son aide et son savoir-faire, notamment en financement, en assistance technique et conseils en finance et en management.
    « En se positionnant comme solution de fonds propres pour les PME, I & P contribue pleinement à l’essor de l’écosystème entrepreneurial africain pour répondre aux défis d’une croissance inclusive et durable ainsi qu’à celui de l’emploi en Afrique », explique Jean-Michel Severino, celui qui a été directeur de l’Agence française de développement (AFD).

    En effet, si I & P s’attachent à investir dans des domaines à forts impacts sociaux et environnementaux, la profitabilité n’est pas oubliée avec une rentabilité nette qui tourne autour de 8 à 9 %. Et même si une conjoncture économique moins favorable en Afrique se fait observer ces derniers temps, cette rentabilité devrait être maintenue.

    Le groupe mise sur l’agrobusiness et les services

    Le champ d’intervention du groupe est plutôt vaste. « Nous sommes ouverts à tous les secteurs, mais à l’image des économies africaines, l’agrobusiness et les services étaient surreprésentés lors de notre premier fonds dédié aux PME, et le secteur manufacturier un peu moins présent », précise Jean-Michel Severino, en faisant allusion au premier chapitre de leur financement, le IPAE 1 lancé en 2012, qui a investi 54 millions d’euros dans 29 sociétés.

    « Cette fois-ci, je ne serai pas étonné de voir un peu plus d’entreprises technologiques et un peu moins de microfinance urbaine », ajoute le président d’I & P. Et de continuer en disant que « pour IPAE 1, les entreprises que nous avons soutenues en sont à des niveaux divers de maturité et nos activités ne sont pas encore clôturées, mais il semble que nous soyons en ligne avec ces objectifs ».

    Depuis le premier programme de financement en 2002, 5 000 emplois ont été créés. Mais pas que. Au moins 10 000 personnes ont obtenu un accès durable à l’eau et à l’électricité alors que 80 % des entreprises soutenues ont offert une couverture santé à leurs salariés et 90 % d’entre elles répondent à des besoins locaux. Aussi, un bilan carbone et un plan d’action environnemental ont été exécutés pour chaque entreprise financée.

    « On est très fiers d’arriver à attirer autant d’investissements privés », se réjouit Jean-Michel Severino, précisant que si l’objectif « est bien sûr que chaque entreprise financée soit le plus rentable possible », l’ambition d’I & P est que les investisseurs atteignent une rentabilité nette de 8 % minimum au moment de leur désengagement.
    Selon toujours les responsables du groupe, IPAE 2 aura pour mission de « prolonger, accélérer et développer une nouvelle génération d’entrepreneurs africains », de même qu’à « consolider les acquis économiques et à approfondir ses impacts environnementaux et sociaux ».

  • Isabel dos Santos: incursion dans l’empire de la femme la plus puissante d’Afrique

    Isabel dos Santos: incursion dans l’empire de la femme la plus puissante d’Afrique

    Quand le père, l’ex-président marxiste Eduardo dos Santos s’était finalement convaincu de quitter le pouvoir en août dernier, après 38 années passées à la tête de l’Angola, c’est la direction de la Sonangol, la compagnie nationale de pétrole, fleuron de l’économie angolaise que celui-ci a pris le soin de laisser à sa fille, Isabel Dos Santos.

    Qu’il le veuille ou non, Joao Lourenço, le successeur d’Edouardo dos Santos devrait gouverner, du moins pour ses premières heures, dans l’imposante ombre du clan dos Santos, y compris celle qui a en main la grande partie de l’économie du pays : la femme la plus riche et la puissante d’Afrique (selon Forbes) : la « princesse Isabel ».

    Isabel dos Santos a été nommée le 2 juin dernier à la tête du conseil d’administration de la Sonangol. En plus d’une fortune estimée, selon le magazine Forbes, à 3,3 milliards de dollars, celle que les Angolais surnomment la « Princesse » se retrouve aux commandes d’une société qui présentait un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars en 2013.

    Pour sa première conférence de presse, la fille du président, âgée de 43 ans, s’est efforcée de rassurer. « Nous sommes très attachés à la transparence et déterminés à améliorer les bénéfices », a déclaré la nouvelle présidente qui souhaite recentrer la firme exclusivement sur les hydrocarbures. Sauf que les Angolais voient les choses autrement.

    Empereur Eduardo & princesse Isabel dos Santos

    On peut aujourd’hui soutenir qu’Isabel a construit sa propre fortune, toujours est-il que les bénédictions du père ont été importantes. Quand son père est arrivé au pouvoir, Isabel avait 6 ans. Désormais, elle n’est pas que la fille d’un président richissime.

    Mariée au riche collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo avec qui elle a eu trois enfants, elle a la réputation d’être une « business woman » tenace et exigeante, sous des airs discrets.


    Je vendais des œufs de poule quand j’avais 6 ans


    Née à Bakou (en Azerbaïdjan soviétique) d’une mère championne d’échecs, celle qui dit avoir une « vie normale » à Luanda a grandi à Londres, où elle a étudié l’ingénierie mécanique au King’s Collège. Dans l’une des rares interviews qu’elle a accordé, elle raconte au Financial Times en 2013, avoir toujours eu le sens des affaires.

    « Je vendais des œufs de poule quand j’avais 6 ans », confie celle qui voudrait que son histoire soit perçue comme une success-story. C’est en rachetant, à 24 ans, un restaurant de Luanda que la « Princesse » ambitieuse a commencé sa carrière dans les affaires. Elle entame son ascension en 1997, à seulement 24 ans, en créant avec sa mère une société de commercialisation de diamants. La femme d’affaires est depuis à la tête d’un véritable empire.

    Mais c’est en 1999 qu’elle a pris son envol en remportant un appel d’offres lui a permettant de contrôler Unitel, le premier opérateur de téléphonie mobile du pays.

    Très riche, Isabel dos Santos a été classée huitième fortune d’Afrique, selon le magazine Forbes. Son patrimoine, estimé à 3,3 milliards de dollars, serait majoritairement placé au Portugal, ancienne puissance coloniale de l’Angola. Pour en arriver là, la fille du président a investi partout. D’abord dans les télécommunications, avec Unitel, la principale compagnie de téléphonie mobile de l’Angola, et NOS, un opérateur de téléphonie portugais, qu’elle détient à 50%. Puis dans les banques angolaises et portugaises (25 % de la BIC Angola, 42,5% de la BIC Portugal…). La princesse a maintenant jeté son dévolu sur les grandes compagnies d’énergie, en achetant 33,3% du capital de Galp, société pétrolière portugaise.

    Millionnaire par son père ?

    En Angola, les premiers gisements de pétrole sont découverts en 1910. Mais jusqu’à l’indépendance, en 1975, le pays ne produit que 50 000 barils par jour. À cette époque, l’Angola se contentait d’être une puissance agricole, 4e producteur mondial de café et entièrement autosuffisant sur le plan alimentaire.

    Entre l’accession à l’indépendance et l’arrivée au pouvoir de José Eduardo Dos Santos, ingénieur du pétrole et successeur désigné D’Agostino Neto, la production pétrolière double pour atteindre 100 000 barils par jour. En 1980, le produit intérieur brut angolais était de 3,6 milliards de $ avec une contribution significative du secteur pétrolier. Le changement de cap est définitivement acté. L’avenir du pays s’écrira à l’encre du pétrole.


    Ils sont nombreux, dans l’opposition angolaise, à dénoncer l’utilisation du pouvoir présidentiel pour arranger les affaires d’Isabel dos Santos.


    Dans cet environnement où, en effet l’Angola dépend finalement à 70% du pétrole, confier les rênes de la société de gestion des hydrocarbures à la fille du président n’a rien d’anodin, aux yeux de bon nombre d’Angolais.

    Ils sont nombreux, dans l’opposition angolaise, à dénoncer l’utilisation du pouvoir présidentiel pour arranger les affaires d’Isabel dos Santos. Le journaliste angolais Rafael Marques affirme dans son livre Diamants de sang : corruption et torture en Angola, que les entreprises, dont « Isabel, la fille à papa » s’est emparées, comme tais ou Unitel, sont gangrenées par la corruption et le favoritisme.

    « La fortune d’Isabel vient des décrets présidentiels de son père qui est un dictateur corrompu jusqu’à la moelle, assène Rafael Marques. Sans la corruption organisée par son père, elle ne posséderait rien… Elle est à craindre, car elle tient à sa disposition l’appareil répressif de l’État, ainsi que le pouvoir institutionnel qui permet d’éliminer ou de punir ceux qui s’opposent à ses démarches. »


    En Angola il n’y a que deux femmes qui sont de grandes entrepreneuses : l’une est la fille du président, l’autre est son épouse


    Pour Didier Péclard, politologue, spécialiste de l’Angola, Isabel dos Santos aurait aussi profité du pouvoir de son père pour faire fructifier Unitel : « Le prix des licences de télécom est très élevé pour les autres opérateurs en Angola. Avec Unitel, Isabel dos Santos a été dans une situation privilégiée. Unitel a pu profiter d’un accès privilégié aux licences de télécom et, de fait, a pu couvrir tout le pays. Elle a probablement bénéficié d’un traitement de faveur. » Toujours pour celui-ci, en Angola, on ne devient pas un entrepreneur important sans avoir de bons relais politiques. « D’ailleurs, il n’y a que deux femmes qui sont de grandes entrepreneuses : l’une est la fille du président, l’autre est son épouse. »

    Cependant, le nouvel homme fort de l’Angola promet d’enrayer les inégalités et de redresser l’économie, même si les embûches sont bien connues par tout le monde. Il devra se libérer du carcan dos Santos : Isabel à la Sonangol et son frère au fonds souverain. Mission difficile.