Catégorie : Success Story

  • Monique Ntumngia : la première africaine lauréate du WWF international President’s Award

    Monique Ntumngia : la première africaine lauréate du WWF international President’s Award

    La Camerounaise Monique Ntumngia (29 ans) a reçu le 13 juin 2019 au Kenya,  le « WWF international President’s Award ». Elle est la première femme africaine à recevoir cette récompense qui distingue les personnes qui apportent une contribution personnelle importante à la conservation de la nature et au développement durable.

    Monique Ntumngia a créé en 2016 son association « Green Girls Project » qui a pour objectif de valoriser les femmes en leur apprenant les méthodes de fabrication du biogaz. Appuyés par le programme américain African Women’s Entrepreneurship Program, Monique Ntumngia et ses collaborateurs sillonnent les établissements scolaires du Cameroun où ils apprennent aux jeunes filles la fabrication du biogaz à base des déchets et excréments.

    « L’objectif est de former les jeunes femmes – qui vivent dans les zones reculées en particulier – à transformer les déchets en biogaz. J’ai décidé de me focaliser sur les femmes car elles ont généralement moins d’opportunités que les hommes pour développer leurs compétences, notamment car elles se marient plus jeunes. Il s’agit donc de favoriser l’égalité hommes-femmes », explique-t-elle.

    En 2017, Monique Ntumngia a formé plus de 600 jeunes filles issues de 23 communautés différentes. Ces dernières après leur formation sont en mesure d’utiliser les biodigesteurs et aptes à  partager leur connaissance avec leurs paires.

    En août 2017, la jeune juriste de formation avait remporté au Rwanda,  le WWF Africa Youth Award. Son ONG permet aujourd’hui à plus de 3000 ménages camerounais d’avoir de l’énergie grâce au biogaz.

    En recevant son prix le 13 juin 2019 au Kenya, Monique Ntumngia a rappelé l’importance des énergies renouvelables dans la construction d’une meilleure Afrique. « L’énergie renouvelable est un élément essentiel de toute solution si nous voulons répondre à la fois aux futurs besoins énergétiques de l’Afrique et aux défis environnementaux à venir. Les jeunes d’aujourd’hui seront au premier plan pour relever ces défis et les femmes auront un rôle central à jouer », a-t-elle précisé avant de réaffirmer son engagement sur les réseaux sociaux. « Merci #à tous pour l’amour et le soutien. J’apprécie sincèrement…. Le but ultime reste : faire du #Cameroun une référence dans le domaine des énergies renouvelables sur la scène mondiale… »

     

     

  • Adenah Bayoh : en fuyant la guerre au Libéria, elle devient millionnaire aux USA

    Adenah Bayoh : en fuyant la guerre au Libéria, elle devient millionnaire aux USA

    Dans le New Jersey, Adenah Bayoh, fait partie des chefs d’entreprise les plus respectés. La PDG Adenah Bayoh and Companies, est également patronne de  trois (3)  franchises du restaurant rapide IHOP. Elle est à la tête de plusieurs projets immobiliers avec un portefeuille estimé à 250 millions de dollars.

    En quittant le Libéria natale à 13 ans, la petite Adenah Bayoh fuyait avant tout,  la guerre. Elle ignorait les mille et une opportunités qui s’offriront à elle dans son pays d’adoption. Diplômée de la Fairleigh Dickinson University, Adenah Bayoh a démarré sa carrière professionnelle dans le milieu bancaire. Elle investit son économie dans le secteur immobilier en achetant des villas qu’elle revendait.

    Le succès de son business l’a amenée à abandonner son poste à la banque.  S’inspirant de sa grand-mère restauratrice restée au Libéria, elle se fait former dans ce nouveau secteur et y investit une partie de son économie.  Elle ouvre à 27 ans, sa première franchise IHOP.  En 2010 son restaurant avait la plus forte croissance de la région.

    En 2015, Adenah Bayoh ouvre sa seconde franchise  IHOP à Paterson. Parallèlement à la restauration,  elle s’associe à d’autres partenaires et agrandit son business dans le secteur immobilier. Ensemble, ils rachètent le  site de l’hôpital général d’Irvington et le transforme en cité résidentielle. Cet investissement est estimé à 200 millions de dollars.

    Une dame de cœur

    Mère de deux enfants, Adenah Bayoh est une philanthrope. Elle a mis sur pied un programme qui offre le petit-déjeuner  aux enfants de moins de 12 et des diners aux familles vulnérables. Elle offre gracieusement ses cadres aux organisations et associations qui souhaitent y mener des actions à but non lucratif.

    Adenah Bayoh inspire des milliers d’entrepreneurs dans sa communauté. Elle est régulièrement sollicitée par des universités et associations pour des communications.  La PDG Adenah Bayoh and Companies a été nominée en 2015 parmi les 100 personnalités influentes des USA aux côtés de la procureure générale américaine Loretta Lync et de l’actrice Viola Davis.

     

  • Formée aux USA, elle renonce à son emploi pour lancer sa marque au Nigeria

    Formée aux USA, elle renonce à son emploi pour lancer sa marque au Nigeria

    Cette entrepreneure nigériane utilise depuis trois ans des matières premières dans son pays pour construire une grande marque de luxe. Pour réaliser son rêve de créer son entreprise et d’innover, Joycee Awosika a quitté les États-Unis pour revenir en 2011 dans son pays natal. La jeune entrepreneure a ensuite travaillé  dans une grande compagnie d’électricité avant de démissionner.

    Elle fonde alors en 2015 Oriki (votre couronne, votre origine en Yoruba), son entreprise. Selon elle, le Nigeria est une mine d’or colossale qui a été largement inexploitée. Elle affirme qu’elle ne pouvait pas rester inactive face à une telle situation. « Les fabricants de produits de beauté et les entreprises du monde entier exploitent les ingrédients naturels cultivés au Nigeria et dans d’autres pays africains, mais il existe très peu de marques autochtones fièrement concurrentes », souligne-t-elle.

    Joycee Owasika a bénéficié de l’appui du programme Tony Elumelu pour renforcer sa marque. Depuis, Oriki a construit sa réputation sur les produits de qualité. La marque fabrique des produits de beauté et de toilettage efficaces et luxueux en utilisant des matières premières et toutes les ressources naturelles découvertes à travers le monde. Une trentaine de produits parmi lesquels on retrouve des hydratants, des nettoyants pour le corps ou des exfoliants.

    Qualité

    L’entrepreneure précise que des plantes, des ingrédients biologiques et des huiles naturelles sont utilisés dans la fabrication. « Nos produits sont exempts d’additifs inutiles, de parabènes et de sulfates », rassure-t-elle. Avec un magasin phare situé dans la ville cosmopolite de Lagos, au Nigeria et un site de commerce électronique conçu pour servir le consommateur moderne, intelligent, techno-saavy et soucieux de sa santé, les espaces de vente ORIKI sont conçus pour exprimer un mélange unique de style et éducation.

    En tant qu’entrepreneure, elle fait face à divers défis dans son industrie, du manque d’options de conditionnement au sol, à la gestion des commandes groupées, au contrôle de la qualité et aux restrictions à l’exportation. Mais Joycee Awosika est battante. Elle affronte toutes les difficultés avec une équipe formée d’une vingtaine de collaborateurs.

    Du social

    Préoccupé par l’essor des communautés, il a mis en place différents programmes sociaux, notamment « From Plant to Profit » qui promeut une agriculture durable et une autonomisation des agriculteurs. Pour Joycee Owasika il s’agit d’un moyen de création d’emplois, de réduction de la pauvreté et de développement économique.

    L’entrepreneure a également mis en place une fondation qui soutient le commerce durable, l’autonomisation des jeunes femmes, les initiatives d’énergie propre et écologique, l’éco-conservation et les relations collectives, tout en donnant une raison véritable et significative de réussir. Joycee Owasika est à ce point considérée comme l’une des femmes les plus influentes du Nigeria.

     

  • Mozambique: Vanessa Guilherme Nhabete, organisatrice d’événements VIP

    Mozambique: Vanessa Guilherme Nhabete, organisatrice d’événements VIP

    Vanessa Guilherme Nhabete dirige elle seule deux entreprises qu’elle a fondées. Cette jeune entrepreneure mozambicaine est en effet l’une des figures importantes dans le domaine de l’événementiel dans son pays. Elle s’illustre dans l’organisation de grands événements.

    Pour parvenir à sa réussite actuelle, Vanessa Guilherme Nhabete a fondé en 2015 Dali Banga Eventos qui organise des grandes rencontres dans le pays. L’entreprise offre aussi des services de décoration de salons et de table à gâteaux rustiques pour tous les âges et toutes les occasions.

    En soutien à sa première entreprise, l’entrepreneure a fondé une seconde dénommée Mulandi qui s’est imposée dans la création de bouquets de fleurs et de cadeaux spéciaux sur commande. La Mozambicaine explique que pour bien fonctionner ses entreprises elle utilise des matériaux importés mais aussi des matériaux locaux. Les produits de Mulandi sont appréciés par une clientèle composée de Mozambicains de toutes les classes.

    Depuis trois ans Vanessa Guilherme Nhabete est sollicité par une large clientèle au point où ses deux entreprises sont devenues incontournables dans la réussite de la plupart des événements. « Nous cherchons à offrir une gamme de services d’événements décoratifs, combinés avec des cadeaux floraux et autres qui sont à la fois de haute qualité, mais à des prix abordables », soutient l’entrepreneure.

    Aidée par une collaboratrice, Vanessa Guilherme Nhabete emploie trois personnes qui permettent aux clients de « vivre une meilleure expérience ». « Nous nous efforçons d’être une société d’excellence et considérée comme le premier choix des clients dans chacun des secteurs d’activité dans lesquels nous opérons », confie Vanessa Guilherme Nhabete.

  • Ouganda: Eric Kaduru quitte un poste prestigieux pour la culture des fruits, son succès est explosif !

    Ouganda: Eric Kaduru quitte un poste prestigieux pour la culture des fruits, son succès est explosif !

    La plupart des jeunes hésiteraient avant de quitter un emploi stable pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Mais à 34 ans, Eric Kaduru a pris la décision de quitter son poste publicitaire dans la capitale, Kampala, pour devenir un entrepreneur dans le secteur de l’agriculture.

    Au début, c’était un article de magazine sur un projet agricole qui a suscité l’intérêt d’Éric Kaduru. Lui et sa femme ont fait des recherches, et c’est ainsi que l’idée de la culture de fruits est née. Il quitte alors son emploi de publicitaire en 2011 pour fonder KadAfrica, une ferme commerciale de fruits et un réseau de sous-traitants, qui relie les agriculteurs aux acheteurs.

    KadAfrica, située à Fort Portal, une ville de la région occidentale de l’Ouganda, se concentre sur la production commerciale de fruits de qualité exportables. Il vend des fruits frais utilisés pour produire du jus et de la pulpe dans tout le pays aux marchés ainsi qu’à des sociétés de jus telles que Coca-Cola.

    Changement social positif

    Un désir de changement social positif conduit l’entreprise. Sur son site Web, elle énumère les mariages précoces, les taux d’abandon scolaire parmi les filles et le manque de pouvoir économique des filles en tant que problèmes sociaux auxquels elle espère s’attaquer. Son énoncé de vision résume son objectif: «Permettre aux filles de devenir des moteurs économiques de leurs communautés».

    Kaduru a déclaré qu’au début, la plupart de ses employées étaient des femmes qui avaient besoin d’argent pour se nourrir et pour payer les frais de scolarité de leurs enfants. Kaduru a par la suite pensé que l’agriculture commerciale pouvait aider les «filles non scolarisées à avoir une vie meilleure».

    La startup offre de la formation aux filles, en particulier celles âgées de 14 à 20 ans qui ont abandonné l’école, afin qu’elles puissent créer des entreprises agricoles viables et gagner un revenu. Elle aide les filles à créer leur propre coopérative et les forme aux compétences de base en gestion d’entreprise et à l’agriculture. L’entreprise les relie aux marchés nationaux et internationaux.

    Depuis le début de ses opérations, KadAfrica a déjà embauché plus de 1 600 filles.

    En 2015, Kaduru a reçu le prix de l’alimentation en Afrique, devenant le plus jeune lauréat depuis la création du prix en 2005 pour récompenser les réalisations dans l’agriculture en Afrique.

  • Madinastores, la Guinée tient désormais son «Amazon»

    Madinastores, la Guinée tient désormais son «Amazon»

     Madinastores est une startup guinéenne spécialisée dans le commerce en ligne. Elle a été créée en 2016 par deux entrepreneurs spécialisés dans les domaines de la data science et du big data. Il s’agit d’Alpha Barry et Thierno Diallo. Ces derniers sont également passionnés par le digital et le développement web. Les deux entrepreneurs confient leur ambition de promouvoir à la fois les technologies et le commerce électronique en Afrique.

    Mais c’est d’abord en Guinée que la startup veut s’imposer. À cet effet, depuis deux ans, le site madinastores.com propose à des clients différents produits. Le site s’est également positionné dans la livraison des commandes aux clients. La startup veut aussi répondre aux besoins croissants des expatriés ou des Guinéens qui veulent des produits aux normes européennes.

    Promouvoir du Guinéen

    Madinastores est dirigée par une équipe de douze personnes, dont un développeur web, un concepteur web, un responsable logistique, un informaticien et quatre commerciaux. Selon Alpha Barry et Thierno Diallo, Madinastores a pour objectif de contrôler le commerce en ligne en Guinée.

    En deux ans, la plateforme en ligne a attiré de nombreux clients parmi lesquels on retrouve des entreprises du secteur privé. La plateforme travaille sur la mise en place d’une logistique efficace pour renforcer son service de livraison dans les villes du pays.

    Selon les deux entrepreneurs, la startup va désormais s’atteler à la formation des jeunes guinéens sur le numérique et le commerce en ligne. Madinastores veut participer à la croissance économique et à la valorisation des jeunes entrepreneurs. Madinastores envisage aussi s’installer dans d’autres pays de la sous-région. Cela permettra à la startup d’assurer la promotion des produits guinéens dans ces pays.

     

  • À 27 ans, il quitte une banque à Paris pour ouvrir une crêperie à Abidjan

    À 27 ans, il quitte une banque à Paris pour ouvrir une crêperie à Abidjan

    Quitter une vie sûre d’un travail bien rémunéré et choisir une autre faite d’incertitudes, de haut et de bas, c’est le parcours qu’a choisi l’Ivoirien Akadji Gbongbadje.

    Il y a déjà  8 mois que ce jeune a laissés derrière lui sa carrière de changé d’affaires dans une grande banque à Paris pour retrouver Abidjan, où vit sa famille. Dans la capitale ivoirienne, ville dont Akadji n’avait plus que de souvenirs d’enfance, celui-ci ouvre une crêperie avec l’aide d’un associé.

    Né à Rennes, Akadji a grandi en Bretagne. « J’avais déjà muri l’idée d’investir dans mon pays. On s’est dit, par la nourriture, on pouvait réunir les deux cultures : la culture bretonne et la culture ivoirienne », confie l’entrepreneur.

    Avant de se lancer, les associés ne négligent aucun détail. Du concept à l’offre en passant par le business plan, ils n’ont pas hésité à faire plusieurs voyagent pour l’étude de marché, tant il est évident que les crêpes ne font pas partie des habitudes alimentaires des Ivoiriens. Abidjan comptant déjà trois crêperies, Akadji et son associé ont choisi de s’installer à Abidjan Nord, et ils sont les seuls dans la zone. Mais l’objectif poursuivi par l’entrepreneur est d’être leader dans le domaine en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

    37 millions investis

    Pour réaliser ce projet, Akadji et son associé ont dû décaisser 37 millions de F CFA, en majorité empruntés.

    Aussi, avant de pouvoir ouvrir leurs crêperies, que de difficultés rencontrées. Au début, Akadji a dû faire face aux problèmes de fiscs. Ensuite, de la France en Côte d’Ivoire, les quotidiens ne se ressemblent pas. L’entrepreneur doit constamment garder son œil sur l’entreprise, faire la promotion de son restaurant, et tâcher de convaincre des potentiels partenaires. Une présence sur les plateaux dans les émissions télé, une communication sur les réseaux sociaux, des séances de dégustation, le quotidien de l’équipe n’est pas de tout repos. Mission, démocratiser la crêpe, jusque-là considérée comme une nourriture réservée aux étrangers et les riches.

    Le diplômé en marketing sait où il va et compte sur ses atouts pour atteindre ses objectifs. Il se rassure d’ailleurs en disant qu’à 27 ans, il a encore doit à l’erreur.

     

  • Arielle Ahouansou, la médecin béninoise de 25 ans veut 500 millions d’Africains

    Arielle Ahouansou, la médecin béninoise de 25 ans veut 500 millions d’Africains

    Arielle Ahouansou est une entrepreneure qui veut révolutionner le secteur de la santé en Afrique. Cette Béninoise dirige KEA Medicals Pharmaceutics & Technologies, une entreprise qui a lancé au Bénin une carte d’identité médicale universelle. Médecin, elle raconte les difficultés qu’elle éprouve parfois quand il s’agit de donner de soins urgents à certains patients.

    La carte d’identité médicale lancée va donc permettre aux médecins d’avoir à chaque fois que nécessaire toutes les informations relatives à la santé d’une personne. Il s’agit en effet d’une plateforme en ligne qui centralise toutes ces informations. Elles peuvent être consultées à tout moment.

    Les utilisateurs disposent d’un compte qui contient des détails sur leur groupe sanguin, leur allergie ou encore les maladies dont ils souffrent. Arielle Ahouansou explique que KEA Medical fournit à chaque utilisateur une identité médicale à travers un code qu’il est possible de porter sur un bracelet ou de coller sur son téléphone.

    Depuis son lancement, KEA Medical collabore avec près de 2000 medécins. La plateforme a déjà vu plus de 50000 personnes se faire enregistrer. Arielle Ahouansou veut surtout assurer une couverture médicale gratuite à ses compatriotes. Mais la Béninoise compte également s’installer dans d’autres pays grâce à des partenariats. « L’objectif c’est l’Afrique en entier. Dans cinq ans, nous visons 500 millions de patients sur le contient », affirme l’entrepreneure.

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  • Elle renonce à son emploi pour lancer des jeux pour enfant ‘made in Nigeria’

    Elle renonce à son emploi pour lancer des jeux pour enfant ‘made in Nigeria’

    Après des années d’expérience dans les secteurs du commerce, de l’hôtellerie et du divertissement, cette Nigériane a choisi d’entreprendre.

    Titilope Adewusi a créé 9ijakids, une plateforme de divertissement en ligne qui apprend aux enfants à connaître le Nigéria. « J’ai commencé à développer une passion pour le Nigeria et à aider nos enfants à mieux connaître notre pays. Ils en savent moins sur notre pays parce qu’ils sont plus exposés à l’éducation occidentale que nous ne l’étions en grandissant », explique l’entrepreneure. Grâce à 9ijakids, les enfants sont également formés sur les avantages de l’entrepreneuriat. La Nigériane ajoute que les enfants sont des apprenants visuels et que les jeux sont un moyen de leur apprendre beaucoup de choses.

    Si Titilope Adewusi se consacre surtout aux affaires commerciales de son entreprise, elle peut compter sur le savoir-faire de l’une de ses sœurs, diplômée en génie informatique et qui est développeur en chef de 9ijakids. Une seconde sœur est responsable de la gestion extérieure de la plateforme, notamment en Grande-Bretagne où 9ijakids est très bien accueilli.

    Pour développer un jeu sur la plateforme en ligne, Titilope Adewusi confie utiliser un logiciel qui nécessite un codage minime. « Une fois que nous trouvons une idée pour un jeu, nous développons du contenu autour de celui-ci, choisissons un cadre et construisons le jeu, un processus qui prend entre une et deux semaines. Mes enfants, mes sœurs et mes amis sont nos sujets de test », détaille l’entrepreneure.

    Relever des défis

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    Depuis la création de 9ijakids, la réception des jeux par le public a été bonne. La plateforme est utilisée par des écoles et même des églises. Titilope Adewusi envisage créer autant de jeu que possible, notamment des jeux traditionnels pour permettre aux enfants de mieux apprendre sur le Nigéria. L’année passée, « notre thème était l’indépendance du Nigeria et nous avons donc développé environ huit nouveaux jeux pour enseigner aux enfants notre riche histoire et notre culture », se rappelle-t-elle.

    Grâce à son expérience, Titilope Adewusi dispose d’un large réseau de personnes à qui elle peut avoir accès pour promouvoir sa plateforme. Mais elle déplore le coût élevé des données mobiles dans le pays. Outre la disponibilité des jeux en ligne, certains utilisateurs souhaitent qu’ils soient téléchargeables.

    Afin de ne pas trop exposer les enfants à Internet, 9ijakids a lancé une application mobile. Mais le grand défi est d’emmener les Nigérians à préférer des jeux made in Nigeria. « Mais je ne suis pas inquiet puisque notre produit est encore nouveau; Je suis confiant qu’il sera accepté parce qu’il répond à un besoin, même pour moi en tant que parent », assure-t-elle.

  • Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Mambe Churchill Nanje est Camerounais. Cet entrepreneur a nourri l’envie depuis 2009, avec trois autres associés (Bertrand Kima, Segue Gontran et Ebot Blaise), d’encadrer le secteur de recrutement sur le continent à travers une solution innovante. Alors que l’Afrique est confrontée à un taux de chômage élevé, il existe pourtant des postes qui ne sont pas pourvus et des offres auxquelles de potentiels postulants n’ont pas accès.

    L’entrepreneur explique avoir éprouvé de difficultés pour recruter en ligne pour sa société de conseil. L’idée ingénieuse de Mambe Churchill Nanje est d’avoir créé, avec ses associés, Njorku (éléphant dans la langue Dikome Balue), une plateforme qui centralise de nombreuses offres d’emplois. Njorku rend accessible d’offres d’emplois récents et aident de nombreuses personnes. Il est également possible de déposer sur Njorku son CV. « Nous le proposons ensuite à des employeurs que cela peut intéresser », justifie Mambe Churchill Nanje. Njorku enregistre près de 20000 visites par jour et plus de 50000 annonces après son lancement.

    Réalisation

    En sept ans, la startup a contribué à la relance du secteur de la recherche d’emplois sur internet. Outre la publication des offres, Njorku a également servi de base à la création de SAAS nukeboard.co, une plateforme qui encourage les entrepreneurs du continent à lancer leurs sites d’emploi. La startup fournit aussi des données et des études sur le secteur de l’emploi aux autorités de certains pays. Des réalisations qui ont permis à Njorku d’être classé par le magazine Forbes un an après son lancement parmi les 20 startups qui comptent pour l’Afrique.

    A ce jour, la startup est présente dans plusieurs pays, notamment le Ghana, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Kenya ou encore l’Égypte. Mais depuis 2011, Njorku fait néanmoins face à des difficultés, notamment le faible taux de pénétration d’internet qui ne permet pas à un nombre suffisant de demandeurs d’emploi de se connecter régulièrement.

    Servir des millions de professionnels

    L’entrepreneur explique aussi que l’utilisation de l’outil internet pour des raisons professionnelles n’est pas totalement ancrée dans les habitudes. Pour cela, la plateforme mise sur différentes méthodes de vulgarisation pour se faire connaître. Njorku veut par exemple opter pour des « opérations hors ligne pour aider les demandeurs d’emploi et les recruteurs à utiliser le numérique dans leurs besoins de carrière et de recrutement ».

    Grâce à des partenariats, la startup camerounaise veut désormais créer des sites d’emplois dans différents domaines. L’objectif pour Njorku est d’être utile à 350 millions de professionnels africains d’ici 2025.