Catégorie : Cinema

  • Julio Teko : la nouvelle pépite du cinéma togolais

    Julio Teko : la nouvelle pépite du cinéma togolais

    Relevé au grand public par la série « mi-temps » de la réalisatrice Angela Aquereburu, Julio Teko fait partie de la crème des comédiens  du Togo. L’homme aux multiples casquettes se présente comme un entrepreneur culturel. Promoteur du Festival « TCHALELEKEMA » il est également slameur, maître de cérémonie et poseur de voix off.

    Julio Teko (32 ans) a vu le jour au Togo mais a passé une partie de son enfance à Libreville (Gabon). Il découvre le métier de comédien sur les bancs à Aného.  Son premier rôle, il l’a joué dans la pièce « Deux tickets pour le paradis » de Jean Paul Alègre.  Julio Teko côtoie les grands noms de comédie togolaise David Ganda ou encore Koumouna Eustache. Il apparait dans quelques spots publicitaires puis dans le clip « Vodoo Sakpata » du rappeur Elom 20ce.

    En 2015, Julio Teko a participé à son premier véritable casting avec Yobo Studio sur le projet « Mi-temps », une série co-produite et diffusée par Canal+. Il garde encore les souvenirs de ce jour où toute sa vie a basculé. Malgré tout son talent  Julio n’était pas retenu pour lors du casting.

    « J’ai d’abord échoué au casting… Malgré cela, Angela Aquereburu (la réalisatrice) m’a donné une seconde chance. Ils m’ont donné quelques phrases du rôle de l’acteur Bukary que j’ai bossé en dix (10) minutes », se rappelle-t-il. Sa deuxième tentative fut concluante. « J’ai marché pour rentrer à la maison en me faisant des films dans ma tête ».

    En 2016, Julio joue le principal rôle dans la série « Hopital It » diffusée sur Tv5 Monde. Il incarne son propre personnage dans un projet dénommé  » LE REVE TOGOLAIS » et apparait également en tant que guest dans la série « ZEM » DE YOBOSTUDIOS diffusée sur TV5 Monde, peut-on lire dans sa biographie.

    Le jeune talentueux acteur fut copté par le réalisateur ivoirien Hyacinthe Hounsou pour un long métrage. En 2019, la scénariste Madie Foltek lui confie le rôle principal de la série « Oasis ». Ce projet rassemble plusieurs  acteurs togolais, béninois, burkinabés, ghanéens et ivoiriens.

    Julio Teko comme plusieurs acteurs culturels togolais est confronté aux difficultés liées à son secteur. « Ailleurs, il existe de nombreuses opportunités mais tu dois constamment montrer que c’est possible à toute la société, que tu peux en vivre et que cela peut fonctionner. C’est usant », déplore-t-il.

    Néanmoins il est loin de baisser les bras. Julio n’envisage ni abandonner sa passion, ni quitter son pays le Togo  pour l’occident. En 2015 il a crée l’association« TCHALELEKEMA » avec laquelle il participe au développement de la culture togolaise. Il est également le promoteur d’un festival qui porte le nom de l’association.

    « Je souhaite être un modèle de réussite  pour moi-même avant tout et pour les jeunes. Je veux me prouver que c’est possible d’avoir une belle carrière depuis le Togo sans partir s’exiler ailleurs », a-t-il confié aux confrères d’Afrik.com.

  • Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Lauréate du prix de la meilleure interprétation au Fespaco avec le film  «  L’Œil du cyclone » de Sékou Traoré, Maimouna N’Diaye est la seule africaine, membre du jury de la 72ème édition du Festival de Cannes présidé par le réalisateur et producteur mexicain Alejandro González Iñarritu.

    Fille d’un père sénégalais et d’une mère nigériane, Maimouna N’Diaye  a vu le jour à Paris (France). Elle grandit en Guinée et poursuit ses études en France où elle obtint son diplôme d’Etude théâtrale.   En 1992, elle joue son premier grand rôle dans La Chasse aux papillons sous la direction de du cinéaste géorgien Otar Iosseliani. En 1996 Maimouna N’Diaye   prêtera sa voix à Karaba la sorcière dans  le long métrage animé à succès Kirikou du réalisateur Michel Ocelot .

    De retour en Afrique, Maimouna N’Diaye    s’installe en Côte d’Ivoire où elle intègre la troupe de théâtre Ymako Teatri. Femme à multiples casquettes, Maimouna N’Diaye     est également réalisatrice de plusieurs films documentaires dont Warbassanga et Tranches de Vie présenté au FESPACO en 2009. Elle évoque dans ses productions des maux dont souffre sa communauté notamment, les violences faites aux femmes et le sort réservé aux personnes atteintes de troubles mentaux.

    Maimouna N’Diaye    a joué dans une quarantaine de films courts et longs métrages.  Que se soit dans « Bol d’amour » de Jacques Trabi (2001), « Jardin en automne » (2005) d’Ottar Iosseliani ou encore « Une femme pas comme les autres » de Abdoulaye Dao (2008), Maimouna N’Diaye   incarne avec perfection ses personnages.

    En 2015, Maimouna N’Diaye    joue le rôle d’une jeune avocate commise  pour juger Fargass Assandé qui incarnait un détenu accusé de plusieurs crimes. Le film « l’œil du cyclone » a glané plusieurs récompenses.  Maimouna N’Diaye     et Fargass Assandé ont respectivement été distingués, « Meilleure interprétation féminine » et «  meilleure interprétation masculine » au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou).

    « C’est une grande reconnaissance pour moi et pour mon travail et je dédie ce trophée à toutes les femmes, à toutes les comédiennes », avait déclaré l’actrice panafricaine.

  • Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    C’est confirmé. Genevieve Nnaji est excellente aussi bien sur scène que derrière la caméra. L’actrice et réalisatrice nigériane a signé en avril avec Netflix pour un montant de 3,8 millions de dollars. Le géant du streaming et de la vidéo à la demande devient le distributeur du film « Lionheart » de la Nigériane.
    Fille d’un père ingénieur et d’une mère enseignante, Genevieve Nnaji a fait ses études primaires et secondaires à Methodist Girls College Yaba. Elle entame ses études supérieures à l’Université de Lagos où elle s’intéresse au cinéma.

    Genevieve Nnaji décroche son premier rôle à 19 ans. C’était dans le film « Most Wanted ». Elle devient rapidement l’un des acteurs influents de Nollywood et joue dans « Last Party », « Mark of the Beast » et dans 80 autres films.

    Devenue l’une des actrices les mieux payées dans l’industrie cinématographique nigériane, Genevieve Nnaji a remporté plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de l’année 2001 aux « City People Awards », et celui de la meilleure actrice aux Africa Movie Academy Awards (AMAA) en 2005.

    En 2018, elle a réalisé « Lionheart », un long métrage qui retrace les aventures de Adaeze, une femme chef d’entreprise qui reprend la société de son père malade avec l’aide de son oncle. Dans ce film, figurent plusieurs grands noms du cinéma nigérian comme Nkem Owoh , Pete Edochie et bien évidemment Genevieve Nnaji.
    La star nigériane a également fait une virée dans l’univers musical en 2004 en sortant son premier album « One Logologo Line », un mélange de Hip hop et des musiques urbaines. Genevieve Nnaji est depuis 2008 propriétaire de la marque de vêtement « St Genevieve ».

  • La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    Phylicia Wissa a fait son entrée dans l’univers cinématographique très jeune. A l’âge de 13 ans, la petite Californienne d’origine Congolaise fut inscrite à la Hollywood High School où elle s’initie à l’actorat. En parallèle, elle suit des cours de théâtre. En 2009, elle obtient son diplôme et participe à plusieurs tournages. Phylicia wissa Nson a déjà joué dans 25 films aux USA dont trois en 2019.

    Phylicia wissa Nson a perdu son père alors qu’elle avait 2 ans. Elle fut élevée par sa mère qui l’a accompagnée dans le choix de sa carrière. Avant de s’inscrire à la Hollywood High School, la jeune Congolaise rêvait d’être une journaliste présentatrice télé. Cependant sa passion pour le cinéma a pris le dessus.

    Après l’obtention de son diplôme en 2009, Phylicia wissa Nson a eu du mal à intégré l’univers cinématographique des USA. Elle a été rejetée sur plusieurs projets de films. Désespérée, sa mère a décidé de l’inscrire à un programme d’académie de police pour jeunes cadets. Elle déménage par lui suite à New York où elle améliore son art d’actrice en obtenant le diplôme du Conservatoire d’art dramatique de New York (NYCDA).

    De retour à Los Angeles, elle a participé à plusieurs programmes télé et web. Phylicia Wissa a joué dans « Criminal minds » (Esprits criminels) de Jeff Davis diffusé sur CBS et son réseau. En 2012, elle a joué le rôle principal dans « Color of Beauty », un cour métrage qui évoque la problématique de la peau noire en occident. Le film fut sélectionné au « Black Film Festival » de San Francisco la même année.

    Sur le cour métrage « XXV » qui retrace le parcours de 7 jeunes en quête de leurs identités, Phylicia wissa Nson a porté la casquette co-réalisatrice, actrice et co-scénariste . En 2019, elle déjà joué dans : « Overbooked », « The Obituary of Tunde Johnson et « The Office is Mine ». La congolaise apparait également dans l’épisode 20 de la saison 2 de la série « Swat ».

  • 72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    La franco-sénégalaise, Mati Diop sera la seule Africaine qui foulera le tapis rouge du festival de Cannes 2019, pour présenter son long métrage « Atlantiques ». Le film produit par Les Films du bal, Cinekap, Frakas Productions  évoque l’immigration et le chômage en  Afrique subsaharienne.

    « Le sujet parle de l’économie, de politique, en passant par l’émigration pour atterrir à l’amour entre Ada et Souleymane et Issa. Le film raconte des choses de chez nous pour embrasser l’universel », a indiqué Oumar Sall  de Cinekap aux confrères de l’APS.

    « Atlantiques » est tourné à plusieurs endroits au Sénégal aussi bien en Wolof qu’en français. Ce film est le premier long métrage de la réalisatrice Mati Diop (37 ans). Mati avait déjà réalisé plusieurs cours métrages à succès notamment  « Mille Soleils », récompensé du Grand Prix du Festival international du film documentaire de Marseille. Le film « 35 rhums » fut nominé en 2010 au Prix Lumières du meilleur espoir féminin pour 35 rhums.

    Fille du musicien Wasis Diop Mati Diop est également une actrice. Elle a joué dans une dizaine de films notamment Le Garde corps (court-métrage) de Lucrezia Lippi ou encore Sleepwalkers de Thierry de Peretti.

    En dehors du film « Atlantiques », en lice pour la palme d’or, deux autres films de réalisatrices africaines font également partie de la sélection officielle de la 72ème édition du Festival de Cannes. Il s’agit de « Papicha » de l’Algérienne Mounia Meddour et «  Adam », le premier long métrage de l’actrice et réalisatrice marocaine  Maryam Touzani.

  • Infinity War : non, Black Panther est aussi invincible!

    Infinity War : non, Black Panther est aussi invincible!

    En Afrique, la mort de Black Panther a produit un effet qui va au-delà du fait que le blockbuster Marvel’s Avengers: Infinity War soit une fiction. Pour cause, l’Afrique venait de connaitre son premier superhéros, il y a juste quelques mois encore.

    Il a fallu une patience légendaire aux cinéphiles africains, avant de connaitre enfin, juste en février dernier, le premier superhéros noir au même rang (ou presque) que Super Man, Iron Man, Hulk, Wonder Woman, etc… Mais contre toute attente, Black Panther ne brillera plus que par la petitesse de la longévité après la sortie d’Infinity War. Bien que les deux films aient eu beaucoup à prouver au public, Black Panther semble être créé pour être le joyau de la couronne dans l’histoire cinématographique de l’univers cinématographique de Marvel, une production qui a pu bouleverser un ordre.

    Mais à vrai dire,  Black Panther est le film le plus important parce qu’il en dit beaucoup plus que ce qu’Infinity War pourrait dire. Du moins, pour les Africains. Black Panther ne pousse pas seulement les points de l’intrigue ; mais il ouvre les téléspectateurs à un monde qui affecte non seulement la manière dont ils perçoivent les superhéros et l’héroïsme, puis plonge dans un afro-futurisme sans précédent dans le monde cinématographique. Cette production a ramé à contrecourant des préjugés presque standards eus sur l’Afrique, tout en nous donnant un drame shakespearien.

    C’est sans doute que c’est un énorme changement psychologique qui peut dire aux téléspectateurs qui se sont longtemps vus dans le décor qu’ils sont, eux aussi, qu’ils peuvent être perçus par les autres comme étant assurés et significatifs.

    T’Challa, si différent

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    Le héros du film, T’Challa (Chadwick Boseman), est également différent des superhéros Marvel standards. Dans T’Challa, il y a un héros qui pourrait admettre quand il avait tort.

    T’Challa est un superhéros qui accueille la force naturelle des femmes. Les femmes l’entourent dans toutes les facettes de sa vie, et il ne montre jamais une masculinité toxique ou ne se sent en quelque sorte émasculé par des femmes comme la Dora Milaje qui lui sauve la vie. C’est un personnage qui résonne avec les téléspectateurs noirs à un niveau plus profond que Iron Man ou Captain America, bien évidemment.

    La mort de T’Challa est comme du sel dans une blessure qui commençait juste à guérir. Tuer T’Challa, fut-ce par imprévision (c’est ce que fait comprendre le scénariste du film), est encore aux yeux des Africains, une façon de montrer que les succès en Afrique sont éphémères. Que les héros sur ce continent n’ont pas les meilleurs destins, et qu’ils n’ont de gloire que le temps d’un répit. Mais à vrai dire, tout comme Captain America, Spider Man, Iron Man, Black Panther peut être également invincible. A l’image de la bataille d’Adoua d’il y a plus d’un siècle déjà à l’issue de laquelle les Ethiopiens ont réussi à repousser les colons italiens, de l’armée de Béhanzin du Dahomey, de l’armée des Amazones du même peuple qui a réussi à traverser le temps, T’Challa pouvait être un superhéros qui sait assumer son succès.

    En attendant que Marvel décide de ressusciter T’Challa à son goût, pour nombre d’Africains, Black Panther reste un héros qui ne saurait si facilement mourir.

     

  • En Afrique francophone, les salles de cinéma refont surface

    En Afrique francophone, les salles de cinéma refont surface

    Ces dernières années ont été difficiles pour les cinéastes en Afrique francophone. Pas plus tard qu’en 2015, il n’y avait pas de salle de cinéma au Cameroun et les cinéastes ne pouvaient faire passer leurs films aux spectateurs qu’à travers des DVD, en dépit des risques de piratage.

    La réalité est écœurante dans de nombreux pays africains où bien de cinémas avaient fermé après une apparition et un apogée dans les années 1960 et 1970.  En cette période-là, Yaoundé avait jusqu’à 7 salles. Les chaînes cinématographiques ont commencé à revenir dans plusieurs pays au milieu des années 2000, mais les progrès n’ont pas été réguliers.

    Alors qu’un pays comme l’Afrique du Sud abrite des dizaines de salles de cinéma et que Nollywood a connu une émergence rapide, les entrepreneurs nigérians ont reconstruit leurs théâtres locaux, quand dans une grande partie de l’Afrique francophone, les théâtres ont pratiquement disparu.

    Renouveau

    La réalité change lentement avec les médias internationaux et les géants de la technologie, faisant une pièce pour un marché jeune avec plus de 120 millions de personnes dans 24 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Orange, le géant français des télécoms en Afrique francophone s’associe à CanalOlympia, le réseau cinématographique détenu par le géant français des médias Vivendi, pour équiper sa chaîne de huit cinémas qui ont été ouverts ces sept dernières années dans sept pays francophones. D’ailleurs, Vivendi prévoit d’étendre sa chaîne de cinémas dans la région à 20 d’ici la fin de l’année.

    Dans cette perspective d’attirer à nouveau les populations, des solutions plus faciles ont été proposées. Les cinéphiles pourront acheter des billets avec Orange Money par exemple, le service d’argent mobile avec 37 millions d’utilisateurs.

    L’implication d’Orange Studios, la filiale de l’entreprise, axée sur le cinéma, dans les industries cinématographiques francophones locales a consisté à financer des cinéastes locaux à travers des coproductions et à lancer des services de streaming vidéo dans des pays comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

    Une plus grande diffusion des cinémas est essentielle pour les industries cinématographiques africaines locales, car elles offrent aux cinéastes un flux de revenus important qui est crucial pour faire des profits. L’avantage, c’est que les cinéastes sont libérés des films directement sur DVD qui laissent généralement les cinéastes sans gains à cause des piratages favorisés par les faibles lois sur la propriété intellectuelle et la culture de l’application.

    Cette année, le film à succès de Marvel, Black Panther, a rapporté plus de 9 millions de dollars à travers le continent. Ce ne sont pas seulement les superproductions américaines. Le Nigeria, qui abrite Nollywood, la plus grande industrie cinématographique du continent, commence à voir une nouvelle génération de films et de cinéastes battre des records au box-office local et international. Les cinéastes africains ont désormais de nombreux défis à relever.

  • AfroLandTV: l’Afrique que les médias ne vous montreront jamais

    AfroLandTV: l’Afrique que les médias ne vous montreront jamais

    Michael Maponga n’est pas nouveau dans le monde des écrans. Acteur, ce Zimbabwéen a déjà été dans l’industrie cinématographique pendant plus d’une décennie, connu de Bollywood à Hollywood. Avec la prise de conscience que les Africains n’ont pas d’industrie cinématographique spécifique et que les histoires africaines ne sont pas racontées d’un point de vue purement africain, Michael Maponga a lancé AfroLandTV.

    « Nous avons tellement d’histoires originales inédites que le monde apprécierait des guerriers zoulous, des tribus royales, les combattants de la liberté comme Patrice Lumumba. En tant qu’Africains, nous avons une voix inouïe, avec AfroLandTV nous donnons à nos cinéastes une plate-forme pour projeter cela » explique le concepteur. Et d’ajouter, « les hubs de films aux États-Unis, en Inde, en Asie et au Royaume-Uni sont florissants, car ils créent un contenu de qualité et fournissent à leurs propres cinéastes des plateformes leur permettant de distribuer leur contenu à un public digne ».

    Faire « africainement »

    En effet, AfroLandTV est une chaine de streaming qui propose du contenu africain dans les catégories Film, Web et Documentaires. Selon le fondateur de la chaine, AfroLandTV vise à révolutionner l’industrie cinématographique africaine via Internet. Plus largement, avoir une bibliothèque très diversifiée de films de tous les pays d’Afrique.

    Fondé pour cet objectif, Michael a investi dans la technologie qui permet aux téléspectateurs de diffuser facilement du contenu sur le continent africain. Cible principale, la génération millénaire, spécifiquement les 18-34 ans, les Africains aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, au Nigeria et au Ghana.

    AfroLandTV se distingue par la haute qualité du contenu qu’elle propose avec des films primés et des documentaires mettant en vedette le meilleur travail des Africains avec chaque film ou série sur le site web trié sur le volet. La plateforme a mis en ligne plusieurs vidéos telles que « Tjitji la Fille Himba, une histoire originale sur une fille Himba (tribu) avec des aspirations pour devenir la prochaine Oprah, Katutura, un drame d’action acclamé filmé en Namibie, Diembe, une comédie drôle sur un garçon kenyan migrant vers Royaume-Uni et les stéréotypes qui viennent avec, et la série web Daughters in America environ quatre femmes africaines instruites vivant aux États-Unis », cite le concepteur.

    À en croire Michael, ce qui en ressort est le fait qu’il y a une retombée positive sur tout le contenu. À cet effet, tout ce qui met en évidence les aspects et les perceptions négatifs sur l’Afrique n’est pas pris en compte.

    Depuis le lancement d’AfroLandTV, sa croissance a été incroyable. La mission n’a pas changé. « Devenir la plus grande plateforme panafricaine de télévision en ligne », déclare Michael.

    L’un des points forts de la plateforme a été la multitude de cinéastes primés qui se sont joints à lui et, depuis 2016, Michael a conclu un accord avec une autre start-up, Stream TV, dirigée par Banele Damane. Avec cet accord, AfroLand TV est hébergé sur le lancement de l’application Android de Stream TV depuis 2017.

  • Afrique du Sud: le premier film western sera sur les écrans en avril

    Afrique du Sud: le premier film western sera sur les écrans en avril

    En Afrique du Sud, les cinéphiles ont hâte de voir à l’écran le premier film western produit localement, Five Fingers for Marseilles. « Il va redéfinir ce que peut être le cinéma africain », pensent-ils. La sortie est prévue sur le 6 avril prochain.

    Après le succès de « Black Panther » de Marvel qui a mis en lumière le besoin mondial de héros noirs, les critiques et le bouche-à-oreille positif ont contribué à entretenir le buzz autour du film. Et le sentiment est que cela augure bien pour le premier Western de l’Afrique du Sud, « Five Fingers for Marseille ».

    Vuyo Dabula, qui dirige le film avec son rôle de hors-la-loi qui rentre chez lui après 20 ans, a déclaré qu’« il est plus important que jamais pour l’industrie cinématographique de raconter des histoires qui sont enracinées dans la culture des “’gens de couleur”’, ce que l’industrie dans son ensemble a négligé de faire. Nos auditoires ont besoin de voir des histoires de personnages noirs forts, courageux et héroïques. “Five Fingers” est une histoire africaine puissante introduisant un nouveau type de héros africain »

    grâce à une bonne narration et un contenu original, « Five Fingers » a reçu des critiques élogieuses lors de divers festivals à travers le monde. Il a été décrit par un critique américain comme l’un des débuts les plus marquants de ces dernières années et cité comme faisant partie d’une « vague qui redéfinira complètement la perception internationale de ce que peut être le cinéma africain ».

    Le film a également été rendu possible grâce au soutien de la National Film & Video Foundation d’Afrique du Sud et du ministère du Commerce et de l’Industrie, avec le soutien supplémentaire de Dupa Films.

    « Les personnages sont durs, complexes et fiers. Principalement au Sesotho, c’est un conte d’un hors-la-loi inspiré de l’Occident qui rentre chez lui après des années de fuite et trouve une chance de rédemption. Il défie les stéréotypes et met en vedette de puissants héros noirs dans le contexte d’un paysage africain époustouflant », a ajouté le réalisateur Michael Matthews.

    Five Fingers

    Près de la ville coloniale de Marseille, dans le Cap-Oriental d’Afrique du Sud, un groupe d’amis rebelles surnommé les Cinq Doigts utilise des œufs et des lance-pierres bien placés pour chasser la force de police oppressive. Mais quand les flics s’emparent de l’amour d’enfance de Tau, tempéré, il passe de jeter des œufs à des balles tirées.

    Peur de la capture ou pire, Tau s’enfuit, revenant 20 ans plus tard dans une ville, et des amis, transformés par la violence provoquée ce jour-là. Avec les policiers tordus maintenant remplacés par un gang caustique, Tau doit rassembler ce qui reste des Fingers pour défendre une fois de plus leur maison.

    En effet, imprégné de la tradition occidentale, Five Fingers for Marseilles subvertit le genre en plaçant l’histoire au sein de la communauté indigène, avec les colons et les divisions provoqués par le colonialisme.

    Magnifiquement tourné, le film honore les « ancêtres » cinématographiques tout en explorant de nouveaux territoires. Après des années de consultation avec la communauté locale, Five Fingers représente un nouveau style de production cinématographique pour l’Afrique du Sud tout en émergeant comme l’un des meilleurs westerns de l’année et l’un des premiers films les plus convaincants qui sort bientôt.

    D’ici là, les producteurs espèrent que Five Fingers, sera sanctionné du même succès que Black Panther. Sinon presque.

     

  • The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent à Hollywood

    The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent à Hollywood

    Après la superproduction à succès Black Panther qui vante une Afrique très technologique, les salles de cinéma sur le continent auront encore bientôt de quoi attirer les spectateurs. En perspective, le nouveau projet The Woman King, un film qui porte sur l’unité militaire ouest-africaine guerrière connue sous le nom des Amazones du Dahomey, actuel Bénin.

    A Hollywood, la lutte anti-impériale du Dahomey sera bientôt célébrée dans un long-métrage. Lupita Nyong’o, actrice du désormais célèbre Black Panther va y avoir un rôle clé, celui d’une amazone d’un des royaumes les plus puissants aux 18è et 19è siècles. Elle sera fille de Nanisca, incarnée par la noire Américaine Viola Davis.

    Basé sur une histoire originale de Maria Bello, le film s’inspire de véritables événements qui ont eu lieu aux XVIIIe et XIXe siècles dans le Royaume du Dahomey, l’actuel Bénin.

    L’histoire se concentre sur Nanisca, générale des Amazones, et sa fille Nawi. Ensemble, elles combattent les tribus françaises et voisines qui violeraient leur honneur, asserviraient leur peuple et menaceraient de détruire tout ce pour quoi elles vivaient.

    L’armée des femmes guerrières a évité l’esclavage, le colonialisme et la guerre intertribale pour unifier une nation. Le film sera produit par Welle Entertainment de Cathy Schulman, JuVee Productions de Davis et, Julius Tennon et Jack Blue Productions de Bello.

    A en croire Julius Tennon, The Woman King « a le potentiel d’être un changeur de mentalité sur les femmes de couleur partout dans le monde », tandis que Schulman a comparé le projet à Black Panther, la super-superproduction Afrofuturistic de Disney. «  Black Panther vient de nous montrer comment le pouvoir de l’imagination et du savoir pourrait révéler un monde sans stéréotypes sexuels et raciaux » », a-t-elle déclaré.

    Pour le moment, aucune date n’est encore fixée pour le début de la production, de même que le nom du réalisateur principal n’a pas été révélé. Mais Nyong’o va bientôt produire et interpréter une minisérie de l’Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. Davis également continue de jouer dans le très populaire How to Get Away With Murder, dont la quatrième saison commence le 8 mars.

    Les amazones, ces fiertés féminines en Afrique

    Les Guerrières du Dahomey étaient traditionnellement appelées « Minon », littéralement «nos mères» en Fon, la langue du peuple Fon au Bénin. Certains historiens et observateurs européens les appelaient les Amazones du Dahomey, en souvenir à l’armée mystique et puissante de toutes les femmes appelées Amazones dans la mythologie grecque. Elles étaient connues pour être particulièrement habiles, compétitives et courageuses, aptes à défier tout le monde.

    Leurs exercices et défilés militaires ont toujours été exécutés à la danse, la musique et les chansons et leurs armes étaient parfois utilisées comme accessoires chorégraphiques. Comme exprimé dans leurs chansons, leur but était d’éclipser les hommes à tous égards. Elles étaient plus rapides et beaucoup plus courageuses que les soldats masculins.

    Le Dahomey entretenait également des relations privilégiées avec le roi, prêtant serment au célibat et vivant dans le palais royal, auquel seuls le roi et son entourage avaient accès.

    L’armée des femmes amazoniennes n’est devenue défunte que lorsque le royaume du Dahomey est tombé à la fin du XIXe siècle. Selon l’UNESCO, après deux mois de combats et d’accords auparavant rompus entre les Français et le Dahomey, le roi du Dahomey met le feu à la plupart des palais royaux, marquant la fin du Royaume du Dahomey et de son armée de femmes en 1892.