Catégorie : Paix et Sécurité

  • Le Ghana veut former ses voisins aux preuves électroniques

    Le Ghana veut former ses voisins aux preuves électroniques

    Le Ghana va devenir un centre de formation judiciaire sur la cybercriminalité et la preuve électronique au sein de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Le pays a récemment lancé un cours de formation à Accra conçu pour la communauté juridique dans les pays anglophones.

    Ce cours qui bénéficie du soutien de la Commission de la CEDEAO et du Conseil de l’Europe reflète celui qui a été donné au Sénégal au début de cette année, spécifiquement pour les pays francophones et lusophones.

    Ambrose Dery, ministre de l’Intérieur de la République du Ghana a lancé le cours dans la capitale du Ghana où 29 juges, magistrats et procureurs du Ghana (ainsi que le Nigeria, la Sierra Leone et la Gambie) acquerront les compétences nécessaires pour juger des affaires de cybercriminalité et de — preuve.

    Une déclaration du Conseil de l’Europe stipule qu’après le cours d’introduction, le Conseil de l’Europe apportera son soutien au développement des connaissances et des capacités avancées et à l’intégration des cours sur la cybercriminalité dans les programmes et stratégies de formation de chaque autorité nationale représentée. Le cours d’introduction sera suivi par la prestation régionale du Cours judiciaire avancé, en 2018.

    Le Conseil de l’Europe offre actuellement des possibilités de formation similaires aux autorités judiciaires de pays tels que le Costa Rica, Maurice, le Maroc, le Myanmar, Singapour, Sri Lanka, la Thaïlande et les Tonga.

    L’Afrique ciblée

    Selon le Panda Cybersecurity Report 2017 récemment publié, plusieurs pays africains ont été la cible de la cybercriminalité entre janvier et octobre 2017. Ce rapport a analysé 75 millions de nouveaux fichiers malveillants distincts sur une période de dix mois, soit 285 000 échantillons par jour. Entre autres pays attaqués, l’Algérie, l’Égypte et l’Afrique du Sud. Ces 3 pays figurent en outre parmi les dix premières cibles au niveau mondial.

    « Les événements de cybersécurité survenus cette année ont prouvé que le modèle de sécurité traditionnel n’est pas capable de détecter et de prévenir les menaces avancées. Les hackers adaptent en permanence les variantes de malware pour éviter la détection ; un changement majeur que nous avons vu en 2017 est la suppression de l’élément humain. Facteur de succès dans les cyberattaques : les attaques peuvent désormais réagir en temps réel au réseau des victimes et s’adapter, sans interaction humaine, pour atteindre leur objectif », lit-on dans le rapport.

    La société prédit que 2018 sera défini par des attaques sans fichier, des niveaux de risque plus élevés associés aux appareils mobiles, ainsi qu’une focalisation plus intense sur les crypto monnaies comme moyen d’attaque.

    Les attaques mondiales telles que WannaCry et Petya renforcent le besoin d’une technologie de sécurité de nouvelle génération pour atténuer les risques, ajoute la société. Mark Thomas, stratège en sécurité chez Dimension Data, affirme que l’on peut s’attendre à un pic d’attaques pendant la période des fêtes.

    « Au cours des six prochaines semaines, nous assisterons à une augmentation des campagnes de phishing par courriel, des attaques de rançongiciels, des chevaux de Troie bancaires ainsi que de l’émergence de sites Web frauduleux qui favorisent des offres spéciales telles que des forfaits vacances à prix réduit », ajoute le stratège. Autant comprendre qu’il faut prendre des dispositions le plus tôt.

  • Les huit élections africaines à surveiller en 2018

    Les huit élections africaines à surveiller en 2018

    En Afrique, 2017 a été l’année de grands changements. Des dirigeants décriés pour leur longévité ont quitté le pouvoir comme au Zimbabwe, en Angola et en Gambie. Par ailleurs, les scissions internes, les défis économiques et l’augmentation du taux de chômage ont fait pression sur de nombreux pays, dont l’Éthiopie et le Nigéria. En Afrique du Sud en outre, un parti au pouvoir divisé a montré un électorat déçu par les mouvements de libération.

    Toutefois, l’année 2017 n’est pas partie avec toutes les formes de frustrations. Certaines de ces pressions internes et externes seront éventuellement présentes dans les élections à travers le continent en 2018. En effet, une vingtaine de nations organiseront des élections présidentielles, législatives et municipales cette année, avec l’espoir que certains de ces résultats pourraient annoncer un changement politique pour les partis. Les campagnes présidentielles en Afrique du Sud et au Nigeria vont également prendre de l’ampleur avant les élections de 2019, le leader du Congrès national africain, Cyril Ramaphosa, et le président Muhammadu Buhari espérant gagner respectivement.

    Alors que des millions d’électeurs africains se rendent aux urnes au cours des 12 prochains mois, voici les élections à surveiller, dans l’ordre chronologique :

    1. Égypte : entre février et mai 2018

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    Même s’il n’a pas encore déclaré sa candidature, le président Abdel Fattah el-Sisi reste l’homme à battre lors de la prochaine élection présidentielle égyptienne. Tandis que l’ancien Premier ministre Ahmed Shafiq et l’éminent avocat des droits de l’homme Khaled Ali ont déclaré leur intention de se présenter, de nombreux candidats se heurteront à des obstacles pour se rendre au scrutin, et encore moins gagner

    Ces scrutins surviennent alors que l’Égypte est confrontée à un ralentissement économique brutal et à de nombreux attentats terroristes meurtriers qui continuent de compromettre son image de destination touristique favorite.

    1. Sierra Leone : 7 mars 2018

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    Ce pays d’Afrique de l’Ouest organisera des élections générales début mars, avec plus d’une douzaine de partis présentant des candidats aux élections présidentielles, parlementaires, municipales et municipales. Le Congrès des Peuples, au pouvoir, a nommé le ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara, au poste de successeur du président Ernest Bai Koroma, qui quittera ses fonctions après dix ans au pouvoir. Le candidat de l’opposition Julius Maada Bio, qui s’est présenté contre Koroma en 2012 sur un billet du Parti populaire de la Sierra Leone, devrait participer aux prochaines élections.

    Les élections de 2018 interviennent à un moment crucial alors où la Sierra Leone se remet des effets dévastateurs d’Ebola et d’un glissement de terrain tragique qui a tué des centaines de personnes et déplacé davantage l’année dernière.

    1. Soudan du Sud : juillet 2018

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    La jeune nation devrait tenir des élections générales au milieu d’une guerre civile qui a déplacé des millions de personnes à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les luttes intestines entre le gouvernement rival et les forces rebelles ont déchiré le pays, dévastant l’économie, en affectant les opérations humanitaires et les investissements étrangers alors que les dirigeants continuent d’amasser des millions de dollars en richesse illégale.

    Alors que le mandat du gouvernement s’achève en février, le président Salva Kiir veut organiser des élections. Cela s’avère difficile, étant donné que le gouvernement n’a pas les fonds et la sécurité nécessaires pour enregistrer les électeurs et mener les élections. L’ex-vice-président Riek Machar est également en exil en Afrique du Sud, certains rapports indiquant qu’il est en « résidence surveillée » dans une ferme à l’extérieur de Johannesburg. Au milieu de tout cela, la volonté du gouvernement de tenir le vote inquiète également les Nations Unies, qui ont déclaré que les élections risquaient « d’approfondir et d’étendre » le conflit.

    1. Mali : d’avril à novembre 2018

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    Le Mali organisera des élections régionales, présidentielles et nationales en plusieurs étapes, le tout entre avril et novembre. Les élections devaient débuter à la mi-décembre, mais elles ont été retardées pour des raisons de sécurité. L’opposition et les groupes rebelles à l’Accord d’Alger de 2015 pour stabiliser le vaste désert du Nord participeraient au processus.

    Fin décembre 2017, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga a démissionné avec son gouvernement, portant un coup dévastateur au président Ibrahim Boubacar Keita, 72 ans, qui cherche à se faire réélire. En septembre dernier, Kalifa Sanogo, le maire de Sikasso, la deuxième ville du Mali, s’est également déclaré candidat aux élections présidentielles de 2018.

    1. Zimbabwe : 31 juillet 2018

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    Avec Robert Mugabe éjecté de la course, le président Emmerson Mnangagwa devrait mener son parti ZANU-PF aux élections présidentielles fin juillet. Mnangagwa, 75 ans, a déjà déclaré que l’élection sera « crédible, libre, juste et transparente » et devrait aider à définir une nouvelle dynamique pour un Zimbabwe très appauvri. Mnangagwa fera donc face à la pénurie de carburant et de denrées alimentaires, à l’instabilité monétaire et à la hausse des taux de chômage.

    Le Royaume-Uni a également déclaré que le « progrès démocratique » était la clé pour aider le Zimbabwe à régler ses arriérés avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement et stabiliser sa monnaie.

    1. Cameroun : Octobre 2018

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    Après 36 ans de règne, le président Paul Biya est l’un des plus anciens dirigeants africains encore au pouvoir. À 84 ans, Biya devrait se présenter de nouveau aux élections du pays en octobre. Le célèbre avocat Akere Muna a également déclaré sa candidature et a exhorté l’opposition à s’unir afin de battre Paul Biya.

    Ces élections font suite à une crise dans ses régions anglophones, menant à des répressions violentes et à des protestations antigouvernementales. Les tensions latentes ont également amené le gouvernement à fermer Internet dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où les résidents se plaignent de discrimination politique et économique depuis des décennies. Les activistes ont également appelé les deux régions à se séparer de la nation majoritaire francophone et à créer une patrie indépendante appelée Ambazonia.

    1. République démocratique du Congo : 23 décembre 2018

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    Avec plus de deux ans de retard, les élections dans la République démocratique du Congo auront lieu à la fin du mois de décembre. Pourtant, la grande question qui se pose au cours du scrutin est de savoir si le président Joseph Kabila, qui a dirigé le pays depuis 2001 et qui a poussé à plusieurs reprises la date des élections, acceptera de démissionner. Fin décembre, le pays a été de nouveau secoué par des manifestations anti-gouvernementales, qui ont entraîné la mort d’au moins sept personnes et l’arrestation de 120 autres.

    1. Libye : indéterminé

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    En l’absence de date précise, le gouvernement libyen, soutenu par les Nations unies, affirme qu’il va de l’avant avec les préparatifs des élections présidentielles et législatives de 2018. Selon la commission électorale, près d’un million d’électeurs se sont déjà inscrits aux prochaines élections.

    Parmi les candidats la présidence : Saif al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien dictateur libyen, Mouammar Kadhafi. Après des années de captivité dans la ville de Zintan, Saif, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, espère diriger et unifier les différentes factions qui contrôlent la nation nord-africaine. Depuis la chute de son père, la Libye a lutté pour faire une transition démocratique, avec des divisions politiques et des troubles dans le pays. La nation déchirée par la guerre a également lutté contre l’immigration clandestine, les migrants africains étant même vendus comme esclaves sur les marchés ouverts.

  • Somalie: construction du premier mémorial après la guerre

    Somalie: construction du premier mémorial après la guerre

    Deux mois se sont écoulés depuis l’attentat meurtrier qui a fait plus de 500 morts et plus de 300 blessés dans un carrefour achalandé dans la capitale somalienne de Mogadiscio. L’attentat à la bombe du 14 octobre, l’attaque la plus meurtrière de l’histoire de la Somalie a laissé les Somaliens et l’Afrique stupéfaits et frustrés. Le pays envisage maintenant de consacrer son premier mémorial depuis le début de la guerre civile somalienne en 1991 aux victimes de l’attentat.

    La conception proposée par l’architecte somalien d’origine italienne Omar Degan imagine un espace ouvert, rempli de gravier, marqué par de grandes formes rectangulaires représentant chaque victime. Entouré de plantes et de blocs de béton, l’élément central du monument serait deux murs portant les noms des 512 personnes décédées. Un troisième mur au milieu détaillerait ce qui s’est passé le jour de l’attaque. Omar Degan, 27 ans, se spécialise dans l’architecture d’urgence, qui traite de la reconstruction des communautés touchées par les catastrophes, les conflits et la pauvreté. Il a pensé à la conception d’un mémorial immédiatement après l’attaque. À l’époque, il était à Nairobi et sur le point d’entreprendre son premier voyage en Somalie depuis que ses parents ont quitté le pays.

    Reconstruction

    La vision de Omar Degan du mémorial, qu’il a appelé « Oct. 14 » est ancré dans l’apparence de paix qui a enveloppé la Somalie ces dernières années. Alors que les combats ouverts se sont calmés, les Somaliens de la diaspora reviennent, créent des entreprises et participent à de grands projets de développement. Après les attentats du 14 octobre, le secteur technologique naissant du pays est intervenu pour aider aux efforts de recherche et a financé des dizaines de milliers de dollars pour aider les familles des blessés et des morts. Ces efforts sont couronnés par la détermination des autorités de reconstruire le pays et de maintenir un climat de paix sur toute l’étendue du territoire.

    Au cours d’une récente visite, Omar Degan a déclaré qu’il voyait un pays qui se remettait encore des effets de la guerre avec des postes de contrôle tenus par des agents en détresse. L’architecte évoque avec enthousiasme la pittoresque plage du Lido et la détermination des Somaliens à changer le pays pour le mieux. Omar Degan dit que les fonctionnaires de l’administration régionale de Benadir qui supervise Mogadiscio l’ont approché après avoir vu son design et sont en train de revoir ses croquis. Il a également affiché les rendus du monument sur les médias sociaux afin de mesurer l’intérêt du public et de voir si les gens seraient intéressés par une campagne de financement. « Nous méritons mieux. Nous méritons de bonnes choses en Somalie », lâche-t-il avec détermination.

     

     

     

  • Al-Shabaab: la somalie face à la grande indifférence africaine

    Al-Shabaab: la somalie face à la grande indifférence africaine

    La République de la Somalie a enregistré l’un des attentats les plus meurtriers de son histoire cette semaine. Une situation qui n’affecte visiblement pas le reste de l’Afrique.

    En Somalie, la vie après ce samedi n’est pas facile. Un attentat au camion piégé est survenu en milieu d’après-midi samedi au carrefour PK5, situé dans le district de Hodan, un quartier commercial très animé de la capitale avec ses magasins et ses hôtels. Une nouvelle attaque qui a beaucoup choqué les Somaliens, pourtant habitués aux attentats quasi quotidiens. Les effets sont lourds. Les bilans font état d’environ 300 morts et beaucoup plus de blessés. Les bâtiments et véhicules situés à proximité ont été fortement endommagés par la très forte explosion, qui a laissé de nombreux corps brûlés.

    Cette attaque est un coup dur porté au nouveau gouvernement, huit mois après l’élection du président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, lequel avait déclaré la guerre aux shebab. Depuis, les autorités appellent à la solidarité internationale pour sauver les survivants de l’attaque… presqu’en vain.

    Abîme

    Le système de santé très fragile du pays qui a connu depuis 1991 des guerres civiles, suite à la chute du régime du président Siad Barre, a rapidement été submergé par la taille du désastre. Contrairement à la communauté africaine qui semble abandonner une Somalie déjà vulnérable et exposée à tant de crises intestines, les partenaires internationaux de ce pays du Golfe d’Aden se sont mobilisés depuis lundi pour envoyer de l’aide médicale d’urgence et des médecins. La diaspora somalienne, quant à elle, fait des dons de sang afin d’aider le pays à mieux prendre en charge les blessés.

    « Nous avons accueilli trois avions transportant de l’équipement médical venant des Etats-Unis, du Qatar et du Kenya. Et mis à part celui envoyé par le gouvernement américain, les deux autres repartiront avec des blessés, environ 35 victimes », a déclaré à la presse le maire de Mogadiscio, Tabid Abdi Mohamed. D’autres pays comme la Turquie avait depuis lundi raccompagné autant de blessés vers Ankara dans un avion qui avait emmené du matériel médical et des médecins. Les Etats-Unis et le Qatar se sont eux-aussi montrés disponibles pour la Somalie qui vit là l’un des pires moments de son histoire.

    De l’indifférence de l’Afrique

    Le constat est clair, cet attentat n’a pas bénéficié du même traitement comparé à ceux intervenus dans d’autres pays –pourtant avec des dégâts moins importants. Bien de pays africains sont restés muets. Certains se sont juste contentés des tweets. Le pays est laissé pour compte. Seuls les pays voisins et la diaspora (d’environ 2 millions de personnes) se sont montrés solidaires. En premier, le Djibouti qui a envoyé une équipe de docteurs spécialisés et de personnel médical dans un avion militaire pour assister les blessés.

    Le Kenya s’est également manifesté en envoyant des aides au voisin. La ministre kényane des Affaires étrangères, Amina Mohamed, a annoncé mardi que son pays allait évacuer 31 blessés pour qu’ils soient traités dans une unité spécialisée à Nairobi, et envoyer 11 tonnes de produits médicaux. En outre, la Croix-Rouge kényane a lancé une campagne de collecte de fonds en faveur des victimes.

    En effet, sur les 55 pays frères de la Somalie sur le continent africain, seule une dizaine d’Etats ont manifesté un quelconque soutien moral, même si le président de la Commission de l’Union africaine a présenté ses condoléances à la Somalie au nom de la grande famille africaine, et engagé quelques actions au nom de l’institution qu’il dirige.

    Depuis dimanche, des internautes notamment sur Twitter ont décrié l’indifférence du monde face à la tragédie que vit la Somalie. Ces internautes pointent les dirigeants des grands médias internationaux qui parlent très peu de ce drame.

    Pour rappel, au moins 723 personnes ont été tuées et 1.116 blessées dans des attaques à la bombe en Somalie en 2016, selon le centre de réflexion Sahan, basé à Nairobi.