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  • Nigéria : avec son algorithme, Aella Credit offre des prêts aux exclus des banques

    Nigéria : avec son algorithme, Aella Credit offre des prêts aux exclus des banques

    Dans la majorité des pays francophones d’Afrique, l’obtention d’un prêt bancaire pour développer son affaire demeure un parcours complexe aboutissant souvent à un refus. Au Nigéria, la startup  Aella Credit met en place un algorithme d’évaluation de risque crédit en analysant plusieurs années de données sur le comportement du marché nigérian.  En 2015, l’entreprise a accordé 500 000 dollars de prêts à 1000 personnes.

    Au Nigéria, plus de 90% de la population ne bénéficient pas de prêts bancaires. La quasi-totalité des entrepreneurs se retournent vers des usuriers pour financer leurs projets.  La réticence des banques à financer les entrepreneurs s’expliquent en partie par la non-maitrise des risques crédits.

    Aella Credit avec son algorithme décliné en application mobile permet aux demandeurs de crédits d’avoir accès au financement sans tracasserie.  Pour cela, il suffit d’accéder à l’application et de remplir en quelques minutes, le formulaire de demande de crédit. L’application avec alrgoritme, analyse de votre profil, vous indique le montant auquel vous pouvez avoir accès ainsi que les conditions de remboursement.

    Les empereurs qui parviennent à honorer leurs engagements dans le délai peuvent bénéficier d’un nouveau prêt avec un montant plus élevé. Pour bénéficier des taux d’intérêt les plus faibles, les bons élèves de la plateforme sont regroupés en réseau et sont encouragés à y inviter leurs contacts.

    En 2015, Aella Credit a réalisé un chiffre d’affaires de  120 000 dollars. Pour son développement, la plateforme a levé 8 millions de dollars auprès d’un consortium américain.

    Aella Credit , est une initiative d’Akin Jones (co-fondateur) et ses partenaires.  Le diplômé d’ Howard University a exercé dans le secteur bancaire pendant une dizaine d’années avec de se consacrer à sa startup.

  • Des couveuses fabriquées au Cameroun pour sauver des nouveau-nés prématurés

    Des couveuses fabriquées au Cameroun pour sauver des nouveau-nés prématurés

    L’Agence Universitaire pour l’Innovation (AUI) basée au Cameroun,  s’est lancée dans la fabrication sur place de couveuses néonatales avec des matières achetées et/ou fabriquées au Cameroun. Dans un pays en manque de couveuses pour sauver les enfants prématurés ( 100 couveuses pour plus de 7 000 établissements de santé), l’invention de l’AUI se présente comme une des solutions pour la réduction du taux de décès des nouveau-nés. La découverte fait partie des cinq projets récompensés lors de  la troisième édition de  l’AFD Digital Challenge. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 09 mai 2019 à Paris (France).

    La couveuse AUI  fabriquée par l’Agence Universitaire pour l’Innovation est dotée de cartes électroniques adaptées aux variations de tensions et autres problèmes électriques souvent constatés au Cameroun.  Même si à première vue, la machine semble une fabrication artisanale, il convient de lui reconnaitre  l’incorporation des technologies modernes. La couveuse AUI  fournit à distance via une application mobile des informations relatives à la température, à l’humidité et autres détails de l’appareil.

    « Notre couveuse peut être assistée à distance. Elle communique avec le personnel de santé en charge de l’enfant. En cas de problème sur la couveuse, un message est envoyé  au médecin », explique le chef technicien de l’Agence Universitaire pour l’Innovation, Serge Njidjou.

    La nouvelle version de couveuse AUI permettra aux parents d’avoir à distance les images de leur bébé depuis la couveuse via une plateforme web.

    L’invention a reçu le prix Initiative de  l’AFD Digital Challenge. La startup bénéficiera ainsi d’une enveloppe financière de 15000 euros. En février 2018, elle avait décroché le Prix du chef de l’Etat pour l’innovation

    Comme la majorité des projets innovants développés en Afrique subsaharienne, la couveuse AUI aura pour prochain défi, son industrialisation. Pour cela, il faudra mobiliser d’importants moyens financiers pour une production en série des appareils. Ceci permettra de réduire le prix d’achat des couveuses.

  • Abiy Ahmed Ali : l’homme qui ramena la paix dans la corne de l’Afrique

    Abiy Ahmed Ali : l’homme qui ramena la paix dans la corne de l’Afrique

    La réputation du nouveau premier ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie Abiy Ahmed Ali, dépasse les frontières de l’Afrique. Ses discours et actes en faveur de la pacification de la corne de l’Afrique sont salués par l’Unesco qui lui a délivré début mai, le Prix Félix Houphouët-Boigny 2019 pour la recherche de la Paix.

    Abiy Ahmed Ali a eu le mérite de renouer les relations diplomatiques avec l’Erythrée après 20 ans de tensions. Il a œuvré pour l’ouverture des frontières qui séparent les deux pays et obtenu avec son homologue érythréen, le rétablissement des lignes téléphoniques entre les deux pays. Les deux Etats se sont engagés à rouvrir leurs ambassades fermées aux temps forts de la crise.

    « Nous nous sommes mis d’accord pour que les liaisons aériennes ouvrent prochainement, pour que les ports soient accessibles, pour que les gens puissent circuler entre les deux pays et que nos ambassades ouvrent », avait déclaré Abiy Ahmed Ali.

    Il faut rappeler que  Abiy Ahmed Ali a accepté restituer à l’Erythrée, les territoires qui cristallisent les tensions entre les deux pays frères depuis au moins deux décennies.

    Qui est l’homme ?

    Né en 1976, Abiy Ahmed Ali est le quatrième premier ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie. Titulaire d’un Master en leadership transformationel, d’un Master en administration des affaires et d’un doctorat de l’institut d’études sur la paix et la sécurité de l’université d’Addis-Abeba, Abiy Ahmed Ali a fait son entrée en politique en 2010. De 2015 à 2016, il fut   ministre des Sciences et des Technologies . Le 02 avril 2018, Abiy Ahmed Ali succède à  Haile Mariam Dessalegn au poste de premier ministre.

     

  • Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Etudiant en géologie en 2011, Bemah Gado ne s’imaginait pas un jour parmi les grands défenseurs de l’environnement de son pays du continent. Aujourd’hui, il est spécialisé dans le recyclage et la gestion des déchets. En 2018 il fut sélectionné parmi les 35 jeunes qui font bouger l’Afrique francophone par l’association Francophonie 3535. Tout est parti d’un constat amer.

    « J’étais en deuxième année à l’université. J’avais constaté que sur l’ensemble de l’université, il n y avait que des dépotoirs sauvages. Les étudiants quand ils rentrent dans les amphis, ils jettent sur place les sachets et le reste de ce qu’ils ont mangé , ce qui fait que l’amphi est méconnaissable le lendemain », se rappelle-t-il.
    Bemah Gado décide alors d’agir. Il en parle autour de lui et décide de s’organiser en association. « Nous avons une ONG qui fait de la récupération, de la collecte, de l’appui à la mairie, de la sensibilisation ».

    L’Ong Science et Technologie Africaines pour un Développement Durable (Stadd ) de Bemah Gado commercialise des déchets une fois recyclés. Son prochain défi est la transformation sur place des déchets. L’organisation recrute essentiellement les femmes car elle développe un volet social ; l’autonomisation des femmes.
    « Nous avons constaté que dans des familles modestes, ce sont les femmes qui prennent sur elles la majorité des charges de la famille. Et si ces femmes n’ont pas d’activités génératrices de revenus, cela va peser sur l’éducation des enfants et autres », explique Bemah Gado.
    L’Ong a déjà recyclé près de 1000 tonnes de déchets dont 300 tonnes de déchets plastiques. Bemah Gado envisage désormais former d’ici 2020 169 jeunes entrepreneurs pour qu’ils parviennent à financier leurs différents projets.

    « Nous avons mis cette formation en lien avec les cibles des ODD, puisque ses objectifs engagent 169 cibles. Nous estimons que d’ici 2020, nous pouvons former les 169 jeunes (un entrepreneur pour une cible) capables de porter des projets solides et crédibles et d’avoir accès aux financements pour la réalisation de leurs projets », a-t-il déclaré.

    Bemah Gado est titulaire d’un master en environnements sédimentaires et porte également la casquette de coach formateur professionnel certifié d’Afrique en développement personnel.

  • Mariam Kourouma : la promotrice d’« O’burger », la chaîne de restauration rapide « made in africa »

    Mariam Kourouma : la promotrice d’« O’burger », la chaîne de restauration rapide « made in africa »

    Mariam Kourouma fait partie des jeunes africains dont le parcours entrepreneurial inspire leurs pairs. La guinéenne de 34 ans est la promotrice de la chaîne de restauration rapide « O’burger » qui ambitionne de conquérir l’Afrique.

    Mariam Kourouma a fait ses études primaires et secondaires en Guinée. En France, elle obtint un Brevet de Technicien Supérieur en assistance de direction puis une formation en communication. Elle travaille dans plusieurs entreprises françaises avant de retourner en Guinée où elle fut Business Segment Supervisor chez l’opérateur de téléphonie mobile MTN.
    « Ma première expérience en tant qu’entrepreneure a été dans l’immobilier où j’étais associée avant de me lancer dans la restauration avec les Fast Food O ‘burger. Plus tard, j’ai créé Innov’services qui est une société de services aux entreprises », explique-t-elle. Les restaurants O’burger existent déjà en France, au Bénin et en Côte d’Ivoire.

    Mariam Kourouma est également propriétaire de la société INNOV’SERVICES, qui fait du facility management. « Nous nous occupons absolument de tout (entretien de locaux, organisation d’évènements, secrétariat, gestion locative etc.), afin que les entreprises se focalisent sur leur métier de base. Soit nous exécutons directement les taches que les entreprises nous confient, soit nous les mettons en contact avec les meilleurs fournisseurs/prestataires locaux, précise la Guinéenne.

    Mariam Kourouma emploie 30 personnes et espère donner plus de chance aux étudiants en fin de formation qui recherchent leur premier emploi. « Mon objectif c’est d’employer directement ou indirectement 100 jeunes d’ici 2020… ».

  • Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Ingénieur en Génie Mécanique Parfait DJIMNADE a travaillé à  la société nationale de ciment Tchad (SONACIM) avant de découvrir sa passion pour l’entrepreneuriat. Il décide alors de se  faire former à distance à  l’Institut Internationale d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) à Ouagadougou/Burkina Faso en Management des Entreprises et des Organisations. Avec son frère, il crée l’Entreprise des Travaux Agricoles « ENTRAG.SARL »  spécialisée dans la production et la commercialisation des produits agricoles.

    La société intervient également dans assistance et conseil agro-écologique,   appui conseil et formation aux associations et groupement agricole et l’élevage des petits ruminants et des volailles.

    Parfait DJIMNADE s’est démarqué de ses concurrents  au Tchad en lançant www.agro-businesstchad.com, une boutique en ligne qui permet aux agriculteurs de commercialiser facilement leurs produits. En 2017, la plateforme a permis à 3000 petits producteurs et agricoles d’écouler leurs produits.

    www.agro-businesstchad.com  a ainsi permis à ces entrepreneurs agricoles d’augmenter leurs chiffres d’affaire de 300 millions de FCFA (500,000 $). ENTRAG.SARL emploie  huit (8) personnes essentiellement des  composée des ingénieurs agronomes et environnementalistes, un consultant économique et financier et un doctorant en génétique de production.

    Parfait DJIMNADE  a ouvert un centre d’incubateur dénommé «  Agro-Business Tchad Incubator » qui se veut un hub d’innovations agricoles au Tchad. « La révolution agricole tchadienne viendra de la jeunesse, et nous sommes là pour cette jeunesse à travers notre incubateur », explique-t-il.

    Parfait DJIMNADE a été respectivement Lauréat du prix Tchad Talents 2015, Lauréat du programme de financement de la Foundation Tony Elumelu (TEF Alumni2017) et Finaliste du prix de l’Innovation Numérique organisé par ONG Internationale Reach for Change et la Téléphonie mobile Tigo Tchad.

  • Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Deux entrepreneurs ; le Burundais Gérard Niyondiko, et le Français Franck Langevin ont mis sur pied au Burkina Faso une pommade anti-moustique dénommée « Maïa ».  Leur objectif est de lutter contre le paludisme sans changer le mode de vie des populations. La commercialisation du produit débutera en septembre 2019.  Maïa  fait partie des 30 innovations africaines célébrées lors du 2ème  forum de la santé de l’OMS tenu au Cap Vert en mars 2019.

    « Maïa » est une pommade fabriquée à base du beurre de Karité, une huile dont les vertus ne sont plus à démontrer. Gérard Niyondiko l’un des porteurs de ce projet avait déjà travaillé en 2014 sur un projet similaire Faso Soap ; un savon anti-moustique. Il avait constaté les utilisateurs des savons passaient d’autres produits cosmétiques après le bain, ce qui réduit l’effet du savon. C’est la raison pour laquelle, il a décidé de travailler sur la pommade qui est généralement passée en dernière position après les toilettes.

    La boite de « Maïa »  de 200 ml sera vendue à  1000 fcfa. Au-delà de sa fonction de lutte contre les moustiques, le produit est une véritable pommade qui hydrate la peau.

    « Maïa »   ne sera pas qu’une simple pommade. Les porteurs du projet s’évertuent pour une reconnaissance de leur invention par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS).  Selon lefaso.net, 250 tests anti-moustiques ont été effectués au laboratoire en collaboration avec le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP).

    « Notre idée est d’arriver à convaincre la communauté scientifique qui travaille sur la question du paludisme que notre produit est une solution complémentaire »,explique Franck Langevin.

    « Maïa »   peut être utilisé par toutes les couches de la société. Une fois passé sur le corps, le produit a un temps d’action de 4 heures. Pour cela il est recommandé de l’utiliser les soirs.

    En 2017, l’OMS a enregistré 219 millions de cas de paludisme dans 87 pays. La Région africaine de l’OMS supporte une part disproportionnée de la charge mondiale de paludisme.  92% des cas de paludisme et 93% des décès dus à cette maladie sont survenus dans cette Région.

     

     

  • Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz  de son vrai nom Rémy Sossouvi  est un artiste béninois spécialisé dans le tissage des sculptures en fil de fer. En 2017 il fut médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie dans sa catégorie.

    Remy Samuz a depuis son enfance été considéré comme un garçon qui passe son temps à s’amuser. Personne à l’époque ne comprenait le plaisir que le jeune homme ressentait en sculptant des personnages avec des fils de fer. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu le nom d’artiste Samuz. Remy Samuz s’est en réalité inspiré de la manière dont les oiseaux tissent leurs nids.

    « Je me suis dit si les oiseaux arrivent à tisser leurs nid avec leur bec, l’homme qui à les deux mains peut faire plus », explique-t-il. Remy Samuz décide alors d’imiter les oiseaux en utilisant des brins de balais sans succès. Il essaie ensuite les fils de fer de père et constate qu’il arrivait à créer des formes.

    Très vite, Samuz a abandonné sa formation en mécanique pour se consacrer à son art. « Je n’ai pas d’heure de travail fixe. Je tisse à n’importe quel moment de la journée. »  Samuz sculpte généralement des silhouettes de femmes, des enfants, bref son quotidien.

    En 2017, Remy participe aux huitième Jeux de la Francophonie avec son œuvre intitulée « Préparons l’avenir ».

    Au fil du temps j’ai mis au point une technique qui donne à la fois beaucoup de rigidité tout en conservant une grande légèreté à mes sculptures pour véhiculer ce que nous vivons dans le quotidien , dans la société en Afrique et dans le monde y compris l’ensemble des œuvres que je présente a cette édition des jeux de la francophonie, qui a pour titre « Préparons l’avenir », a-t-il écrit dans son dossier technique.

    En 2018, Remy Samuz   a effectué une exposition intitulée « Conférences de femmes » à l’Institut Français du Bénin.  « Le monde vient de la femme. La femme est la colonne vertébrale de l’humanité. La femme joue un rôle important au sein de la société », rappelle-t-il.

     

  • Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Ses sacs se vendent à 30 000 dollars la pièce et ses montres bracelets ; entre 80 et 200 000 dollars la pièce. C’est clair. La marque Felio Siby, s’adresse à une clientèle spécifique.  Derrière cette belle réussite se cache le Gabonais Dominique Siby. Diplômé en relation internationale, cet entrepreneur a décidé de dénommer son entreprise Felio Siby, en hommage à son père, son premier partenaire sur le projet.

    Pour atteindre ses objectifs, Dominique Siby s’est donné des principes. D’abord, il s’abstient de collaborer avec la Chine. Pour lui, il est concevable de fabriquer des produits de luxe en Chine.

    « Depuis que j’ai commencé, je sais ce que je veux faire et je sais où je vais. Je me suis construit un plan bien précis que je suis », explique-t-il.

    Résidant aux USA (Miami), Dominique Siby collabore cependant  avec des artisans locaux en Italie et en suisse pour la confection de ses produits de marque.  Pour sa cible, Dominique Siby a opté pour un marché de niche ; il s’agit notamment des fortunés qui ont déjà utilisé les plus grandes marques et souhaitent avoir quelque chose d’unique, de rare.

    Ces types de clients, il les trouve en Europe, aux USA et aussi en Afrique. Oui, Dominique Siby vend ses produits de luxe  en Angola, au Congo Brazaville et au Gabon.

    « Depuis que Felio Siby existe, ma plus grosse vente a été réalisée en Afrique…  Les Africains aiment se faire plaisir et dépensent beaucoup d’argent dans le luxe  », confie-t-il.

    La marque Felio Siby fut en 2016, le sponsor officiel du coureur brésilien de Formule 1 Felipe Nasr et de l’écurie anglaise Sahara Force India. Le Gabonais a également collaboré avec le tennisman Tomas Berdych.

    Pour recruter ses clients, Dominique Siby use de ses réseaux. Il procède également à des ventes en ligne. Peux importe l’endroit où se trouve le client, il se fait le plaisir de le livrer en personne si tel est le souhait de ce dernier.  L’ambition de Siby est de conquérir le Nigéria, deuxième puissance économique du continent avec ses milliers de millionnaires.

  • Musa Darboe : le Gambien qui abandonne un poste d’ingénieur aux USA pour la riziculture

    Musa Darboe : le Gambien qui abandonne un poste d’ingénieur aux USA pour la riziculture

    Fils d’un grand fermier gambien, Musa Darboe a passé son enfance dans les rizières de la région Central River. Contrairement aux enfants de la ville qui se livrent à divers activités ludiques, Musa et ses frères passaient leurs journées dans les champs de riz.

    Le Riz occupait une place importante dans sa famille. C’est la principale source de revenu. La riziculture a permis au père de Musa de payer la scolarité de ses enfants ainsi que des autres membres de la grande famille. Les affaires prospéraient pour lui. Propriétaires des plus grandes fermes de la région, c’est chez lui que les autres fermiers venaient louer le matériel agricole. A chaque saison, la famille de Musa constituait une importante réserve de riz.

    « Économiquement, tout provenait du riz. Nous en consommons et nous en vendons aussi. Nous n’avons jamais eu à acheter du riz », se rappelle Musa.

    En 2000 Musa Darboe arrive aux Etats Unis d’Amérique où il vit le rêve américain. Il a un bon boulot d’ingénieur chez Verizon Wireless avec un salaire annuel 85000 dollars, une femme et des enfants. Entre temps, son père décède et la famille a du mal à pérenniser l’héritage.

    La vie de Musa Darboe a basculé le jour où, un de ses frères restés au village, l’appelle pour lui demander de l’argent pour payer du riz.

    « J’ai été choqué. Nous n’avons jamais eu à acheter du riz, alors pourquoi devons-nous en acheter maintenant?  »

    Se sentant interpellé, il décide  dans un premier temps de revenir en Gambie pendant les vacances pour aider les siens.  A son arrivée, il découvre l’état de désespoir dans lequel est resté sa famille et sa communauté depuis la mort de son père.  Musa Darboe prend sur lui, d’abandonner son travail aux USA pour se consacrer à la riziculture en Gambie.

    « Ils ne me croyaient pas. Ils ont pensé qu’en raison des opportunités que j’avais aux États-Unis, il n’était pas idéal pour moi de revenir en Gambie pour devenir agriculteur. Certains disent que je suis fou », se rappelle-t-il.

    Musa Darboe a d’abord contacté les agriculteurs américains chez qui il a appris les meilleurs techniques pour pratiquer une riziculture efficace et efficiente. Il crée Maruo Farms Ltd et modernise le secteur. Actuellement Musa est dans un processus d’expansion de ses fermes mais il est confronté au désintéressement de la jeunesse aux métiers agricoles.

    « Comment pouvons-nous encourager et inciter la population jeune à rejoindre le secteur agricole vieillissant? L’âge moyen d’un agriculteur en Gambie est d’environ 53 ans. Ce n’est pas bon », déplore-t-il.