Catégorie : Burundi

  • Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Deux entrepreneurs ; le Burundais Gérard Niyondiko, et le Français Franck Langevin ont mis sur pied au Burkina Faso une pommade anti-moustique dénommée « Maïa ».  Leur objectif est de lutter contre le paludisme sans changer le mode de vie des populations. La commercialisation du produit débutera en septembre 2019.  Maïa  fait partie des 30 innovations africaines célébrées lors du 2ème  forum de la santé de l’OMS tenu au Cap Vert en mars 2019.

    « Maïa » est une pommade fabriquée à base du beurre de Karité, une huile dont les vertus ne sont plus à démontrer. Gérard Niyondiko l’un des porteurs de ce projet avait déjà travaillé en 2014 sur un projet similaire Faso Soap ; un savon anti-moustique. Il avait constaté les utilisateurs des savons passaient d’autres produits cosmétiques après le bain, ce qui réduit l’effet du savon. C’est la raison pour laquelle, il a décidé de travailler sur la pommade qui est généralement passée en dernière position après les toilettes.

    La boite de « Maïa »  de 200 ml sera vendue à  1000 fcfa. Au-delà de sa fonction de lutte contre les moustiques, le produit est une véritable pommade qui hydrate la peau.

    « Maïa »   ne sera pas qu’une simple pommade. Les porteurs du projet s’évertuent pour une reconnaissance de leur invention par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS).  Selon lefaso.net, 250 tests anti-moustiques ont été effectués au laboratoire en collaboration avec le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP).

    « Notre idée est d’arriver à convaincre la communauté scientifique qui travaille sur la question du paludisme que notre produit est une solution complémentaire »,explique Franck Langevin.

    « Maïa »   peut être utilisé par toutes les couches de la société. Une fois passé sur le corps, le produit a un temps d’action de 4 heures. Pour cela il est recommandé de l’utiliser les soirs.

    En 2017, l’OMS a enregistré 219 millions de cas de paludisme dans 87 pays. La Région africaine de l’OMS supporte une part disproportionnée de la charge mondiale de paludisme.  92% des cas de paludisme et 93% des décès dus à cette maladie sont survenus dans cette Région.

     

     

  • Qui est Marguerite Barankitse, la mère de 20.000 Burundais?

    Qui est Marguerite Barankitse, la mère de 20.000 Burundais?

    Si Maggy ou l’ange de l’Afrique, de son vrai nom Marguerite Barankitse, n’a toujours pas eu de prix Nobel de la paix comme espéré par nombre d’observateurs, aux yeux de ses compatriotes, cette femme de 61 ans n’a plus rien à prouver au monde.

    A 61 ans justement, quoique les rides aient commencé par prendre possession de son visage, ceux qui l’ont rencontrée pourront attester que son énergie et sa détermination de fer n’ont rien perdu au fil des années. Maggy Barankitse est une figure emblématique burundaise, un monument animé, une salvatrice et un refuge des orphelins burundais. Elle est, aux côtés de Sœur Emmanuelle, Rosa Parks ou encore Geneviève de Gaulle-Anthonioz qu’elle a toutes rencontrées, une grande militante contemporaine.

    Surnommée la mère de 20 000 enfants, dont elle en a sauvé beaucoup plus, Maggy a commencé son travail auprès des orphelins en 1972.

    Genèse

    En 1993, le Burundi a été pris dans une guerre civile tristement historique. Les Hutus et les Tutsis ont fait des ravages et plus de 300 000 personnes ont été tuées.  Maggy avait 36 ​​ans lorsque la guerre civile a éclaté et elle vivait près de Ruyigi dans le sud-est du pays, non loin de la frontière tanzanienne où les rebelles s’étaient réfugiés. Elle avait déjà adopté sept enfants, un mélange d’Hutus et de Tutsis.

    Pendant une attaque qui prend pour cible son village, Maggy a été attachée à une chaise, dépouillée de ses vêtements, et forcée de regarder ses amis être violemment assassinés. La ville détruite, elle est allée à la chapelle en quête de réconfort, irritée et frustrée par les violences qui ont éclaté dans son pays et les milliers d’enfants, jusqu’à 700 000, qui sont devenus orphelins pendant la guerre qui a duré plus d’une décennie .

    «J’ai pleuré, j’étais en colère. Pourquoi les frères et sœurs s’entretuent-ils? », s’était-elle questionnée. Si la réponse à cette question tardait à venir, Maguy a au moins décidé d’agir…  Elle venait d’être animée par l’idée de construire la Maison Shalom, qui signifie Maison de la Paix.

    Mission salvatrice

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    Ce qui a commencé comme un lieu de refuge pour un peu plus de deux douzaines d’enfants s’est transformé très tôt en un village entier, avec un centre de loisirs, une ferme, une école, un logement, un hôpital et même une auberge.

    L’initiative a changé, non seulement la vie des orphelins, mais aussi l’ensemble de la communauté qui bénéficie désormais de l’accès aux services. Son succès, dit Maggy, est dans l’approche. À la Maison Shalom, c’est une approche holistique centrée sur la communauté. « La meilleure façon d’aider les enfants, efficacement et durablement, c’est de développer la communauté dans laquelle ils vivent », en a-t-elle fait son maitre-mot.

    Alors que les services sont disponibles pour toute la communauté, l’accent est mis sur les enfants, dont certains sont derrière les barreaux. Dans cette dernière catégorie, ils sont plus de 400 sous l’aile de Maguy, tous âgés de moins de 16 ans. Certains d’entre eux sont nés là-bas, tandis que d’autres restent enfermés pendant des mois inconscients de leurs droits légaux. C’est ce qui a motivé l’un des projets les plus récents de la Maison Shalom, «Un coup de main pour les enfants», qui a déjà aidé des dizaines d’enfants.

    Depuis 2005, dans sa communauté, des groupes ont été formés en menuiserie, en maçonnerie, en mécanique automobile, en fabrication de savon et en plomberie. Ceux qui choisissent de  se concentrer sur l’agriculture et l’élevage restent souvent à la ferme de la Maison Shalom.

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    Barankitse a été reconnue pour son travail au Burundi en tant que récipiendaire du prestigieux prix de la Fondation «L’Ange de l’Afrique». Créée par Barry Segal en 2004, la fondation soutient des organisations de base, comme la Maison Shalom de Barankitse, et a accordé des subventions à des dizaines de personnes travaillant à travers l’Afrique. Mais pas que. Elle a reçu plusieurs autres distinctions, telles que le prix des Enfants du monde, le prix de la solidarité, prix pour la défense des personnes déplacées,  le prix Nansen pour les réfugiés, etc.

    Toutefois, la Burundaise reste humble. « Ce n’est pas moi, c’est Dieu. Nous sommes sur le bateau et il est le capitaine », raconte la bienfaitrice à qui veut l’écouter. D’ailleurs, dit-elle, son travail est loin d’être terminé. Elle veut aider des milliers d’autres. « Je suis en mission », confie Maguy.

    Mais ce travail a déjà inspiré d’autres pays voisins, avec des villages similaires établis dans d’autres parties de la région. Sa plus grande joie reste cependant la réconciliation entre les Hutus et ces Tutsis.

     

     

  • Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Sur la toile, les leaders d’opinion, les chefs d’entreprise et les stars africains s’imposent. Ils se sont approprié l’outil web. Ils sont présents partout, principalement sur Facebook et Twitter. À coups de messages laconiques, de longs posts et de contenus audiovisuels, ils fidélisent leurs abonnés. C’est aussi le cas pour certains présidents de la République. Mais que dire concrètement de la communication digitale de ces derniers ?


    Très présent…


    Paul Kagamé

    En termes de présence sur la toile, Paul Kagamé reste également un leader incontesté comparé à ses pairs. Son compte Twittter est très actif. Paul Kagamé poste de courts messages sur ses activités, sa vision du monde et parfois des conseils à la jeunesse africaine.

    Il lui arrive surtout d’adresser des messages particuliers à ses compatriotes lors des jours historiques pour le Rwanda. Ne soyez pas surpris de voir des tweets de Paul Kagamé sur des matches du Premier League anglais et sur Arsenal un club qu’il suit particulièrement. Le chef de l’État aime le sport. Il lui arrive aussi de tweeter sur la NBA. Chose importante, Paul Kagamé n’hésite pas à interagir avec les internautes. Ces derniers suivent le président sur Facebook, Google+, Flickr ou encore YouTube.

    Les discours de Paul Kagamé sont très écoutés. Pour faciliter la tâche aux internautes, toutes les interventions du chef de l’État sont mises en ligne sur paulkagame.tv. Mais également sur un site web dédié à l’homme fort du Rwanda. Tous les clichés de Paul Kagamé sont aussi publiés sur Instagram. Au grand bonheur des milliers d’abonnés au compte du président.

     Alassane Ouattara 

    Le chef de l’État se sert comme il faut de la toile. Il 0tweete, informe sur Facebook et est présent sur Hi5 et MySpace. Mais comme ses pairs ses comptes sont à la charge d’une équipe spéciale. Les plus de 274 000 followers peuvent quand même se permettre parfois d’interagir avec ADO. D’autant plus que le chef de l’État dispose d’un site web qui porte sur sa dernière campagne électorale et d’un autre qui évoque son parcours, ses idées et les actions qu’il a réalisées. L’Ivoirien reste malgré tout absent sur Instagram.

    Roch Marc Christian Kaboré 

    Très actif sur les réseaux sociaux, ses followers ont par exemple très vite augmenté sur Twitter et le président du Burkina Faso a vu son compte être certifié. Roch Marc Christian Kaboré twette sur toutes ses activités quotidiennes. Également présent sur Facebook ou sur Périscope le chef de l’État entretient une relation particulière avec ses abonnés. Roch Marc Christian Kaboré interagit souvent avec ces derniers. Plusieurs clichés du président du Faso sont également publiés sur Instagram.

    Faure Gnassingbé

    Avec un compte Twitter Facebook pas encore certifié, le président togolais informe ses plus de 24 000 followers sur ses déplacements, ses voyages. Faure Gnassingbé  tweete également à propos des rencontres qu’il préside, de ses audiences et des infrastructures qu’il inaugure. Comme ce 24 où il informe sur « l’inauguration de la nouvelle salle de spectacle Canal Olympia de Vivendi » qu’il inaugure aux côtés de Vincent Bolloré. Faure Gnassingbé est également présent sur Facebook. Le Togolais qui ne publie pas de photos sur Instagram a quand même ses clichés disponibles sur Flickr.

    Ali Bongo

    C’est sur Facebook que le chef de l’État gabonais rassemble le plus ses fans. Celui qui dispose d’un compte certifié sur Twitter n’est pourtant très actif sur « l’oiseau bleu ». Ali Bongo tweete néanmoins quelques messages à ses plus de 71 000 followers. Ali Bongo est aussi présent sur YouTube ou Dailymotion. Il dispose surtout d’un site web personnel qui informe les visiteurs sur les activités du président de la République. Ali Bongo a également un compte Instagram. Depuis mai 2016, le chef de l’État gabonais partage ses photos et de courtes vidéos avec ses abonnés. Chose importante à souligner le numéro 1 gabonais est aussi présent sur le réseau social chinois Weibo.

    Patrice Talon

    Durant sa campagne électorale, Patrice Talon avait créé un compte Twitter. Mais il n’y est pas actif. Le chef de l’État s’est rabattu sur Facebook où il est très présent. Le Béninois publie ses messages à la nation, partage les images de ses déplacements et poste des vidéos dans lesquels il s’adresse directement à ses abonnés. Il pourrait bientôt « débarquer » sur Instagram où il n’a pas encore un compte officiel.

    Macky Sall

    Un compte Twitter certifié et plus de 400 000 followers. Le président sénégalais est présent sur la toile. Comme la plupart de ses pairs africains, c’est essentiellement sur ses activités qu’il informe ses « suiveurs ». Pareil sur Facebook où le successeur d’Abdoulaye Wade informe sur tous ses déplacements, recueille l’avis de ses abonnés et publie le contenu de ses discours. Certains clichés du chef de l’État sont aussi publiés sur un compte Instagram auquel se sont abonnés près de 13 000 followers.


    … Pas très actif


     Paul Biya

    Paul Biya est de son côté présent sur les réseaux sociaux. Celui qui est en Afrique centrale le chef d’État le plus suivi sur Twitter informe ses nombreux followers sur ses activités. Pas toujours régulièrement. Surtout sur Facebook où ses abonnés sont parfois informés des jours après la tenue d’une activité du chef de l’État. Mais depuis quelques mois, tout se régularise. Le président camerounais a même fait son apparition sur Instagram où ses photos sont publiées. Visite de travail à l’étranger, cérémonies d’hommage, rencontres avec des personnalités de ce monde, les clichés de Paul Biya pullulent sur Instagram.

    Pierre Nkurunziza

    Il a son compte certifié sur Twitter. Mais malgré ses plus de 83 000 abonnés, Pierre Nkurunziza tweete rarement. Quand il le fait, c’est pour informer ses followers sur ses déplacements dans le pays, ses audiences et pour féliciter certains de ses pairs africains. Le Burundais publie aussi parfois quelques photos sur Instagram.

    Alpha Condé

    C’est sur Facebook que l’actuel président en exercice de l’Union africaine se plaît le plus. À ses plus de 700 000 abonnés, le professeur Alpha Condé publie entre autres des images de ses visites ou encore les audiences qu’il accorde à ses hôtes. Certains de ses posts sont aimés plus de 5000 fois, commentés et partagés par des centaines d’abonnés. Alpha Condé n’est pourtant pas très actif sur Twitter. Le chef de l’État est également absent sur Instagram.

    Joseph Kabila

    Le président de la RDC n’est pas actif sur la toile. Il n’a pas un compte Twitter officiel. Difficile également de considérer la page Facebook en son nom aux milliers d’abonnées comme officielle. D’autant plus que les abonnés sont informés de façons irrégulières sur les activités du chef de l’État. Pareil sur Instagram où il n’a pas de compte officiel. Sa communication sur le web est peut-être à son image. Discret, taciturne, introverti.

     Mahamadou Issoufou

    Sa présence sur la toile n’est pas si remarquée. Le président nigérien a un compte Twitter avec lequel il twette de temps en temps. S’il n’a pas de compte Instagram, les photos du chef de l’Etat ainsi que ses activités sont néanmoins relayées sur sa page Facebook et celle de la présidence du Niger.

     Denis Sassou Nguesso

    Le président congolais n’est pas actif sur Twitter. Son dernier tweet pour ses followers remonte à janvier 2017. Sur sa page Facebook, les posts sont rares. Le président Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas de compte Instagram officiel.