Catégorie : Algérie

  • Algérie: Youchoz relie des professionnels de bâtiments aux particuliers

    Algérie: Youchoz relie des professionnels de bâtiments aux particuliers

    Cette startup qui existe depuis bientôt un an est le fruit d’un travail collaboratif. Youchoz a été lancé en juillet 2017 par de jeunes étudiants algériens qui sont Abdelkrim Chergui Senouci (24 ans), Sidi Mohammed Ziani Kerarti (25 ans), et Oussama Billami, (23 ans). Formés en génie civil, les trois étudiants ont réfléchi à la création d’une plateforme qui peut permettre de mettre en relation des acteurs œuvrant dans le bâtiment.

    Les trois entrepreneurs confient qu’il était important de lancer une telle plateforme en ligne. Le fait est que dans la plupart des villes du pays, les habitants éprouvaient des difficultés à trouver des professionnels du bâtiment. Depuis l’existence de la plateforme (youchoz.com), il est plus facile à des particuliers de trouver des maçons, des artisans pour leur effectuer des travaux à domicile.

    Si les trois responsables de la startup estiment être fiers de diriger la première plateforme du pays à répertorier les professionnels du bâtiment, ils confient avoir bénéficié de plusieurs formations entrepreneuriales pour parvenir à cette étape.

    A ce jour, Youchoz fonctionne en collaboration avec plus de 500 professionnels du bâtiment. Le site est de plus en plus visité chaque jour. Les trois entrepreneurs envisagent désormais attirer plus d’investisseurs pour faire prospérer leur startup.

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  • Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    La fusée chinoise Longue Marche 3B a mis en orbite ce 10 décembre, le premier satellite de télécommunications algérien, Alcomsat-1.

    En la matière, l’Algérie n’est pas à son coup d’essai. Alcomsat-1 est le cinquième satellite algérien, et le premier en matière de télécommunications. Ce satellite qui devra atteindre son orbite de destination après 6 jours de la date du lancement a été envoyé dans l’espace dimanche depuis Sichuan, en Chine. Sa mission : permettre la multiplication de chaînes de radio et de télévision, mais aussi optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation.

    Construit par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), Alcomsat-1 permettra la diffusion de 200 à 300 chaînes de télévisions et du même nombre de radios numériques. Il a également pour mission d’améliorer certains services tels que la formation en ligne, la télémédecine et la visioconférence grâce à la diffusion de l’Internet à un très haut débit sur l’ensemble du territoire algérien.

    Technique

    Selon les autorités algériennes, Alcomsat-1 va optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation (GPS, GLONASS, Galileo). Ce qui permettra aux services algériens de surveillance de bénéficier eux aussi de ce satellite grâce à des communications radio plus flexibles et qui pourront se faire au-delà des frontières. Ce satellite sera également utile à l’armée qui pourra piloter des drones sur de plus longues distances.

    En effet, pour contrôler le satellite, deux postes de commandement ont été installés, chargés de son activation, de sa surveillance et de son contrôle. Ces deux postes installés à Boughezoul (Médéa) et Bouchaoui (Alger) seront supervisés par des ingénieurs de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), des agents formés en Chine.

    L’Algérie à la quête de l’espace

    Sur ce champ, l’Algérie est enviable sur le continent africain où la possession de satellites se trouve encore être un luxe réservé à quelques pays. Au Total, c’est désormais 5 satellites algériens qui se trouvent en orbite autour de la Terre.

    En effet, le lancement de ce 5e satellite algérien s’inscrit dans la mise en œuvre du programme spatial national de l’Algérie. Ce programme adopté par le gouvernement a pour but de renforcer les capacités algériennes dans le domaine spatial à l’horizon 2020. Ce chapitre a commencé d’abord avec le lancement en 2002 du Alsat-1, premier satellite d’observation à moyenne résolution.

    Mission déguisée ?

    La mise en orbite de ce satellite ne s’analyse pas sans allusion au voisin marocain qui a envoyé son premier satellite le Mohammed VI-A, il y a juste 1 mois. Le Mohammed VI-A, satellite doté d’une très haute définition, est un outil de surveillance d’une grande performance que le Maroc reste pour l’instant le seul pays africain à détenir.

    Si pour l’heure, les informations disponibles présentent l’Alcom Sat 1 comme un satellite de communication, avec pour objectif principal d’améliorer l’accès à internet dans le pays, en permettant la couverture des zones enclavées et en permettant à l’Algérie de se prémunir de toute coupure susceptible de toucher les câbles physiques de liaisons internet, d’aucuns lui prêtent bien d’autres intentions. Certains médias locaux soutiennent que le satellite en question ne devrait pas être seulement à usage civil, mais bien beaucoup plus militaire. L’Alcom Sat 1 doit, à en croire ceux-ci, en premier lieu répondre aux besoins stratégiques de l’Algérie, notamment en matière de sécurité. D’autres préfèrent carrément parler de « satellite-espion ».

    Il faut toutefois noter que la volonté de l’Algérie de se doter d’un satellite de communication date de plusieurs mois. En avril dernier, des officiels locaux en avaient même fait l’annonce publiquement, en prophétisant une mise en orbite de l’engin avant la fin de l’année 2017. Au sein du gouvernement algérien, ce n’est donc qu’un pari réussi.

    Selon les spécialistes, les caractéristiques de l’Alcom Sat1 incluent des transpondeurs de bandes X, EHF et UHF. Des bandes qui sont souvent utilisées pour les besoins de l’armée et des secteurs stratégiques et sécuritaires de l’État. De ce point de vue, il suffirait de quelques modifications pour que le satellite réponde à d’autres exigences, comme l’interception de signaux transmis par d’autres satellites, par exemple.

     

  • L’Algérie réclame 36 crânes de ses indépendantistes à la France

    L’Algérie réclame 36 crânes de ses indépendantistes à la France

    Redécouverts en 2011, les crânes d’une trentaine de combattants algériens, décapités pour avoir combattu la colonisation française au milieu du XIXe siècle, sont actuellement gardés dans les réserves anthropologiques du Musée de l’Homme à Paris. L’Algérie cherchant à rapatrier ses « réserves » n’a toujours pas encore un OK favorable du côté de l’ancienne colonie.

    Mercredi 1er novembre, l’Algérie a célébré son 63e anniversaire depuis la déclaration de la lutte pour l’indépendance de la France après 132 ans de domination coloniale. La guerre a duré près de huit ans, entraînant environ 1,5 million de morts d’Algériens. Après l’indépendance en 1962, les autorités françaises ont emporté un nombre inconnu de crânes appartenant à certains des martyrs algériens, dont beaucoup ont été exposés au Musée national français d’histoire nationale à Paris.

    En effet, en 1849, l’oasis de Zaâtcha avait été attaquée par les troupes du général Herbillon. La population et les chefs de la région sont sauvagement tués. Les Chioukh Bouziane, Moussa et Lahcène sont fait prisonniers par les zouaves du commandant Lavarande. Sur ordre du général Herbillon, ils sont exécutés et leurs têtes exposées sur la place de Biskra.

    Lorsqu’elles sont expédiées en France, chacune des têtes était accompagnée d’une étiquette, longue bande de parchemin, portant le nom du chef décapité, la date de sa mort, le cachet du bureau politique de Constantine et la signature du Colonel de Neveu et de M. Gresley. Ces crânes sont entreposés depuis 1880 dans les sous-sols du musée de l’homme à Paris.

    Ainsi, parmi les 36 crânes détenus de combattants algériens détenus par le musée de Paris, figurent d’importantes personnalités de l’armée algérienne de lors.

    Résurgence du débat

    Le gouvernement algérien veut que son homologue français rende les crânes des combattants de l’indépendance algérienne. Cet appel a été lancé par le ministre Mujahedeen algérien Tayeb Zitouni dans une interview. « Le travail de la commission algéro-française mise en place pour discuter de ces questions n’est pas encore achevé. L’Algérie n’abandonnera pas ces dossiers revendiqués en France dont celui relatif à la restitution des crânes des martyrs de la résistance populaire », a déclaré M. Zitouni au Middle East Monitor.

    Zitouni a révélé que son bureau négocie actuellement avec le ministère français des Affaires étrangères pour le retour des crânes. Il veut que la commission précédemment mandatée pour examiner et surveiller l’affaire soit reconstituée immédiatement. « Les négociations sur ce dossier, suspendues à volonté par les Français, ont été retardées à cause des élections présidentielles françaises », a déclaré le ministre algérien.

    Il a réitéré que la France doit admettre les crimes perpétrés contre les Algériens pendant la domination coloniale afin de favoriser de meilleures relations avec l’Algérie.

    Beaucoup d’Algériens attendent avec impatience de voir si le nouveau président français Emmanuel Macron, qui a récemment qualifié l’impérialisme français en Algérie de « crime contre l’humanité », rendra les crânes et indemnisera les victimes des essais nucléaires.

    Tentatives échouées

    En 2011, l’historien Ali Farid Belkadi a lancé une première pétition demandant le retour en Algérie de ces restes humains. En mai 2016, l’universitaire Brahim Senouci a lancé une nouvelle pétition afin que ces dépouilles mortuaires soient remises à l’Algérie.

    L’idée de cette dernière pétition est partie d’une seule et unique signature : celle du téméraire Brahim Senouci, écrivain et militant algérien, résidant en France. Le 18 mai 2016, il diffusait sur Change.org un texte pour le moins engagé, appelant à la restitution des crânes des insurgés algériens de Zaâtcha.

    Cependant, la situation semble bloquée. En témoigne le courriel du 29 juin 2016 adressé à Brahim Senouci par Michel Guiraud, directeur du musée de l’Homme. Dans ce courrier, Michel Guiraud, indique que son institution muséale était « prête » à examiner « favorablement » la demande de restitution des crânes des Algériens, conservés au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris, avertissant néanmoins que « pour leur restitution, il y a un chemin à prendre. Nous reconnaissons le droit de la famille et celui des descendants relayés par leur État », a-t-il dit. Il a par ailleurs souligné que les demandes « doivent passer par le canal diplomatique et non pas par une association qui n’a pas un droit particulier par rapport aux restes humains ».

    Relent colonialiste

    Le professeur en histoire à l’Université d’Alger 2, Mohamed Lahcen Zeghidi, considère que contrairement à la Tunisie et au Maroc, la France n’a toujours pas soldé son contentieux historique avec l’Algérie, et ce, en raison de « la perception de conquérant » qu’elle continue d’entretenir, de génération en génération. Celui-ci estime, s’agissant de la question des archives, que si la France a consenti, depuis 2012, à ouvrir ses archives et à les mettre à la disposition des Algériens, elle ne le fait que pour les documents « non compromettants » pour elle, à savoir administratifs, diplomatiques, divers rapports, etc.

    L’historien est convaincu que l’ancien colonisateur « ne pourra pas remettre de ses propres mains ce qui pourra le condamner, ce qui l’obligera à réécrire l’histoire qu’il a enseignée à ses générations depuis plus d’un demi-siècle laquelle met en relief les valeurs de l’humanité ».

    Dans une récente déclaration, des historiens algériens ont également souligné l’importance de la restitution des archives de l’Algérie pour l’écriture de l’histoire et la sauvegarde de la mémoire collective du peuple algérien. Qualifiant cet épisode de « grave préjudice » et de « crime contre l’humanité », le spécialiste insiste sur l’obligation de « reconnaissance » par l’ex-empire colonial des atrocités commises dans ses anciennes colonies, dont l’Algérie.

    Ceux-ci déplorent le fait d’exposer ainsi des crânes humains comme s’il s’agissait de « trophées de guerre », renseignant sur des « traditions coloniales » et un esprit esclavagiste visant à montrer que les colonisés sont des personnes « différentes », de même qu’à afficher une certaine « supériorité » du colonisateur.

    Jusqu’ici, les divers appels lancés depuis Alger restent sans grand échos à Paris.