Catégorie : Afrique central

  • Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    La Banque africaine de Développement (BAD) a publié la semaine dernière à Abidjan, des chiffres sur les PIB des pays africains.

    En se basant sur ces chiffres, le Nigéria est enregistré comme le pays le plus riche de l’Afrique sur l’année 2017. La chute des prix du baril du pétrole n’aura pas beaucoup affecté le grand pétrolier du continent.  Plutôt porté par une production en hausse et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria, représentant plus de 72% de l’ensemble des économies de la zone ouest-africaine, devrait atteindre 581 milliards $ cette année alors qu’elle n’était que 519 milliards $, en 2016.

    Longtemps resté leader de l’économie africaine, l’Afrique du Sud qui est sorti de récession au second trimestre occupe désormais le second rang. La richesse créée au cours de cette année civile par les Sud-Africains pourrait passer la barre des 276 milliards $. Grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner 264 milliards $, l’Égypte dont l’économie est encore convalescente est troisième de ce classement.

    L’Algérie qui pourrait totaliser 170 milliards $ est désormais 4e de ce classement, suivi par l’économie soudanaise qui boucle le Top 5 avec 124 milliards $, surclassant ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, n’a droit qu’à la sixième place.

    Porté par une croissance de 4% au moins, le PIB du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres communiqués par la BAD.

    En un an, l’économie angolaise a connu une légère hausse. De 96 milliards $, le deuxième producteur africain de pétrole pèse désormais104 milliards $. L’Angola restera ainsi le septième pays le plus riche en Afrique en 2017.

    L’Éthiopie, qui a enregistré ces dernières années les meilleures performances en terme de croissances sur le continent, devrait garder sa 8e place avec 93 milliards $ contre 84 milliards l’année dernière, comme prévu par les institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son PIB devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale, devant des pays comme Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).

    Le Top 10 est bouclé le Kenya (77 milliards $) 9e, puis la Tanzanie (52 milliards) 10e.

    En clair, on peut en déduire que l’Afrique de l’Est est la région la plus dynamique et bien représentée dans ce classement. 4 pays de cette zone sont dans ce Top 10 (Soudan, Éthiopie, Kenya, Tanzanie). L’Afrique septentrionale est représentée par 3 pays (Égypte, Algérie, Maroc). Quant à la zone ouest-africaine, seul le Nigéria, par une croissance impressionnante, est dans ce classement.

    Rappelons que ce classement fait à base des chiffres communiqués par la BAD (et publié par l’Agence Ecofin) ne prend en compte que la richesse globale créée par l’économie des pays concernés.

     

  • Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    France Fotball a renduit public sa liste des 30 nominés pour son prochain trophée. Pierre-Emerick Aubameyang et Sadio Mané sont les deux joueurs africains à faire partie de la liste des 30 nommés pour le Ballon d’Or.

    Le magazine France Football a dévoilé lundi la liste complète des 30 nominés pour le Ballon d’Or 2017. Tout comme l’année dernière, l’Afrique compte deux représentants dans la liste des trente joueurs nommés pour le Ballon d’Or France Football : l’international gabonais Pierre-Emerick Aubameyang et le sénégalais Sadio Mané. Le premier, attaquant du Borussia Dortmund ballon d’or africain en titre est déjà présent dans ce classement l’année dernière, alors que l’attaquant de Liverpool vient de faire son entrée. Devenu la saison dernière meilleur buteur de Bundesliga avec 31 buts et devant Lewandowski, le Gabonais compte déjà 8 réalisations, soit une de plus que son rival polonais, alors que Sadio Mané n’a pas manqué de s’imposer très vite dans le jeu à Liverpool.

    A l’évidence le favori de ce trophée (une cinquième) est le portugais Cristiano Ronaldo, champion d’Espagne et vainqueur de la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive avec le Real Madrid. Beaucoup d’Africains rêvent néanmoins de voir un africain dans le top 10 mondial, lui qui s’était retrouvé à la 11eme place de l’édition 2016.

    Eternel George Weah

    Tout porte à croire que le continent africain est en manque de héros pour succéder à libérien George Weah, ballon d’or mondial en 1995. Cette année-là, l’avant-centre du club italien l’AC Milan avait été élu Ballon d’or africain en janvier (la seconde fois après 1989), joueur africain de l’année par la CAF, meilleur joueur d’Europe et joueur Fifa de l’année. Plus de 22 ans après son sacre, seuls le camerounais Samuel Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba ont été proches de lui. 3e meilleur footballeur de l’année FIFA en 2005 pour le premier et 4e au Ballon d’or 2007 pour le second.

    Si, sur le continent la génération Eto’o-Drogba-Adébayor est désormais balayé par le temps, les espoirs ne sont pas totalement éteints. De jeunes professionnels de football émergent. L’Afrique peut toujours rêver du successeur de George Weah.

  • WeCashUp, le Paypal à l’africaine

    WeCashUp, le Paypal à l’africaine

    Lancé il y a à peine un an, WeCashUp se veut une solution pour pallier le faible taux de bancarisation en Afrique, en se basant sur mobile money pour régler les problèmes de transactions en ligne.

    Les systèmes de ventes et de paiements soutenus par les institutions bancaires classiques dans les pays occidentaux tardent à faire des émules sur un continent africain au contexte socio-économique particulier. Le challenge de l’inclusion financière reste un défi immense. Au même moment, l’Afrique c’est plus d’un milliard d’habitants  aujourd’hui, dont plus de huit cent millions sont non bancarisés ou non ni de carte ni de compte bancaire. Parallèlement, la pénétration de la téléphonie est galopante et d’ici 2020, le taux de pénétration d’Internet atteindra les 52% selon certaines prévisions. Dans ce contexte, le « mobile money » semble bien s’adapter à l’Afrique.

    C’est du moins ce dont est convaincue « Infinity Space », une startup née à Douala au Cameroun, développée à Nairobi au Kenya et qui est aujourd’hui basée à Marseille en France. Officiellement créée le 24 mars 2015, elle a vu le jour suite à la présentation du prototype de sa solution au Google I/O Pitch Night en 2014 à la Silicon Valley qui lui avait valu le titre de meilleure startup innovante au monde. L’un des services phares de cette start-up, l’API WeCashUp qui permet aux sites marchands du monde d’accepter les paiements via Mobile money provenant de nombreux pays africains. Cette solution permet également aux internautes africains d’acheter en ligne avec des moyens de paiement qui leur sont propre. L’autre atout de WeCashUp réside dans le fait qu’il est une excellente opportunité pour les nombreux commerçants africains qui jusque-là, faute de possibilité d’encaisser par carte bancaire, n’arrivaient pas à toucher une clientèle internationale.

    En effet, l’histoire commence de façon tout à fait anodine quelques années plus tôt, lorsque Cédric, jeune ingénieur diplômé de POLYTECH’ Marseille et de la Stanford University, alors en déplacement professionnel au Kenya, découvre pour la première fois le paiement mobile via M-Pesa. Convaincu de la pertinence d’une telle solution pour le marché africain, il partage avec Annicelle Kungne, son désir de se lancer sur ce marché. C’est alors qu’ils entament une étude approfondie du potentiel du paiement mobile. Le projet initial sera repensé, modifié et adapté afin de mieux correspondre aux réalités du marché.

    La start-up espérait avoir 100 marchands à la première année

    WeCashUp se positionne donc davantage comme un facilitateur pour les sites marchands et les entreprises du numérique. Il est à noter que la Start-Up Infinity Space travaille déjà avec 14 pays sur le continent africain et travaille davantage pour une plus grande expansion sur tout le reste du continent. Selon le concepteur, la start-up espérait avoir 100 marchands à la première année. Mais aujourd’hui, elle est à plus de 4 000 avec entre 150 et 200 nouveaux marchands tous les mois.

    Infinity space semble avoir de beaux jours devant elle, puisque la startup camerounaise classée dans le TOP 30 des meilleures startups d’Europe à Frankfort (Allemagne) en 2016, a déjà raflé de nombreux prix internationaux.

    WeCashUp a également retenu l’attention de grands noms comme Facebook et Uber  auxquels elle permettra de se déployer massivement sur le continent, et de s’attirer ainsi toujours plus de revenus.

  • CHAN 2018: qui pour une meilleure organisation?

    CHAN 2018: qui pour une meilleure organisation?

    Suite au retrait de l’organisation du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN) 2018 au Kenya par la Confédération africaine de football (CAF), l’instance africaine de football, à travers un communiqué du 1 octobre, a annoncé les 3 nouvelles candidatures reçues : il s’agit du Maroc, de l’Ethiopie et de la Guinée Equatoriale.

    Officiel : le Kenya n’accueillera pas le CHAN 2018. « À une écrasante majorité, il a été décidé du retrait de la compétition au Kenya au regard des retards accumulés et de différents rapports des missions d’inspection conduites dans le pays », stipule le communiqué sorti après la réunion du 23 septembre à Accra du Comité exécutif de la CAF. Le nouvel hôte de l’édition 2018 du CHAN sera connu la semaine prochaine. Le CHAN, l’équivalent de la CAN pour les joueurs locaux, devra débuter le 12 janvier prochain.

    Pronostics

    Samedi passé, le Maroc a officialisé sa candidature dans un communiqué.  Selon le royaume chérifien, la décision d’accueillir cette compétition continentale s’inscrit dans la politique d’ouverture vers les pays africains, politique guidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, explique-t-on dans un communiqué. De ce fait, ce positionnement du Maroc répond à une logique bien précise, orientée par les ambitions politico-diplomatiques du Roi. Ce qui s’explique par le fait que le pays soit sur divers front au même moment. On sait depuis quelques temps que le royaume peut être sollicité pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 qui risque (toujours) d’être retirée au Cameroun pour des raisons d’infrastructures. Par ailleurs, l’Union africaine (UA) a sollicité le Maroc pour l’édition des Jeux africains de 2019.

    En 2015, le pays s’était activé pour accueillir la CAN avant de finalement désister après moult disputes avec la CAF. Cause, le ministère marocain de la santé craignait l’épidémie  Ebola qui sévissait encore en Afrique sub-saharienne.

    De fait, si le Maroc, déjà candidat pour l’organisation d’une deuxième coupe du monde en Afrique en 2026, est sans doute, du point de vue logistique, prêt, la Guinée équatoriale ne sera pas à son coup d’essai en organisation d’événement continental de football. Le pays disposant de 4 stades nouvellement rénovés (Boto, Malabo, Mongomo, Ebibiyin) a déjà organisé la CAN en 2015, alors même qu’elle a co-organisé l’édition de 2012 avec le Gabon, sachant que le CHAN ne demande pas plus de 4 stades. Malabo peut compter sur une chose : une grande expérience en organisation à la hâte.

    L’Ethiopie de son côté n’est pas du reste en matière d’organisation de compétition africaine de football. Néanmoins, il faut préciser que sa dernière organisation d’un tel évènement remonte à 1976 où elle accueillait déjà la compétition pour la troisième fois. Pour certains observateurs, ce pays est le moins lourd dans la balance des pronostics.

    Pour rappel, l’idée du CHAN est née en septembre 2007 à Johannesburg en Afrique du Sud et répond à l’objectif de créer une belle vitrine pour les footballeurs des championnats africains. Le CHAN veut également donner aux joueurs locaux une chance de s’exprimer au niveau international.

  • Tchad: Afreximbank débloque 500 millions USD

    Tchad: Afreximbank débloque 500 millions USD

    Dans le cadre de renforcer ses projets de développement nationaux le Tchad bénéficiera de la part de l’African Export-Import Bank (Afreximbank) d’un appui financier estimé à 500 millions de dollars.

    Le Tchad, au moment où le pays traverse de difficultés financières compte tenu de la chute du prix du baril, va recevoir de la part de l’African Export-Import Bank (Afreximbank), un soutien financier. Cette aide financière de 500 millions de dollars devrait être collectée par l’institution bancaire auprès de différentes sources. Cet appui financier au Tchad fait suite à la récente adhésion du pays à l’Afreximbank, ont indiqué les responsables de la banque. Avec cet appui financier, le Tchad compte relancer ses différents projets de développement. Concrètement, les fonds seront investis par le gouvernement dans plusieurs secteurs.

    Financer les secteurs de développement

    Pour répondre aux exigences du Plan de développement national, les autorités tchadiennes envisagent développer les secteurs du tourisme et de la logistique. Les secteurs de l’agroalimentaire, de l’énergie et de l’industrie devront également bénéficier de cet investissement. Reçu en audience fin septembre à N’djamena par le président Idriss Deby, Dr Benedict Oramah, président de l’Afreximbank, a expliqué qu’un programme sera mis en œuvre pour soutenir la croissance économique au Tchad. Ce programme va surtout permettre au pays de ne pas trop subir les « impacts négatifs des récents chocs économiques ». Afreximbank envisage également soutenir les banques locales, ceci pour « renforcer la finance commerciale ».

    Depuis plus de vingt ans, l’African Export-Import Bank soutient l’activité économique des pays du continent. Basée au Caire, l’institution bancaire s’est aussi donnée pour mission de promouvoir les échanges financiers entre les Etats africains.