Catégorie : Côte d’ivoire

  • Cote d’Ivoire: Narcisse Aman, plus de 30 hectares de banane plantain!

    Cote d’Ivoire: Narcisse Aman, plus de 30 hectares de banane plantain!

    Après des années études universitaires et une courte vie professionnelle, il a préféré se lancer dans ses propres activités. Narcisse Aman est un entrepreneur agricole ivoirien. Depuis bientôt trois ans, il est pépiniériste de banane plantain dans son pays dans la sous-préfecture d’Arrah. Diplômé de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Narcisse Aman est ingénieur des techniques agricoles. La trentaine, cet ancien employé d’une société agro-industrielle construit désormais sa propre histoire de réussite.

    Le début de son initiative privée, Narcisse Aman le doit d’abord à sa volonté d’entreprendre. Mais l’entrepreneur a aussi compté sur le programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAO/WAAPP) lancé en Côte d’Ivoire. Il a bénéficié d’une formation sur la « Technique de Plant Issus de Fragments de Tige (PIF) ». « Après la formation, j’ai commencé avec 3 germoirs pour une production de 25 000 plants. La première année a été difficile vu que je n’avais pas d’importantes ressources financières », explique-t-il.

    Depuis, Narcisse Aman contribue à la mise en place « dispositif formel de production et distribution de matériel végétal de banane plantain ». C’est surtout un pépiniériste qui arrive à écouler ses produits grâce à des soutiens. Ses plans de banane plantain sont commercialisés grâce au contrat de partenariat entre le réseau des pépiniéristes de banane plantain et le Conseil du Café-Cacao. En trois ans, l’Ivoirien a même créé son entreprise dénommée « CANAAN Agriculture » qui emploie près de vingt personnes.

    CANAAN Agriculture produit de plants de bananes plantain sur une trentaine d’hectares. L’entreprise œuvre également dans la création et la gestion des plantations. Narcisse Aman ajoute que CANAAN Agriculture forme aussi aux métiers agricoles grâce à une collaboration avec une école régionale.

  • Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    La faculté de droit et les rêves d’une brillante carrière de juriste n’ont pas eu raison de la passion de Masha Akre pour le maquillage. Cette Ivoirienne a fini par se lancer dans le domaine de la beauté et de la cosmétique. À 28 ans, l’entrepreneure se définit comme une « businesswoman » et considère que la passion compte avant tout. Il faut d’abord aimer ce qu’on veut faire et travailler ensuite, explique-t-elle. « Adolescente, je lisais beaucoup de magazine mode beauté et j’ai tout de suite été attirée par ce milieu. Je me documentais beaucoup sur la question », explique-t-elle.

    Il y a six ans lorsqu’elle lance Glamourissime, un bar à maquillage dans la capitale ivoirienne, elle reçoit les encouragements d’une clientèle qui apprécie son initiative. « J’étais tellement sollicitée que je n’arrivais plus à jongler entre mon boulot et ma passion. Je ne m’y attendais pas forcément et j’ai dû faire un choix », se rappelle-t-elle. Pourtant quand elle se lançait elle n’avait aucune référence semblable à la vision qu’elle avait du maquillage. « Ç’a été pour moi un défi personnel et ça l’est toujours d’ailleurs de faire en sorte que ce métier soit valorisé et reconnu », confie-t-elle.

    Make-up artist

    « J’ai toujours voulu avoir mon propre business à part mon boulot, je me suis dit que j’allais créer mon concept de maquilleuse professionnelle sur rendez-vous ». Masha Akre mise sur ses acquis et se fixe un objectif à atteindre. Innover et offrir de meilleurs services à ses clients. L’entrepreneure crée alors en 2016 Afrodict, une plateforme censée « révolutionner le milieu de la beauté en Côte d’Ivoire ». Cette plateforme de réservation de prestations de beauté en ligne (maquillage, coiffure, onglerie, soins…) regroupe les meilleurs professionnels dans leur domaine d’activités aux meilleurs tarifs. Afrodict permet à des clientes de faire des réservations.

    Après son lancement, la plateforme reçoit ensuite un soutien de taille. Afrodict remporte l’édition 2016 du concours Most Innovation Sunustartup (MISS) et intègre French Tech Abidjan, un incubateur ivoirien. La qualité des prestations dont bénéficient les clientes les pousse souvent à recommander la plateforme à d’autres. À ce jour, Afrodict compte plus de 100 professionnels de beauté. Plus de 1500 clientes utilisent également la plateforme. Presque un an après le début de ses activités, la startup est en réussite. « Les clients ont des professionnels à proximité pour un service rapide. Les beauty-artist peuvent se déplacer et vous servir jusqu’à 21 heures. La cliente peut noter le professionnel de beauté après sa prestation. Nous faisons des promotions régulièrement », justifie Masha Akre.

    Consultante

    Fin 2017, Afrodict manque de peu de remporter le concours Land of African Business & African Rethink Awards dans la catégorie « meilleure start-up féminine ». La startup ivoirienne termine deuxième mais suscite admiration. Il faut rappeler qu’Afrodict a déjà été finaliste du concours Y’ellow Start-up de MTN et du « Prix BJKD » en Côte d’Ivoire. Désormais, Masha Akre envisage améliorer sa plateforme pour la rendre plus ergonomique.

    Elle prévoit lancer une nouvelle version qui va faciliter les réservations pour la clientèle. Une application mobile d’Afrodict devrait également être conçue. Avec son statut d’entrepreneure, cette make-up artist est également devenu une consultante pour des marques de cosmétiques. Masha Akre offre ses services à des marques comme Niwel ou Guerlain. Elle a également piloté des projets pour d’autres marques.

  • WeFly Agri: des drones pour surveiller les plantations en Côte d’Ivoire

    WeFly Agri: des drones pour surveiller les plantations en Côte d’Ivoire

    Le problème que visent à solutionner les initiateurs de WeFly Agri est récurrent auprès des propriétaires de grandes plantations agricoles : sécuriser les grandes plantations agricoles.

    Lancée en janvier de l’année dernière, la startup utilise des drones pour cartographier et surveiller les terres, et offre aux utilisateurs l’accès à un logiciel propriétaire qui surveille toutes les activités de la plantation.

    L’initiative est inspirée par l’expérience d’un des cofondateurs et CEO, Joseph Olivier. Selon ce dernier, il aurait visité en 2015, de retour de France, une des plantations de son père, situées à Bouaflé, à environ 300 kilomètres et 3h de route de la ville d’Abidjan, la capitale ivoirienne.

    Malheureusement, ce qui était censé être un voyage familial enrichissant s’est transformé en constat d’un gouffre financier en devenir. En effet, durant les derniers 12 mois, son père n’ayant pas assez de temps, et étant très souvent en voyage, a transféré des fonds pour l’entretien de sa plantation, mais a amèrement constaté que toutes ces dépenses n’avaient pas été utilisées à bon escient. « Les mauvaises herbes avaient poussé, la plantation était insalubre, et même les plants étaient attaqués par manque d’entretien phytosanitaire. »

    Mais comme son père, beaucoup de propriétaires terriens en Afrique sub-saharienne rencontrent le même problème.

    Surveiller à distance

    La première mission qu’a eue l’équipe de cette startup a été de coupler la puissance et la versatilité des drones, avec un logiciel informatique qui permettrait à tout propriétaire terrien, particulier ou industriel d’avoir le contrôle des activités de son exploitation au bout des doigts. Et ce, quelle que soit sa localisation. Jusqu’aujourd’hui, la startup peut se féliciter de la réussite de cette mission. « L’écart principal et le plus important que nous avons repéré était celui de l’information. Les agriculteurs et les propriétaires de plantations n’ont presque aucune information sur ce qui se passe dans leurs plantations, car la plupart d’entre eux vivent dans les villes », a renchéri Biley.

    Malgré ce qu’il convient d’appeler désormais succès de WeFly Agri, la startup a connu un début de vie mouvementée, devant affiner ses algorithmes et subir une série de pannes de serveurs. Toutefois, le plus grand défi réside ailleurs.  « La principale difficulté que nous avons rencontrée était le scepticisme. Les gens nous considéraient comme des rêveurs, et notre idée a trop avancé pour se matérialiser en Côte d’Ivoire » a déclaré le CEO avant d’ajouter, « grâce à la qualité de notre produit et à la valeur ajoutée perçue par nos clients, il nous a été très facile de décrocher notre premier contrat ».

    Désormais, WeFly Agri a signé un accord avec Tropical Rubber Côte d’Ivoire, la troisième plus grande entreprise de caoutchouc du pays, ainsi qu’avec la société de gestion de plantations Gabea. Il est également en discussion avancé afin de cartographier et de surveiller 250 000 hectares pour un autre client.

    Le démarrage autofinancé est axé pour l’instant sur l’expansion en Côte d’Ivoire, mais est également en discussion avancée avec des clients potentiels et des partenaires stratégiques au Togo, au Sénégal, au Mali et au Nigeria.

  • Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

    Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

     

    En Côte d’Ivoire, Taxi Jet a été accueilli comme un moyen fiable de transport urbain. Contrairement aux taxis habituels de la capitale, Taxi Jet se révèle être une alternative satisfaisante pour de nombreuses personnes.

    Taxi Jet est en effet une application conçue par deux jeunes ivoiriens. Il s’agit de Amos Ouattara qui préside la startup et est également investisseur professionnel à Londres. Parfait Ouattara, co-fondateur, est lui CEO. Les deux entrepreneurs ont étudié à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris. L’application permet aux Abidjanais de réserver leur taxi à partir de leur téléphone. Et cela, tous les jours de la semaine, 24h/24. En plus de l’application mobile, les deux entrepreneurs ont mis à la disposition de leurs clients un site internet (taxijet.com) et un centre d’appel pour réponse à des préoccupations.

    Malgré leurs études en France et la possibilité d’avoir une brillante carrière professionnelle en Europe, les deux entrepreneurs ont préféré revenir dans leur pays natal pour créer leur startup. « Nous voulions travailler dans les nouvelles technologies et cela n’aurait pas eu de sens de le faire en France. Le marché de l’innovation est saturé et il faut être extrêmement pointu pour espérer percer. Il faut avoir l’idée que personne n’aura, alors qu’ici il y a tout à faire. Étant originaires d’Abidjan, nous savions qu’en termes de transports il existe un vide que nous pourrions combler », avaient-ils expliqué après le lancement de Taxi Jet.

    Contrôler 10% du trafic des taxis

    En juin 2015, lorsqu’ils lançaient leur application de commande de véhicule, ils savaient qu’il fallait faire face à la concurrence des 10000 autres taxis disponibles dans la capitale. Les deux entrepreneurs n’ont pas désisté. Trois ans après, Taxi Jet compte une centaine de clients. Ces derniers peuvent payer jusqu’à 2000 FCFA selon la course effectuée par le chauffeur. Pour répondre aux attentes des Abidjanais, la startup emploie une centaine de chauffeurs.

    Des hommes et des femmes formés dans la conduite et qui disposent de leur permis.  Un partenariat entre la startup et un opérateur de sécurité a permis de mettre un dispositif de suivi sur chaque véhicule en cas de besoin d’intervention. Désormais l’objectif pour les entrepreneurs est de s’imposer dans le trafic des taxis. Ils veulent avoir à leur charge plus de 1000 voitures, créer le plus d’emploi et stimuler également une bonne partie de la jeunesse à se lancer dans des initiatives privées.

     

  • Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Il a quitté depuis ses dix ans sa terre natale. Mais reste pourtant attaché à sa patrie. S’il n’a toujours pas fait un retour en Côte d’Ivoire, Bambadjan Bamba reste au fait des nouvelles de son pays. Né en 1983 il s’est très vite envolé pour les États-Unis avec ses parents. Ces derniers demandent l’asile politique dans leur pays d’accueil et s’installent dans le South Bronx.

    Plus de vingt-cinq ans après, il a aujourd’hui son permis de résider et de travailler aux États-Unis. Mais Bambadjan Bamba a vécu une situation difficile en tant qu’immigré. Il a fait des études sans soutien financier et a tout donné pour suivre des cours de théâtre. Et il faut dire que cet Ivoirien continue de réaliser son rêve américain. Depuis dix ans, il est présent dans l’industrie hollywoodienne. Devenu acteur et cinéaste, Bambadjan Bamba s’est déjà fait remarquer dans des films comme Marvel. Bambadjan est également figurant dans des films et séries télévisées tels que Grey’s Anatomy, NCIS : LA ou encore Wyclef en Amérique.

    Réalisation

    Récent succès pour l’acteur, il a réussi à décrocher un rôle dans le film Black Panther où jouent également d’autres acteurs célèbres comme Lupita Nyongo’o et Danai Gurira. Bambadjan Bamba ne cache d’ailleurs pas sa joie lorsqu’il a été choisi après la distribution. « J’étais super super excité, je sautais partout dans la maison », a-t-il révélé au site Face2FaceAfrica. L’Ivoirien explique d’ailleurs avoir suivi des cours de Taekwondo et lu des BD pour réussir son casting. « C’était vraiment gratifiant de faire partie du film », a-t-il confié à Face2Faceafrica

    avec son expérience, Bambadjan Bamba fait partie des têtes africaines de Hollywood. Membre du conseil d’administration de l’Association des artistes africains de Hollywood, l’acteur ivoirien contribue à faire émerger d’autres talents africains dans l’industrie cinématographique américaine. À son actif, un court-métrage dont il est fier. Dénommé « papa », le film écrit et réalisé par Bambadjan Bamba relate l’histoire d’un adolescent africain qui essaie de s’adapter à la vie en Amérique sous la conduite de son père rigoureux. L’acteur envisage désormais réaliser un long-métrage grâce à ses propres fonds.

    Stand with Bamba

    Contre la décision de Donald Trump de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) qui permet aux jeunes arrivés illégalement aux États-Unis de bénéficier d’une protection, Bambadjan Bamba proteste. L’Ivoirien a lancé une campagne sous le hashtag #StandWithBamba pour mettre fin à la décision du président américain. En collaboration avec Define American, l’acteur de 35 ans bénéficie aussi du soutien d’autres figures de Hollywood. En parallèle, une pétition a été aussi lancée. Elle a déjà recueilli plus de 2000 signatures. Sa campagne connait une réussite. À tel point qu’il a été reçu sur des chaînes de télévision comme CNN où il a déclaré être prêt à se battre pour l’abrogation par le Congrès de la décision du président Trump de mettre fin au programme des « Dreamers ».

    « S’ils n’abrogent pas ou qu’ils ne trouvent pas de solution, je n’ai pas d’autre choix que de continuer à me battre. Je suis ici pour rester et je vais continuer à faire ce que je fais. Continuer d’utiliser ma voix pour trouver une solution », a affirmé Bambadjan Bamba dans son interview accordée à Face2FaceAfrica. L’acteur ivoirien a d’autres projets en cours dans son pays d’accueil. S’il y a fondé aussi une famille, il ne perd pas de vu son objectif ultime : revenir en Côte d’Ivoire et aider à construire une industrie cinématographique à Abidjan. Bambadjan Bamba envisage également créer une école de cinéma sur le continent.

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  • Côte d’Ivoire: la technologie mobile sera déployée pour les vaccinations

    Côte d’Ivoire: la technologie mobile sera déployée pour les vaccinations

    La société française de télécommunications Orange a annoncé, à l’issue de l’édition 2018 du World Economic Forum (WEF), que sa technologie mobile serait utilisée dans les processus de vaccination en Côte d’Ivoire.

    Orange et Gavi (l’Alliance Globale pour les Vaccins et l’Immunisation) concluront un partenariat avec le Ministère de la Santé de la Côte d’Ivoire pour augmenter les taux de vaccination dans les régions et les districts ayant la couverture vaccinale la plus faible. A cet effet, la technologie mobile sera utilisée pour informer les parents ivoiriens sur l’importance de la vaccination, en envoyant des messages textes et vocaux dans les langues locales.

    La société de télécommunication Orange affirme que les messages ciblés, grâce à son investissement conjoint de 5,47 millions $ US sur cinq ans, permettront aux parents de ne pas manquer les séances de vaccination en leur rappelant l’horaire et les dates de leurs enfants.

    Bruno Mettling, directeur général adjoint du Groupe Orange, responsable des opérations en Afrique et au Moyen-Orient a déclaré que cet investissement représente une contribution concrète au programme de vaccination à grande échelle de la Côte d’Ivoire.

    « Orange est convaincue de la puissance des outils numériques pour accompagner les populations les plus isolées en Afrique, aussi bien dans le secteur de la santé que dans d’autres domaines tels que l’éducation et les services financiers », a affirmé celui-ci.

    Fonctionnement

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    En plus d’envoyer des messages vocaux et textuels, Orange fournira aux agents de santé une application mobile du nom de M-Vaccin. L’application leur permettra de saisir avec précision les données des communautés et des populations avec lesquelles ils sont en contact. Avec cela, ils peuvent créer un calendrier de vaccination personnalisé pour chaque famille, ce qui améliorera la surveillance et réduira le nombre d’enfants qui ne reçoivent pas de vaccins.

    Le partenariat durera cinq ans et sera mis en œuvre dans les 29 districts de la Côte d’Ivoire où, soit la couverture vaccinale est inférieure à la moyenne nationale, soit les taux d’abandon sont supérieurs à 10 %.

    Selon une étude réalisée en 2015 par le Programme élargi de vaccination (PEV), le programme « M-Vaccin » devrait toucher plus de 800 000 enfants. Il pourrait également être étendu à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest après une évaluation d’impact.

    Orange et Gavi vont investir conjointement 5,47 millions de dollars américains dans le projet « M-Vaccin ». La moitié de ce financement proviendra du Fonds de contrepartie de Gavi, un mécanisme financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, conçu pour encourager les investissements du secteur privé dans la vaccination.

    Depuis 2001, Gavi a soutenu la Côte d’Ivoire dans l’introduction de 11 vaccins et fournit des fonds pour soutenir les services de santé afin d’améliorer la couverture vaccinale.

     

  • La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

    La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

    Sociam, le groupe ivoiro-libanais spécialisé dans la fabrication et la distribution des produits électroménagers a annoncé, avec son partenaire Samsung, la commercialisation de son smartphone Nasco. Une gamme de téléphones Android sous sa propre marque.

    En Côte d’Ivoire, Sociam accélère son implantation et l’entreprise est ambitieuse dans la conquête du marché africain. Jusqu’ici essentiellement consacrée à la fabrication et la distribution des produits électroménagers, dont des réfrigérateurs, des machines à laver, des climatiseurs, téléviseurs et autres, l’entreprise veut explorer une autre option en pleine croissance sur le continent : la téléphonie. En effet, le représentant exclusif du géant sud-coréen Samsung Electronics en Côte d’Ivoire a annoncé le lancement de la marque de Smartphones baptisée : « Nasco ».

    Selon les informations, plus de 30 000 exemplaires de ce smartphone viennent d’être mis sur le marché ivoirien par Sociam. Ces téléphones intelligents ont été fabriqués dans les usines du partenaire sud-coréen Samsung, avec les mêmes innovations technologiques Android et caractéristiques que le S8 de Galaxy.

    Pour le moment, les propriétaires, les frères Ali Pixie et Nasser Séklaoui veulent écouler toute la marchandise mise sur le marché avant cette fin d’année.  Pour atteindre l’objectif, ils misent sur leur réseau direct de 200 points de vente à Abidjan. Selon Nasser Séklaoui, le PDG du groupe, le projet était préparé minutieusement depuis des années. Toutefois, cette nouvelle aventure dans le domaine du mobile ne détournera pas le groupe de son activité première.

    Conquête

    Actuellement, le groupe fait une opération marketing pour cibler d’autres marchés d’écoulement. Sur ce, il devrait s’installer dans quatre nouveaux pays d’Afrique de l’Ouest en 2018, dont le Sénégal et le Nigéria, où les rivalités sur le secteur de la téléphonie mobile sont rudes, avec des grandes marques étrangères comme Infinix ou Tecno. Pour ce faire, Sociam veut croire en la différence avec la qualité et les prix raisonnables de ses appareils.

    Cette société qui emploie 2500 personnes en Afrique dont environ 1600 en Côte d’Ivoire ambitionne d’ouvrir plusieurs grandes surfaces Nasco (2 000 m²) dans le pays, où il présentera exclusivement les produits de sa marque. Sociam veut également poursuivre l’extension de son réseau au niveau national pour le porter à 300 showrooms, comme celui qu’il a ouvert fin 2016 au sein du centre Abidjan Mall, dans le quartier Riviéra-Bonoumin, à Cocody.

    Le groupe souhaite croitre le nombre de ses magasins à l’étranger, notamment son premier marché extérieur, le Ghana. Enfin, il est aussi prévu d’ouvrir une usine de fabrication de téléviseurs, de climatiseurs et téléphones Nasco à Abidjan si l’amélioration du cadre fiscal et douanier le lui permet dans cinq ans.

    Il faut noter c’est en 1984 que le groupe Sociam a été créé. Il s’est forgé au fil du temps un piédestal et se revendique aujourd’hui 65% de parts de marchés dans l’électroménager sur tout le continent, encore loin devant Whirlpool et Panasonic, seul le Sud-Coréen LG lui résistant encore. Actuellement, le groupe est présent en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Liberia, au Bénin, au Gabon, au Cameroun et en RD Congo.

  • La Cote d’Ivoire lance son plus grand barrage hydroélectrique à Soubré

    La Cote d’Ivoire lance son plus grand barrage hydroélectrique à Soubré

    Début novembre, la Côte d’Ivoire a inauguré le barrage hydroélectrique de Soubré censé augmenter de 10% la capacité énergétique du pays.

    Le nouveau barrage de Soubré est désormais le plus important du pays. Le coût des travaux est estimé à plus de 300 milliards de francs CFA. Les travaux de construction ont duré près de quatre ans. Ils s’inscrivent dans le cadre d’un projet énergétique financé à plus de 80% par la Chine à travers l’Exim Bank. Construite sur le fleuve Sassandra, l’infrastructure hydroélectrique va contribuer au renforcement énergétique de la Côte d’Ivoire. Le pays envisage doubler sa capacité énergétique en 2020, soit 2000 mégawatts.

    En février 2013, le chef de l’Etat ivoirien évoquait l’importance pour le pays d’avoir une importance énergétique. Il nous faut suffisamment d’énergie pour illuminer nos foyers, nos villes et villages, pour faire fonctionner nos industries, nos hôpitaux, nos écoles, nos universités », avait déclaré Alassane Ouattara. Le secteur énergétique de la Côte d’Ivoire est dépendant à 80% de la production de centrale thermique au gaz naturel. L’Etat mise donc sur de nouveaux projets énergétiques pour électrifier les villages de plus de 500 habitants.

    Indépendance énergétique

    Thierry Tanoh, ministre du pétrole de l’énergie et du développement, s’est félicité de la coopération sino-ivoirienne à l’origine de la réalisation de ce projet énergétique. La ville de Soubré qui abrite ce barrage hydroélectrique a par ailleurs vu « sa capacité en eau potable triplée », selon le ministre. Il a également indiqué que le barrage va permettre d’électrifier plus de dix villages. Des forages seront également construits.

    Pour renforcer son indépendance énergétique, la Côte d’Ivoire envisage construire d’autres barrages hydroélectriques. Ces dernières devront permettre au pays d’augmenter la part de l’hydraulique dans la fourniture d’électricité qui est estimé à ce jour à moins de 50%. Alassane Ouattara a déjà à cet effet lancé les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Gribo Popoli. Située à 7 km en aval de la ville de Soubré, la localité de Gribo Popoli devrait abriter en 2020, après plusieurs mois de travaux, un barrage d’une puissance de 112 mégawatts. Les travaux seront financés par la Chine à hauteur de 173 milliards de francs CFA. Deux autres chantiers devraient ensuite être lancés, confie-t-on au ministère du pétrole de l’énergie et du développement.

  • La Côte d’Ivoire injecte  900 millions  de $ dans ses infrastructures

    La Côte d’Ivoire injecte 900 millions de $ dans ses infrastructures

    En Côte d’Ivoire, les plaintes des passagers de la route sont presque les mêmes : le réseau routier est mauvais et ne cesse de se dégrader. Face la situation, le gouvernement veut s’attaquer au plus tôt au mal.

    Le premier ministre ivoirien vient d’annoncer un investissement de 475 milliards de francs CFA (près de 900 millions $) dans les infrastructures. Selon Amadou Gon Coulibaly, « l’ensemble de ces investissements contribuera à décongestionner le trafic à Abidjan, mais également son potentiel de développement économique. »


    Plus de 60 % du réseau routier a été dégradé suite à la décennie de crise sociopolitique survenue dans le pays.


    S’il y a quelques années en arrière la Côte d’Ivoire s’était engagée dans un vaste programme d’investissements dans les infrastructures rendant son réseau routier enviable, les choses ne sont plus exactement ça. Selon les autorités ivoiriennes, plus de 60 % du réseau routier a été dégradé suite à la décennie de crise sociopolitique survenue dans le pays. Mais selon Pierre Dimba, directeur général de l’Ageroute, l’Agence de gestion des routes, la dégradation de nombreuses voies à travers le pays est due à l’ancienneté des constructions.

    En effet, il n’y a pas qu’à Abidjan que l’on trouve des routes en piteux état. A Yamoussoukro, capitale politique et administrative du pays, la quasi-totalité des voies sont dégradées, comme dans la ville portuaire de San Pedro ou à Daloa dans le centre-ouest du pays.

    Ce nouvel important investissement servira entre autres, à la réhabilitation du pont Felix Houphouët Boigny, et à la construction de l’échangeur Akwaba.

    Pour précision, l’ensemble des chantiers couverts par ce financement s’inscrit dans la liste des projets prioritaires du Millennium Challenge Corporation (MCC) dont le pays est bénéficiaire.

    Négligence

    Le gouvernement ivoirien a été avare en financement des travaux liés aux infrastructures en général durant l’année 2006. Selon le rapport 2016 du Consortium pour les Infrastructures en Afrique (ICA) publié ce mois d’octobre, la première économie de l’UEMOA a injecté seulement 64,5 millions $ dans les infrastructures en 2016, soit moins de 0,5 % de son PIB. Selon le même rapport, des pays moins nantis ont investi doublement que le leader de l’économie de la CEDEAO. Le Togo a par exemple investi 297,5 millions $, 199,3 millions pour le Mali, 179,3 millions au Burkina Faso, ou encore le Sénégal qui chapeaute avec ses 575,4 millions.

    Pour une quasi-négligence de l’entretien et de la construction des nouvelles infrastructures et leur entretien, la conséquence a été claire.

    Pour rappel, l’annonce intervient au moment où la Côte d’Ivoire s’apprête à lancer la construction du métro d’Abidjan.

  • Coliba, une startup ivoirienne lutte contre les déchets plastique

    Coliba, une startup ivoirienne lutte contre les déchets plastique

    L’Afrique, surtout sub-saharienne est confrontée à des défis énormes de gestion de ses déchets, tant les politiques de gestion de ces déchets sont défaillantes et les populations restent souvent en marge de cette tâche. Coliba, une startup ivoirienne se propose de pallier ce problème en recyclant les déchets plastiques.

    En Côte d’Ivoire, l’entreprise COLIBA tente de revaloriser les déchets plastiques à l’aide d’un support web et mobile. A travers une plateforme numérique, les utilisateurs-clients ont accès à leur compte mobile et peuvent facilement programmer des collectes d’ordures. Ces ordures converties en points, deviennent alors des bonus. En complément, les usagers reçoivent des conseils sur l’environnement. L’entreprise effectue alors le tri des déchets et offre aux utilisateurs la possibilité d’en tirer profit (argent, matériels de tri d’ordures, kits scolaires). L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet ville durable initié par le gouvernement ivoirien.

    En effet, Coliba part d’un constat simple : « nous avons effectué un voyage en Afrique de l’Ouest dans 7 pays et ce pour un concours organisé par Ampion (Association allemande). Ce concours recommandait donc de présenter des projets dans le domaine du développement durable. Notre constat était simple, comment réduire les déchets plastiques qu’on voyait un peu partout avec une innovation technologique ? C’est de là qu’est venu le projet COLIBA. Après, on s’est bien rendu compte que ce défi était assez important dans la mesure où en Côte d’Ivoire, on produit 5 millions de tonnes de déchets/an » a déclaré le co-fondateur Yaya Koné.

    Vaste marché

    Le marché du recyclage des déchets plastiques en Côte d’Ivoire est estimé à plus de 120 milliards de FCFA soit plus de 180 millions d’euros, selon l’Agence nationale de la salubrité urbaine (ANASUR). L’entreprise prévoit de capturer 300 tonnes de déchets plastiques/mois. Soit 15% des déchets plastiques dans la ville d’Abidjan. L’objectif est d’implanter la solution partout dans le pays.

    Avec plus d’une tonne de déchets collectés chaque mois et environ mille clients, cette startup travaille exclusivement avec des femmes dans son centre de tri. Un choix justifié par le fait que ce sont des personnes vulnérables, plus exposées à la pauvreté et moins aux systèmes de production et financiers.

    Avec une capture de 300 tonnes de déchets par mois sur 10 communes de la ville d’Abidjan, les 3 ans à venir verront une marge de croissance de plus 20 % de l’activité.