Catégorie : Côte d’ivoire

  • Coliba : la startup ivoirienne révolutionne le ramassage des déchets plastiques

    Coliba : la startup ivoirienne révolutionne le ramassage des déchets plastiques

    Disponible sur mobile et le web, Coliba est une plateforme ivoirienne de pré collecte des déchets plastiques. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui produit en moyenne 200000 tonnes de déchets plastiques chaque année, la startup pilotée par YAYA KONE et GENESIS EHIMEGBE innove en offrant des points aux ménages et entreprises qui acceptent utiliser la plateforme pour se débarrasser de leurs déchets plastiques.

    Le principe est simple. Les entreprises et ménages disposant des déchets plastiques, se connectent à la plateforme Coliba pour se signaler. Des agents de la startup se déplacent, pèsent les déchets et offrent des points aux donneurs. Ces derniers peuvent utiliser ces points pour s’acheter des crédits de communication, des produits de beauté ou des produits alimentaires.

    L’histoire de Coliba a débuté dans un bus en 2015. YAYA KONE participait avec d’autres jeunes africains à un concours de l’association allemande Ampion qui consistait à sillonner l’Afrique de l’ouest en bus et proposer des solutions aux problèmes qu’ils découvriront durant leur séjour.
    « Il n’y avait qu’à regarder par la fenêtre, il y avait des déchets plastiques tout le long de la route du hackathon », se rappelle encore YAYA KONE. Lauréat de cette compétition, YAYA KONE participe également au Demo Africa au Nigéria.
    Le projet a convaincu la Banque africaine de développement (BAD) lors du le premier weekend de l’innovation organisé toujours en 2015. L’institution bancaire décide d’appuyer le projet et aide le promoteur à peaufiner son business plan.
    L’année suivante, Coliba est retenue pour Les journées Afrique Développement et Numérique à Paris. C’est là que YAYA KONE fit la rencontre GENESIS EHIMEGBE (Diplômé de Telecom Ecole De Management de l’Institut Mines Télécom en France) qui devint co-fondateur et directeur associé de la startup.
    L’entreprise ivoirienne prévoit s’étendre au Nigéria, au Sénégal et au Cameroun. Elle prévoit aussi de créer 1 300 emplois d’ici 2025.

  • Patricia Zoundi : l’Ivoirienne fondatrice de Quickcash, le transfert d’argent des paysans

    Patricia Zoundi : l’Ivoirienne fondatrice de Quickcash, le transfert d’argent des paysans

    Quand on est né d’un père manœuvre devenu cadre et diplomate, on a toutes les raisons de croire au travail bien fait et à l’abnégation. Juriste formée à l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso) Patricia Zoundi épouse Yao est la première femme à se lancer dans la Fintech en Côte d’Ivoire. En 2010, Elle crée Quickcash, une plateforme de transfert d’argent qui se passe de réseau internet pour effectuer ses opérations. Sa solution très pratique dans les zones rurales démocratise le transfert d’argent. De trois villages, son réseau s’est étendu aujourd’hui à 300 villages de la Côte d’Ivoire.

    Après la malheureuse expérience vécue dans la gestion d’une agence de transfert d’argent Wester Union, loin de se décourager, Patricia Zoundi crée sa plateforme qu’elle appelle Quickcash. Avec un ordinateur, un téléphone portable et une bonne dose de conviction, elle s’y lance mobilisant au passage ses premiers collaborateurs.

    « Je n’avais pas d’argent pour les payer mais je leur ai partagé ma vision et ils m’ont suivi. », se souvient-elle.  Quickcash  a pour vision de contribuer à l’émergence d’un monde rural prospère et actif en Afrique. En2014, Patricia Zoundi a obtenu le Prix National d’Excellence de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire dans la catégorie Entreprenariat Jeune.

    En 2016, elle participe, au Global Entrepreneurship Summit aux USA : « Je n’oublierai jamais ma rencontre à la Silicon Valley avec Barack Obama. »

    Aujourd’hui Patricia est devenue un serial entrepreneur. Elle est la fondatrice de deux autres entreprises ;   « Digital hub » qui intervient dans la fintech, et Cannan land axée sur  l’agriculture durable. Elle emploie 20 personnes et a créé 1500 emplois indirects. Malgré sa success-story édifiante, Patricia avait des difficultés à accéder aux crédits.

    Invitée 17 avril à partager son expérience lors du premier sommet Wefi qui se tenait à Abidjan, elle déclarait à France 24 avant de monter sur le podium que « l’heure n’est plus aux discours mais à l’action ».  A la fin de sa communication, Patricia fut rappelée par le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) Akinwumi Adesina qui lui a promis le soutient de son institution devant tout le public.

     

     

  • Mounou Désiré : le peintre ivoirien  redonne vie aux déchets électroniques

    Mounou Désiré : le peintre ivoirien  redonne vie aux déchets électroniques

    Mounou Désiré Koffi  a 25 ans et se positionne déjà comme la figure montante de l’art contemporain en Côte d’Ivoire. Ses œuvres réalisées en majorité à base d’objets de récupération  seront exposées le 09 juin 2019 à Paris.

    Mounou Désiré Koffi   est un artiste peintre qui impressionne aussi bien par l’originalité de ses œuvres que par les matières qu’il arrive à travailler. Le jeune homme redonne vie aux téléphones portables abandonnés. Pour lui, associer ces objets à la peinture s’inscrit dans une démarche écologique.

    « L’art du recyclage en particulier du téléphone est un art salvateur dans la mesure où nous sommes dans un monde de consommation. Dès qu’un téléphone est abîmé ou passé de mode, on le jette. J’ai donc été poussé par la cause écologique que j’ai choisi de lier à mon art pour être témoin de mon époque précise-t-il sur sa page Facebook avant d’ajouter qu’il rêve d’être un jour compter parmi les artistes qui ont mis leur art au service d’une cause humanitaire, celle de sauver sa planète ».

    La ville d’Abidjan avec ses 5.5 millions d’habitants crée chaque année, 1500 tonnes de déchets  informatiques. De la matière première, Mounou Désiré n’en manquera point.

    L’artiste peint généralement, la joie de vivre des enfants africains. C’est d’ailleurs ce qui l’a amené à créer  une collection intitulée « To Save a Child ».

    Sa passion pour la peinture, Mounou Désiré l’a découverte très tôt. A l’école primaire,  il remportait déjà des  prix  en participants à différents concours de dessin. Il s’inscrit au Lycée d’enseignement artistique ( LEA) d’Abidjan où il sort major de sa promotion. Mounou Désiré est diplômé de l’école des Beaux-Arts.

  • Babylab, le laboratoire qui invente la Côte d’Ivoire 2.0

    Babylab, le laboratoire qui invente la Côte d’Ivoire 2.0

    À Abidjan le BabyLab cofondé par Obin Guiako est une initiative qui réussit. Il s’agit d’un espace qui permet l’échange d’idées et le partage d’expériences entre différentes personnes, notamment des entrepreneurs. Depuis 2014, BabyLab accueille ainsi des personnes de divers horizons qui travaillent sur des projets à fortes composantes technologiques.

    La startup veut promouvoir la science et la technologie afin d’aider le vieux continent à vivre durablement sa transition numérique. Les activités de BabyLab concernent généralement des ateliers de recyclage de déchets informatiques. La startup fait des collectes de déchets informatiques avec lesquels de jeunes geeks fabriquent des ordinateurs dans des bidons de 20 litres.

    Partage et formation

    En parallèle, Obin Guiako fait savoir que la startup dispose d’un programme dénommé KidLab. Il vient en aide aux enfants. Ce programme leur permet de s’initier à l’informatique et à l’électronique. Les enfants âgés entre 8 et 15 ans apprennent aussi des notions sur la robotique.

    Obin Guiako considère que BabyLab contribue à bâtir en Côte d’Ivoire une économie numérique. Dans cette dynamique, l’entrepreneur ambitionne de développé le projet BabyLab dans le pays. D’autres villes devront donc abriter des espaces de travail et de partage d’expériences. Obin Guiako soutient que ces genres de projet ou de FabLab sont des moyens pour accélérer le processus de développement de l’Afrique.

    Selon l’entrepreneur, ces laboratoires doivent être vus comme des moyens de socialisation pour reconvertir chaque citoyen africain en un entrepreneur du changement. BabyLab et bien d’autres espaces de travail sur le continent sont à l’origine de l’émergence de certains projets à forte valeur ajoutée.

  • En Côte d’Ivoire, Kamtar veut pallier le manque de transporteurs de marchandises

    En Côte d’Ivoire, Kamtar veut pallier le manque de transporteurs de marchandises

    En Afrique, entre fournisseurs de logistique et de biens, il n’existe aucune solution pour rationaliser les transactions entre eux, selon les co-fondateurs de la start-up ivoirienne Kamtar, qui cherche à combler le vide.

    Arthur Thuet, cofondateur de Kamtar, en est convaincu. Le transport de marchandises est un secteur crucial, qui, s’il est bien fait, a un «impact super positif» sur les prix pour le consommateur final, ainsi que sur l’accès aux biens. Cependant, pense Arthur, dans de nombreux pays africains, les entreprises de logistique sont déstructurées, coûteuses et offrent une mauvaise qualité de service, dit-il.

    Combler le vide

    Kamtar a été lancé sur le marché en janvier dernier, offrant une plateforme de réservation de transport de marchandises en ligne destinée aux entreprises et aux particuliers.

    Les utilisateurs visitent le site Web, entrent dans les détails du travail de transport dont ils ont besoin pour remplir, et la plateforme correspond à un chauffeur de camion inscrit sur le site. Une offre de prix est générée, que l’utilisateur peut consulter et accepter de payer à la fin du travail. Un centre d’appel est également disponible pour ceux qui préfèrent ne pas réserver via Internet, ainsi que pour suivre les nouvelles réservations.

    De l’autre côté, le conducteur reçoit toutes les informations sur son application de conduite afin qu’il puisse effectuer le voyage le jour J.  Ensuite, à chaque étape du trajet, il utilise l’application pour informer le personnel de la startup et le client sur le processus de livraison. Le client peut également suivre le conducteur sur une carte, ce qui est très pratique dans un pays où les adresses physiques n’existent presque pas.

    La startup génère des revenus sur une base de commission, prenant une taxe comprise entre 15 et 30% à la fin du voyage. Le chauffeur prend le paiement pour un voyage, puis transmet les frais à Kamtar en utilisant l’argent mobile.

    Depuis son lancement, plus de 500 conducteurs se sont inscrits sur la plateforme, avec des dizaines de clients réguliers.

    Obstacle

    Le plus grand obstacle pour Kamtar a peut-être été l’analphabétisme et le manque de compétences techniques des conducteurs qui se sont inscrits sur la plateforme.

    Pour que Kamtar fonctionne de manière transparente, les conducteurs doivent utiliser un smartphone et mettre régulièrement à jour leurs activités via l’application.

    En tant que tel, une grande partie du travail de la startup tourne autour de la formation des conducteurs, et s’assurer que les travaux sont terminés en fonction des bons de commande, et avec des prix transparents.

    Kamtar veut se concentrer d’abord sur l’occupation du marché ivoirien. Cependant, à long terme, la société envisage d’entrer dans les marchés voisins, afin d’offrir des services de logistique transfrontaliers.

  • À 27 ans, il quitte une banque à Paris pour ouvrir une crêperie à Abidjan

    À 27 ans, il quitte une banque à Paris pour ouvrir une crêperie à Abidjan

    Quitter une vie sûre d’un travail bien rémunéré et choisir une autre faite d’incertitudes, de haut et de bas, c’est le parcours qu’a choisi l’Ivoirien Akadji Gbongbadje.

    Il y a déjà  8 mois que ce jeune a laissés derrière lui sa carrière de changé d’affaires dans une grande banque à Paris pour retrouver Abidjan, où vit sa famille. Dans la capitale ivoirienne, ville dont Akadji n’avait plus que de souvenirs d’enfance, celui-ci ouvre une crêperie avec l’aide d’un associé.

    Né à Rennes, Akadji a grandi en Bretagne. « J’avais déjà muri l’idée d’investir dans mon pays. On s’est dit, par la nourriture, on pouvait réunir les deux cultures : la culture bretonne et la culture ivoirienne », confie l’entrepreneur.

    Avant de se lancer, les associés ne négligent aucun détail. Du concept à l’offre en passant par le business plan, ils n’ont pas hésité à faire plusieurs voyagent pour l’étude de marché, tant il est évident que les crêpes ne font pas partie des habitudes alimentaires des Ivoiriens. Abidjan comptant déjà trois crêperies, Akadji et son associé ont choisi de s’installer à Abidjan Nord, et ils sont les seuls dans la zone. Mais l’objectif poursuivi par l’entrepreneur est d’être leader dans le domaine en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

    37 millions investis

    Pour réaliser ce projet, Akadji et son associé ont dû décaisser 37 millions de F CFA, en majorité empruntés.

    Aussi, avant de pouvoir ouvrir leurs crêperies, que de difficultés rencontrées. Au début, Akadji a dû faire face aux problèmes de fiscs. Ensuite, de la France en Côte d’Ivoire, les quotidiens ne se ressemblent pas. L’entrepreneur doit constamment garder son œil sur l’entreprise, faire la promotion de son restaurant, et tâcher de convaincre des potentiels partenaires. Une présence sur les plateaux dans les émissions télé, une communication sur les réseaux sociaux, des séances de dégustation, le quotidien de l’équipe n’est pas de tout repos. Mission, démocratiser la crêpe, jusque-là considérée comme une nourriture réservée aux étrangers et les riches.

    Le diplômé en marketing sait où il va et compte sur ses atouts pour atteindre ses objectifs. Il se rassure d’ailleurs en disant qu’à 27 ans, il a encore doit à l’erreur.

     

  • À 20 ans, l’Ivoirien O’Plerou crée des émoticônes africaines

    À 20 ans, l’Ivoirien O’Plerou crée des émoticônes africaines

    Le défi du jeune Ivoirien O’Plerou est bien clair : concevoir cette année 365 icônes pour les réseaux sociaux qui reflètent la diversité du continent africain, à raison d’une émoticône chaque jour.

    Si les Kim K West ont leurs kimojis, l’application snapchat les bitmojis, de même que les géants Google et Apple, l’Ivoirien Luc Denis Grebet, connus sous le nom d’O’Plerou a aussi pensé à l’Afrique.

    Étudiant graphiste, il a décidé de commencer son année 2018 avec un projet appelé Zouzoukwa, qui veut littéralement dire image en langue bété, l’une des 70 qui coexistent en Côte d’Ivoire. Son projet consiste à concevoir et publier une nouvelle émoticône pour chaque jour de l’année, pour un total de 365 représentant la diversité et la richesse des 54 pays d’Afrique.

    En effet, l’idée lui est venue en mars 2017, quand il a décidé de concevoir une série de masques qui représenteraient la vaste culture de son pays. « Mais je ne savais pas vraiment comment l’exécuter, alors j’ai abandonné l’idée », dit-il. Un jour de septembre dernier a été l’inspiration finale du jeune, alors qu’il discutait avec un ami grâce à une application de messagerie. Il a alors pensé à créer des émoticônes pour exprimer l’ethnicité, l’histoire, la gastronomie et la vie quotidienne. Finalement, il a décidé d’étendre le projet à l’ensemble de l’Afrique.

    Dans les publications faites jusqu’à présent sur son compte Instagram, les émoticônes publiées sont des représentations des différents groupes ethniques du continent et des objets du quotidien ou de la nourriture typique.

    Son idée l’a conduit à remporter les Adicom Awards dans la catégorie des jeunes innovateurs.

    Perspectives

    Les émoticônes créées par O’Plerou ne sont pas encore incluses dans les plateformes numériques telles que Whatsapp ou Facebook Messenger/ le concepteur, pour l’instant, n’a non plus reçu d’offres pour les intégrer.

    « La société qui les gère est le consortium Unicode et tout le monde peut proposer. Cependant il faut qu’ils répondent à certains critères qui sont principalement la popularité, une forte demande et une compréhension par “un grand nombre de personnes”. Honnêtement, je ne pense pas que les emojis spécifiques aux pays puissent être acceptés, mais il y a de l’espoir pour certains autres » confie-t-il.

    Mais pour celui-ci, l’objectif principal est en train d’être atteint : partager la culture africaine avec le monde entier. En plus de ça, celui-ci espère réaliser une application où ses créations seront utilisables. Il compte aussi vendre des vêtements et autres accessoires sur lesquels il y aura les zouzoukwa. Mais pas que. En parallèle, l’étudiant a créé un site web où il compte partager le processus créatif de chaque emoji et des recettes pour les nourritures.

  • Adama Traoré, peintre né sans bras mais pas sans talent

    Adama Traoré, peintre né sans bras mais pas sans talent

    Adama Traoré, c’est la parfaite illustration d’un jeune africain qui se refuse l’option de se créer des barrières à cause de sa difformité. Celui qui a été désigné en février 2016, mascotte de la tendance « l’Ivoirien nouveau » est un symbole vivant de ce concept, à reprendre les termes de Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie.

    Rencontrez-le, à l’entrée de Sococé II Plateaux où il vend habituellement ses tableaux, il vous dira : « je pouvais aussi mendier comme le font la plupart des handicapés, mais j’ai décidé de me battre malgré mon infirmité pour me tailler une place au soleil. »

    Peintre âgé de 38 ans, celui qui est mieux connu sous le nom d’Adamo, est pourtant un manchot et infirme des membres inférieurs. Sa dextérité à un art dans lequel a priori tout lui échappe est impressionnante. Sans bras, Adamo est très habile avec son pinceau dans la bouche.

    Né à Treichville, Adama a été une charge pour ses parents qui ne l’ont pas scolarisé jusqu’à 9 ans, à cause de sa difformité. C’est quand son chemin croise celui de la Française Marie Odile Bilberon, alors directrice de La Providence, un centre pour enfants handicapés, qu’il sera accueilli dans ce centre qui accepte de s’occuper de sa scolarité. « Nous étions près de 200 pensionnaires que je m’initie au dessein grâce à Marie Odile qui m’a appris à mettre les couleurs, à les harmoniser avec de la gouache », se souvient le peintre. La Providence lui trouvera plus tard un manager.

    Inspiré par Dame Nature

    Le pinceau entre le menton et le bout des bras qui lui reste, Adamo a une précision hors pair, si bien que le voir en train de peindre un tableau est avant tout, un art.

    L’Ivoirien tire son inspiration de la nature qui, selon lui, « se dégrade aujourd’hui à cause des actions » de l’homme. Adama voudrait que par son art, la conscience collective soit éveillée sur la nécessité de préserver l’environnement.

    En août 2016, le peintre a été lauréat du Prix d’Excellence du gouvernement ivoirien, qui lui permet de toucher une enveloppe de 10 millions F CFA et un diplôme pour l’ensemble de ses œuvres malgré son handicap.

    Mais à vrai dire, même si Adama travaille beaucoup, il est confronté à divers problèmes, principalement financiers. « Je vends un tableau chaque deux semaines. C’est vraiment difficile, car je n’arrive pas à joindre les deux bouts en dépit de mes efforts » déclare-t-il. Mais il ne baisse pas les bras. À qui veut l’entendre, il dit toujours qu’il reste confiant pour la suite de sa carrière.

     

  • Cacao: le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent maîtriser le marché mondial

    Cacao: le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent maîtriser le marché mondial

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire ont décidé de relever les défis du secteur du cacao, dans le cadre de la mise en œuvre d’un accord de partenariat stratégique qui lie les deux pays, en signant la « Déclaration d’Abidjan ».

    Les deux chefs d’État du Ghana et de la Côte d’Ivoire ont tenu une réunion en début de semaine consacrée à l’économie de cacao, produit agricole dont les deux pays assurent 60% de la production mondiale. À l’issue de cette réunion, Nana Akufo-Addo et Alassane Ouattara ont signé la « Déclaration d’Abidjan ».

    Cet accord vise à « mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao et des économies des deux pays », selon les termes d’Alan Kyerematen, ministre ghanéen du Commerce et de l’Industrie. En clair, l’accord veut améliorer le prix d’achat de la fève aux producteurs et lutter contre la contrebande.

    Principalement, Accra et Abidjan se sont engagés à harmoniser leur politique de commercialisation du cacao et se sont convenu d’annoncer chaque année de manière concomitante et avant le début de la campagne, le prix au producteur.

    Réguler pour mieux régner

    Cette déclaration intervient à un moment où des millions de cacaoculteurs des deux pays ont connu des pertes significatives l’année dernière, causée par une chute d’environ 20% des prix de ces produits qui participent d’une partie importante aux PIB des deux plus grands producteurs.  Cette perte a donc pesé sur les recettes budgétaires des deux pays.

    En effet, il faut considérer que la contrebande est souvent alimentée par la différence des prix du cacao entre ces deux pays limitrophes. En termes d’exemple, pour la saison 2017-2018, la tonne du cacao a coûté 1 735 dollars au Ghana contre 1 270 dollars en Côte d’Ivoire.

    En outre, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont également convenu d’intensifier la collaboration dans le domaine de la recherche scientifique pour la production de plants de cacao, l’amélioration des variétés végétales. Ils vont mettre en œuvre un programme régional de lutte contre la pousse.

    Akufo-Addo et Alassane Ouattara veulent aussi désormais promouvoir conjointement la consommation de cacao sur les marchés locaux, régionaux et émergents et sont convenus que les consultations entre le Ghana et la Côte d’Ivoire sur la gestion de leurs filières cacaoyères devraient être faites sur une base régulière.

    L’engagement des deux pays à transformer une grande partie du cacao et l’invitation du secteur privé, notamment du secteur privé africain, à investir massivement dans la transformation du cacao en Afrique ont également été réitérés.

     

  • Tourisme religieux:  les coups de cœur et les bonnes adresses  en Afrique

    Tourisme religieux: les coups de cœur et les bonnes adresses en Afrique

    Les dernières années ont vu une prolifération rapide des institutions religieuses à travers l’Afrique, à mesure l’urbanisation devient importante. Bien que cela puisse brosser un tableau caricatural d’un continent nouvellement religieux, la vérité est que l’Afrique a longtemps été un continent imprégné de religion. Ceci est non seulement démontré par les croyances indigènes trouvées à travers le continent, mais aussi par les lieux de culte historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps pour raconter l’histoire des croyances du continent dans toute sa diversité vibrante.

    Les célèbres édifices sacrés de l’Afrique sont une source de grande fascination à visiter. De l’histoire riche à l’architecture unique, il y a beaucoup qui donne de l’allure à ces structures.

    La Grande Mosquée de Djenné, Mali

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    La Grande Mosquée de Djenné au Mali est l’un des édifices les plus emblématiques au monde. La mosquée, qui est considérée comme l’une des plus grandes créations de l’architecture sahélienne, a été entièrement construite à partir de la boue, ce qui en fait le plus grand bâtiment en briques de boue du monde.  En fait, toute la ville de Djenné est composée de maisons construites à partir d’une architecture de boue depuis le 14e siècle.

    Au cours des décennies, la Grande Mosquée s’est effondrée deux fois, et celle qui existe aujourd’hui a été achevée en 1907. Pour éviter que le bâtiment ne s’effondre à nouveau, un festival annuel d’une semaine est organisé, où les résidents viennent en nombre pour le recouvrir et le réparer.

    Basilique de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire

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    La ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire abrite l’une des églises les plus importantes du monde : la basilique de Yamoussoukro, également connue sous le nom de Notre-Dame de la Paix de la basilique de Yamoussoukro. À 158 mètres de haut et avec une capacité de 18 000 personnes à l’intérieur et 300 000 dans la cour, l’imposant édifice est la plus grande église chrétienne du monde, ayant dépassé Saint-Pierre au Vatican à son achèvement en 1989.

    Cette basilique été construite avec du marbre importé d’Italie et 5 000 teintes de vitraux de France. Chacun des 7 000 sièges de l’église a son propre système de conditionnement. L’église a été commandée par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Malgré l’ironie de la population chrétienne du pays, ce temple est devenu une fierté nationale et l’un des plus importants sanctuaires catholiques d’Afrique et du monde.

    La construction de la basilique de Yamoussoukro a duré cinq ans et a coûté 300 millions de dollars.

    Mosquée de Nizamiye, Côte d’Ivoire

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    Situé à Johannesburg, en Afrique du Sud, Nizamiye est considéré comme le plus grand complexe de mosquées de l’hémisphère sud. Ce centre religieux a été construit par l’homme d’affaires et philanthrope turc, Ali Katircioglu en 2012. Nizamiye est façonné d’après la mosquée Selimiye du 16e siècle en Turquie, un bâtiment qui présente un design ottoman spectaculaire.

    La mosquée possède 21 dômes, dont le principal est encadré par quatre minarets imposants. Plus de 200 vitraux ornent le bâtiment. L’intérieur est un spectacle à couper le souffle, avec des motifs complexes peints à la main.

    Le complexe comprend des installations communautaires telles qu’une école qui accueille 800 élèves, une clinique, des salles de conférence, des magasins, une boulangerie, une librairie et un restaurant.

    La Synagogue Ben Ezra, Égypte

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    L’Égypte abritait autrefois une communauté juive florissante de plus de 100 000 membres. Suite à leur exode massif vers Israël après 1948, les chiffres ont diminué à moins de 50.000. Mais, les rappels physiques de la riche histoire juive du pays nord-africain demeurent. Le pays est parsemé de synagogues qui attestent de son passé juif. L’une de ces maisons de culte est la 9e synagogue Ben Ezra, à l’origine, une église chrétienne au 9e siècle.

    Située au Caire, la synagogue serait construite à l’endroit où la fille du pharaon aurait trouvé Moïse dans les roseaux. Le bâtiment a été rénové de nombreuses fois au cours des siècles. Au 12e siècle, il a été restauré par Abraham Ben Ezra, rabbin de Jérusalem. En 1890, un trésor de documents historiques a été découvert dans la synagogue, révélant l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord.

    Église de Saint George, Éthiopie

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    La ville de Lalibela, en Éthiopie, est connue pour ses extraordinaires églises creusées dans le roc. Créées entre les XIIe et XIIIe siècles, les onze églises médiévales ont été taillées dans un tuf volcanique, chacune étant littéralement taillée dans la pierre, avec le toit au niveau du sol. Les églises témoignent du niveau suprême de l’architecture ancienne de l’Éthiopie.

    Le plus beau de ces sites chrétiens est l’église de Saint-Georges, à environ 12 mètres de haut. Il possède un toit en forme de croix, trois portes, un intérieur décoré avec des peintures murales et des sculptures remarquablement réalisées, ainsi que plusieurs fenêtres en forme d’arc. Certaines de ces fenêtres présentent des motifs croisés. L’église a été construite par le roi Gebre Mesqel Lalibela, qui a régné de 1181 à 1221.

    Monastère de Saint Antoine, Égypte

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    C’est en Égypte que se trouve le monastère le plus ancien du monde: le monastère de Saint Antoine. Plantée au fond des montagnes de la mer Rouge, l’église remonte au 4e siècle.

    Le monastère a été fondé par les disciples de Saint Antoine, le premier moine chrétien. À l’âge de 34 ans, Anthony a choisi de consacrer sa vie à Dieu et a commencé à vivre une vie d’ascèse. Il a donné sa richesse et ses possessions aux pauvres et s’est retiré dans le désert où il vivait dans la solitude comme un ermite. Après environ neuf ans de réclusion, le saint est sorti de sa retraite. En 313, quand la persécution chrétienne a pris fin, il a déménagé dans une grotte dans une montagne dans le désert oriental, où le monastère de Saint-Antoine a été établi.

    Au fil des années, le monastère a été agrandi. Aujourd’hui, les parties principales comprennent l’église de Saint-Antoine, l’église des Apôtres, l’église de la Vierge, la nouvelle église, le fort et une maison d’hôtes. Il y a aussi une bibliothèque, qui abrite un immense ensemble de manuscrits, et un musée qui raconte l’histoire du site.

    Mosquée Jummah Masjid, Maurice

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    Il y a plus à Maurice que des plages, des lagunes et des récifs magnifiques. L’un des édifices religieux les plus importants de l’île de l’océan Indien est la mosquée Jummah Masjid, incontournable dans la capitale Port-Louis.

    Anciennement connu comme la mosquée des Arabes, l’édifice a été construit dans les années 1850, combinant l’architecture indienne, créole et islamique. Comme la population musulmane a grandi à Port-Louis, une plus grande mosquée était nécessaire. Ainsi, en 1857, plus de terres ont été achetées par les marchands musulmans, ce qui a conduit à l’expansion de la mosquée Jummah Masjid.