Catégorie : Malawi

  • Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Ce Malawite est l’un des esprits les plus brillants de sa génération. Pour preuve, il a connu la célébrité à moins de quinze ans pour son sens de l’innovation. Issu d’une famille pauvre, William Kamkwamba a grandi à Wimbe, une zone rurale. Faute de soutien financier, il abandonne l’école pour se tourner vers l’agriculture. William Kamkwamba crée une petite entreprise pour réparer des radios. Sa passion pour l’électronique l’emmène également à fréquenter régulièrement la bibliothèque du village.

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    Après avoir lu un livre sur l’électronique (Using Energy), il décide qu’il ressent le besoin de trouver une solution au manque d’électricité dans sa maison. À quatorze ans, il construit alors une éolienne pour éclairer la maison familiale et alimenter des appareils électriques. C’est à partir de pièces de bicyclette et de différents matériaux collectés qu’il construit l’éolienne. Peu de temps après, William Kamkwamba construit une autre éolienne pour irriguer les champs de ses parents. Par la suite, le jeune homme installe une pompe solaire dans son village pour exploiter une source d’eau potable dans la région.

    Bourses d’étude

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    Les actions de William Kamkwamba font sensation et attirent l’attention de la presse. William Kamkwamba acquiert une renommée dans son pays et son histoire est racontée par la presse internationale. Le Malawite est alors invité à des rencontres d’entrepreneurs où il présente ses projets. Ses présentations impressionnent. Et plusieurs investisseurs de capital-risque se sont engagés à aider à financer son éducation secondaire.

    William Kamkwamba est devenu un étudiant à l’académie chrétienne d’African Bible College à Lilongwe. Il a ensuite reçu une bourse d’études à l’African Leadership Academy et en 2014 il est diplômé du Dartmouth College à Hanover, New Hampshire.

    Accès à l’eau et à l’électricité

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    En 2013 a été le sujet d’un film documentaire (William and the Windmill) qui a remporté le Grand Prix du jury du meilleur long métrage documentaire au festival du film South By Southwest à Austin, au Texas. La même année, le Malawite a été nommé parmi les 30 entrepreneurs de moins de 30 ans à changer le monde. Élu à la la Sphinx Senior Honor Society l’entrepreneur a également coécrit le livre « The boy who harnessed the wind » avec le journaliste américain Bryan Mealer.

    Depuis, le jeune entrepreneur parcourt le continent et d’autres villes du monde. Son objectif est de convaincre les jeunes à créer. Pour lui, il est important de se baser sur ses difficultés pour innover. L’ingéniosité de William Kamkwamba est toujours en œuvre. Il a par ailleurs construit dans son pays des pompes à eau et des éoliennes. Son obsession est d’offrir aux populations démunies l’accès à l’eau potable et à l’électricité.

  • Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    George Weah, le nouveau président libérien, a récemment annoncé une réduction de 25% son salaire et ses avantages sociaux, et ce, avec effet immédiat.

    Cette réduction intervient à un moment où le nouveau dirigeant du Liberia a constaté une « détérioration rapide de la situation économique » de son pays. « Notre économie est brisée. Notre gouvernement est fauché. Notre monnaie est en chute libre; l’inflation augmente », a regretté Weah. « Le chômage est à un niveau sans précédent et nos réserves de change sont à leur plus bas niveau », a poursuivi l’ancien joueur.

    Cette réduction implique que le président du Libéria gagnera désormais environ 75.000 dollars, alors que son salaire était estimé à environ 100 000 dollars par an avant.

    Mais Weah n’est pas le premier président à le faire. Voici 5 autres qui l’ont fait avant lui :

    John Magufuli- Tanzanie

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    Afin de faire face aux dépenses de l’État, l’année dernière, la Tanzanie a opéré une réforme qui a permis de réduire les salaires des fonctionnaires.  Pour donner l’exemple, le Chef de l’État John Magufuli avait annoncé qu’il avait réduit son salaire mensuel à 4 000 dollars par mois, soit quatre fois moins que son prédécesseur, pour tenter de faire face à la crise.

    « Je ne l’augmenterai pas, parce que mon obligation est de servir les Tanzaniens d’abord. Les citoyens sont fatigués du vol d’argent » avait-il déclaré, en rapport à son salaire.

    Surnommé « le Bulldozer », John Magufuli est l’un des chefs d’État africains les moins payés actuellement.

    Muhammadu Buhari- Nigeria

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    Lorsqu’il venait de prendre le pouvoir en 2015 en remplacement à Goodluck Jonathan, l’actuel chef de l’État nigérian avait réduit son salaire de 50%. Cette réforme a concerné aussi son vice-président, Yemi Osinbajo.

    L’annonce avait a été faite au moment où la première économie d’Afrique faisait face à une situation économique très difficile en raison notamment de la chute des cours mondiaux du pétrole, dont le pays dépend.

    L’ancien chef militaire est connu pour être particulièrement austère, ayant peu de richesse personnelle. Le salaire présidentiel au Nigeria est d’environ 70 000 dollars, indemnités comprises.

    Abdel Fattah al-Sisi – Égypte

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    Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi s’est engagé à abandonner la moitié de son salaire et de ses biens en 2014, lorsque l’économie du pays s’est rétractée après le bouleversement du printemps arabe.

    « Il doit y avoir de vrais sacrifices de la part de chaque homme et femme égyptiens. Je prends le salaire maximum de 42 000 livres égyptiennes (5 200 $ par mois) et personne ne prendra plus que le maximum » avait-il déclaré, avant d’ajouter, « je vais faire deux choses: je ne vais pas prendre la moitié de cette somme et mes biens, même ce que j’ai hérité de mon père, je vais abandonner la moitié pour l’amour de notre pays ».

    Uhuru Kenyatta- Kenya

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    En 2014, lors d’une confrontation publique pour répondre à la masse salariale du secteur public du gouvernement, le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé une réduction de salaire de 20%. Il a réduit les salaires de son ministre de 10% et a exhorté tous les députés à suivre la tendance.

    « Nous devons faire face à ce monstre si nous voulons développer cette nation. Sinon, tôt ou tard, nous deviendrons un pays qui ne percevra que des impôts pour se payer », avait déclaré le président Kenyatta.

    Les politiciens du Kenya sont parmi les mieux payés du continent. Le président a un salaire de base de 14 000 $ par mois (168 000 $ par année).

    Joyce Banda- Malawi

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    L’ex-présidente du Malawi, Joyce Banda, avait également déclaré une réduction de salaire de 30% en 2012. Son salaire à l’époque était d’environ 60 000 $ par année, un chiffre qu’elle disait déjà « très bas ». Elle avait également vendu à 15 millions de dollars le jet présidentiel acquis par son prédécesseur Bingu wa Mutharika, décédé en fonction le 5 avril 2012, afin de lutter contre la malnutrition et relancer une économie à terre.

    Son successeur, Peter Mutharika, n’ayant pas souhaité continuer dans la même logique, est revenu à un salaire normal l’année dernière.

  • Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Au Malawi, depuis la création de mHub, le premier incubateur technologique pour les startups, Rachel Sibande, 31 ans, est devenue une figure incontournable dans le monde émergent du tech-entrepreneuriat et précisément du codage. Fondatrice de  l’incubateur mHub qui accueille les tech-startup avec un accent particulier sur la formation, le développement des compétences et le mentorat, Rachel Sibande  est connue comme informaticienne et l’un des 14 entrepreneurs honorés l’année dernière par le Président égyptien Abdel Fattah Elsisi.

    Quand elle fondait cet incubateur en novembre 2013 en tant que premier centre d’incubation technologique, elle s’était fixé nombre d’objectifs aujourd’hui comblés : encourager les jeunes passionnés de technologie à acquérir des compétences techniques et à entreprendre.

    Le centre fournit un espace créatif et des opportunités pour les innovateurs jeunes afin d’interagir avec les ténors de l’industrie.

    Du codage à revendre

    Aujourd’hui, son unité de développement de logiciels permet aux jeunes malawites de promouvoir le développement de la technologie locale tout en créant  une communauté dynamique d’entrepreneurs passionnés et motivés aptes à apporter des solutions aux défis auxquels le Malawi et l’Afrique sont confrontés.

    Sibande a également créé un club de codage pour les enfants pour enseigner aux jeunes comment développer des jeux, des animations et des applications de technologie mobile. Aujourd’hui, c’est près de 8.000 jeunes qui sont déjà formés dans ce club.

    Décrite comme une « jeune visionnaire » pour sa contribution remarquable à la technologie lors de la cérémonie de clôture  du Forum Mondial de la Jeunesse en Egypte, Sibande a une grande considération auprès des enfants malawites. De son club notamment, est sorti le jeune codeur Malawite Panashe, âgé de 10 ans quand il a développé une application mobile qui permet aux enfants de saisir du texte, puis de le convertir en voix afin que ses camarades aient toujours quelqu’un à qui parler.

    Cette innovation ayant séduit Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, celui-ci avait posté sur sa page Facebook, une photo de lui avec Panashe sous-titrée « cette femme a commencé à coder plus tôt que moi ».

    De même, en juillet 2017, deux jeunes filles du club de Sibande avaient été sélectionnées pour participer au First Global Robotics Competition à Washington DC, un événement international de robotique qui rassemble des étudiants de près de 160 pays à travers le monde.

    En 2016, la boursière de la Young African Leaders Initiative (YALI) du président Obama est devenue l’ambassadrice du Malawi auprès du Next Einstein Forum Initiative (NEF), qui promeut la science, l’ingénierie, la technologie et les mathématiques (STEAM) en Afrique. Elle a également été la première Malawienne autorisée à accueillir TEDxLilongwe après avoir donné une conférence TED sur l’utilisation de la technologie pour le développement agricole en 2016.

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  • Malawi: BiliSpec, un appareil peu couteux pour lutter contre la jaunisse

    Malawi: BiliSpec, un appareil peu couteux pour lutter contre la jaunisse

    Affectant environ 60 % des nouveau-nés, la jaunisse peut causer des dommages au cerveau ou même la mort si elle n’est pas traitée. En Afrique subsaharienne où les médecins n’ont souvent pas accès à un équipement de diagnostic adapté, parce que trop coûteux, les bébés ont 100 fois plus de risques de mourir de la maladie que dans les pays développés.

    Causée par une accumulation de bilirubines dans la circulation sanguine, la jaunisse est idéalement diagnostiquée par des analyses de laboratoire d’échantillons de sang, en utilisant des machines telles que des centrifugeuses ou des spectromètres. Dans les pays sous-développés, par manque de laboratoires bien équipés, les médecins jugent plutôt si le nouveau-né est atteint de la maladie simplement en évaluant la couleur de sa peau et le blanc de ses yeux. Des indicateurs sans doute non fiables.

    Désormais, une étude clinique d’un détecteur de jaunisse à bas prix inspire l’espoir qu’un nombre significatif des 1,16 million de bébés qui meurent dans leurs premiers mois en Afrique peut être sauvé.

    En effet, en général la jaunisse peut toucher « jusqu’à 60 % des bébés nés à terme ». Puisque les nouveau-nés n’ont souvent pas de foies complètement développés, leur corps est incapable de traiter l’excès de bilirubine, une substance créée par la dégradation des globules rouges. Une accumulation de la substance dans la circulation sanguine du nouveau-né entraîne une pigmentation jaune de la peau.

    Dans les cas où la jaunisse est détectée, le traitement peut inclure une photothérapie, une transfusion sanguine ou une alimentation fréquente (ceci encourage une excrétion fréquente qui aide également à éliminer la bilirubine du corps). Mais si elle n’est pas traitée, elle peut entraîner des lésions cérébrales et la mort.

    Fonctionnement de BiliSpec

    Si en Afrique, dans de nombreux hôpitaux du continent, les agents de santé ne diagnostiquent généralement la jaunisse qu’en évaluant la pigmentation de la peau d’un nouveau-né, il faut retenir qu’un diagnostic plus précis implique l’utilisation d’un équipement médical de pointe qui se révèle trop cher pour la plupart des centres hospitaliers.

    BiliSpec, le détecteur portatif alimenté par pile, inventé par une équipe, d’étudiants de Rice University, au Texas, permet de diagnostiquer la maladie en « quantifiant les niveaux sériques de bilirubine à partir d’une petite goutte de sang ». Pour de nombreux hôpitaux du continent, les tests BiliSpec coûtent beaucoup moins cher qu’un dollar et peuvent être effectués en deux minutes, ce qui rend le diagnostic d’ictère pour les nouveau-nés beaucoup plus efficace.

    L’étude clinique a été basée sur des tests effectués sur 68 patients dans l’hôpital central Queen Elizabeth à Blantyre au Malawi entre février et mars de cette année. Il a montré que BiliSpec a « une précision comparable aux tests de laboratoire plus coûteux trouvés dans les milieux à ressources élevées, comme dans les pays développés », affirme Pelham Keahey, coauteur de l’étude. Celui ajoute que la prochaine étape est « une plus grande étude de suivi de deux ans »

    Cette étude va maintenant être étendue à cinq hôpitaux au Malawi alors que l’équipe poursuit son objectif de réduire de moitié le nombre de décès de nouveau-nés dans les hôpitaux africains sur une échéance de 10 ans. L’équipe a déjà recueilli 750 000 dollars en financement pour développer « un appareil prêt pour le commerce ».

    BiliSpec est l’un des aspects de NEST360 °, un projet international visant à introduire des technologies vitales pour les nouveau-nés dans les hôpitaux africains.