Catégorie : Assurances

  • Pesabazaar : les Kenyans peuvent désormais mieux choisir leur compagnie d’assurance

    Pesabazaar : les Kenyans peuvent désormais mieux choisir leur compagnie d’assurance

    C’est un secret de polichinelle. Les compagnies d’assurance sont généralement mal vues par les populations. Il leur est souvent reproché leur volonté délibérée de cacher aux prospects, certaines clauses moins avantageuses. Résultats, tout le monde se méfie des compagnies d’assurance. Au  Kenya, deux entrepreneurs Calleb Karegyesa et Prashanth Srinivas ont créé Pesabazaar en 2014. La plateforme permet aux utilisateurs de comparer les produits de différentes compagnies d’assurance afin  de retenir les meilleurs.

    Classées parmi les 20 meilleures startups lors du programme d’incubation XLAfrica de la banque mondiale, Pesabazaar s’engage à fournir un service précis et efficace comprenant la meilleure couverture d’assurance. La startup met  à jour son site Web avec les derniers produits d’assurance afin de rester le meilleur parmi toutes les sociétés kenyanes de comparaison d’assurance.

    Avant l’introduction de PESABAZAAR.com, le marché était très fragmenté. Le seul moyen d’obtenir des prix exacts pour les véhicules à moteur, l’assurance maladie, l’assurance vie et autres était de passer par des courtiers, des agents et des compagnies d’assurance. Les clients devaient passer par le processus d’appel des agents, des courtiers et des entreprises. La nouvelle plateforme supprime tous les intermédiaires et permet aux clients de souscrire à l’assurance la plus compétitive en quelques clics.

    PESABAZAAR.com, collabore uniquement avec les principales compagnies d’assurance au Kenya, les plus fiables et les plus sûres sur le plan financier. Elle achète  une large gamme de produits et services pour offrir à ses clients.

    Entièrement gratuite pour les utilisateurs, la plateforme fait à la fois office de Marketplace qui centralise l’offre et de broker qui assiste le souscripteur dans son choix d’assurance via son module de comparaison et l’aide téléphonique de ses experts.

  • Afrique du Sud : la startup Naked Insurance propose une assurance avec des bénéfices repartagés

    Afrique du Sud : la startup Naked Insurance propose une assurance avec des bénéfices repartagés

    En Afrique du Sud, la startup de tech assurance Naked Insurance a lancé sur le marché son produit proposant une solution d’assurance automobile à intelligence artificielle (AI), avec la générosité de repartager à la fin de l’année les bénéfices engendrés.

    En octobre dernier, Naked Insurance avait levé 1,66 million US de financement de Hollard, le plus grand groupe d’assurance privée d’Afrique du Sud, et de la société d’investissement privé Yellowwoods. La startup a sécurisé le financement et a désormais lancé un produit sur le marché.

    Naked Insurance a maintenant lancé sa solution d’assurance automobile en Afrique du Sud, promettant de donner aux consommateurs le contrôle de leur assurance et de leur faire économiser de l’argent.

    Avec cette solution, les clients potentiels peuvent demander un devis, et s’il est accepté, recevoir une couverture en moins de trois minutes sur le site ou l’application Naked; tandis que les clients existants peuvent également changer leur couverture instantanément à tout moment.

    L’utilisation d’algorithmes basés sur l’IA permet à cette startup de réduire le coût de l’assurance, en supprimant le besoin de processus métier inefficaces tels que les centres d’appels. Les algorithmes de fraude permettent d’approuver instantanément certaines demandes, réduisant ainsi les inconvénients et le coût des primes.

    De plus, Naked dispose d’une fonction « CoverPause » qui permet aux clients de suspendre leur couverture d’accident si leur voiture n’est pas utilisée pendant une journée ou plus, dans le but de réduire la prime pour cette période.

    « Ayant été impliqués dans l’assurance de l’intérieur, nous savions que nous devions construire Naked à partir de zéro, en évitant les systèmes hérités. Nous sommes fiers de lancer une nouvelle génération d’assurance qui offre un contrôle des utilisateurs, un rapport qualité-prix et une équité client sans précédent, tout en apportant un changement positif à la société », explique Alex Thomson, cofondateur de Naked Insurance.

    Modèle différent

    Selon Alex Thomson, l’idée est née du constat selon lequel l’accent mis par les assureurs sur la souscription des bénéfices éclipse le traitement des sinistres, l’équité des primes et le service à la clientèle. « Nous avons réalisé que pour résoudre ces problèmes, nous devions changer notre façon de gagner de l’argent, éliminer les conflits d’intérêts inhérents », explique-t-il.

    À cet effet, la startup est basée sur un modèle différent des compagnies d’assurance traditionnelles. Il faut une partie fixe des primes pour faire fonctionner l’entreprise, avec le solde dans un pool pour couvrir les réclamations.

    À la fin de chaque année, l’argent qui reste dans le compte de sinistres ira aux organismes de bienfaisance nommés par les clients plutôt qu’aux bénéfices de la société, ce qui signifie que le revenu de Naked ne dépend pas du paiement des demandes. Cette innovation pourrait bien avoir des succès au-delà de l’Afrique du Sud.

  • Assurance : un terrain fertile en Afrique

    Assurance : un terrain fertile en Afrique

    La plupart des pays africains connaissent un dynamisme économique. Une situation qui permet au marché de l’assurance de se développer sur le continent malgré quelques difficultés.

    En dix ans sur le continent plusieurs pays ont vu leur croissance économique augmentée chaque année. Certains pays de la sous-région ouest-africaine se sont ainsi placés derrière d’autres pays asiatique en terme de croissance économique marquée par différents politiques de développement. Le secteur de l’assurance connaît également un essor. Sur un continent où un Africain dépense en moyenne moins de 70 dollars  par an pour s’assurer, contre 1 000 dollars en Afrique du Sud et plus de 2700 dollars en Europe de l’Ouest.

    Les conditions de vie difficile ne permettent pas toujours aux populations de s’assurer. Pour un expert du domaine, les populations sont par exemple plus préoccupées de trouver un emploi. L’assurance est toujours considérée comme « un truc de riches ». Dans ces conditions, difficile que le secteur des assurances connaisse une croissance rapide. Mais avec l’émergence d’une classe moyenne africaine de plus en plus grandissante, le secteur se développe.

    Présence de régulateurs

    L’émergence des classes moyennes et le développement de nouveaux modes de distribution permettent au secteur de l’assurance de mieux s’implanter dans certains pays en Afrique de l’ouest. Plus encore on assiste dans les pays à des interventions des régulateurs qui permettent de mieux contrôler le secteur. Selon le directeur d’une société ivoirienne d’assurance, le régulateur ne se soucie plus seulement de la solvabilité de la compagnie d’assurance, mais il édicte également des règles de bonne gouvernance.

    Des groupes régionaux d’assurance sont créés et tentent d’occuper un marché encore vaste. Parmi eux, Saham Assurance, Sunu Assurance ou NSIA Assurance. Mais il existe désormais un atout qui permet d’accélerer l’essor du secteur. Il s’agit de la stabilisation politique progressive avec des alternances sans heurts, et aussi le renforcement des dispositions réglementaires sur l’ensemble des marchés africains de l’assurance. A ce jour, des pays comme l’Egypte, la Tunisie, le Maroc, le Kenya ou l’Ethiopie connaissent une assez forte pénétration de l’assurance. En Afrique de l’ouest on peut citer la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal.