Catégorie : International

  • L’Afrique et ses chances pour remporter le mondial 2018

    L’Afrique et ses chances pour remporter le mondial 2018

    Dans quelques mois le continent africain sera représenté par cinq équipes à la coupe du monde. Avec des parcours différents durant les éliminatoires, les cinq qualifiés ont tous terminé premier de leur poule respective. Parmi elles, seul le Nigéria était présent à la dernière coupe du monde au Brésil. Le Sénégal, l’autre représentant de l’Afrique de l’Ouest, est de nouveau au mondial après son parcours exceptionnel en 2002. Les trois autres pays viennent du Maghreb. Le Maroc, l’Égypte et la Tunisie ne seront tout de même pas à leur première participation.

    Le Nigeria reconstruit

    Les Super Eagles se sont reconstruits. Champions d’Afrique en 2013 avec le regretté Stephan Keshi, les Nigérians ont traversé de longs mois de léthargie avec des absences aux deux dernières éditions de la CAN. Mais ils ont disputé les éliminatoires de la coupe du monde avec beaucoup de maîtrise. C’est une équipe réorganisée avec des joueurs plein de talents couvés par l’expérimenté capitaine Mikel Obi. A la coupe du monde, le sélectionneur Gernot Rohr pourra compter sur d’autres joueurs comme Victor Moses de Chelsea ou le Gunner Iwobi. Présent en 2014 au Brésil, le Nigéria avait été éliminé en huitième de finale par la France.

    Le Sénégal attendu

    C’est une équipe talentueuse. Dynamique avec beaucoup d’individualités, l’équipe sénégalaise est pressentie depuis deux ans comme l’un des effectifs qui doivent jouer les premiers rôles sur le continent. Éliminé de façon inattendue à la dernière CAN, le Sénégal a moyennement négocié ses matches des éliminatoires de la coupe du monde. Le match rejoué contre l’Afrique du Sud a néanmoins permis à Aliou Cissé et son groupe d’assurer leur qualification. Reste maintenant à savoir si Sadio Mané et ses coéquipiers feront mieux que la génération 2002.

    Le solide Maroc

    Les poulains de Hervé Renard ont réussi un parcours impressionnant. C’est la meilleure défense des éliminatoires. Le Maroc n’a encaissé aucun but en six matches. Plus que tout, c’est un collectif qui sait faire déjouer ses adversaires. L’équipe est surtout composée de joueurs talentueux à l’instar de Youssef Belhanda, Sofiane Bouffal ou encore Hakim Ziyech. Vingt ans après leur dernière participation, les lions de l’Atlas retrouvent à nouveau la coupe du monde. En Russie, les coéquipiers de Medhi Benatia tenteront de faire mieux que la génération Naybet, Hadji, Bassir qui avait manqué de peu pour sortir de leur poule en 1998.

    La Tunisie combative

    Les Aigles de Carthage ont mis fin au rêve des Léopards de la RDC avec lesquels ils étaient dans le même groupe. La Tunisie est même à ce jour une des équipes les plus solides du continent. Le match renversant qu’elle a réalisé à Kinshasa alors qu’elle était menée 2-0 l’a prouvé. La combativité de la Tunisie emmenée par des joueurs remuants comme Msakni constitue un atout. Et peut-être que les Aigles feront en Russie un meilleur parcours que celui de leur dernière participation en 2006.

    L’Égypte organisée

    L’Égypte a souvent enchaîné de bonnes performances sur le continent en remportant plusieurs CAN mais a toujours manqué les occasions d’être à la messe mondiale du football. Logée durant les éliminatoires dans une poule avec le Ghana, l’Ouganda et le Congo, elle a su tirer son épingle du jeu, voyageant bien et négociant avec maîtrise ses rencontres à domicile. Le septuple champion d’Afrique a cette fois-ci obtenu son ticket pour Russie 2018. En 1990, lorsqu’ils participaient à leur deuxième coupe du monde, les Pharaons avaient tenu en échec les Pays-Bas, champion d’Europe 1988, réussissent aussi un nul contre l’Eire mais se sont fait battre 1-0 par l’Angleterre. Dans quelques mois l’Égypte va tenter de faire bonne figure en Russie. Et elle peut compter sur Mohamed Sallah un de ses meilleurs éléments. Le joueur de Liverpool a d’ailleurs fini meilleur buteur des éliminatoires.

     

  • Loterie Visa: quand les Togolais ne rêvent que des États-Unis

    Loterie Visa: quand les Togolais ne rêvent que des États-Unis

    Les loteries visa de cette année sont ouvertes. L’engouement déjà accordé par la population à cet exercice fortuit est remarquable. Les Togolais sont désormais génération confondue, à la quête de ce visa pour quitter le Togo.
    Cette « aubaine » offerte aux Africains par L’Amérique semble intéressée plus d’un. Ou alors, elle vide le Togo de ses hommes. Depuis des années, la loterie visa reçoit la complicité de la population bénéficiaire. Pour ceux qui caressent le rêve de quitter le pays, la loterie représente la meilleure passerelle qui mène à bien à cette avidité.

    Engouement

    Chaque année, nombreux sont ceux qui restent attentifs à l’événement. Ouvert tous les ans pour une durée d’un mois, le délai imparti pour faire le jeu semble trop éphémère pour donner cette chance à tous ceux qui veulent quitter du Togo. Et chaque année ainsi, le visa américain est accordé à environ 500 Togolais. Au point où, certains se demandent si cette offre n’est plus qu’un moyen pour vider le Togo, et par ricochet l’Afrique de ses têtes pensantes ?
    « Les conditions d’admission à cette loterie semblent en dire long », reconnait un cyber man auprès duquel se fait le jeu, témoin de l’ampleur dudit événement, surtout de cette année. Alors que l’occasion se montre propice aux jeunes désireux de poursuivre leurs études et recherches universitaires, loterie Visa n’est plus comme avant qu’un jeu banal, où, les étudiants éprouvent leur chance. Elle est plutôt devenue un jeu sur lequel parasite le bonheur de certaines familles entières. Entre temps, ceci était l’apanage des chômeurs avant de connaître l’adhésion de tout le monde.

    Pourquoi quitter le Togo ?

    Beaucoup se sont fiés au hasard du jeu de cette année. Selon Edem, un étudiant inscrit en Droit à l’Université de Lomé, la loterie est l’occasion on ne plus idéale, pour sortir des « difficultés liées à l’étude à l’université de Lomé ». Le mieux-être est sans doute la première proie de nombreux joueurs. Mais selon encore certains, l’essentiel n’est pas d’offrir à leur famille une vie des Américains, mais plutôt une qualité de vie qu’on ne retrouve pas aussi facilement au Togo.

    En effet, aux États-Unis, le secteur privé est développé. Au Togo, l’entrepreneuriat reste un domaine à promouvoir. Quand les USA comptent les meilleures universités au monde, celles du Togo manquent encore d’équipements et de laboratoires pour les recherches poussées. Par ailleurs, l’opinion parfois mythique reçue sur le pays de l’Oncle Sam selon laquelle l’idéal de vie reste là-bas a beaucoup d’effets.

    Condamnée à combattre chaque fois la faim et les maladies qui envahissent une population vulnérable, celle-ci veut un endroit où le manger ne fera plus partie de ses anxiétés quotidiennes. Une sorte de terre promise. Certains voient cette opportunité sous un prisme simplement commercial. Alors que conscient de l’éventuel traitement discriminatoire et raciste auxquels ils peuvent se frotter, une quarantaine révolue regrette avant tout : « Personne ne quitte son pays pour le plaisir de le faire. Il s’agit d’une situation compliquée ». D’autres encore ambitionnent bénéficier de cette opportunité pour se procurer une nationalité américaine au profit de leurs progénitures.

    Voir Oncle Sam et mourir

    Outre la France, la Belgique, l’Allemagne ou l’Espagne qui regorge beaucoup de Togolais, les États-Unis constituent un autre pôle attractif. Sur environ les deux millions de Togolais qui vivraient à l’étranger, les USA devraient absorber une partie importante, d’autant que la migration « légale » offerte sur fond de chance a déjà permis à plus de 5000 Togolais de quitter le pays sur un espace de moins de vingt ans. Depuis toujours, bon nombre de Togolais ont souhaité aller, sinon visiter ces pays dont l’image est sauve. Comme le dit Edem, autant le faire aujourd’hui avant que Donald Trump ne ferme les portes.

  • Whatsapp, Viber: vers la fin programmée des appels vocaux ?

    Whatsapp, Viber: vers la fin programmée des appels vocaux ?

    03 décembre 1992, Grande Bretagne. L’ingénieur britannique Neil Papworth envoie pour la première fois, un SMS – Short Message Service – souhaitant un « Merry Christmas » à un collègue. Un mode de communication qui entrera dans les habitudes par la suite…  mais pas plus de 20 ans.

    Avant la prolifération des téléphones intelligents, les messages tout d’abord puis les appels téléphoniques étaient rois. Une tradition s’érige d’ailleurs en fin d’année, et voit cette période enregistrer un taux très gonflant de communication via les SMS et les appels vocaux. Ce mode a impacté beaucoup le quotidien des populations, avant bien évidemment l’apparition de ces téléphones intelligents. Android, IOs, Windows Phone, qui ont la magique capacité de supporter des applications de messagerie instantanée. Lesquelles applications ne cessent de s’améliorer à qui mieux mieux pour le besoin et le confort des mobilnautes. Le déclin des appels vocaux serait principalement lié à la popularité de ces téléphones qui ont permis de communiquer autrement et à un coût relativement réduit.

    Les téléphones servent désormais à autre chose

    La jeunesse à trouver une autre fonction aux téléphones plus que de ne servir qu’à faire des appels et envoyer des SMS : c’est de naviguer. C’est néanmoins le propre des Smartphones de plus en plus outillés pour servir cette cause. Outre la recherche, les utilisateurs passent majoritairement du temps à resauter (17 min), envoyer des courriels (12 min) en moyenne en une heure. Les études montrent à cet effet que cette baisse d’appels vocaux et de SMS est plus remarquable auprès de la tranche d’âge située entre 16 et 34 ans et selon Opinion Research Corporation, seulement 31% des moins de 30 ans répondent à un texto à moins d’une heure, pour moins d’une minute pour répondre à un message sur les applications modernes de messagerie.

    Entre 2008 et 2010 déjà aux Etats-Unis, le temps que des jeunes consacraient aux appels vocaux est passé de 1200 minutes à 900 et le temps moyen accordé à une conversation est passé de 2,38 minutes en 1993 juste à l’apparition des SMS à 1,81 minute en 2008. C’est à partir de 2013 que tout a basculé. Ce qui justifie la disparition programmée sur 2017 des cabines téléphoniques, s’expliquant par le fait que les appels effectués depuis ces services ont drastiquement chuté de 90% entre 2000 et 2014. L’arrivée des Smartphones puis des forfaits incluant les messages, appels et vidéos illimités ont accéléré ce mouvement.

    Le problème : les services « Over The Top » ?

    La cause de cette disparition programmée ? De nouveaux services, qui tirent parti de la connexion internet des Smartphones, pour contourner le réseau téléphonique, appelés services « Over the top » (OTT). WhatsApp, Viber, Telegram, Imo, Skype, qui réclament tous un très grand nombre d’utilisateurs et dont l’avantage est la gratuité du service à juste condition de disposer d’une connexion internet pour bénéficier des atouts comme l’instantanéité des messages, la discussion en mode synchrone en groupe, ou encore, la possibilité d’envoyer des fichiers multimédia et émoticônes de même que de faire des appels vidéos.

    De la survie des appels classiques ?

    Les appels n’ont pas vocation à disparaître ? Difficile de le prédire, si on sait du moins, qu’ils restent un moyen (presque) infaillible dans les zones où la data reste inaccessible. Moins utilisé, mais valeur plus sûre où que l’on se situe, les appels vocaux trouvent en tout cas leur salut dans l’universalité. Autrefois, la haute qualité de connexion que les appels vocaux et vidéos qui se font via ces nouvelles applications exigeaient a donné le pouvoir à aux appels classiques, avant que les pays ne se lancent dans la course pour s’offrir une bonne connexion, gage plus que jamais de développement.

    Connectez-vous à WhatsApp et vous constaterez que plus de la moitié de vos contacts est aussi inscrite

    En Afrique, sur environ 600 millions d’abonnés à un opérateur téléphonique, seulement 193 millions, soit environ 30% disposent d’une connexion sur les quelques 250 millions utilisateurs d’un Smartphone. Des statistiques qui vont bientôt tourner en défaveur de l’appel vocal, tant les projets de résolution de problèmes de connexions annoncés par les géants de la technologie comme Facebook et Google permettront de résoudre beaucoup de problèmes. Les opérateurs de téléphonies, premiers à être victime de ce changement brusque, n’ont tout de même pas tout à perdre. La concurrence est déplacée. Connectez-vous à WhatsApp et vous constaterez que plus de la moitié de vos contacts est aussi inscrite !