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Whatsapp, Viber: vers la fin programmée des appels vocaux ?

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03 décembre 1992, Grande Bretagne. L’ingénieur britannique Neil Papworth envoie pour la première fois, un SMS – Short Message Service – souhaitant un « Merry Christmas » à un collègue. Un mode de communication qui entrera dans les habitudes par la suite…  mais pas plus de 20 ans.

Avant la prolifération des téléphones intelligents, les messages tout d’abord puis les appels téléphoniques étaient rois. Une tradition s’érige d’ailleurs en fin d’année, et voit cette période enregistrer un taux très gonflant de communication via les SMS et les appels vocaux. Ce mode a impacté beaucoup le quotidien des populations, avant bien évidemment l’apparition de ces téléphones intelligents. Android, IOs, Windows Phone, qui ont la magique capacité de supporter des applications de messagerie instantanée. Lesquelles applications ne cessent de s’améliorer à qui mieux mieux pour le besoin et le confort des mobilnautes. Le déclin des appels vocaux serait principalement lié à la popularité de ces téléphones qui ont permis de communiquer autrement et à un coût relativement réduit.

Les téléphones servent désormais à autre chose

La jeunesse à trouver une autre fonction aux téléphones plus que de ne servir qu’à faire des appels et envoyer des SMS : c’est de naviguer. C’est néanmoins le propre des Smartphones de plus en plus outillés pour servir cette cause. Outre la recherche, les utilisateurs passent majoritairement du temps à resauter (17 min), envoyer des courriels (12 min) en moyenne en une heure. Les études montrent à cet effet que cette baisse d’appels vocaux et de SMS est plus remarquable auprès de la tranche d’âge située entre 16 et 34 ans et selon Opinion Research Corporation, seulement 31% des moins de 30 ans répondent à un texto à moins d’une heure, pour moins d’une minute pour répondre à un message sur les applications modernes de messagerie.

Entre 2008 et 2010 déjà aux Etats-Unis, le temps que des jeunes consacraient aux appels vocaux est passé de 1200 minutes à 900 et le temps moyen accordé à une conversation est passé de 2,38 minutes en 1993 juste à l’apparition des SMS à 1,81 minute en 2008. C’est à partir de 2013 que tout a basculé. Ce qui justifie la disparition programmée sur 2017 des cabines téléphoniques, s’expliquant par le fait que les appels effectués depuis ces services ont drastiquement chuté de 90% entre 2000 et 2014. L’arrivée des Smartphones puis des forfaits incluant les messages, appels et vidéos illimités ont accéléré ce mouvement.

Le problème : les services “Over The Top” ?

La cause de cette disparition programmée ? De nouveaux services, qui tirent parti de la connexion internet des Smartphones, pour contourner le réseau téléphonique, appelés services “Over the top” (OTT). WhatsApp, Viber, Telegram, Imo, Skype, qui réclament tous un très grand nombre d’utilisateurs et dont l’avantage est la gratuité du service à juste condition de disposer d’une connexion internet pour bénéficier des atouts comme l’instantanéité des messages, la discussion en mode synchrone en groupe, ou encore, la possibilité d’envoyer des fichiers multimédia et émoticônes de même que de faire des appels vidéos.

De la survie des appels classiques ?

Les appels n’ont pas vocation à disparaître ? Difficile de le prédire, si on sait du moins, qu’ils restent un moyen (presque) infaillible dans les zones où la data reste inaccessible. Moins utilisé, mais valeur plus sûre où que l’on se situe, les appels vocaux trouvent en tout cas leur salut dans l’universalité. Autrefois, la haute qualité de connexion que les appels vocaux et vidéos qui se font via ces nouvelles applications exigeaient a donné le pouvoir à aux appels classiques, avant que les pays ne se lancent dans la course pour s’offrir une bonne connexion, gage plus que jamais de développement.

Connectez-vous à WhatsApp et vous constaterez que plus de la moitié de vos contacts est aussi inscrite

En Afrique, sur environ 600 millions d’abonnés à un opérateur téléphonique, seulement 193 millions, soit environ 30% disposent d’une connexion sur les quelques 250 millions utilisateurs d’un Smartphone. Des statistiques qui vont bientôt tourner en défaveur de l’appel vocal, tant les projets de résolution de problèmes de connexions annoncés par les géants de la technologie comme Facebook et Google permettront de résoudre beaucoup de problèmes. Les opérateurs de téléphonies, premiers à être victime de ce changement brusque, n’ont tout de même pas tout à perdre. La concurrence est déplacée. Connectez-vous à WhatsApp et vous constaterez que plus de la moitié de vos contacts est aussi inscrite !

 

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