Catégorie : Portraits

  • Judo : la togolaise Clarisse Agbegnenou invincible!!!

    Judo : la togolaise Clarisse Agbegnenou invincible!!!

    Invaincue depuis 16 mois, la Togolaise Clarisse Agbegnenou est sacrée dimanche championne d’Europe pour la quatrième fois. L’athlète était en compétition dans la catégorie des moins de 63 kg (judo) aux Jeux Européens. Clarisse Agbegnenou est le numéro 1 mondial dans sa catégorie.

    Fille de l’inventeur togolais Victor Agbegnenou, Clarisse a fait son premier pas dans l’univers des sports de combat sur conseil de ses parents. Ces derniers voulaient l’aider à maitriser sa débordante énergie.

    « J’étais trop turbulente, j’avais trop d’énergie et je n’étais jamais fatiguée. Mes parents m’ont proposé de m’inscrire à un sport de combat. Tout de suite ça m’a plu », a confié l’athlète de 26 ans aux journalistes togolais.

    En 2008, Clarisse Agbegnenou devint Championne d’Europe Cadette, vice-championne de France puis championne de France l’année suivante. Elle rejoint L’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance ( INSEP), le fleuron des athlètes français de haut niveau.

    En 2013, Clarisse obtient sa première médaille d’or internationale aux championnats d’Europe de Judo. Elle sera pour la première fois championne du monde des moins de 63 kg l’année suivante en battant l’Israélienne Yarden Gerbi .

    En 2016, celle qui se faisait déjà appeler « La Teddy Riner au féminin » dans la presse rate la médaille d’or aux Jeux olympique de Rio et se contentera de l’argent.

    « Il y a deux types de réactions. Il y a la mienne qui est de ne pas être contente de la défaite parce que perdre en finale, c’est quelque chose que tout sportif qui veut faire du haut niveau n’est pas content de. Après quand on réalise qu’on est vice championne olympique, on se rend compte que c’est une belle médaille qui n’est pas donnée à tout le monde », se confie-t-elle.

    En 2017, Clarisse prend sa revanche sur la Slovène Tina Trstenjak qui l’avait battu en finale des Jeux Olympiques et devient championne du monde de sa catégorie. L’année suivante elle conservera son titre mondial en battant la Japonaise Miku Tashiro aux championnats de Bakou.

     

  • Google rend hommage à la légende du football Stephen Keshi

    Google rend hommage à la légende du football Stephen Keshi

    S’il était encore vivant, Stephen Keshi aurait fêté son 56e anniversaire. Google Nigéria a quand même choisi de célébrer l’ancien capitaine des Super Eagles à travers un google doodle . Stephen Keshi est connu comme étant l’une des deux figures, aux côtés de l’Égyptien Mahmoud El-Gohary, à avoir remporté la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le plus grand tournoi de football d’Afrique, en tant que joueur et entraîneur. Le Nigérian a d’abord remporté le titre en 1994 en tant que capitaine des Super Eagles et, 19 ans plus tard, il a de nouveau gagné en tant qu’entraîneur en menant l’équipe de Super Eagles à la victoire en 2013. Trois ans après, Stephen Keshi est décédé en juin 2016.

    Dans une nation folle de football où le sport est un passe-temps national et souvent un événement unificateur, Stephen Keshi était bien aimé et on se souvient affectueusement de ses décennies de service à l’équipe nationale. Sa carrière en tant que joueur avec les Super Eagles a duré 14 ans au cours desquels il a fait 60 apparitions – le deuxième plus haut jamais par aucun joueur au moment de la retraite de Keshi en 1995. En 2011, Keshi a pris la tête des Super Eagles à une époque où l’équipe nationale était à un bas niveau et ne tenait presque plus sa réputation d’une des meilleures équipes du continent. En effet, les Super Eagles n’avaient pas remporté de titre international depuis que Keshi avait remporté le trophée de la CAN en 1994. En 2014, Keshi a scellé son héritage avec les Super Eagles à la Coupe du Monde au Brésil où ils ont été éliminés en huitième de finale.

    Image result for Stephen Keshi google doodleParcours exceptionnel

    Notamment, Keshi reste populaire parmi les joueurs de la ligue de football locale du Nigeria. Pendant son temps avec les Super Eagles, Keshi a brisé un plafond en insistant pour inviter des joueurs prometteurs de la ligue locale à l’équipe nationale senior — une décision courageuse étant donné que le Nigeria avait plusieurs grands noms des clubs de football européens populaires à l’époque. L’équipe de Keshi à la CAN 2013 était composée de six joueurs locaux. Sa décision a finalement porté ses fruits quand, en finale contre le Burkina Faso, le seul but du Nigeria a été marqué par une star locale.

    Sa carrière de club de 19 ans s’étend sur cinq pays et quatre continents, dont un séjour de quatre ans à Anderlecht, le club le plus titré de Belgique, où il remporte le titre de champion en 1991. Autre performance de sa carrière d’entraîneur, Stephen Keshi a réussi à qualifier pour la première fois le Togo pour la Coupe du monde 2006.


    Note de la Rédaction: 

    Un Google Doodle, ou tout simplement Doodle (de l’anglais doodle, désignant un gribouillage et permettant une paronomase avec « Google »), est une modification particulière et temporaire du logo de Google présentée pendant une journée sur la page d’accueil du moteur de recherche de l’entreprise. 


     

  • Taekwondo: Abdoulrazak Alfaga, l’étoile du Niger à 23 ans

    Taekwondo: Abdoulrazak Alfaga, l’étoile du Niger à 23 ans

    Vice-champion olympique de Rio 2016 et champion d’Afrique de Taekwondo, Abdoul Razak Issoufou Alfaga s’était encore imposé en juin dernier en finale face au Britannique Mahama Cho et a remporté la médaille dans la catégorie des plus de 87 kilos lors du  Championnat du monde de taekwondo en Corée du Sud. Retour sur le parcours impressionnant du colosse nigérien (2.07 m, 98 kg).

    Depuis la révélation d’Issoufou Alfaga Abdoul Razak (23 ans), les couleurs nationales du Niger ne sont plus absentes lors des grandes compétitions internationales de taekwondo à travers le monde entier. Et son pays est en train d’écrire ses plus belles pages dans l’histoire mondiale de cet art martial née en Corée du Sud.

    De ses premiers pas sur le tatami en 2001, Abdoul Razak ne garde sûrement plus qu’un vague souvenir sur le nom de son club du quartier Jangorzo. L’accablante blessure d’un cousin qui lui a inspiré cet art au cours d’un combat et le décès de celui-ci quelques semaines plus tard avaient poussé le père du jeune sportif à interdire la pratique du Taekwondo à ses enfants. Trois ans plus tard, Abdoul Razak s’est retrouvé au Togo. Étant à quelques pas seulement de la frontière ente le Togo et le Bénin, il s’inscrit dans un club béninois et s’engage dans le championnat local. La même année, il remporte la médaille d’or. Par amour pour sa patrie le Niger, il déclinera ensuite une offre de sélection dans l’équipe nationale de taekwondo du Bénin.

    « J’ai tout gagné au Niger »

    De retour dans son pays en 2009, Abdoul Razak intègre le club « ‘CHO »’ à Niamey. Il débute alors une carrière des plus prometteuses. Champion national nigérien à plusieurs reprises, il accumule les trophées et les distinctions. « J’ai tout gagné au Niger au point où la fédération de taekwondo m’a conseillé, en mars 2015, de ne plus participer aux compétitions nationales, pour me consacrer uniquement aux tournois internationaux », a-t-il confié.

    En décembre 2011, il remporte la médaille d’argent pour sa première participation à une compétition internationale à Ouagadougou au Burkina Faso. Un an plus tard, il participe à la coupe du monde francophone de Taekwondo à Abidjan en Côte d’Ivoire et remporte encore une médaille d’argent. Sa première médaille d’or remonte à 2013, compétition Open d’Abuja. L’année suivante, à l’occasion du Championnat d’Afrique de Taekwondo à Tunis, Issoufou Alfaga Abdoul Razak se classe 2ème. En novembre de la même année, il participe à Dakar à la coupe du monde francophone où il remporte la médaille d’or.

    En janvier 2015, le jeune taekwondo participe à l’US Open de Floride aux États-Unis. Il livre six combats contre 2 Américains, 1 Polynésien, 1 Brésilien, 1 Canadien et 1 Anglais. Il remporte ces six combats en infligeant un KO à l’un des deux Américains, avant de battre en finale son adversaire anglais. Il en sort avec une prestigieuse médaille d’or.

    Si le jeune misait secrètement sur une autre médaille d’or lors de sa participation aux Jeux olympiques de Rio, il n’a finalement pu avoir que la deuxième place du podium. Il est de fait le premier Nigérien à participer aux épreuves de taekwondo aux Jeux olympiques, la deuxième médaille olympique du Niger après le bronze obtenu par le boxeur Issaka Dabore aux Jeux olympiques de 1972. Abdoul Razak est désormais à lui seul, l’histoire moderne du sport nigérien et l’espoir de tout un pays sur l’échelle mondiale.