Catégorie : Gabon

  • Gabon : A 27ans, un hermaphrodite opéré avec succès par des médecins africains

    Gabon : A 27ans, un hermaphrodite opéré avec succès par des médecins africains

    L’hôpital d’instructions des armées de Melen a opéré avec succès le 21 juin un hermaphrodite. Le patient dont nous taisons l’identité vivait pendant 27 ans avec les deux sexes (masculin et féminin).  La jeune étudiante titulaire d’une licence a décidé de garder son sexe féminin qui colle plus avec son apparence physique. L’opération, une première du genre au Gabon a été un véritable succès.

    Dans un premier temps les chirurgiens ont enlevé l’organe masculin du patient constitué de la verge et les testicules. Ils ont ensuite recréer son vagin puis procéder à une chirurgie plastique pour donner un aspect visuel esthétique à ce dernier.

    L’opération a été une belle réussite. Cependant les médecins restent prudents.

     

    « L’intervention est assez longue. On a du passer 5h de temps pour y arriver. Parfois à mi-chemin on a l’impression qu’on ne va pas y arriver. Nous sommes satisfaits du résultat. C’est un résultat qui est pour l’instant jugé précaire parce qu’il faut voir après l’évolution », nous explique un des médecins chirurgiens interrogés par la chaîne nationale gabonaise Gabon 1ère.

    Pour les proches du patient. Cette opération, réalisé à 100% par des professionnels de santé africain est un soulagement. « Notre enfant est né de nouveau », s’est exclamé un parent.

     

    Le Gabon a depuis les années 2000 démarré le processus de modernisation de ses infrastructures sanitaires. Le pays dispose de trois centres hospitaliers universitaires (d’Angondjé, de Libreville et d’Owendo). Il dispose également d’un institut de cancérologie à Libreville et  d’un centre international universitaire de recherche et de santé à Lambaréné.

     

  • Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Vous avez suivi la cérémonie d’ouverture de la CAN 2017 (au Gabon) et des 8ème Jeux de la Francophonie (à Abidjan)? Vous avez surement découvert ce maitre de cérémonie hors pair avec un style américain qui séduisait plus d’un. Lui c’est Charly Tchatch de son vrai nom Hanse Charly Mougniengou. Le jeune gabonais de 30 ans impressionne par son art oratoire et son audace. Son histoire est atypique tout comme la personne.

    En année de licence en sociologie, Charly Tchatch était déjà un entrepreneur. Il achetait des friperies qu’il revendait. Avec la petite économie qu’il réalise, il se lance dans la vente des produits de la pâtisserie sur le campus.  Pour ce faire, il allait récupérer les produits à 350 f cfa qu’il venait revendre à 500 f cfa au campus. Les affaires marchaient bien pour lui jusqu’au moment où les responsables de l’université décident  de le virer du campus.

    Charly Tchatch décide alors de créer sa propre sandwicherie.  En manque de fonds d’investissement, il se tourne vers les banques pour avoir un prêt. Sans caution, ni garantie, Charly Tchatch savait qu’il avait peu de chance d’être pris au sérieux par le personnel de la banque mais il décide de tenter sa chance.  Audacieux, une fois arrivée à la banque, il demande le bureau du responsable des crédits et lui rencontre son histoire ; son parcours entrepreneurial. La dame impressionnée accepte financer  personnellement son projet.

    « Soyons audacieux. N’attendons rien de l’Etat car l’Etat ne connait pas notre état », aime-t-il dire.

    Entre temps, le petit restaurant de Charly Tchatch ne faisait pas assez de bénéfice comme prévu. Il était obligé de le fermer et se retrouve sans emploi et sans domicile. Il passe un mois chez une ex et plus d’un an dans un bureau du conseil national de la jeunesse du Gabon où il devint volontaire. Les soirs il dormait sur le plancher de son bureau.

    L’audace encore l’audace

    Dans les bureaux du conseil national de la jeunesse, Charly Tchatch s’est découvert un talent d’artiste chanteur. Ses chansons ne sont ni en français ni en anglais. C’est une invention propre à lui qu’il a baptisé le tchatching.

    « Le Tchatching  est simplement un mélange de consonnes et de syllabes qui ne respecte pas la logique de la syntaxe de la langue française et anglaise. C’est dans ce mélange que je trouve mon inspiration pour m’épanouir en musique, et avec ma voix j’essaie de transmettre une émotion. En somme consonnes et syllabes sont l’essence même du Tchatching », explique Charly Tchatch.

     

    C’est ainsi que Charly a commencé par animer les petites soirées à Libreville  jusqu’au jour où il parvient à convaincre un des organisateurs du New York Forum Africa de le laisser chanter une minute. Après cette prestation, il s’est  une fois de plus fait  inviter dans l’organisation de Coupe d’Afrique des Nations CAN 2017 en se montrant une fois de plus convainquant. Pour la première fois Charly Tchatch fait son show devant des milliers des milliers de spectateurs. Il sera aussi à Abidjan pour présenter la cérémonie d’ouverture des Jeux de la Francophonie d’Abidjan.

    Charly Tchatch est aujourd’hui, maitre de cérémonie et présentateur télé, « motivateur » et artiste.

     

  • Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Ses sacs se vendent à 30 000 dollars la pièce et ses montres bracelets ; entre 80 et 200 000 dollars la pièce. C’est clair. La marque Felio Siby, s’adresse à une clientèle spécifique.  Derrière cette belle réussite se cache le Gabonais Dominique Siby. Diplômé en relation internationale, cet entrepreneur a décidé de dénommer son entreprise Felio Siby, en hommage à son père, son premier partenaire sur le projet.

    Pour atteindre ses objectifs, Dominique Siby s’est donné des principes. D’abord, il s’abstient de collaborer avec la Chine. Pour lui, il est concevable de fabriquer des produits de luxe en Chine.

    « Depuis que j’ai commencé, je sais ce que je veux faire et je sais où je vais. Je me suis construit un plan bien précis que je suis », explique-t-il.

    Résidant aux USA (Miami), Dominique Siby collabore cependant  avec des artisans locaux en Italie et en suisse pour la confection de ses produits de marque.  Pour sa cible, Dominique Siby a opté pour un marché de niche ; il s’agit notamment des fortunés qui ont déjà utilisé les plus grandes marques et souhaitent avoir quelque chose d’unique, de rare.

    Ces types de clients, il les trouve en Europe, aux USA et aussi en Afrique. Oui, Dominique Siby vend ses produits de luxe  en Angola, au Congo Brazaville et au Gabon.

    « Depuis que Felio Siby existe, ma plus grosse vente a été réalisée en Afrique…  Les Africains aiment se faire plaisir et dépensent beaucoup d’argent dans le luxe  », confie-t-il.

    La marque Felio Siby fut en 2016, le sponsor officiel du coureur brésilien de Formule 1 Felipe Nasr et de l’écurie anglaise Sahara Force India. Le Gabonais a également collaboré avec le tennisman Tomas Berdych.

    Pour recruter ses clients, Dominique Siby use de ses réseaux. Il procède également à des ventes en ligne. Peux importe l’endroit où se trouve le client, il se fait le plaisir de le livrer en personne si tel est le souhait de ce dernier.  L’ambition de Siby est de conquérir le Nigéria, deuxième puissance économique du continent avec ses milliers de millionnaires.

  • Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Fille d’un père médecin et d’une mère nutritionniste,la Gabonaise  Chef Anto n’a pas opté pour la voie toute tracée pour elle.  Alors que son père l’imaginait, médecin, Anto Cocagne a préféré  s’orienter vers l’art culinaire.  Il a fallu l’intervention d’un oncle de sa famille pour que son père la laisse s’inscrire au lycée hôtelier Lesdiguières de Grenoble puis le «  Harvard » de la cuisine française : l’École Supérieure de Cuisine française Grégoire Ferrandi, à Paris.

    Titulaire d’un BTS en Arts culinaires à Lesdiguières, une Licence en Management des unités de restauration à l’IUT Pierre Mendès France de Grenoble et un Bachelor Restaurateur option Traiteur Organisateur de Réceptions à Ferrandi,  Anto Cocagne fut dans un premier temps commis avant de gravir les échelons pour devenir chef de cuisine.

    Pour diversifier ses recettes, elle entreprend un voyage aux USA où elle découvre de nouvelles saveurs « et un service différent de celui enseigné dans les écoles de cuisine françaises. »

    De retour en France Chef Anto a travaillé pour  de grandes maisons et des personnalités de renom comme Alain Hascoët, chef de l’hôtel cinq étoiles Le Carlton, à Cannes, ou encore Eric Pras, Meilleur Ouvrier de France en 2004, désormais trois étoiles au guide Michelin.

    Chef Anto s’installe  à son compte  et devient cheffe à domicile et consultante. « A travers mon métier de cheffe à domicile, je fais découvrir à mes clients, à 95% non Africains, une cuisine qui leur était jusque-là étrangère. Ma plus belle gratification est leur enthousiasme face aux recettes que je leur présente et leur désir de découvrir l’Afrique autrement après cette expérience. Organiser We Eat Africa s’inscrit dans cette continuité logique qui me tient à coeur de populariser les cuisines d’Afrique », explique-t-elle sur africavivre.com.

    Ne trouvant pas de cadre pour exprimer leurs talents en occident, le chef Anto et ses collègues cuisiniers africains ont lancé en 2018 à Paris, la première édition du festival des cuisines africaines « We Eat Africa ».

    « L’Afrique c’est 54 pays, c’est 54 façons de cuisiner. Vous partez d’un produit comme le manioc, suivant les pays chacun le traite de façon différente. Les gens avaient besoin de voir un autre visage de l’Afrique, côté gastronomie », explique-t-elle. Son festival met avant non seulement les chefs africains mais aussi les épices et plats et boisson du continent.

    Cette année, la deuxième édition du festival « We Eat africa » sera spécialement dédiée aux femmes. Elle se tiendra à Dakar du 24 au 28 avril 2019.

  • Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Aubin N’Gouan est un jeune entrepreneur qui impacte de nombreuses communautés grâce à son initiative. Ce Gabonais a cofondé il y a trois ans Solar Box, une startup qui loue et commercialise des kits solaires photovoltaïques mobiles sous forme de cubes pour capter les rayons chauffants du soleil. Diplômé en génie électrique Aubin N’Gouan a fait des études à l’École polytechnique d’Agadir. Il explique que ses « Solar Box » sont capables de fournir trois fois plus d’énergie que d’autres kits solaires.

    En réalité, pour développer son projet, l’entrepreneur s’est intéressé aux besoins principaux des populations de son pays. Il a ensuite créé sa startup dans le but d’apporter aux foyers nécessiteux de l’électricité solaire. Aubin N’Gouan reconnaît d’ailleurs avoir tout lancé dans sa chambre d’étudiant.

    Partenariat

    Selon lui, il était important de faire de l’énergie solaire une alternative énergétique sérieuse au Gabon. Le fait est que cette énergie était habituellement utilisée pour des lampes dans des zones publiques. Depuis 2015, le Solar Box proposé par l’entrepreneur est composé d’une batterie, d’un onduleur et d’un cube solaire capable de fonctionner pendant près de dix heures.

    La solution énergétique de Aubin N’Gouan comble donc le déficit énergétique constaté dans les zones rurales du pays. Solar Box propose à sa clientèle trois offres, notamment une consommation mensuelle (10000 FCFA) pour une maison et une offre premium dont peuvent bénéficier de grands bâtiments.

    Ces innovations ont permis à Aubin N’Gouan d’être récompensé par le prix du Start-upper au plan national. L’entrepreneur a déjà tissé des partenariats avec des entreprises étrangères, notamment en Chine. Aubin N’Gouan veut désormais implanter sa startup dans des pays du continent où la demande est forte.

  • Andy Boumah Yovo, 26 ans, ses drones survolent le Gabon

    Andy Boumah Yovo, 26 ans, ses drones survolent le Gabon

    Andy Boumah Yovo est un homme soucieux de contribuer au développement de son pays. C’est aussi un entrepreneur qui a su faire de sacrifice. A moins de 30 ans, cet ingénieur gabonais spécialisé dans le déploiement d’infrastructures en réseau et télécoms a décidé de revenir dans son pays après des études en France.

    L’entrepreneur dirige depuis 2016 Adis, une société qui utilise des drones pour photographier le Gabon. Andy Boumah Yovo explique que Adis prend des images de forêts, d’infrastructures minières et d’autres sites. Sa société offre également des services dans le cadre des études topographiques et cartographiques.

    Sur un marché local sans concurrence, le jeune entrepreneur a réussi à s’imposer avec la qualité de ses services. Andy Boumah Yovo a effectué des travaux pour de nombreuses sociétés, notamment le groupe Bolloré ou encore l’Agence gabonaise de développement.

    L’image contient peut-être : 1 personne, sourit

    En moins de deux ans, il a fait preuve d’un savoir-faire et envisage atteindre un chiffre d’affaires de près de 20 millions de FCFA au cours de l’année 2018.

    Le Gabonais envisage désormais renforcer ses services. Il compte investir dans l’achat de matériels professionnels pour améliorer le fonctionnement d’Adis. Jusqu’en 2019, la société compte en effet décrocher des contrats dans le secteur des lignes électriques à haute tension ou dans le domaine pétrolier. Andy Boumah Yovo veut également dans quelques années démarrer ses activités dans les pays de la sous-région, notamment les deux Congo.

    Image result for gABON TOURISME

  • Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Sur la toile, les leaders d’opinion, les chefs d’entreprise et les stars africains s’imposent. Ils se sont approprié l’outil web. Ils sont présents partout, principalement sur Facebook et Twitter. À coups de messages laconiques, de longs posts et de contenus audiovisuels, ils fidélisent leurs abonnés. C’est aussi le cas pour certains présidents de la République. Mais que dire concrètement de la communication digitale de ces derniers ?


    Très présent…


    Paul Kagamé

    En termes de présence sur la toile, Paul Kagamé reste également un leader incontesté comparé à ses pairs. Son compte Twittter est très actif. Paul Kagamé poste de courts messages sur ses activités, sa vision du monde et parfois des conseils à la jeunesse africaine.

    Il lui arrive surtout d’adresser des messages particuliers à ses compatriotes lors des jours historiques pour le Rwanda. Ne soyez pas surpris de voir des tweets de Paul Kagamé sur des matches du Premier League anglais et sur Arsenal un club qu’il suit particulièrement. Le chef de l’État aime le sport. Il lui arrive aussi de tweeter sur la NBA. Chose importante, Paul Kagamé n’hésite pas à interagir avec les internautes. Ces derniers suivent le président sur Facebook, Google+, Flickr ou encore YouTube.

    Les discours de Paul Kagamé sont très écoutés. Pour faciliter la tâche aux internautes, toutes les interventions du chef de l’État sont mises en ligne sur paulkagame.tv. Mais également sur un site web dédié à l’homme fort du Rwanda. Tous les clichés de Paul Kagamé sont aussi publiés sur Instagram. Au grand bonheur des milliers d’abonnés au compte du président.

     Alassane Ouattara 

    Le chef de l’État se sert comme il faut de la toile. Il 0tweete, informe sur Facebook et est présent sur Hi5 et MySpace. Mais comme ses pairs ses comptes sont à la charge d’une équipe spéciale. Les plus de 274 000 followers peuvent quand même se permettre parfois d’interagir avec ADO. D’autant plus que le chef de l’État dispose d’un site web qui porte sur sa dernière campagne électorale et d’un autre qui évoque son parcours, ses idées et les actions qu’il a réalisées. L’Ivoirien reste malgré tout absent sur Instagram.

    Roch Marc Christian Kaboré 

    Très actif sur les réseaux sociaux, ses followers ont par exemple très vite augmenté sur Twitter et le président du Burkina Faso a vu son compte être certifié. Roch Marc Christian Kaboré twette sur toutes ses activités quotidiennes. Également présent sur Facebook ou sur Périscope le chef de l’État entretient une relation particulière avec ses abonnés. Roch Marc Christian Kaboré interagit souvent avec ces derniers. Plusieurs clichés du président du Faso sont également publiés sur Instagram.

    Faure Gnassingbé

    Avec un compte Twitter Facebook pas encore certifié, le président togolais informe ses plus de 24 000 followers sur ses déplacements, ses voyages. Faure Gnassingbé  tweete également à propos des rencontres qu’il préside, de ses audiences et des infrastructures qu’il inaugure. Comme ce 24 où il informe sur « l’inauguration de la nouvelle salle de spectacle Canal Olympia de Vivendi » qu’il inaugure aux côtés de Vincent Bolloré. Faure Gnassingbé est également présent sur Facebook. Le Togolais qui ne publie pas de photos sur Instagram a quand même ses clichés disponibles sur Flickr.

    Ali Bongo

    C’est sur Facebook que le chef de l’État gabonais rassemble le plus ses fans. Celui qui dispose d’un compte certifié sur Twitter n’est pourtant très actif sur « l’oiseau bleu ». Ali Bongo tweete néanmoins quelques messages à ses plus de 71 000 followers. Ali Bongo est aussi présent sur YouTube ou Dailymotion. Il dispose surtout d’un site web personnel qui informe les visiteurs sur les activités du président de la République. Ali Bongo a également un compte Instagram. Depuis mai 2016, le chef de l’État gabonais partage ses photos et de courtes vidéos avec ses abonnés. Chose importante à souligner le numéro 1 gabonais est aussi présent sur le réseau social chinois Weibo.

    Patrice Talon

    Durant sa campagne électorale, Patrice Talon avait créé un compte Twitter. Mais il n’y est pas actif. Le chef de l’État s’est rabattu sur Facebook où il est très présent. Le Béninois publie ses messages à la nation, partage les images de ses déplacements et poste des vidéos dans lesquels il s’adresse directement à ses abonnés. Il pourrait bientôt « débarquer » sur Instagram où il n’a pas encore un compte officiel.

    Macky Sall

    Un compte Twitter certifié et plus de 400 000 followers. Le président sénégalais est présent sur la toile. Comme la plupart de ses pairs africains, c’est essentiellement sur ses activités qu’il informe ses « suiveurs ». Pareil sur Facebook où le successeur d’Abdoulaye Wade informe sur tous ses déplacements, recueille l’avis de ses abonnés et publie le contenu de ses discours. Certains clichés du chef de l’État sont aussi publiés sur un compte Instagram auquel se sont abonnés près de 13 000 followers.


    … Pas très actif


     Paul Biya

    Paul Biya est de son côté présent sur les réseaux sociaux. Celui qui est en Afrique centrale le chef d’État le plus suivi sur Twitter informe ses nombreux followers sur ses activités. Pas toujours régulièrement. Surtout sur Facebook où ses abonnés sont parfois informés des jours après la tenue d’une activité du chef de l’État. Mais depuis quelques mois, tout se régularise. Le président camerounais a même fait son apparition sur Instagram où ses photos sont publiées. Visite de travail à l’étranger, cérémonies d’hommage, rencontres avec des personnalités de ce monde, les clichés de Paul Biya pullulent sur Instagram.

    Pierre Nkurunziza

    Il a son compte certifié sur Twitter. Mais malgré ses plus de 83 000 abonnés, Pierre Nkurunziza tweete rarement. Quand il le fait, c’est pour informer ses followers sur ses déplacements dans le pays, ses audiences et pour féliciter certains de ses pairs africains. Le Burundais publie aussi parfois quelques photos sur Instagram.

    Alpha Condé

    C’est sur Facebook que l’actuel président en exercice de l’Union africaine se plaît le plus. À ses plus de 700 000 abonnés, le professeur Alpha Condé publie entre autres des images de ses visites ou encore les audiences qu’il accorde à ses hôtes. Certains de ses posts sont aimés plus de 5000 fois, commentés et partagés par des centaines d’abonnés. Alpha Condé n’est pourtant pas très actif sur Twitter. Le chef de l’État est également absent sur Instagram.

    Joseph Kabila

    Le président de la RDC n’est pas actif sur la toile. Il n’a pas un compte Twitter officiel. Difficile également de considérer la page Facebook en son nom aux milliers d’abonnées comme officielle. D’autant plus que les abonnés sont informés de façons irrégulières sur les activités du chef de l’État. Pareil sur Instagram où il n’a pas de compte officiel. Sa communication sur le web est peut-être à son image. Discret, taciturne, introverti.

     Mahamadou Issoufou

    Sa présence sur la toile n’est pas si remarquée. Le président nigérien a un compte Twitter avec lequel il twette de temps en temps. S’il n’a pas de compte Instagram, les photos du chef de l’Etat ainsi que ses activités sont néanmoins relayées sur sa page Facebook et celle de la présidence du Niger.

     Denis Sassou Nguesso

    Le président congolais n’est pas actif sur Twitter. Son dernier tweet pour ses followers remonte à janvier 2017. Sur sa page Facebook, les posts sont rares. Le président Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas de compte Instagram officiel.

     

  • Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    France Fotball a renduit public sa liste des 30 nominés pour son prochain trophée. Pierre-Emerick Aubameyang et Sadio Mané sont les deux joueurs africains à faire partie de la liste des 30 nommés pour le Ballon d’Or.

    Le magazine France Football a dévoilé lundi la liste complète des 30 nominés pour le Ballon d’Or 2017. Tout comme l’année dernière, l’Afrique compte deux représentants dans la liste des trente joueurs nommés pour le Ballon d’Or France Football : l’international gabonais Pierre-Emerick Aubameyang et le sénégalais Sadio Mané. Le premier, attaquant du Borussia Dortmund ballon d’or africain en titre est déjà présent dans ce classement l’année dernière, alors que l’attaquant de Liverpool vient de faire son entrée. Devenu la saison dernière meilleur buteur de Bundesliga avec 31 buts et devant Lewandowski, le Gabonais compte déjà 8 réalisations, soit une de plus que son rival polonais, alors que Sadio Mané n’a pas manqué de s’imposer très vite dans le jeu à Liverpool.

    A l’évidence le favori de ce trophée (une cinquième) est le portugais Cristiano Ronaldo, champion d’Espagne et vainqueur de la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive avec le Real Madrid. Beaucoup d’Africains rêvent néanmoins de voir un africain dans le top 10 mondial, lui qui s’était retrouvé à la 11eme place de l’édition 2016.

    Eternel George Weah

    Tout porte à croire que le continent africain est en manque de héros pour succéder à libérien George Weah, ballon d’or mondial en 1995. Cette année-là, l’avant-centre du club italien l’AC Milan avait été élu Ballon d’or africain en janvier (la seconde fois après 1989), joueur africain de l’année par la CAF, meilleur joueur d’Europe et joueur Fifa de l’année. Plus de 22 ans après son sacre, seuls le camerounais Samuel Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba ont été proches de lui. 3e meilleur footballeur de l’année FIFA en 2005 pour le premier et 4e au Ballon d’or 2007 pour le second.

    Si, sur le continent la génération Eto’o-Drogba-Adébayor est désormais balayé par le temps, les espoirs ne sont pas totalement éteints. De jeunes professionnels de football émergent. L’Afrique peut toujours rêver du successeur de George Weah.