Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Dashmake: une application mobile togolaise pour les  secouristes

    Dashmake: une application mobile togolaise pour les secouristes

    Lancée il y a deux ans, la startup togolaise Dashmake propose des services en développement d’applications et travaille également sur des animations en 2D et 3D. En janvier dernier, la structure a lancé son premier système d’application dénommé SOS Système.

    C’est en 2015 que de jeunes togolais, étudiants en informatique et en droit, créent Dashmake. Objectif, améliorer le quotidien des populations en créant des solutions. A leur tête, Helton Yawovi, 22 ans, passionné de jeux vidéos. Ce dernier décide après son baccalauréat de créer avec des camarades un club de geek qui devient quelques années plus tard une startup. Aujourd’hui titulaire d’une licence en développement d’application, Helton Yawovi est entouré d’autres passionnés du numérique. Parmi eux, Darwin Yawovi, juriste d’affaires, Eddie Michel Atikleme, administrateur réseaux et systèmes et Kevin Edorh, développeur d’application.

    Depuis, la startup développe des applications et des sites web mais s’illustre également dans l’animation en 2D et 3D. Cela lui a valu des récompenses nationales comme le deuxième prix du concours Apps Togo 2016 et le premier prix Afristack Summer Health Hack 2017. Dashmake a aussi été distingué sur le plan continental. La startup a été nominée au prix Tony Elumelu Entrepreneurship Program et lauréate du programme d’incubation Jambar Tech Lab par le CTIC Dakar.

     SOS Système

    SOS Système est l’une des applications développées par la startup. Lancée cette année, elle vise à relayer rapidement aux secouristes des informations sur le lieu d’un sinistre. L’application est composée d’une interface mobile (SOS Mobile) et d’une interface superviseur (SOS Superviseur). Pour les promoteurs, SOS Système va permettre aux témoins d’envoyer des photos sur l’état de la victime et  du lieu du sinistre. Pour vulgariser SOS Système, Dashmake a signé un accord de partenariat avec Togo Assistance une entreprise spécialisée dans l’assistance aux personnes victimes d’accidents. Selon un membre de la société Togo Assistance, SOS Système constitue une « solution mobile et moins couteux pour la population ».

    Dashmake compte s’implanter sur le marché béninois et nigérian jusqu’en 2020. Pour Helton Yawovi ce sera un moyen de vulgariser les solutions développées. Le manager de la statrup envisage surtout créer avec son équipe la fondation Dashmake qui « financera les études de jeunes talents africains ».

  • Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    France Fotball a renduit public sa liste des 30 nominés pour son prochain trophée. Pierre-Emerick Aubameyang et Sadio Mané sont les deux joueurs africains à faire partie de la liste des 30 nommés pour le Ballon d’Or.

    Le magazine France Football a dévoilé lundi la liste complète des 30 nominés pour le Ballon d’Or 2017. Tout comme l’année dernière, l’Afrique compte deux représentants dans la liste des trente joueurs nommés pour le Ballon d’Or France Football : l’international gabonais Pierre-Emerick Aubameyang et le sénégalais Sadio Mané. Le premier, attaquant du Borussia Dortmund ballon d’or africain en titre est déjà présent dans ce classement l’année dernière, alors que l’attaquant de Liverpool vient de faire son entrée. Devenu la saison dernière meilleur buteur de Bundesliga avec 31 buts et devant Lewandowski, le Gabonais compte déjà 8 réalisations, soit une de plus que son rival polonais, alors que Sadio Mané n’a pas manqué de s’imposer très vite dans le jeu à Liverpool.

    A l’évidence le favori de ce trophée (une cinquième) est le portugais Cristiano Ronaldo, champion d’Espagne et vainqueur de la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive avec le Real Madrid. Beaucoup d’Africains rêvent néanmoins de voir un africain dans le top 10 mondial, lui qui s’était retrouvé à la 11eme place de l’édition 2016.

    Eternel George Weah

    Tout porte à croire que le continent africain est en manque de héros pour succéder à libérien George Weah, ballon d’or mondial en 1995. Cette année-là, l’avant-centre du club italien l’AC Milan avait été élu Ballon d’or africain en janvier (la seconde fois après 1989), joueur africain de l’année par la CAF, meilleur joueur d’Europe et joueur Fifa de l’année. Plus de 22 ans après son sacre, seuls le camerounais Samuel Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba ont été proches de lui. 3e meilleur footballeur de l’année FIFA en 2005 pour le premier et 4e au Ballon d’or 2007 pour le second.

    Si, sur le continent la génération Eto’o-Drogba-Adébayor est désormais balayé par le temps, les espoirs ne sont pas totalement éteints. De jeunes professionnels de football émergent. L’Afrique peut toujours rêver du successeur de George Weah.

  • Bénin: qui est Ulrich Sossou, le Steeve Jobs béninois?

    Bénin: qui est Ulrich Sossou, le Steeve Jobs béninois?

    Si ses proches ont décidé de l’appeler le Steeve Jobs béninois, ce n’est pour rien. Ulrich Sossou est digne de ce nom.

    A Cotonou, la ville natale de cet entrepreneur informatique d’à peine 30 ans, Ulrich Sossou n’est pas un inconnu. Nombreux sont ces jeunes entrepreneurs qui veulent s’inspirer d’Ulrich, lui, ce jeune qui a réussi à se faire un nom en informatique dans une ville, pas des plus connectées sur le continent africain.

    Ulrich Sossou est né et a bien grandi à Cotonou dans une famille modeste. Son père est médecin et sa mère, une commerçante. Il avait juste 8 ans lorsqu’il se découvre une certaine passion pour l’informatique. Son oncle possédait une boutique de réparation d’ordinateurs et Ulrich Sossou y fait ses premiers contacts avec les premiers modèles d’ordinateurs. Il entreprend par la suite des études en ingénierie industrielle. Très vite, il se rend compte qu’il souhaite monter sa propre compagnie, devenir un entrepreneur.

    Ulrich raconte que l’année de son baccalauréat, il a commencé comme beaucoup de jeunes par chercher une école à l’étranger. Il voulait migrer vers les États-Unis ou le Canada. Par défaut de moyens, il restera finalement à Cotonou où il finira par obtenir un master en génie industriel. Pour financer ses études, Ulrich a travaillé en conseillant des entrepreneurs dans leurs projets numériques. Première grosse cagnotte : 5 millions de F CFA issus d’une commande de l’université américaine Stanford pour la conception d’une plateforme de cours en ligne. Il utilise cet argent pour totalement se lancer dans l’entrepreneuriat.

    Quand j’ai commencé, je n’avais même pas d’ordinateur

    « Quand j’ai commencé, je n’avais même pas d’ordinateur et je n’avais pas d’argent pour m’en acheter un. » Sa technique était simple : se servir des ordinateurs réparés pour travailler le temps de les livrer aux propriétaires. Et c’est avec cette gymnastique que sa première entreprise voit le jour : TAKITIZ. Il avait en charge la gestion des projets ainsi que le développement web. Le jeune entrepreneur avait 18 ans. Il revendra  en 2011 TAKITIZ, alors qu’il venait de créer FlyerCo, un site d’édition de flyers destiné aux agents immobiliers, qui, à sa vente, en avril 2016, affichait plus de 10 000 utilisateurs et un chiffre d’affaires annuel de 60 millions de F CFA.

    30 ans, il pèse 300 millions de F CFA

    À 30 ans, Ulrich Sossou a déjà une grande expérience dans l’économie du numérique. Selon le média BBC, le jeune pèse environ 300 millions de F CFA.  « Aujourd’hui, grâce au numérique, tu peux être n’importe où et avoir des clients aux quatre coins du monde », explique-t-il. En 2014, avec son compatriote Senam Beheton, Ulrich Sossou fonde TekXL, un incubateur qui soutient et encadre des entrepreneurs en Afrique dans « la conception d’entreprises technologiques à succès » dont il est directeur technique : 11 start-up y sont actuellement incubées. En août 2015, c’est le lancement du magazine en ligne Ecce Africa, consacré à l’innovation sur le continent, à la conception duquel Ulrich Sossou a travaillé avec, entre autres, Marie-Cécile Zinsou.

    Son projet actuel : réinventer l’automatisation du marketing via les applications de messagerie comme Messenger ou WhatsApp. Il a décidé de baptiser son nouveau bébé : Botamp.

  • EcoJogging: du sport pour sauver l’environnement au Togo

    EcoJogging: du sport pour sauver l’environnement au Togo

    Association légalement enregistrée depuis le 1er août 2017, EcoJogging est un mouvement mondial éco citoyen qui consiste à courir tout en ramassant les déchets, en priorité les plastiques et à les recycler. Le Togolais Felix Tagba est le promoteur de ce mouvement.

    Le concept est nouveau dans un pays qui a ratifié lui aussi l’Accord de Paris et soucieux de la préservation de l’environnement. Entretenir sa santé et préserver l’environnement en faisant du jogging.

    En effet, les sacs en plastique durent entre 500 et 1000 ans dans la nature. Selon certains chercheurs, depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques et seuls 9 % ont été recyclés, 12 % ont été incinérés et 79 % accumulés dans des décharges ou dans la nature. Ces plastiques sont à l’origine de plusieurs maux dont souffre la planète, les changements climatiques par exemple.

    C’est pour rétablir le tir qu’un jeune Togolais lance le mouvement Ecojogging. « Un 2 janvier 2017, j’étais parti courir à 4 h du matin comme à mon habitude sur un terrain. Et arrivé sur le terrain, je remarque qu’il y avait beaucoup de déchets, les plastiques surtout qui trainaient. Ça m’a choqué et je me suis dit qu’il faut agir pour stopper ce phénomène. » Témoigne le concepteur. C’est à la suite de ce constat que celui-ci invitera toute la population pour le premier écojogging à la plage de Lomé le 28 janvier 2017. Pour ce premier essai, 10 kg de sachets ont été ramassés et recyclés.

    Depuis, ce sport inscrit dans un esprit fort écologique fait son chemin. Tout récemment, le ministre de l’Environnement du Togo s’est invité dans cette course pour le ramassage des ordures. L’ambition est de faire l’Ecojogging sur toute l’étendue du territoire togolais et dans le monde entier pour sauver la planète.

    Recyclage

    Les joggers ramassent en moyenne 10 kg de déchets plastiques à chaque course. Les plastiques recueillies sont ensuite recyclées et utilisées dans la fabrication des sacs, porte-monnaie et d’autres outils. « Actuellement nous avons notre propre laboratoire qui fabriquera des choses à base de ces déchets collectés pendant Ecojogging » a confié le concepteur.

    Ensuite, les populations sont sensibilisées sur les dangers des déchets non biodégradables. Ces populations contribuent à la fois à leur propre bien-être à travers le jogging et participent à la protection de l’environnement.

    Depuis un moment, EcoJogging se fait au Togo, au Ghana et en France. « Ça se fera dans beaucoup d’autres pays s’il plaît à Dieu. Nous recevons les demandes de beaucoup de citoyens qui nous sollicitent pour faire de l’Ecojogging dans leurs pays », confie Félix Tagba. Pour celui-ci, la prochaine étape est ambitieuse : faire le tour du monde d’Ecojogging.

     

  • Taekwondo: Abdoulrazak Alfaga, l’étoile du Niger à 23 ans

    Taekwondo: Abdoulrazak Alfaga, l’étoile du Niger à 23 ans

    Vice-champion olympique de Rio 2016 et champion d’Afrique de Taekwondo, Abdoul Razak Issoufou Alfaga s’était encore imposé en juin dernier en finale face au Britannique Mahama Cho et a remporté la médaille dans la catégorie des plus de 87 kilos lors du  Championnat du monde de taekwondo en Corée du Sud. Retour sur le parcours impressionnant du colosse nigérien (2.07 m, 98 kg).

    Depuis la révélation d’Issoufou Alfaga Abdoul Razak (23 ans), les couleurs nationales du Niger ne sont plus absentes lors des grandes compétitions internationales de taekwondo à travers le monde entier. Et son pays est en train d’écrire ses plus belles pages dans l’histoire mondiale de cet art martial née en Corée du Sud.

    De ses premiers pas sur le tatami en 2001, Abdoul Razak ne garde sûrement plus qu’un vague souvenir sur le nom de son club du quartier Jangorzo. L’accablante blessure d’un cousin qui lui a inspiré cet art au cours d’un combat et le décès de celui-ci quelques semaines plus tard avaient poussé le père du jeune sportif à interdire la pratique du Taekwondo à ses enfants. Trois ans plus tard, Abdoul Razak s’est retrouvé au Togo. Étant à quelques pas seulement de la frontière ente le Togo et le Bénin, il s’inscrit dans un club béninois et s’engage dans le championnat local. La même année, il remporte la médaille d’or. Par amour pour sa patrie le Niger, il déclinera ensuite une offre de sélection dans l’équipe nationale de taekwondo du Bénin.

    « J’ai tout gagné au Niger »

    De retour dans son pays en 2009, Abdoul Razak intègre le club « ‘CHO »’ à Niamey. Il débute alors une carrière des plus prometteuses. Champion national nigérien à plusieurs reprises, il accumule les trophées et les distinctions. « J’ai tout gagné au Niger au point où la fédération de taekwondo m’a conseillé, en mars 2015, de ne plus participer aux compétitions nationales, pour me consacrer uniquement aux tournois internationaux », a-t-il confié.

    En décembre 2011, il remporte la médaille d’argent pour sa première participation à une compétition internationale à Ouagadougou au Burkina Faso. Un an plus tard, il participe à la coupe du monde francophone de Taekwondo à Abidjan en Côte d’Ivoire et remporte encore une médaille d’argent. Sa première médaille d’or remonte à 2013, compétition Open d’Abuja. L’année suivante, à l’occasion du Championnat d’Afrique de Taekwondo à Tunis, Issoufou Alfaga Abdoul Razak se classe 2ème. En novembre de la même année, il participe à Dakar à la coupe du monde francophone où il remporte la médaille d’or.

    En janvier 2015, le jeune taekwondo participe à l’US Open de Floride aux États-Unis. Il livre six combats contre 2 Américains, 1 Polynésien, 1 Brésilien, 1 Canadien et 1 Anglais. Il remporte ces six combats en infligeant un KO à l’un des deux Américains, avant de battre en finale son adversaire anglais. Il en sort avec une prestigieuse médaille d’or.

    Si le jeune misait secrètement sur une autre médaille d’or lors de sa participation aux Jeux olympiques de Rio, il n’a finalement pu avoir que la deuxième place du podium. Il est de fait le premier Nigérien à participer aux épreuves de taekwondo aux Jeux olympiques, la deuxième médaille olympique du Niger après le bronze obtenu par le boxeur Issaka Dabore aux Jeux olympiques de 1972. Abdoul Razak est désormais à lui seul, l’histoire moderne du sport nigérien et l’espoir de tout un pays sur l’échelle mondiale.

     

  • Dona Etchri, une passion dévorante pour le Web au Togo

    Dona Etchri, une passion dévorante pour le Web au Togo

    Il est l’un des jeunes entrepreneurs régulièrement primés dans son pays. Depuis plus de cinq ans, Dona Etchri multiplie les innovations qui le mettent au-devant de la scène. Voici cinq choses que vous ignoriez sur cet entrepreneur qui veut toujours répondre aux besoins de sa communauté.

    Passionné de Tics

    Dona Etchri est avant tout un passionné du numérique. Il le revendique sans cesse. Web entrepreneur, il est directeur de la société CLIN SARLU. Geek, il aime passer des heures à écrire des codes informatiques. Ce qui ne l’empêche pas de « tester des technologies folles ». Il rêve de bâtir dans le numérique des entreprises modèles.

    Autodidacte

    À plus de trente ans, Dona Etchri a eu un parcours académique particulier. Il a eu un baccalauréat scientifique, mais n’a jamais terminé son parcours licence en Gestion et en Anglais. Il avoue qu’il n’avait plus envie de continuer les études sur le campus universitaire pour « la forme ». Conséquence, il s’est donc formé en multimédia grâce à des cours téléchargés sur le NET. « Je détestais l’ennui. Je voulais mettre à profit chaque seconde ». À ce jour, il compte plusieurs certifications en sécurité informatique.

    Serial entrepreneur

    Le jeune entrepreneur est l’auteur de plusieurs initiatives. Parmi elles, Edzeprocom info sa première entreprise qu’il a créée en 2011 avant de lancer quelques mois après le E-Orga qui reste le premier système de sécurisation de tickets, de billets et de documents au Togo. Grâce à cet outil, Dona Etchri a même été sollicité dans l’organisation des matches de l’équipe nationale de football en 2013, et de la 10e foire internationale de Lomé.

    Dona Etchri est le créateur de MIABETOGO MARKET, une plateforme de E-commerce qui offre de la visibilité aux entreprises. Il a aussi mis en place WassaSMS qui est une plateforme de SMS marketing qui permet aux entreprises de communiquer avec leur clientèle.

    Plusieurs fois primés

    Le Togolais a déjà été primé à plusieurs reprises.  Premier prix de l’émergence professionnelle de l’ANPGF (Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI) en 2014, Dona Etchri est également lauréat des concours Apps Togo en 2016. Cette année, ce jeune entrepreneur a reçu le premier prix Hackaton AgriPME organisé par le ministère togolais des Postes et de l’Économie numérique. En septembre dernier, Dona Etchri a été récompensé par CFI dans le cadre du programme de Connexions Citoyennes 2017. Ceci grâce à sa dernière trouvaille dénommée Doomevi, une application de géolocalision des infrastructures communautaires défectueuses et dangereuses.

    Son intérêt pour le secteur agricole

    Il a beau créer innover dans d’autres domaines, Dona Etchri ne peut cacher son intérêt pour l’agriculture. Selon lui c’est un secteur qui présente de nombreuses opportunités. « La jeunesse devrait plus s’intéresser aux métiers de l’agriculture ». Il avoue réfléchir régulièrement à des moyens pour contourner les difficultés liées au secteur agricole. En mai 2017, Dona Etchri a concrétisé un de ses projets. Il a lancé l’application e-agribusiness destinée à transformer le secteur agricole dans son pays en tenant compte des besoins des populations.

     

  • Journée FIFA: deux matches amicaux pour les Eperviers

    Journée FIFA: deux matches amicaux pour les Eperviers

    Dans le cadre de la prochaine journée FIFA prévue du 28 août au 5 septembre, l’équipe nationale du Togo effectue un stage au Maroc qui sera soldé par deux matches amicaux.

    Deux mois après sa dernière sortie en Algérie pour le compte de la première journée des éliminatoires de la CAN 2019, les Eperviers du Togo vont à nouveau retrouver le terrain de jeu. Claude Le Roy et ses poulains seront en stage à Agadir au Maroc où ils affronteront le 31 août le Niger et le Malawi le 4 septembre. 23 joueurs ont été ainsi retenus.

    Outre la présence du capitaine Emmanuel Adebayor, les autres convoqués évoluent sur le continent ou dans le championnat local. Le sélectionneur a pour la première fois fait appel au défenseur Steve Lawson qui évolue à Neuchatel Xamax en Suisse. Le milieu de terrain Mathieu Dossevi absent lors des derniers regroupements pour cause de blessure, est de nouveau convoqué. Toutefois, certains cadres n’ont pas été retenus. C’est le cas d’Alaixys Romao et de Floyd Ayité ou du défenseur Ouro-Akoriko Sadate.

    Entraîné depuis plus d’un an par Claude Le Roy, le Togo qui a été éliminé au premier tour de la dernière CAN au Gabon, s’est lancé dans une dynamique de reconstruction avec plusieurs locaux. Selon les responsables de la Fédération togolaise de football, les différents matches amicaux et les stages de préparation devront permettre au sélectionneur de bâtir une équipe compétitive pour bien disputer les éliminatoires de la CAN 2019.

    Rappelons que dans la course à la prochaine CAN, les Eperviers sont logés dans la poule D en compagnie des Fennecs d’Algérie, des Ecureuils du Bénin et des Scorpions de Gambie.

  • Burkina-Faso: qui était  le ‘faiseur de rois’ Salif Diallo?

    Burkina-Faso: qui était le ‘faiseur de rois’ Salif Diallo?

    Salif Diallo, le président de l’Assemblée nationale burkinabè, est décédé dans un hôpital de la banlieue parisienne en France ce samedi des suites d’une longue maladie. Il s’était rendu récemment à Tunis pour se soigner, avant de rejoindre la capitale française pour un « repos médical », selon ses proches. Retour sur la vie de celui qui était surnommé « Gorba ».

    A 60 ans, le président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso s’en est allé ce jour. A Ouagadougou, le charisme de cet homme politique et diplomate fait sa popularité, mais pas que. Son engagement politique, d’une part aux côtés de l’ancien président Blaise Compaoré, ensuite de Roch Kaboré font de sa personne, un politicien qui reste pour le moins historique.

    Né le 9 mai 1957 à Ouahigouya, dans la province du Yatenga, Salif Diallo, dans sa première vie, a été un étudiant expulsé de l’université de Ouagadougou pour avoir participé à des grèves et des manifestations avec le Parti communiste révolutionnaire voltaïque (PCRV). Il était déjà une figure connue dans pays, un enfant terrible, un orateur effroyable dans son université.

    Passé ensuite par l’université Cheik Anta-Diop de Dakar où il obtint une maîtrise en Droit à l’université de Dakar, et finalement nanti d’un doctorat en droit public sur « Les transformations de l’État en Afrique » à l’université de Perpignan dans le sud de la France, l’homme revenu au pays, a croisé les chemins de Blaise Compaoré. Considéré comme le plus fidèle « élément » de l’ancien président Burkinabé depuis les années 1990, Diallo a été le directeur de cabinet de Blaise Compaoré alors ministre sous la révolution « sankariste » (1983-1987).

    Il a été plusieurs fois nommé dans divers gouvernements de Compaoré lorsque ce dernier est devenu président, avant de tomber en disgrâce. Le 6 janvier 2014, il démissionne du CDP s’illustre comme opposant à la réélection de Compaoré. Il fonde alors avec Roch Marc Christian Kaboré et Simon Compaoré le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) avec lequel ils ont remporté les élections présidentielle et législatives fin novembre 2015, alors qu’il était Vice-Président du parti. Depuis, il est devenu président de l’Assemblée nationale burkinabè.

    Aujourd’hui, Blaise Compaoré le considère plus que jamais comme le principal responsable de sa chute. Celui qui était désigné comme étant le bras droit de l’ancien Président Blaise Compaoré, au temps de la pluie et du beau temps de leurs relations, est cité dans plusieurs témoignages du livre de Valère Somé, Les nuits froides de décembre, l’exil ou… la mort, où il est présenté comme le tortionnaire en chef.

    « Salif Diallo, à l’époque, Directeur de cabinet du Président Blaise Compaoré, dirigeait personnellement les séances de tortures, y prenant même une part active ; lui un civil», peut-on lire dans ce livre. Pour d’autres, cela est une évidence : il a joué un rôle important dans la mort de Sankara.