Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Ghana : Asamoah Gyan lance sa  compagnie aérienne ‘Baby Jet Airline’

    Ghana : Asamoah Gyan lance sa compagnie aérienne ‘Baby Jet Airline’

    Au Ghana, le footballeur Asamoah Gyan, capitaine des Black Stars, a obtenu une licence pour créer une compagnie aérienne privée dans le pays.

    Le Ghana continue d’attirer un certain nombre d’opérateurs dans l’industrie de l’aviation en raison, selon le président ghanéen Akufo-Addo, de sa démocratie stable et son industrie touristique en pleine croissance.

    Cette nouvelle compagnie arrive après l’annonce par le gouvernement du New Patriotic Party (NPP) de l’ouverture de l’industrie aérienne locale du Ghana pour attirer plus de compagnies et stimuler la concurrence.

    Alors que la bataille entre compagnies aériennes en Afrique, chacun allant pour une plus grande conquête des airs et une création de hubs dans leurs pays devient rude, le Ghana enregistre une 37e compagnie, alors qu’en fin 2016, le pays en comptait 35. Désormais dans la concurrence, Baby Jet Airlines. L’information de ce nouvel arrivage a été annoncée par le président Akufo-Addo lui-même, lors du salon aéronautique africain 2017 à l’aéroport international de Kotoka.

    « J’ai été informé  que le capitaine de notre équipe nationale senior, les Black Stars, Asamoah Gyan a obtenu une licence et travaille à la création d’une compagnie aérienne appelée “Baby Jet Airline”, a déclaré le Chef de l’État ghanéen. Et d’ajouter :


    Je veux appeler d’autres Ghanéens, tant au pays qu’à l’étranger, à investir dans le secteur de l’aviation en pleine croissance.


    De son côté, Gyan a déclaré au magazine Business Insider Sub Saharan Africa : “cela fait plusieurs mois que nous travaillons sur le dossier et nous sommes contents d’obtenir la licence. Le projet est de débuter avec les cargos de transport de marchandises sur le plan local et international. Puis avec nos partenaires, nous verrons comment élargir nos offres”.

    En effet, comme bien de pays conscient de l’importance d’être au centre des connexions aériennes, le président ghanéen veut aussi miser sur ce secteur. D’ailleurs, le prix du billet d’avion domestique est en baisse, avec la suppression des 17,5 % de TVA. D’autres efforts non moins importants ont été faits pour maintenir les prix du carburant d’aviation au Ghana à un niveau compétitif par rapport aux autres pays de la sous-région.
    Pour rappel, l’African Airshow est la première exposition et conférence aérospatiale et aéronautique de l’Afrique de l’Ouest. Il est organisé par 4 M Events, les organisateurs de l’expo d’Abu Dhabi Air, basée à Dubaï, ces trois dernières années.

  • Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    La Banque africaine de Développement (BAD) a publié la semaine dernière à Abidjan, des chiffres sur les PIB des pays africains.

    En se basant sur ces chiffres, le Nigéria est enregistré comme le pays le plus riche de l’Afrique sur l’année 2017. La chute des prix du baril du pétrole n’aura pas beaucoup affecté le grand pétrolier du continent.  Plutôt porté par une production en hausse et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria, représentant plus de 72% de l’ensemble des économies de la zone ouest-africaine, devrait atteindre 581 milliards $ cette année alors qu’elle n’était que 519 milliards $, en 2016.

    Longtemps resté leader de l’économie africaine, l’Afrique du Sud qui est sorti de récession au second trimestre occupe désormais le second rang. La richesse créée au cours de cette année civile par les Sud-Africains pourrait passer la barre des 276 milliards $. Grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner 264 milliards $, l’Égypte dont l’économie est encore convalescente est troisième de ce classement.

    L’Algérie qui pourrait totaliser 170 milliards $ est désormais 4e de ce classement, suivi par l’économie soudanaise qui boucle le Top 5 avec 124 milliards $, surclassant ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, n’a droit qu’à la sixième place.

    Porté par une croissance de 4% au moins, le PIB du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres communiqués par la BAD.

    En un an, l’économie angolaise a connu une légère hausse. De 96 milliards $, le deuxième producteur africain de pétrole pèse désormais104 milliards $. L’Angola restera ainsi le septième pays le plus riche en Afrique en 2017.

    L’Éthiopie, qui a enregistré ces dernières années les meilleures performances en terme de croissances sur le continent, devrait garder sa 8e place avec 93 milliards $ contre 84 milliards l’année dernière, comme prévu par les institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son PIB devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale, devant des pays comme Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).

    Le Top 10 est bouclé le Kenya (77 milliards $) 9e, puis la Tanzanie (52 milliards) 10e.

    En clair, on peut en déduire que l’Afrique de l’Est est la région la plus dynamique et bien représentée dans ce classement. 4 pays de cette zone sont dans ce Top 10 (Soudan, Éthiopie, Kenya, Tanzanie). L’Afrique septentrionale est représentée par 3 pays (Égypte, Algérie, Maroc). Quant à la zone ouest-africaine, seul le Nigéria, par une croissance impressionnante, est dans ce classement.

    Rappelons que ce classement fait à base des chiffres communiqués par la BAD (et publié par l’Agence Ecofin) ne prend en compte que la richesse globale créée par l’économie des pays concernés.

     

  • Cyclisme: un sport en quête de repères au Togo

    Cyclisme: un sport en quête de repères au Togo

    Ce n’est pas exagéré : à 23 ans, Raouf Akanga est au cyclisme togolais, ce qu’a été Mère Térésa aux orphelins.

     Demandez au jeune Raouf Akanga, le maillot jaune et pionnier du cyclisme au Togo un entretien pour parler explicitement de cette discipline pour laquelle il voue un culte, vous-vous rendrez compte de deux choses à la fois : l’endurance et la foi des pratiquants de ce sport malgré les moyens presque inexistants. Ensuite, un drôle de professionnalisme.

    Stade omnisport de Lomé. Sous l’ombre imposant de l’hôtel Radisson Blu 2 février git un vieux bâtiment de 5 pièces de chambres au maximum, aux badigeons salis, sans enseigne. Rien en commun avec cette grande villa non loin du stade de Kégué, avec une grande cour au milieu de laquelle trône un épervier posé sur un ballon de football. Le siège de la fédération du cyclisme lui, n’a pas de réputation.  En effet, en général, l’histoire même du cyclisme togolais, c’est cette histoire intéressante à sa genèse et ennuyeuse à la fin. Cette histoire a un début : 1962, avec des pages écrites par d’inlassables coureurs comme Anani Koffi, Morera Komi ou encore Rodriguez Amavi. Et ce n’est pas le président de la Fédération togolaise du Cyclisme, le très franc Monsieur Anani  Assiongbon qui dira le contraire. Le dernier tour cycliste du Togo illustre à perfection la situation: Vainqueurs au début, loosers à la fin.

    Descente aux enfers

     Le tour cycliste international organisé depuis 1989 à l’endroit des amateurs pressentait pourtant un bon avenir. L’objectif était de révéler les nouveaux talents togolais. Bilan de la mission, mitigé.

    En effet, au Togo, c’est à l’approche d’une compétition qu’on connait les cyclistes. Ils ne sont pas formés au siège. En réalité, à en croire certaines personnes de cette fédération, cette dernière et les pratiquants de ce sport sont victimes de ce qu’on peut appeler de l’injustice ou de la discrimination. Cette discrimination, elle vient du fait que les dernières aides de l’État togolais à la fédération du cyclisme datent de quelques années. Elles sont sporadiques. Et les fois qu’elles ont été reçues, rarement elles ont dépassé le cap de 10 millions, selon une source interne. Autrement, moins que le salaire mensuel du sélectionneur de l’équipe nationale togolaise de football. Alors qu’en marge de cela, le vélo professionnel offert par l’Ambassade de France pour le dernier tour cycliste a coûté un peu plus de 3 millions F CFA.

    Cette fédération se nourrit des miettes amassées après l’organisation du tour cycliste togolais dont le français Francis Ducreux se veut garant. Ou parfois, des aides du Comité olympique du Cyclisme. Raison de plus, il est difficile de former de nouveaux cyclistes au Togo.

    Seulement quelques clubs, 10 au total à Lomé, Kpalimé et ailleurs, font ce titanesque travail de perpétuation de la discipline. Sur ce coup, Raouf Akanga est encore présent avec son projet Kpalimé Cycling Project. Une association qui a pour vocation de promouvoir le cyclisme auprès des jeunes, en faisant des dons des matériels. A savoir la source de financement, elle vient des bonnes volontés, surtout de l’étranger. Et rien d’autres, ni de la fédération, ni de l’État via le ministère tutélaire.

    Par ailleurs, ces quelque 18 cyclistes togolais qui ont actuellement une licence ne vivent pas de ce métier. Ils ne sont pas « nourris par la fédération ». De même, leurs matériels leur appartiennent. Ils s’enregistrent eux même auprès des clubs où ils s’occupent de leurs formations et des frais que cela peut engendrer. Les seules choses qu’ils bénéficient de la fédération, ce sont les primes de sélections pour les compétitions.  Ou alors, à la veille d’une compétition, la fédération aide les jeunes sélectionnés avec « quelques pièces détachées » pour ceux qui ont besoin. « Nous sommes dans l’amateurisme encore. » Reconnais monsieur Émile Olympio. Pris isolément, la fédération n’a pas de matériels à proposer. Elle n’a pas un vélo. Et Raouf Akanga en a encore fait les frais lors d’un récent tour de Bénin, où son vélo a été cassé sans qu’il n’ait pas de vélo secours, alors même qu’il était en tête de course. Mais il n’en meurt pas de remords. « Nous devons nous réveiller athlètes et dirigeants, nous mettre sérieusement au travail pour faire progresser le cyclisme, » a-t-il confié.

    Alerte

      « Autrefois, les coureurs étaient dociles. Entretemps, les pays voisins nous craignaient. Mais maintenant, nous sommes arrivés à un niveau zéro », selon le secrétaire de la fédération. Ce niveau zéro est marqué par l’organisation du tour cycliste qui revient onéreuse à une fédération, actuellement en quête de repères. L’organisation d’un tour cycliste revient à plus de 40 millions de F CFA. Parfois, il arrive même qu’aux derniers moments, les choses soient modifiées. Un peu comme de la broderie, faite dans l’intention de trouver à chaque participant, de quoi ne pas rentrer au bercail bredouille.

    Le cyclisme est un peu mal vu au Togo. C’est en réalité beaucoup de choses qui échappent à ce public hilare que les cyclistes dépassent dans leurs épreuves. Un manque de soutiens alarmant. Le secrétaire avoue chaque fois déposer des demandes de sponsoring qui restent toujours sans suite. N’eût été l’amour-passion d’un enseignant cycliste français du nom d’Henry Ducreux, à l’endroit de cette épreuve sportive, devenu par le temps promoteur du cyclisme togolais, cette histoire aurait déjà écrit sa dernière page. Puisqu’en fait, c’est lui qui cherche chaque fois à la veille de la compétition, du financement.

    Mais le haut de cette histoire c’est aussi, un futur imminent, que marqueront probablement encore plus les noms comme Akanga Raouf, Mensah Walter ou encore Abino Amen, de jeunes protégés de la fédération. Elle ne jure que sur leurs talents. Soit eux, soit la fédération n’a plus d’espoirs. Même si les moyens mis à leur disposition restent très insuffisants. Le maillot jaune togolais le sait, et il nous l’a confié : « je vais toujours me battre pour trouver les moyens et représenter valablement le Togo ». Soit !

     

  • BForum: les Togolais réinventent le e-learning

    BForum: les Togolais réinventent le e-learning

    Disponible sur la toile depuis 2015, le site web BForum (Big Forum) est développé et coordonné par des Togolais qui se donnent pour mission de répondre à plusieurs préoccupations des populations.

    L’équipe en charge de ce site web est composée de DJOMATIN Boris, BAITE Thierry et de BOULEY Kossigan. Ces derniers sont partis du constat selon lequel il existe au sein de la population et au niveau de chaque couche, un manque d’information, d’orientation et de partage sur de multiples sujets. Face à leur constant, les trois entrepreneurs ont ainsi réalisé leur projet de mettre en place un site web qui servira de mettra à la disposition de la population des solutions aux différents problèmes. Le site web BForum contribue à l’éradication de ces différents problèmes. Il est réservé à tous ceux qui ont envie de « découvrir, de comprendre et d’échanger ».

    Le site web a pour but premier de former toutes personnes désireuses d’apprendre davantage. Il constitue ainsi un moyen d’éducation. Il sert aussi de canal pour former des désireux en développement personnel. BForum participe à la création d’une communauté de personnes qui vont s’aider et se soutenir en partageant les uns avec les autres leur connaissance et expérience. Une communauté dans laquelle « toutes les personnes membres se complètent pour permettre l’évolution des uns et des autres et ainsi faire évoluer le monde ».

    Disponible sur la toile depuis bientôt deux ans, www.bforum.net constitue déjà une grande plateforme de communication. Ses développeurs et coordonnateurs comptent améliorer ses offres au fil du temps.

     

     

     

     

  • Dokita Eyes: l’application santé pour les patients de Lomé

    Dokita Eyes: l’application santé pour les patients de Lomé

    Conçue pour rendre plus accessibles les soins de santé aux populations, l’application Dokita Eyes est équipée de 4 interfaces pour le patient, le pharmacien, le laborantin et le personnel soignant. 

    La conception de cette application constitue une alternative pour l’utilisation de carnet de santé, la rédaction de l’ordonnance par le médecin. Ce dernier peut grâce à l’application conseiller son patient. Dokita Eyes donne la possibilité aux patients de commander différents services de santé. Il peut s’agir de « l’achat d’un produit à la pharmacie, d’une analyse médicale ou encore d’une course pour son assurance santé ». Madzé Agbetiafa, le concepteur de l’application explique qu’une équipe a été mise en place pour satisfaire les commandes des populations. Selon lui, les produits commandés sont directement livrés à l’adresse de livraison indiquée.

    Toujours grâce à l’application les laborantins peuvent sous forme d’alertes envoyer directement à des médecin-soignants les résultats des analyses de leurs patients. Dokita Eyes est mis gratuitement à la disposition de la population. L’équipe en charge de l’application a également signé une collaboration avec l’hôpital de Bè, un centre de santé de la capitale togolaise. Madzé Agbetiafa indique également qu’un carnet de santé virtuel a été mis en place. Pour l’utiliser, les patients doivent « payer une carte numérisée « Dokita Eyes Card » au prix de 3500 F CFA pour une validité de 12 mois ».

    Plateforme d’échanges

    Cette solution mobile innovante d’E-santé, Dokita Eyes App, apporte une célérité à la prise en charge des malades à Lomé. Parce qu’elle sert à la fois de plateforme d’échanges pour le personnel soignant, de carnet de santé numérique, de canal d’accès aux services de santé pour gagner du temps. Dokita Eyes constitue un important apport dans le domaine de l’E-santé.

    L’application a d’ailleurs été finaliste du concours RFI Challenge App Afrique qui récompense les innovations numériques permettant d’améliorer la qualité des services de santé sur le continent. Fort de son succès, Dokita Eyes a également été nominée à la première édition de l’Africa Global Telecom Business (GTBM) Awards destiné à récompenser les innovations et les acteurs du monde du numérique.

     

     

  • The Boy In Savannah, le premier jeu vidéo togolais cartonne

    The Boy In Savannah, le premier jeu vidéo togolais cartonne

    Conçu sur l’initiative de jeunes togolais, le premier jeu vidéo togolais a reçu en deux ans l’adhésion de plusieurs utilisateurs.

    C’est en décembre 2015 que de jeunes togolais réunis sur le label LimPio Studio lancent la première version du jeu « The Boy in Savannah », premier jeu vidéo entièrement réalisé au Togo. Quelques mois plus tard, une version améliorée du jeu est mis en ligne « The boy in the Savannah Advanced Edition », plus innovant et dynamique.

    Tout est parti de la startup LimPio Studio, cofondé par deux jeunes togolais, Gérard Limpiyè Pana, étudiant en programmation et Pio Jules Tchédou, étudiant en architecture. Un troisième (KPANOU Loyimon Ferry) s’est occupé des sons sur la première version du jeu mais c’est une équipe de cinq personnes qui a travaillé sur la version avancée du jeu.

    Promouvoir la faune et la flore

    Le principe du jeu « The boy in Savannah » ou « le garçon dans la savane » en français est simple. Il s’agit d’un périple d’un jeune homme dans la savane. Un jeu de type runner dont l’objectif est d’atteindre le score le plus élevé tout en évitant les animaux sauvages. Au-delà de son aspect ludique, le jeu vidéo veut faire la promotion non seulement de la faune et de la flore de l’Afrique, mais aussi de sa culture.

    Selon Tchédou Pio, un des promoteurs du jeu, la phase de promotion a permis de faire accepter au sein de la population « cette création togolaise ». La prochaine étape ? Concevoir un jeu en Réalité Virtuel. « Pour cela, nous sommes à la recherche de partenaires car il nous faut du matériel de dernière génération et logiquement des casques de réalité virtuelle », explique Tchédou Pio.

     

  • Sénégal: Youssou Ndour offre 75 millions à une mutuelle d’artistes

    Sénégal: Youssou Ndour offre 75 millions à une mutuelle d’artistes

    La star de la musique sénégalaise Youssou Ndour a été honorée hier à Tokyo au Japon avec le prix Preamium Imperiale. Après avoir reçu son prix, Youssou Ndour a souhaité mettre le prix au service d’une mutuelle d’artistes.

    « Ce prix démontre à quel point, la musique africaine joue un rôle très important dans le monde » a déclaré la star de la musique africaine, alors qui venait de recevoir le prestigieux prix Preamium Imperiale. « Notre parcours est peut-être exceptionnel, car nous avons eu à nous ouvrir très tôt. Je me souviens de cette chanson dans laquelle je disais que la musique n’a pas de frontières. C’est donc un encouragement pour la musique africaine. Particulièrement, la jeune génération », a-t-il ajouté. C’est avec ces mots que Youssou Ndour vole au secours de ses camarades artistes.

    L’artiste a décidé de verser l’intégralité des 75 millions à la mutuelle de santé des artistes. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse à Tokyo. Le leader du « Super étoile » veut, par ce geste, soutenir la Couverture maladie universelle (CMU) ».

    En effet, Youssou Ndour a toujours investi dans la musique et le social. A travers sa fondation qui œuvre pour l’éducation, la santé des enfants, dans d’autres domaines, l’artiste est engagé sans rien attendre en retour. De tels prix ne sont alors souvent qu’au bénéfice de ses projets philanthropiques.

    Pour rappel, le Premium imperial du Japon, prix pour les Arts, attribué par la famille impériale. Il a été décerné ce mercredi 18 octobre à Tokyo, par son altesse impériale, le prince Hitachi, frère cadet de l’Empereur du Japon.

  • Nigéria: qui est Nnamdi Kanu le leader du Biafra

    Nigéria: qui est Nnamdi Kanu le leader du Biafra

    Leader incontesté du Biafra, l’indépendantiste qui a été libéré en avril dernier après plus d’un an de prison est poursuivi par la justice nigériane pour trahison et atteinte à la sécurité de l’État. Mais depuis un mois Nnamdi Kanu n’est plus apparu en public.

    Leader de l’IPOB

    Âgé de 50 ans, Nnmadi Kanu est né à Asiama Afara. Activiste peu connu au départ, c’est grâce à Radio Biafra qu’il a lancé en 2009 qu’il tient ses premiers discours sur le Biafra. Mais ce diplômé du London Metroplitan University (LMU) est devenu depuis 2015 un leader charismatique. Son objectif, obtenir l’indépendance du Biafra. Il dirige à cet effet l’Indigenous People of Bifra (IPOB), un mouvement sécessionniste.

    Radical

    Son discours à l’endroit du pouvoir du président s’est radicalisé depuis 2015. Le leader indépendantiste a déjà déclaré que sans la création du Biafra « tout le monde devra mourir ». L’actuel chef d’État qu’il a souvent accusé de vouloir sa mort n’a pas hésité de le jeter en prison. Le gouvernement nigérian considère son mouvement l’IPOB comme « une organisation terroriste ». Arrêté en octobre 2015 à Lagos, Nnamdi Kanu a passé plus d’un an en prison sans jugement. Depuis sa libération, il a interdiction de s’exprimer dans les médias. Une interdiction qu’il a violée à plusieurs reprises.

    Adulé

    En trois ans, sa popularité a augmenté. Son emprisonnement par le pouvoir d’Abuja a fait de lui « le leader charismatique » de la cause biafraise. Très écouté, il se considère comme un chef spirituel. Nnamdi Kanu se dit juif et affirmé que le Biafra est « la terre promise ». Da revendication d’un referendum sur l’indépendance du Biafra reçoit auprès de la population un assentiment.

    Le 17 octobre dernier, le leader de l’IPOB n’a pas comparu devant les juges à Abuja. Introuvable, son avocat a d’ailleurs indiqué que l’armée seule sait om se trouve son client. Même si les autorités nigérianes ont rejeté les déclarations de l’avocat, dans la plupart des États au sud du Nigéria, les populations accusent l’armée d’avoir fait disparaître leur leader. Au point où beaucoup craignent une nouvelle montée de violences. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont appelé le gouvernement nigérian à traiter le problème biafrais avec tact.

  • Togo: quand Brigitte Améganvi montre à Michaëlle Jean ses repères

    Togo: quand Brigitte Améganvi montre à Michaëlle Jean ses repères

    La Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, s’est exprimée sur la crise socio-politique au Togo ce mercredi. Une opinion que Mme Brigitte Améganvi ne semble pas totalement apprécier.

    Depuis le début de la crise socio-politique au Togo, les diverses prises de positions de la communauté internationale semblent être favorables à un camp, à en croire les leaders de l’opposition. La CEDEAO, dont la commission est dirigée par Marcel de Souza, l’Union Africaine et l’UNOWAS se sont prononcés en faveur du référendum comme voie de sortie de la crise.

    Quant à l’OIF, une nébuleuse existe encore autour de sa position. L’organisation joue à la carte d’une neutralité qui parait a priori stérile, en essayant d’envoyer une médiatrice, la nigérienne Aichatou Mindaoudou, qui ne viendra finalement plus, réfutée par l’opposition togolaise au regard des propos qu’elle a tenus lors de la crise de 2005.

    Jusqu’ici restée peu impliquée dans ce bras de fer entre l’opposition et le parti au pouvoir, Mme Michaëlle Jean s’est exprimée ce matin, premier des deux jours de marches annoncés par l’opposition, via le réseau social Twitter.

    https://twitter.com/MichaelleJeanF/status/920528861082849280

    Des propos que ne digèrent pas certains Togolais, qui trouvent désormais l’occasion de lui coller une étiquette de « favorable à la dictature des Gnasingbé ».

    C’est en tout cas ce qu’exprime Mme Brigitte Améganvi, sœur de l’opposante politique Isabelle Améganvi et présidente de Synergie-Togo. En réponse au tweet de la secrétaire de l’OIF, Mme Brigitte Améganvi fait allusion à la dictature de la famille des Duvalier en Haïti dont est originaire Mme Michaëlle Jean.

    En effet, l’histoire contemporaine de Haïti est intimement liée au règne de la dynastie des Duvalier, commencé par le père, « Papa Doc », en 1957 et poursuivi par le fils, « Bébé Doc », jusqu’en 1986, qui ont gouverné Haïti d’une main de fer durant près de trente ans. La famille de Michaëlle Jean avait été dès lors contrainte à l’exile au Québec pour des évènements politiques.

    Des repères qui devraient normalement faire balancer l’ancienne Gouverneur général du Canada en faveur du camp de l’opposition, à en croire le tweet de Brigitte Améganvi.

    L’OIF a sorti un communiqué en fin de journée pour appeler les acteurs à consolider la paix et à trouver au plus vite des solutions pour le retour à un climat apaisé.

    Pour l’heure, le gouvernement est plus campé sur l’option de référendum qu’un retour en arrière pour le dialogue.

     

  • A la découverte de Sodabi, le Whisky togolais vieux de plusieurs siècles

    A la découverte de Sodabi, le Whisky togolais vieux de plusieurs siècles

    Le Sodabi, ce spiritueux traditionnel très réputé dans la sous-région ouest-africaine, n’a pour autant pas une réputation saine. Au Togo, sa fabrication reste discrète et un secret gardé par un nombre restreint d’artisans.

    Il n’est de boisson qui ait gardé une grande popularité dans la sous-région ouest-africaine que cette eau-de-vie ancestrale obtenue à partir de la distillation du vin de palme. Il prend des noms différents. Au Togo et au Bénin, il est connu sous le nom de Sodabi. Au Ghana, il est plutôt appelé Akpétéshie comme les Nigérians le connaissent sous l’appellation d’Agoro.

    Réputé pour son mérite apéritif, au Togo comme partout ailleurs, le Sodabi a d’autres vertus, surtout quand il est mélangé avec d’autres ingrédients étrangers ou adjuvants tels des racines, écorces de plantes ou des herbes servant aussi d’arôme. Le Kasabréko ghanéen, a après analyse faite dans les laboratoires au Togo, suite à la saisie d’un stock par la police togolaise, révélée les vertus en virilité des quatre plants sur sept utilisés pour faire cette boisson. Même si la consommation de cette liqueur locale moins chère a franchi le cap de la différence de classe sociale, ou même s’il revêt un caractère socioéconomique non négligeable dans les sociétés traditionnelles, les distilleries sont souvent installées dans les brousses et la fabrication du Sodabi garde son caractère secret. Un fait lié à l’histoire selon l’enseignant-chercheur à l’Ecole Supérieure de Techniques Biologiques et Alimentaires, ingénieur en Industrie agro-alimentaires M. Elolo Osséi.

    En effet, la fabrique du Sodabi avait été interdite depuis les temps coloniaux, taxés d’avoir des inconvénients sur la santé dans le dessein de faire passer les liqueurs d’origines européennes. Une interdiction qui est restée en vigueur jusqu’au temps de l’ancien président Gnassingbé Eyadema.

    En 1989, M. Osséi a dirigé un mémoire d’un étudiant (DJATO Kanfoutiny) sur le Sodabi à l’issue duquel l’étudiant est arrivé à la conclusion selon laquelle le Sodabi n’a pas un impact négatif important sur la santé ; même si l’enseignant affirme que les machines utilisées moins sophistiquées n’avaient pas permis d’identifier le méthanol dans la liqueur. Actuellement, une thèse en cours dont les travaux de recherches ont été faits en Belgique dirigée par le même enseignant révèle la présence du méthanol (une substance qui a une conséquence sur la santé) dans le Sodabi, mais à une dose insignifiante.

    Si le procédé de fabrication de la boisson était, jusque-là, resté identique à celui des origines, d’autres procédés, moins « alambiqués » sont utilisés aujourd’hui pour obtenir ce nectar local.

    A consommer comme un Whisky

    Le discrédit jeté sur la liqueur, fondé parfois sur des observations très souvent erronées, est plus que devenu normal, même si rares sont les travaux basés sur cette eau-de-vie. Considérée comme ayant un impact direct et à coup sûr sur la santé, les recherches du doctorant Tagba démontrent (à quelque exception près) le contraire. En réalité, le suivi de sa production auprès d’une vingtaine de producteurs a permis d’identifier de différentes méthodes de production. Les résultats ont permis d’identifier les différentes composantes de cette boisson. La plupart des molécules mises évidence ne sont pas différentes dans d’autres spiritueux commercialisés comme le très consommé Whisky.

    Selon le maître de mémoire, aucun composé toxique majeur n’a été retrouvé hormis des traces insignifiantes de méthanol, des quantités qui ne constituent aucun risque de toxicité sérieux sur l’organisme. Selon l’enseignant, même le Sodabi fait avec des éléments comme les métaux qui ne servent qu’à dynamiser la fermentation de l’alcool, est en réalité sans effet nocif « puisqu’avec cette méthode de préparation, c’est la vapeur obtenue à partir des chauffages qui constituent le produit fini alors que les microbes ou la rouille ne peuvent pas se transformer en vapeur. La vapeur, c’est l’eau et l’alcool ». Dans ce cas de figure, si problème il devrait avoir, c’est la qualité potable de l’eau utilisée à la fin.

    En réalité, au Togo le Sodabi est présent lors de toutes les cérémonies importantes. Servant parfois de liaison entre le monde invisible et visible à en croire les producteurs et consommateurs, il devient quasi impossible de prohiber son breuvage. Mais puisque l’abus de tout alcool fut-il d’Europe, est nuisible, l’abus du Sodabi peut faire agir le méthanol sur la santé avec pour premier risque, la cécité.

    S’il est vrai que la présence des bars ou bistros dans un pays fait montre des soucis de la population, au Togo se sont les rideaux blancs qui foisonnent.