Catégorie : Sénégal

  • Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Si l’économie du Sénégal ces dernières années présente une perspective reluisante, les rapports sur l’état de finance dans ce pays ont déjà achevé de convaincre que ce pays est un pays pauvre.

    Sur une population de 14 millions d’habitants, près de la moitié tombe sous le seuil de pauvreté de 50 dollars par an. Toutefois, dans cette écrasante pauvreté, certains entrepreneurs sénégalais ont pu tirer leur épingle du jeu pour construire des entreprises au demeurant prospères. Voici 5 entrepreneurs sénégalais multimillionnaires qui possèdent des entreprises dont les revenus annuels dépassent 100 millions de dollars.

    Abdoulaye Diao, le pétrolier

    Dans son pays, Abdoulaye Dio, 71 ans, est présenté comme « un surdoué aux talents multiples ». D’un passé d’étudiant brillant, l’homme est désormais à la tête d’une des plus grandes fortunes en Afrique francophone.

    En effet, c’est depuis 1987 que le richissime Sénégalais Abdoulaye Diao a fondé l’International Trading Oil and Commodities Corporation (ITOC SA), une entreprise pétrolière. L’ITOC exploite du pétrole brut ainsi que de l’essence, du GPL et du carburéacteur. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions de dollars.

    Yerim Sow, l’investisseur

    Yerim Sow est le fils du légendaire magnat de la construction sénégalais Aliou Sow, décédé en août dernier.

    Fondateur du Teyliom Group, une société d’investissement, le succès de cette entreprise lui fait acquérir avec un vaste portefeuille qui comprend des hôtels de luxe comme Radisson Blu Dakar, Noom, Seen et Yaas ainsi qu’une banque commerciale, Bridge Bank. Il détient également 7% de participation de MTN Côte d’Ivoire. A 51ans, sa fortune est étiquetée comme l’une des plus importantes au Sénégal.

    Mohammed Choubassi & Famille, biens de consommation

    Mohammed Choubassi et ses frères ont misé sur une brasserie dans un pays musulman. L’investissement a porté ses fruits.

    En effet, cette famille possède SEBO, la deuxième plus grande brasserie du Sénégal avec une part estimée à 30% du marché de la bière. Mais l’empire des affaires de Choubassi ne se limite pas là. La famille gère également Sofiex, un fabricant et distributeur de pâtes, de produits laitiers et d’aliments congelés. La société a des revenus annuels estimés à plus de 220 millions de dollars.

    Kabirou Mbodje, Transfert d’argent

    L’entrepreneur sénégalais de 53 ans est le fondateur et actionnaire majoritaire de Wari, le service de transfert d’argent le plus populaire au Sénégal.

    Wari, entreprise que le Sénégalais a fondée en 2008, surpasse dans son pays les géants internationaux du transfert d’argent tels que Moneygram et Western Union. Wari opère désormais à partir de plus de 20 000 points de vente à travers le Sénégal et 500 000 dans le monde. La société compte plus de 300 employés et opère dans 60 pays. L’année dernière, Wari a eu des revenus de plus de 150 millions de dollars.

    Ameth Amar, Nourriture

    Ameth Amar, 66 ans, est un milliardaire sénégalais à la discrétion légendaire. Il est l’un des chefs d’entreprise les plus influents du Sénégal.

    En 1996, il fonde la nouvelle minoterie africaine, Nma Sanders, une entreprise industrielle sénégalaise qui produit de la farine de blé, des aliments pour bétail, de la volaille, des aliments pour poissons et des pâtes alimentaires. Les revenus annuels dépassent 130 millions de dollars et l’entreprise emploie plus de 400 personnes.

  • Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Le Sénégal enregistre encore une avancée vers l’indépendance énergétique. Le pays a inauguré le 15 janvier dernier une nouvelle centrale solaire dénommée Ten Mérina. Située dans la région de Thiès à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar, l’infrastructure énergétique dispose d’une puissance de 30 MW. Son inauguration a été effectuée par l’actuel chef du gouvernement Mahammed Dionne.

    Le financement total des travaux de la centrale solaire Ten Mérina est estimé à 43 millions d’euros. Les travaux se sont inscrits dans le cadre d’un projet piloté par Meridiam la société française d’investissement et Solairedirect et Eiffage, deux autres entreprises de l’Etat français. Les trois sociétés ont effectué des travaux de construction sur plusieurs mois grâce à un prêt de près de 35 millions d’euros de la Société belge d’Investissement pour les Pays en Développement (BIO) et Proparco. « Ces nouveaux panneaux solaires couvriront les besoins en électricité de plus de 225 000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33 300 tonnes de CO2 par an en remplaçant directement des unités de production à base de fioul », ont expliqué les responsables du projet.

    Diversifier les sources d’énergie

    Le Sénégal compte désormais quatre centraux solaires répartis sur le territoire. Parmi elles, celle de Malicounda qui dispose d’une capacité de 22 MW. Il y a également à Santhiou-Mékhé, la centrale de Senergy dont la capacité énergétique est estimée à 30 MW. Mais aussi la centrale de Senergy II installée à Bokhol qui a un apport énergétique de 20 MW. L’État prévoit construire d’autres infrastructures dans d’autres régions. Des unités photovoltaïques devront être installées à Kahone et à Sakal.

    L’objectif pour les autorités sénégalaises est de diversifier les sources d’énergie pour le pays. Le pays a jusqu’à présent recouru aux énergies fossiles. L’implantation des centrales photovoltaïques devrait permettre à une grande partie de la population d’avoir accès à l’électricité. Dans le même temps, le pays compte honorer ses engagements pris dans le cadre de la COP21 et atteindre aussi ses objectifs sur le plan énergétique comme prévu dans le Plan Sénégal émergent (PSE).

     

     

  • BB Invest: la startup sénégalaise spécialisée dans le FinTech

    BB Invest: la startup sénégalaise spécialisée dans le FinTech

    La startup sénégalaise a bâti un réseau solide, composé de nombreux points de vente dans la capitale Dakar. BB Invest s’est spécialisée dans la FinTech et contribue à l’inclusion financière de différentes entreprises.

    La startup a été créée par de jeunes entrepreneurs sénégalais. Ils se sont rendu compte du faible financement dont bénéficient les jeunes entreprises sur le continent. Cette situation a déjà contraint certaines startups à revoir à la baisse leur ambition. D’autres start-peurs ont même décidé de renoncer à leur projet. Au Sénégal le constat a presque été le même. La création de BB Invest visait donc à soutenir les startups dans l’amélioration de leurs activités financières. Le but était également de proposer de solutions innovantes.

    La création de BB Invest vient combler un vide. Au Sénégal, le taux de bancarisation reste encore faible. Il tourne autour de 21 %. Mais comme dans d’autres pays de la sous-région, les services de transferts d’argent via le mobile sont nombreux. Pour Aissatou Dieng Sarre, responsable communication et marketing, BBS Invest intervient comme intermédiaire en vue de faciliter aux différents points de services de transferts d’argent. Il s’agit pour la startup de proposer sur le marché « des solutions technologiques destinées à ces PME sénégalaises pour une meilleure gestion de leurs activités journalières ».

    Multiples services

    Pour occuper le marché, BB Invest a mis en place la plateforme intelligente et multifonctionnelle SENTOOL. Cette plateforme a déjà permis à de nombreux Sénégalais d’effectuer de transfert d’argent mobile et de monnaie électronique. Aissatou Dieng Sarre explique que SENTOOL permet aussi à des ménages de payer leurs factures d’eau et d’électricité. Mieux, la plateforme propose une interface e-commerce qui permet à ses utilisateurs de faire des achats en ligne. BB Invest offre ses services à plus de 1000 points de vente.

    Au Sénégal où des startups se créent dans différents secteurs, BB Invest accompagne ces micros entreprises qui s’emploient à développer leurs activités. SENTOOL met à la disposition des entreprises des matériels technologiques capables de les aider dans leurs activités et même dans la définition de méthodes ou stratégies pour faire augmenter leurs chiffres d’affaires. Les startups peuvent également effectuer des transactions sécurisées. En plus, selon la chargée de communication et marketing, les opérateurs économiques peuvent grâce à la place multifonctionnelle suivre en tout temps le déroulement des activités de leurs points de vente.

    Depuis sa création, BB Invest a même installé à des entreprises des outils de Gestion Relation Client pour une bonne gestion de leur clientèle. L’objectif de la startup est désormais d’offrir ses services à des points de vente présents sur toute l’étendue du territoire. BB Invest comptera dans ce cas près de 20 000 points de vente. Avant de s’attaquer au marché sous-régional. La startup espère surtout recourir à une levée de fonds.

  • Simula, un logiciel sénégalais qui va révolutionner les mathématiques

    Simula, un logiciel sénégalais qui va révolutionner les mathématiques

    À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), un doctorant au Département de Mathématiques et d’Informatique devient l’objet de curiosité, avec une innovation qui permet aux enseignants du secondaire comme à ceux du supérieur de préparer leurs enseignements et de corriger les exercices.

    Jusqu’ici, des pays africains n’avaient pas le choix. Ils étaient presque contraints de recourir un logiciel fabriqué en France et qui, selon certains utilisateurs, est loin des réalités et les préoccupations des pays africains : « Géogebra ». Et c’est sur ce point que l’auteur, Michel Seck, présente le nouveau produit, du nom de « Simula » comme une révolution dans le domaine de la mathématique.

    Révolution

    Les fonctions de ce logiciel sont diverses. Selon le concepteur, Simula, peut faire une analyse, l’algèbre linéaire, les bases de Groebners, la théorie des nombres, les graphes 2D et 3D, la probabilité. Mais pas que. L’application est capable de traiter également des statistiques, des réseaux arithmétiques et les codes correcteurs.

    Selon toujours l’auteur, Simula comporte près de 120.000 lignes de codes. « Il permet de faire directement des exercices de statistiques, de calcul des limites et des calculs de grandes puissances », présente Michel Seck qui est spécialiste de la « la cryptographie, l’algèbre et ses applications ». À l’Université Cheik Anta Diop, Prof Sow s’enorgueillit. « C’est une grande innovation en Afrique. À ma connaissance, c’est le premier logiciel conçu en Afrique. Il permet de simuler et de faire des mathématiques en ligne », a-t-il déclaré.

    En concevant son application, Michel Seck avait une ambition principale : trouver une solution au problème de l’accès aux Tic pour le plus grand nombre d’apprenants et d’enseignants. « Il m’a fallu aller à l’université pour utiliser les logiciels afin de faire les mathématiques. Je veux que ce logiciel soit librement accessible, qu’on l’utilise aussi bien dans les lycées que dans les universités. Ainsi, on pourra l’utiliser du secondaire jusqu’au niveau universitaire », souhaite-t-il.

    En effet, Michel Seck a, pour commencer, catalogué les différentes difficultés liées à l’enseignement des mathématiques au Sénégal. Il en a ensuite déduit que ces contraintes n’ont pas favorisé la simplification des échanges de connaissances dans cette matière. Voilà pourquoi, pense-t-il à travers son application, encourager beaucoup de jeunes à s’inscrire dans les filières scientifiques, notamment les mathématiques. On comprendra pourquoi, contrairement aux autres logiciels, l’utilisateur n’aura pas besoin d’une formation pour utiliser Simula.

    Adoption

    Au Sénégal, le processus devant aboutir à l’autorisation du nouveau produit au sein des écoles a été enclenché. Un accord de principe aurait été déjà trouvé avec le Comité national de l’enseignement des mathématiques. Si le processus aboutit tôt, l’outil sera introduit dans l’enseignement à partir de cette année.

    « Jusqu’ici, il n’y a pas de Travaux pratiques (TP) en mathématiques dans les universités. Or les TP sont organisés en France. Aujourd’hui, ce logiciel rend possible l’organisation des TP. Nous envisageons d’introduire les TP en Licence 1, Licence 2 et Licence 3 à la Faculté des Sciences et techniques », avance le concepteur. Ce logiciel que le fabricant veut comme une calculatrice améliorée peut bientôt être accepté partout.

  • Sénégal: ce qu’il faut savoir sur le nouvel aéroport Blaise Diagne

    Sénégal: ce qu’il faut savoir sur le nouvel aéroport Blaise Diagne

    Ce 7 décembre, à 47 km de la capitale sénégalaise Dakar, l’aéroport international Blaise Diagne ouvrait ses portes, après dix ans de travaux souvent interrompus. Retour sur ce nouvel aéroport sénégalais qui veut se veut beaucoup meilleur que l’aéroport Léopold Sedar Senghor de Dakar.

    Émergence

    Quand ce jeudi, à midi, l’avion du président Macky Sall venait de se poser sur le tarmac flambant neuf de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), au Sénégal et principalement au sein du gouvernement, ce n’est pas qu’une simple inauguration ; c’est plutôt un tournant crucial, un « accélérateur de développement », un fleuron du plan Sénégal émergent, comme le veut-on. Changement d’entreprise chargée d’exécuter le projet, investissements discontinus, chantier enlisé, plaintes des concessionnaires, les embûches n’ont pas été absentes sur le chemin.

    Blaise Diagne 

    Le nouvel aéroport international a été baptisé Blaise Diagne, du nom du premier député africain noir élu au Parlement français en 1914. En réalité, jusqu’à cette date, les précédents députés noirs au parlement de la France étaient originaires des colonies françaises des Amériques. Le Sénégalais né sur l’île de Gorée en 1872 a également été le premier Africain sous-secrétaire d’État aux Colonies. Il doit sa renommée à sa volonté de faire participer pleinement les Africains à la politique française aussi bien durant la mise en place des structures coloniales qu’une fois ces dernières installées. Son important rôle important en faveur des droits des Africains engagés dans les troupes coloniales est aussi à relever.

    Espace

    L’AIDB s’étend sur 4 500 hectares. Mais seuls 2 500 sont aujourd’hui utilisés. Il a une capacité de 2 millions de passagers annuels, contre 1,9 million pour l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan désormais principal concurrent dans la sous-région. Actuellement, l’AIBD est capable d’accueillir le plus grand avion de ligne du monde, l’Airbus, l’A380, tout comme l’aéroport d’Abidjan. Afin de traiter jusqu’à 10 millions de passagers à l’horizon 2035, dans un avenir proche il est prévu que de nouveaux terminaux voient le jour.

    Coût

    Quand il inaugurait ce joyau, le président Macky Sall a bien une idée. Permettre au Sénégal de « rester dans le temps de l’action d’un monde globalisé où le progrès des nations se doit de relever les défis de compétitivité, de précision et de vitesse ». L’enjeu est clair : « devenir le hub aérien d’Afrique de l’Ouest ». Et cela un a coût. Estimés au départ il y a 10 ans à 200 milliards de francs CFA (305 millions d’euros), les investissements ont plus que doublé finalement pour atteindre 424 milliards de francs CFA (646 millions d’euros), à en croire les chiffres annoncés par Maïmouna Ndoye Seck, la ministre des Transports aériens ce 4 décembre.

    Évolution

    Après la pose de la première pierre en 2007 par le président Abdoulaye Wade, en 2012, date d’échéance initiale pour la livraison du projet, le taux d’exécution des travaux n’en était qu’à 12 %. « Le chantier était presque à l’arrêt en 2013 », se rappelle Abdoulaye Mbodj, directeur de l’aéroport. D’abord confié au le Bin Ladin Group, l’entreprise saoudienne de BTP, le projet ne sera finalement achevé qu’avec les Turcs de Summa-Limak, ayant pris maitrise des travaux en 2015.

    Obstacles

    Pour réaliser ce projet, trois villages ont été expropriés de leurs terres. Il s’agit de Mbadat, Kathialick et Kessoukhatt, faisant au total 2 500 habitants en tout. Mais ce processus de dépossession des terres aux habitants de ces villages n’a pas été simple. Alors que les résidents des deux premiers (Mbadat, Kathialick) acceptent d’être recasés à 6 km du site de l’aéroport, ceux de Kessoukhatt n’ont pas été favorables au délogement. Pour cause, dans les villages de recasement, les bénéficiaires dénoncent des engagements non tenus par les autorités. Pas de marchés construits pour les villages ni d’aires de jeux pour les jeunes, comme cela avait été promis.

    Opacité

    L’ouverture de ce nouvel aéroport a aussi fait des mécontents à l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor en service depuis 70 ans. En effet, les entreprises sénégalaises opérant au sein de l’ancien aéroport ont fermé leurs portes ce jeudi, tout comme les pistes qui seront consacrées désormais aux fins militaires. Comme accusation, ces sociétés doigtent le consortium d’exploitation sénégalo-turc de les avoir écartées du transfert vers AIBD, au profit de structures étrangères.

    Ils dénoncent dans cette affaire un manque de transparence et l’absence d’appel d’offres pour la concession des lounges mais aussi pour le magasin duty free accordé désormais au français Lagardère. Si du côté de l’AIBD on estime que les entreprises sénégalaises ont bien postulé, mais le mieux offrant a été retenu, l’Union des prestataires et opérateurs du Sénégal (UPOAS) et le Conseil national du patronat (CNP) restent néanmoins toujours derrière les protestataires pour dénoncer une opacité dans l’attribution des marchés.

    Couacs

    Ce 7 décembre, les premiers passagers des vols commerciaux ont commencé par dénoncer quelques couacs. Selon une passagère, « les employés n’ont pas encore été bien formés », confie-t-elle. Et d’ajouter, « il manque quelques préparations. J’espère qu’avec le temps tout sera en ordre. On peut comprendre que pour certains, ce sont les premiers jours ». Un autre a dû conclure en quelques mots tout ce qu’il a déduit de ce premier voyage : « les équipements changent, mais les pratiques restent. »

    Ambitions

    Si Macky Sall se félicite de cette nouvelle initiative, il ne compte pas rester là. Prochaine étape de ses ambitions aériennes, faire renaître la compagnie Air Sénégal. Cette compagnie devrait, selon les autorités sénégalaises, effectuer ses premiers vols commerciaux très bientôt. Certains évoquent l’échéance janvier 2018. Et son directeur n’est pas inconnu dans le monde aéroportuaire en Afrique. Il s’git du français Philippe Bohn. Il lui colle souvent l’étiquette d’ancien « Monsieur Afrique » d’Airbus. Sa mission est lourde. Il devra faire beaucoup mieux pour faire oublier ses prédécesseurs, dont les directions ont été marquées par les faillites successives subies par Air Afrique en 2002 et Sénégal Airlines en 2016.

  • Sénégal: une startup s’engage dans la promotion de don du sang

    Sénégal: une startup s’engage dans la promotion de don du sang

    Depuis mars 2016, une équipe de jeunes sensibilise la population sénégalaise sur le don du sang. Comme d’autres pays, le Sénégal fait souvent face à une pénurie de sang dans ses hôpitaux.

    Hope vient d’une initiative d’Evelyne Inès Ntonga et Jean Luc Semedo, diplômés en conception informatique. La plateforme créée en 2015 est soutenue par la start-up sénégalaise Diambars Mobile. Hope promeut depuis plus d’un an le don du sang. Il s’agit pour les concepteurs de la plateforme de répondre à un besoin essentiel auquel font face les structures sanitaires du pays. « Le don du sang n’est toujours pas entré dans les habitudes.

    Nous faisons parfois face à un manque cruel de sang », explique un médecin en chef d’un hôpital de Dakar. Pour trouver une solution, les deux concepteurs de la plateforme ont misé sur le numérique. Hope dispose d’un site web et d’une application mobile. L’idée est de mettre « nos compétences au service du don du sang », justifie Jean Luc Semedo, pour qui il est important que « le taux de mortalité maternelle et infantile lié au manque de sang ».

    Depuis le lancement des activités de la plateforme en mars 2016, les deux entrepreneurs ont pris le soin de l’installer dans de nombreux centres de transfusion sanguine de Dakar. La plateforme sert à sensibiliser la population à travers des messages, des appels vocaux en langues locales. Cela permet de toucher une grande partie de la population. Grâce aux réseaux sociaux, Hope s’est également bien positionné sur le web avec près de 100 000 abonnés sur Facebook et plus de 200 000 followers sur Twitter.

    L’initiative a déjà permis d’enregistrer plusieurs donneurs volontaires. Ces derniers sont remerciés et enregistrés sur la plateforme après leur don. Le but est de rester en contact avec eux et de leur faire appel quand il le faut. Pour Evelyne Inès Ntonga, en cas de besoin d’un groupe sanguin spécifique et rare, des messages sont diffusés en direction des volontaires concernés afin d’avoir des donneurs compatibles.

    Fidéliser les donneurs

    Un fonctionnaire en charge des questions de don du sang au ministère de la Santé se félicite de l’efficacité de l’initiative des deux jeunes entrepreneurs. « Les populations ont compris la nécessité de faire des dons. Cela permet de sauver des vies », ajoute-t-il. La plateforme organise également des journées de sensibilisation et de don du sang. Elle soutient et accompagne certaines organisations qui s’intéressent aussi à la question. Jusqu’à présent, les activités de Hope sont financées grâce à des redevances mensuelles que les centres de don du sang et les hôpitaux payent à la plateforme pour « la gestion et la fidélisation des donneurs », selon Evelyne Inès Ntonga.

    Mais Hope peut aussi compter sur les aides de quelques bonnes volontaires. En plus de l’opérateur de téléphonie mobile Tigo et l’ONG suédoise « Reach For Change » qui soutiennent l’initiative. Jean Luc Semedo évoque par ailleurs la pâtisserie française « La Marquise » grâce à qui Hope peut distribuer des croissants à des personnes lors des journées de don du sang.

    Cependant, les dons ne suffisent pas toujours. Les responsables de la plateforme comptent donc maximiser leurs efforts. Il s’agit d’abord pour eux d’augmenter le nombre de bénévoles répartis dans les régions du pays. « Le but est d’atteindre avant 2020 plus de 140 000 donneurs ». Si la plateforme parvient à enrôler ce nombre de volontaires, elle permettra au Sénégal d’atteindre pour une des rares fois le minimum de donneurs requis pour faire face aux besoins en produits sanguins.

    Pour Assane Tembe, ancien consultant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque pays devrait avoir au moins 10 dons pour un millier d’habitants. « Cela permet au pays d’avoir une autonomie en la matière et de répondre à tous ses besoins en produits sanguins », explique l’expert. Selon lui, l’initiative Hope est une plateforme essentielle qui va permettre aux autorités sanitaires de relever les défis en matière de don du sang. Une campagne de levée de fonds devrait également permettre à l’équipe de Hope de se fixer un autre objectif : étendre ses initiatives dans les autres pays de la sous-région.

     

  • Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Sur la toile, les leaders d’opinion, les chefs d’entreprise et les stars africains s’imposent. Ils se sont approprié l’outil web. Ils sont présents partout, principalement sur Facebook et Twitter. À coups de messages laconiques, de longs posts et de contenus audiovisuels, ils fidélisent leurs abonnés. C’est aussi le cas pour certains présidents de la République. Mais que dire concrètement de la communication digitale de ces derniers ?


    Très présent…


    Paul Kagamé

    En termes de présence sur la toile, Paul Kagamé reste également un leader incontesté comparé à ses pairs. Son compte Twittter est très actif. Paul Kagamé poste de courts messages sur ses activités, sa vision du monde et parfois des conseils à la jeunesse africaine.

    Il lui arrive surtout d’adresser des messages particuliers à ses compatriotes lors des jours historiques pour le Rwanda. Ne soyez pas surpris de voir des tweets de Paul Kagamé sur des matches du Premier League anglais et sur Arsenal un club qu’il suit particulièrement. Le chef de l’État aime le sport. Il lui arrive aussi de tweeter sur la NBA. Chose importante, Paul Kagamé n’hésite pas à interagir avec les internautes. Ces derniers suivent le président sur Facebook, Google+, Flickr ou encore YouTube.

    Les discours de Paul Kagamé sont très écoutés. Pour faciliter la tâche aux internautes, toutes les interventions du chef de l’État sont mises en ligne sur paulkagame.tv. Mais également sur un site web dédié à l’homme fort du Rwanda. Tous les clichés de Paul Kagamé sont aussi publiés sur Instagram. Au grand bonheur des milliers d’abonnés au compte du président.

     Alassane Ouattara 

    Le chef de l’État se sert comme il faut de la toile. Il 0tweete, informe sur Facebook et est présent sur Hi5 et MySpace. Mais comme ses pairs ses comptes sont à la charge d’une équipe spéciale. Les plus de 274 000 followers peuvent quand même se permettre parfois d’interagir avec ADO. D’autant plus que le chef de l’État dispose d’un site web qui porte sur sa dernière campagne électorale et d’un autre qui évoque son parcours, ses idées et les actions qu’il a réalisées. L’Ivoirien reste malgré tout absent sur Instagram.

    Roch Marc Christian Kaboré 

    Très actif sur les réseaux sociaux, ses followers ont par exemple très vite augmenté sur Twitter et le président du Burkina Faso a vu son compte être certifié. Roch Marc Christian Kaboré twette sur toutes ses activités quotidiennes. Également présent sur Facebook ou sur Périscope le chef de l’État entretient une relation particulière avec ses abonnés. Roch Marc Christian Kaboré interagit souvent avec ces derniers. Plusieurs clichés du président du Faso sont également publiés sur Instagram.

    Faure Gnassingbé

    Avec un compte Twitter Facebook pas encore certifié, le président togolais informe ses plus de 24 000 followers sur ses déplacements, ses voyages. Faure Gnassingbé  tweete également à propos des rencontres qu’il préside, de ses audiences et des infrastructures qu’il inaugure. Comme ce 24 où il informe sur « l’inauguration de la nouvelle salle de spectacle Canal Olympia de Vivendi » qu’il inaugure aux côtés de Vincent Bolloré. Faure Gnassingbé est également présent sur Facebook. Le Togolais qui ne publie pas de photos sur Instagram a quand même ses clichés disponibles sur Flickr.

    Ali Bongo

    C’est sur Facebook que le chef de l’État gabonais rassemble le plus ses fans. Celui qui dispose d’un compte certifié sur Twitter n’est pourtant très actif sur « l’oiseau bleu ». Ali Bongo tweete néanmoins quelques messages à ses plus de 71 000 followers. Ali Bongo est aussi présent sur YouTube ou Dailymotion. Il dispose surtout d’un site web personnel qui informe les visiteurs sur les activités du président de la République. Ali Bongo a également un compte Instagram. Depuis mai 2016, le chef de l’État gabonais partage ses photos et de courtes vidéos avec ses abonnés. Chose importante à souligner le numéro 1 gabonais est aussi présent sur le réseau social chinois Weibo.

    Patrice Talon

    Durant sa campagne électorale, Patrice Talon avait créé un compte Twitter. Mais il n’y est pas actif. Le chef de l’État s’est rabattu sur Facebook où il est très présent. Le Béninois publie ses messages à la nation, partage les images de ses déplacements et poste des vidéos dans lesquels il s’adresse directement à ses abonnés. Il pourrait bientôt « débarquer » sur Instagram où il n’a pas encore un compte officiel.

    Macky Sall

    Un compte Twitter certifié et plus de 400 000 followers. Le président sénégalais est présent sur la toile. Comme la plupart de ses pairs africains, c’est essentiellement sur ses activités qu’il informe ses « suiveurs ». Pareil sur Facebook où le successeur d’Abdoulaye Wade informe sur tous ses déplacements, recueille l’avis de ses abonnés et publie le contenu de ses discours. Certains clichés du chef de l’État sont aussi publiés sur un compte Instagram auquel se sont abonnés près de 13 000 followers.


    … Pas très actif


     Paul Biya

    Paul Biya est de son côté présent sur les réseaux sociaux. Celui qui est en Afrique centrale le chef d’État le plus suivi sur Twitter informe ses nombreux followers sur ses activités. Pas toujours régulièrement. Surtout sur Facebook où ses abonnés sont parfois informés des jours après la tenue d’une activité du chef de l’État. Mais depuis quelques mois, tout se régularise. Le président camerounais a même fait son apparition sur Instagram où ses photos sont publiées. Visite de travail à l’étranger, cérémonies d’hommage, rencontres avec des personnalités de ce monde, les clichés de Paul Biya pullulent sur Instagram.

    Pierre Nkurunziza

    Il a son compte certifié sur Twitter. Mais malgré ses plus de 83 000 abonnés, Pierre Nkurunziza tweete rarement. Quand il le fait, c’est pour informer ses followers sur ses déplacements dans le pays, ses audiences et pour féliciter certains de ses pairs africains. Le Burundais publie aussi parfois quelques photos sur Instagram.

    Alpha Condé

    C’est sur Facebook que l’actuel président en exercice de l’Union africaine se plaît le plus. À ses plus de 700 000 abonnés, le professeur Alpha Condé publie entre autres des images de ses visites ou encore les audiences qu’il accorde à ses hôtes. Certains de ses posts sont aimés plus de 5000 fois, commentés et partagés par des centaines d’abonnés. Alpha Condé n’est pourtant pas très actif sur Twitter. Le chef de l’État est également absent sur Instagram.

    Joseph Kabila

    Le président de la RDC n’est pas actif sur la toile. Il n’a pas un compte Twitter officiel. Difficile également de considérer la page Facebook en son nom aux milliers d’abonnées comme officielle. D’autant plus que les abonnés sont informés de façons irrégulières sur les activités du chef de l’État. Pareil sur Instagram où il n’a pas de compte officiel. Sa communication sur le web est peut-être à son image. Discret, taciturne, introverti.

     Mahamadou Issoufou

    Sa présence sur la toile n’est pas si remarquée. Le président nigérien a un compte Twitter avec lequel il twette de temps en temps. S’il n’a pas de compte Instagram, les photos du chef de l’Etat ainsi que ses activités sont néanmoins relayées sur sa page Facebook et celle de la présidence du Niger.

     Denis Sassou Nguesso

    Le président congolais n’est pas actif sur Twitter. Son dernier tweet pour ses followers remonte à janvier 2017. Sur sa page Facebook, les posts sont rares. Le président Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas de compte Instagram officiel.

     

  • Sénégal: Aywajieune, une plateforme pour vendre les produits halieutiques

    Sénégal: Aywajieune, une plateforme pour vendre les produits halieutiques

    Depuis septembre 2015 la plateforme Aywajieune se propose de jouer les intermédiaires entre des vendeurs et des acheteurs de produits halieutiques.

    C’est certainement une bonne trouvaille pour les acteurs impliqués dans la commercialisation des produits halieutiques. Depuis plusieurs mois Aywajieune facilite les difficultés d’approvisionnement et d’écoulement du poisson frais au Sénégal. On retrouve sur cette plateforme des annonces et des ventes de produits halieutiques. Aywajieune offre également des services de livraison à domicile. Pour Malick Birane qui est à l’origine de cette initiative, jusqu’en 2015, les vendeurs rencontraient des difficultés qui les obligeaient à brader leurs produits. Il fallait donc trouver une solution pour « sauver » l’activité des vendeurs.


    En deux ans d’existence, la plateforme s’est engagée à accompagner spécialement plus de trente vendeurs.


    Des études ont ainsi été menées auprès des vendeurs et des acheteurs. Ces derniers manquaient à leur niveau d’informations sur la disponibilité des produits voulus. Selon Malick Birane, Aywajieune a une dimension sociale. « Notre but principal est d’aider les vendeurs à tirer profit de leur activité », ajoute-t-il. En deux ans d’existence, la plateforme s’est engagée à accompagner spécialement plus de trente vendeurs. Cet appui consiste à mettre à jour régulièrement sur aywajieune.com l’espace des vendeurs qui ne maîtrisent pas encore l’utilisation des outils en ligne. Ils devraient néanmoins bénéficier d’une série de formations pour prendre en charge leur espace.

    Plateforme de référence

    La plateforme est déjà installée à Saint-Louis, Ziguinchor et Dakar la capitale. Mais elle envisage être présente dans d’autres localités du pays. L’équipe d’Aywajieune compte proposer ses services dans des villes où l’on remarque de fortes activités d’achat et de vente des produits halieutiques. Malick Birane et son équipe misent sur le marché national pour s’imposer dans la sous-région.

    Ils comptent participer d’ailleurs participer au « renforcement des échanges de produits halieutiques entre le Sénégal et l’extérieur ». Pour l’heure, la plateforme fait un chiffre d’affaires mensuel de 4 millions de FCFA. L’équipe travaille à mobiliser de fonds pour mieux se déployer sur le territoire national. Des partenariats avec des organisations présentes dans les localités devraient permettre à Aywajieune de bénéficier d’un accompagnement technique et financier. Dans trois ans, Aywajieune veut se positionner comme une plateforme d’achat et de vente de produits halieutiques connue sur le plan mondial.

     

  • Sénégal: Youssou Ndour offre 75 millions à une mutuelle d’artistes

    Sénégal: Youssou Ndour offre 75 millions à une mutuelle d’artistes

    La star de la musique sénégalaise Youssou Ndour a été honorée hier à Tokyo au Japon avec le prix Preamium Imperiale. Après avoir reçu son prix, Youssou Ndour a souhaité mettre le prix au service d’une mutuelle d’artistes.

    « Ce prix démontre à quel point, la musique africaine joue un rôle très important dans le monde » a déclaré la star de la musique africaine, alors qui venait de recevoir le prestigieux prix Preamium Imperiale. « Notre parcours est peut-être exceptionnel, car nous avons eu à nous ouvrir très tôt. Je me souviens de cette chanson dans laquelle je disais que la musique n’a pas de frontières. C’est donc un encouragement pour la musique africaine. Particulièrement, la jeune génération », a-t-il ajouté. C’est avec ces mots que Youssou Ndour vole au secours de ses camarades artistes.

    L’artiste a décidé de verser l’intégralité des 75 millions à la mutuelle de santé des artistes. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse à Tokyo. Le leader du « Super étoile » veut, par ce geste, soutenir la Couverture maladie universelle (CMU) ».

    En effet, Youssou Ndour a toujours investi dans la musique et le social. A travers sa fondation qui œuvre pour l’éducation, la santé des enfants, dans d’autres domaines, l’artiste est engagé sans rien attendre en retour. De tels prix ne sont alors souvent qu’au bénéfice de ses projets philanthropiques.

    Pour rappel, le Premium imperial du Japon, prix pour les Arts, attribué par la famille impériale. Il a été décerné ce mercredi 18 octobre à Tokyo, par son altesse impériale, le prince Hitachi, frère cadet de l’Empereur du Japon.

  • Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    France Fotball a renduit public sa liste des 30 nominés pour son prochain trophée. Pierre-Emerick Aubameyang et Sadio Mané sont les deux joueurs africains à faire partie de la liste des 30 nommés pour le Ballon d’Or.

    Le magazine France Football a dévoilé lundi la liste complète des 30 nominés pour le Ballon d’Or 2017. Tout comme l’année dernière, l’Afrique compte deux représentants dans la liste des trente joueurs nommés pour le Ballon d’Or France Football : l’international gabonais Pierre-Emerick Aubameyang et le sénégalais Sadio Mané. Le premier, attaquant du Borussia Dortmund ballon d’or africain en titre est déjà présent dans ce classement l’année dernière, alors que l’attaquant de Liverpool vient de faire son entrée. Devenu la saison dernière meilleur buteur de Bundesliga avec 31 buts et devant Lewandowski, le Gabonais compte déjà 8 réalisations, soit une de plus que son rival polonais, alors que Sadio Mané n’a pas manqué de s’imposer très vite dans le jeu à Liverpool.

    A l’évidence le favori de ce trophée (une cinquième) est le portugais Cristiano Ronaldo, champion d’Espagne et vainqueur de la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive avec le Real Madrid. Beaucoup d’Africains rêvent néanmoins de voir un africain dans le top 10 mondial, lui qui s’était retrouvé à la 11eme place de l’édition 2016.

    Eternel George Weah

    Tout porte à croire que le continent africain est en manque de héros pour succéder à libérien George Weah, ballon d’or mondial en 1995. Cette année-là, l’avant-centre du club italien l’AC Milan avait été élu Ballon d’or africain en janvier (la seconde fois après 1989), joueur africain de l’année par la CAF, meilleur joueur d’Europe et joueur Fifa de l’année. Plus de 22 ans après son sacre, seuls le camerounais Samuel Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba ont été proches de lui. 3e meilleur footballeur de l’année FIFA en 2005 pour le premier et 4e au Ballon d’or 2007 pour le second.

    Si, sur le continent la génération Eto’o-Drogba-Adébayor est désormais balayé par le temps, les espoirs ne sont pas totalement éteints. De jeunes professionnels de football émergent. L’Afrique peut toujours rêver du successeur de George Weah.