Catégorie : Sénégal

  • SenVitale : la startup qui digitalise les dossiers médicaux des Sénégalais

    SenVitale : la startup qui digitalise les dossiers médicaux des Sénégalais

    La Sénégalaise Nafissatou Diouf est diplômée en industrie chimique et agroalimentaire. Et portant c’est dans le domaine de la santé qu’elle créera sa startup en 2017. Senvitale, propose à ses utilisateurs la numérisation de leurs informations médicales sur des cartes, bracelets, stickers ou pendentifs.

    La startup permet ainsi au personnel médical d’avoir facilement accès au dossier médical des patients et d’intervenir plus efficacement en cas d’urgence. Ces informations sont facilement accessibles grâce au qr code portatifs disposés sur chaque support (carte, bracelets…)

    Nafissatou Diouf  a eu cette brillante idée après le décès de sa tante. Cette dernière avait été victime d’une erreur de traitement qui lui avait provoqué des allergies.

    Nafissatou Diouf   est la lauréate du concours Total Startupper of the Year  2018-2019. La sénégalaise a participé à la première édition de la journée de la femme digitale organisée le 13 juin 2013 à Dakar (Sénégal).

    En novembre 2018, l’équipe de SenVitale avait remporté le Prix Sisley Sonatel pour la réussite des femmes au Sénégal. « Une autre grande victoire qui nous conforte quant à la pertinence de notre projet aux yeux du grand public et des experts dans le domaine. Ensemble, Révolutionnons la Santé au Senegal. Ensemble, Sauvons des vies avec SenVitale », pouvait-on lire sur la page Facebook de la startup.

  • Touch Pay : l’agrégateur de systèmes de paiement sénégalais se déploie en Afrique

    Touch Pay : l’agrégateur de systèmes de paiement sénégalais se déploie en Afrique

    En 2014, Omar Cissé réalise les premiers tests de son  agrégateur de services digitaux sur un point multiservice. Depuis sa rencontre avec le groupe français Total son entreprise connait un développement spectaculaire. Touch est aujourd’hui l’une des plus grandes plateformes panafricaines qui  fédère les moyens de paiement des commerçants.

    Touch est une application développée par le groupe Intouch basé à Dakar (Sénégal). Composée de jeunes talentueux avec des profils diversifiés, l’équipe de Touch met à la   disposition des marchands et entreprises une solution unique qui leur permet d’accepter tous les moyens de paiement et de distribuer un large catalogue de services digitaux disponibles dans leur pays.

    Avec Touch les commerçants peuvent se faire payer par mobile money, carte bancaire ou encore en espèce sur une seule et même plateforme.

    Les services de la startup sont déjà disponibles dans sept (7) pays africains (Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Guinée Conakry, Cameroun, Kenya et Burkina Faso). Pour être plus proche de ses clients, la startup surfe sur les stations Total et ses des points de vente indépendants.

    Sur le site de la startup, il est indiqué qu’1,5 millions d’euros de transactions ont été effectuées sur les plateformes Touch.

    Omar Cissé le promoteur de la startup Touch Pay,  est un informaticien de formation.  Egalement propriétaire d’une boutique, il fut confronté à la gestion des paiements par mobile money.

    « Comptez six ou sept opérateurs différents de mobile money et dix solutions de transfert d’argent. Pour un marchand, ce sont autant de téléphones différents. Nous n’arrivions pas à nous y retrouver », explique-t-il.  Omar Cissé est également cofondateur de la société de services en ingénierie informatique 2SI.  En dehors du groupe Total, le spécialiste des paiements électroniques Worldline est également intéressé par les réalisations d’Omar Cissé

  • Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Lauréate du prix de la meilleure interprétation au Fespaco avec le film  «  L’Œil du cyclone » de Sékou Traoré, Maimouna N’Diaye est la seule africaine, membre du jury de la 72ème édition du Festival de Cannes présidé par le réalisateur et producteur mexicain Alejandro González Iñarritu.

    Fille d’un père sénégalais et d’une mère nigériane, Maimouna N’Diaye  a vu le jour à Paris (France). Elle grandit en Guinée et poursuit ses études en France où elle obtint son diplôme d’Etude théâtrale.   En 1992, elle joue son premier grand rôle dans La Chasse aux papillons sous la direction de du cinéaste géorgien Otar Iosseliani. En 1996 Maimouna N’Diaye   prêtera sa voix à Karaba la sorcière dans  le long métrage animé à succès Kirikou du réalisateur Michel Ocelot .

    De retour en Afrique, Maimouna N’Diaye    s’installe en Côte d’Ivoire où elle intègre la troupe de théâtre Ymako Teatri. Femme à multiples casquettes, Maimouna N’Diaye     est également réalisatrice de plusieurs films documentaires dont Warbassanga et Tranches de Vie présenté au FESPACO en 2009. Elle évoque dans ses productions des maux dont souffre sa communauté notamment, les violences faites aux femmes et le sort réservé aux personnes atteintes de troubles mentaux.

    Maimouna N’Diaye    a joué dans une quarantaine de films courts et longs métrages.  Que se soit dans « Bol d’amour » de Jacques Trabi (2001), « Jardin en automne » (2005) d’Ottar Iosseliani ou encore « Une femme pas comme les autres » de Abdoulaye Dao (2008), Maimouna N’Diaye   incarne avec perfection ses personnages.

    En 2015, Maimouna N’Diaye    joue le rôle d’une jeune avocate commise  pour juger Fargass Assandé qui incarnait un détenu accusé de plusieurs crimes. Le film « l’œil du cyclone » a glané plusieurs récompenses.  Maimouna N’Diaye     et Fargass Assandé ont respectivement été distingués, « Meilleure interprétation féminine » et «  meilleure interprétation masculine » au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou).

    « C’est une grande reconnaissance pour moi et pour mon travail et je dédie ce trophée à toutes les femmes, à toutes les comédiennes », avait déclaré l’actrice panafricaine.

  • Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    C’est confirmé. Genevieve Nnaji est excellente aussi bien sur scène que derrière la caméra. L’actrice et réalisatrice nigériane a signé en avril avec Netflix pour un montant de 3,8 millions de dollars. Le géant du streaming et de la vidéo à la demande devient le distributeur du film « Lionheart » de la Nigériane.
    Fille d’un père ingénieur et d’une mère enseignante, Genevieve Nnaji a fait ses études primaires et secondaires à Methodist Girls College Yaba. Elle entame ses études supérieures à l’Université de Lagos où elle s’intéresse au cinéma.

    Genevieve Nnaji décroche son premier rôle à 19 ans. C’était dans le film « Most Wanted ». Elle devient rapidement l’un des acteurs influents de Nollywood et joue dans « Last Party », « Mark of the Beast » et dans 80 autres films.

    Devenue l’une des actrices les mieux payées dans l’industrie cinématographique nigériane, Genevieve Nnaji a remporté plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de l’année 2001 aux « City People Awards », et celui de la meilleure actrice aux Africa Movie Academy Awards (AMAA) en 2005.

    En 2018, elle a réalisé « Lionheart », un long métrage qui retrace les aventures de Adaeze, une femme chef d’entreprise qui reprend la société de son père malade avec l’aide de son oncle. Dans ce film, figurent plusieurs grands noms du cinéma nigérian comme Nkem Owoh , Pete Edochie et bien évidemment Genevieve Nnaji.
    La star nigériane a également fait une virée dans l’univers musical en 2004 en sortant son premier album « One Logologo Line », un mélange de Hip hop et des musiques urbaines. Genevieve Nnaji est depuis 2008 propriétaire de la marque de vêtement « St Genevieve ».

  • 72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    La franco-sénégalaise, Mati Diop sera la seule Africaine qui foulera le tapis rouge du festival de Cannes 2019, pour présenter son long métrage « Atlantiques ». Le film produit par Les Films du bal, Cinekap, Frakas Productions  évoque l’immigration et le chômage en  Afrique subsaharienne.

    « Le sujet parle de l’économie, de politique, en passant par l’émigration pour atterrir à l’amour entre Ada et Souleymane et Issa. Le film raconte des choses de chez nous pour embrasser l’universel », a indiqué Oumar Sall  de Cinekap aux confrères de l’APS.

    « Atlantiques » est tourné à plusieurs endroits au Sénégal aussi bien en Wolof qu’en français. Ce film est le premier long métrage de la réalisatrice Mati Diop (37 ans). Mati avait déjà réalisé plusieurs cours métrages à succès notamment  « Mille Soleils », récompensé du Grand Prix du Festival international du film documentaire de Marseille. Le film « 35 rhums » fut nominé en 2010 au Prix Lumières du meilleur espoir féminin pour 35 rhums.

    Fille du musicien Wasis Diop Mati Diop est également une actrice. Elle a joué dans une dizaine de films notamment Le Garde corps (court-métrage) de Lucrezia Lippi ou encore Sleepwalkers de Thierry de Peretti.

    En dehors du film « Atlantiques », en lice pour la palme d’or, deux autres films de réalisatrices africaines font également partie de la sélection officielle de la 72ème édition du Festival de Cannes. Il s’agit de « Papicha » de l’Algérienne Mounia Meddour et «  Adam », le premier long métrage de l’actrice et réalisatrice marocaine  Maryam Touzani.

  • Kadidiatou Touré: la créatrice qui valorise les artisans africains aux USA

    Kadidiatou Touré: la créatrice qui valorise les artisans africains aux USA

    Kadidiatou Touré est une sénégalo-malienne fière de ses origines africaines. La jeune diplômée en économie et science politique a travaillé dans  les organisations internationales avant de se consacrer à sa passion ; la mode. Elle est la patronne de la marque « Armoire Sahélienne ».  Bien que résidant aux USA, elle collabore avec des artisans en Afrique qui donnent forme à ses dessins.

    Kadidiatou Touré confectionne et commercialise des accessoires de beauté comme des colliers, des boucles d’oreilles ou encore des sacs à main pour femmes.  Elle s’inspire de ses propres goûts et préférences.

    « La plupart de mes réalisations sont des accessoires que je souhaite pour moi . Ce n’est certainement pas le meilleur des business plan parce que tout le monde n’a pas mes goûts. Mais comme Warren Buffet le dit ” vous devriez investir dans des choses qui, selon vous, fonctionneront ».

    L’une des collections prisées de Kadidiatou Touré est la ligne Foulani. Essentiellement composée des boucles d’oreille portées par les femmes peules, cette collection comporte également des colliers et bracelets.

    La Sénégalo-malienne travaille plusieurs matières récupérées sur place. C’est le cas du bronze utilisé pour les bracelets et boucles d’oreilles Baoulé ou Akan de la Côte d’Ivoire. Kadidiatou Touré tire son plaisir en voyant des clients porter ses produits.

    « Le moment où l’artisan finit la réalisation d’une de mes créations. Il se peut que le bijou ne soit pas parfaitement conforme à ce que je souhaitais, il est arrivé qu’il soit au delà de mes attentes mais c’est toujours un formidable sentiment d’accomplissement. Une fierté d’avoir créé une belle pièce. ,Je ressens le même sentiment quand les gens portent mes créations et qu’ils en sont satisfaits », confie-t-elle.

    En attendant la création de sa propre boutique, Kadidiatou Touré vend  ses produits en ligne notamment sur le réseau social Instagram.

  • Coupe du Monde 2018: le Sénégal, l’ultime espoir

    Coupe du Monde 2018: le Sénégal, l’ultime espoir

    Alors que la Coupe du monde entre dans ses derniers matches de groupes, l’une des équipes qui sont rapidement devenues l’une des favorites auprès des amateurs du ballon rond en Afrique est le Sénégal.

    Avant le tournoi, les Lions de la Téranga ont reçu très peu d’attention. Pour les équipes d’Afrique, le Nigeria a volé la vedette avec son maillot populaire. Au-delà, c’est l’Islande avec sa petite population et son histoire improbable. Le profil relativement bas du Sénégal s’est avéré être un avantage compétitif. Le pays est devenu la première équipe africaine à cette coupe du monde à remporter un match de groupe après la chute de la Tunisie, de l’Égypte et du Maroc lors de la première journée. Alors que le Nigeria a initialement sous-performé et fait un retour, le Sénégal semble avoir les meilleures chances d’aller plus loin dans le tournoi.

    Toutefois, le Sénégal a un pedigree. Leur plus grand exploit de football a été la Coupe du monde de 2002, coorganisée par le Japon et la Corée du Sud. La défaite évitée ce dimanche contre le Japon à Ekaterinbourg a prolongé leur invincibilité en phase de groupes à la Coupe du monde. Mais ils ont fait l’histoire depuis leur apparition au tournoi en 2002. Dans cette campagne, ils ont vu défiler ensuite les champions en titre et l’ancien colonisateur, la France dans l’un des moments les plus marquants du triomphe du sport.

    Aliou Cissé, le vestige de 2002

    Un vestige de cette équipe de rêve qui a atteint les huit derniers en 2002 est présent dans l’équipe actuelle sous la casquette de sélectionneur, Aliou Cissé, qui était autrefois le capitaine de l’équipe. Une fois de plus, Cissé, 42 ans, fait des vagues sur la grande scène en tant que seul entraîneur noir sur les lignes de touche en Russie. Puis qu’en effet, même le pays africain le plus peuplé, le Nigeria, est géré par un Allemand blanc de 64 ans. Bien qu’il ait essayé de se dérober à ce fait, le succès en Russie signifierait briser le plafond de verre qui a longtemps été aidé par le stéréotype selon lequel les joueurs noirs ne font pas de bon manager.

  • AKoin, la cryptomonnaie du rappeur Akon qui va ‘sauver de l’Afrique’ 

    AKoin, la cryptomonnaie du rappeur Akon qui va ‘sauver de l’Afrique’ 

    S’exprimant lundi au Festival des Lions de Cannes, le chanteur américano-sénégalais a déclaré qu’il pensait que la crypto monnaie peut être « le sauveur de l’Afrique ». A cet effet, il a annoncé le lancement d’AKoin sa propre crypto monnaie.

    Annonçant sa nouvelle initiative, le chanteur ambitionne sur le site officiel d’AKoin que son application sera disponible sur chaque téléphone mobile d’ici décembre. Mais pas que. Il projette également de construire une « cryptoville » dans son pays, le Sénégal, qu’il appellera « le vrai Wakanda ».

    Tout comme ce territoire fictif de Wakanda dans la Black Panther de Marvel, Akon promet que sa ville sera un environnement futuriste. Le site web indique qu’Akon a été « doté » d’un espace de 2 000 acres par le président du Sénégal pour construire la ville qui portera également son nom. L’artiste la veut la première ville 100% crypto, avec AKoin au centre de la vie transactionnelle.

    Dans le cadre de «Akoin Ecosystem», les consommateurs pourront acheter, conserver et dépenser des crypto monnaies directement à partir de leurs smartphones. « Cela redonne le pouvoir au peuple et ramène la sécurité dans le système monétaire », a expliqué Akon. Et d’ajouter que « cela permet également aux gens de l’utiliser de façon à ce qu’ils puissent progresser et ne pas permettre au gouvernement de faire ce qui les empêche de fonctionner. »

    Cependant, Akon a admis qu’il ne connaissait pas tous les aspects techniques de sa nouvelle entreprise. La cryptomonnaie est une monnaie numérique ou virtuelle qui fonctionne indépendamment d’une banque centrale. Il utilise la cryptographie (la conversion de l’information en un code presque incontrôlable) pour sécuriser et vérifier les transactions. Ce qui rend presque impossible la contrefaçon.

     

     

  • Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    À moins de vingt ans, Fanta Diaite sait prendre de grandes initiatives. Cette jeune sénégalaise dirige Agri’bio, une structure qui produit et vend des produits agricoles, notamment des fruits et des légumes. Grâce à des formations agricoles, elle a eu l’idée d’exploiter les terres appartenant à sa famille. Elle peut compter sur des membres de sa famille qui l’aident dans la production. Les produits de Agri’bio sont achetés par des grossistes.

    Pour bien fonctionner, Agri’bio dispose d’un ingénieur agronome qui fait des études de rentabilité et conseille les produits à cultiver chaque saison. Pour la jeune entrepreneure, c’est au continent de travailler ses terres. « Nous devons produire et consommer nos produits. Nous devons réduire les importations », explique-t-elle.

    Produire et transformer

    Étudiante en gestion et management des entreprises, elle a participé à des séminaires de mentoring et des Boot camp qui lui permettent de croire en ses capacités. Les jours de cette jeune responsable d’entreprise sont occupés par des cours et des réunions avec ses collaborateurs qui sont généralement des amis et des membres de sa famille. Très jeune, Fanta Diaite fait preuve d’abnégation et confie braver les difficultés pour réussir. « Je veux réussir dans ce que j’entreprends. Je prends en compte les critiques constructives. J’oublie celles qui ne peuvent pas me faire avancer », affirme-t-elle.

    Agri’bio ambitionne se positionner dans l’agroalimentaire. Fanta Diaite veut se lancer la transformation et la vente de produits comme la noix de coco. Pour cela, la responsable envisage recourir à des aides financières. « La transformation nécessite la construction d’un local, des machines, des moyens de transports et de distributions », justifie-t-elle.

    Sauver des vies

    Fanta Diaite est aussi la responsable de la startup Ame Dome qui lui a permis d’être distinguée en mai dernier comme l’un des trois jeunes entrepreneurs prometteurs du Sénégal. Ame Dome est une plateforme de santé en ligne censée aider les femmes enceintes. Fanta Diaite explique que la plateforme va relier le corps médical (sages-femmes, gynécologues, médecin, pédiatre) et les femmes enceintes du pays.

    Les femmes enceintes vont disposer d’un carnet de grossesse numérique qui leur permettra de suivre un contrôle régulier avec leurs médecins traitants. Ame Dome devrait être utile à des femmes enceintes qui vivent loin de la capitale et dans des zones reculées.

    En attendant, elle envisage bénéficier d’une incubation pour développer sa plateforme e-santé et d’autres projets. « Il y a d’autres problèmes à régler au Sénégal grâce au digital », fait-elle savoir. Elle invite des jeunes de son âge à s’intéresser à l’entrepreneuriat qu’elle considère comme « important » et « utile ». « Nous sommes des milliers à arriver sur le marché de l’emploi chaque année avec des compétences presque identiques », explique-t-elle, avant de faire remarquer : « nos projets peuvent nous permettre de créer des emplois et d’être stable financièrement ».

  • Karangué, la startup sénégalaise de lutte contre la mortalité infantile

    Karangué, la startup sénégalaise de lutte contre la mortalité infantile

    La startup Karangué a été fondée par Mamadou Sall et Ameth Sow, deux entrepreneurs soucieux de mettre leur savoir-faire au service de leurs pays. Mamadou Sall explique que les efforts enregistrés dans le secteur de la santé pour réduire le taux de mortalité infantile restent infimes par rapport aux réalités sur le terrain. Des pertes de vie humaines sont toujours constatées. Les entrepreneurs ont alors décidé de lancer leur startup depuis plus de trois ans.

    Karangué dispose en effet d’une plateforme et d’une application au service de la santé maternelle et infantile. Elle a été conçue dans le but d’aider des femmes enceintes afin que leurs enfants soient vaccinés normalement après leur naissance. La startup permet également à des femmes d’avoir un suivi régulier de leurs enfants. Elle est basée sur un système d’alerte intelligent par appel vocal et SMS déclenchés 48h avant la date de vaccination ou des visites pré et postnatales.

    Pour se faire connaitre de la population, la startup a pu compter sur le soutien de personnalités sénégalaises. Ces dernières ont participé à la sensibilisation des populations sur l’utilité des services de Karangué. Un partenariat a été signé entre l’opérateur de téléphonie mobile Orange. En collaboration avec des agents de santé des villes et des localités du pays, les dates de naissance des nouveau-nés et les numéros de téléphone de leur maman sont enregistrés.

    Un calendrier de vaccination est ensuite établi pour permettre à chaque maman d’être informée grâce au système d’alerte. De nombreux enregistrements ont été faits sur la plateforme et des milliers de messages sont envoyés aux personnes inscrites. Elles reçoivent également des appels en langues locales, notamment le sérère, le pular, le wolof. Les responsables de la startup envisagent couvrir tout le pays et servir plus de 500000 femmes enceintes chaque année. La startup compte surtout s’installer dans d’autres pays de la sous-région.