Catégorie : Afrqiue Australe

  • Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    En Afrique, les footballeurs, surtout internationaux, sont souvent impliqués dans des actions caritatives. Si ce n’est pour l’amélioration du système de soins et de santé, la construction des écoles de foot, des infrastructures sociales, alors ils sont présents dans le domaine de l’éducation.

    S’il faut souligner que dans l’ensemble ces actions ne sont pas assez importantes pour porter tout un développement national, elles sont néanmoins d’une grande utilité pour les communautés bénéficiaires.

    Asamoah Gyan (Ghana)

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    En 2017, Asamoah Gyan, footballeur professionnel ghanéen, a inauguré un complexe sportif au sein de son ancienne école, Accra Academy au Ghana. Le projet aurait coûté près de 155. 000 dollars. Une façon à lui de « redonner à son ancienne école, ce dont il avait bénéficié ». Le projet consiste à révéler des étudiants qui ont des talents en football.

    Asamoah Gyan, capitaine de l’équipe nationale du Ghana, joue actuellement en tant qu’attaquant au Kayserispor FC, un club turc.

    Samuel Eto’o (Cameroun)

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    Outre la construction d’un centre pédiatrique pour réduire le taux de mortalité infantile à Douala, au Cameroun, l’année dernière, Samuel Eto’o a annoncé son intention de construire une école dans la région nord du Cameroun avec le soutien de donateurs. La fondation de l’ancien capitaine des Lions Indomptables a également fourni 100 bourses aux filles dans une école en Sierra Leone.

    Samuel Eto’ o est un footballeur professionnel camerounais qui joue en tant qu’attaquant pour le club turc d’Antalyaspor. Notamment passé par le club espagnol Barcelone FC, Eto’o est à ce jour le joueur africain au palmarès le plus garni de tous les temps, ayant remporté le titre de Joueur africain de l’année à quatre reprises.

     

    Didier Drogba (Côte d’Ivoire)

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    Didier Drogba, ancienne star ivoirienne du football, a récemment créé, en Côte d’Ivoire, une école destinée à permettre aux enfants d’une communauté rurale d’accéder à une éducation de qualité. L’école aurait été partiellement financée par Nestlé et l’International Cocoa Initiative. L’installation comprend des salles de classe, un jardin d’enfants, une cantine, des latrines, un terrain de football et des installations d’hébergement pour les enseignants.

    Didier Drogba, 40 ans, ancien capitaine des Éléphants, évolue désormais au sein du club American Phoenix Rising.

  • Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Ils ont fait la musique africaine en 2017, avec leurs tubes ou albums. De Lagos à Johannesburg, d’Accra à Bamako, de Lomé à Douala… Quels sont les artistes africains à suivre en 2018 ?

    10 — Black Coffee (Afrique du Sud)

    Image result for Black Coffee (Afrique du Sud)Black Coffee, à l’état civil Nkosinathi Maphumulo est l’artiste qui a relevé le niveau de musique « house » sud-africaine. L’artiste aux multiples récompenses est née au Kwazulu-Natal, la province de la musique house sud-africaine ou il a fait des études de musique. En musique africaine, il n’est pas du tout un inconnu.

    9 — Ferre Gola (Congo)

    Image result for 9 — Ferre Gola (Congo)À 41 ans, le Congolais Ferre Gola a été élu en 2017 meilleur artiste africain au Canal 2’Or. Bien connu dans le monde de la rumba, Ferre Gola est considéré comme celui qui assure la relève de feu Papa Wemba, ou encore Franco Luambo.

    8— Shyn, (Madagascar)

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    Rafler les prix de la révélation aux AFRIMA 2017 sur un continent où le domaine de la musique est presque devenu une auberge espagnole, ce n’est pas chose ordinaire. Tête haute, le jeune malgache tente de croire en sa musique dans un pays qui n’est pas très connu dans le monde musical. Il prévoit d’ailleurs sortir son premier album en cette année.

    7 — Daphné (Cameroun)

    Image result for 7 — Daphné (Cameroun)

    À 28 ans, la Camerounaise native de Buea est sur une bonne voie pour rayonner en Afrique. Et ce, même en étant étudiante. Meilleure artiste musicienne de l’Afrique centrale de l’année 2016, Daphnée s’est encore illustrée en 2017 avec ses tubes comme Calée, jusqu’à la gare, ou encore Je te promets, des chansons qui ont tous connu de gros succès.

    6 — Sidiki Diabaté (Mali)

     

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    Récompensé déjà en 2010 dans son pays pour ses qualités de beatmaker, instrumentaliste et compositeur alors qu’il n’avait que 19 ans, le Malien Sidiki Diabaté a la cote montante en Afrique, surtout francophone. Issu de la 72e génération d’une des plus exceptionnelles familles de griots et de joueurs de Kora, instrument du griot par excellence, Sidiki a connu une année 2017 plutôt remplie.

    5 — Sarkodie (Ghana)

    Image result for 5 — Sarkodie (Ghana)

    En Afrique, Michael Owusu Addo aka Sarkodie a une réputation enviable. Même s’il ne rappe qu’en Twi, une langue parlée par quelque 6 millions de Ghanéens, l’artiste de 29 ans est un grand influenceur dans le monde du rap. Cet artiste au talent incontesté se trouve être l’ambassadeur de la jeunesse ghanéenne ainsi que celui de nombreuses marques internationales telles que Samsung. Engagé, Afroptimiste, Sarkodie a connu une légère baisse de régime en 2017, mais a récemment promis un grand retour.

    4- Yemi Alade (Nigeria)

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    Yemi Alade n’est pas que connue au Nigeria. À 28 ans, la star nigériane qui est devenue très célèbre depuis sa chanson « Johnny » n’a pas fini d’impressionner. La fille « Yoruba-ibo » comme elle est surnommée, a remporté 2 prix majeurs aux MTV African Music Awards et la meilleure performance d’artiste féminine en 2015 et 2016. Si l’année 2017 n’a pas été celle de grandes récompenses, la star est une travailleuse et fera surement de gros coups en 2018.

    3 — Eddy Kenzo (Ouganda)

    Image result for 3 — Eddy Kenzo (Uganda)

    Edrisa Musuuza, alias Eddy Kenzo, est très connu en Afrique de l’Est et de l’Ouest après la sortie de sa chanson Sitya Loss en 2014. Une chanson qui avait en moyenne 10 000 vues par jour, et partagée par des célébrités comme Akon, Ronaldinho, Tevin Cambell, Ellen Degeneres, Puff Daddy, Sanaa Lathan et tant d’autres dans le monde entier. En 2017, il a été récompensé au festival AFRIMA, raflant le trophée de meilleur album de l’année avec son opus Biology.

    2 — Toofan (Togo)

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    2017 aura été une année de grandes réussites pour le groupe togolais Toofan. En novembre de l’année dernière, les deux artistes ont gagné deux trophées lors de la cérémonie officielle de remise des prix d’AFRIMA Awards : le Best Group et le Best Pop Act. Mais pas que. Le groupe togolais a aussi signé avec maison de musique Universal Music France, un rêve de longue date. La collaboration avec le Nigérian Patoranking sur le concept « Gné bras » a aussi enregistré un succès continental. Ces artistes qui ont habitué leurs fans aux nouveaux concepts presque chaque année en sortiront surement un autre en 2018.

    1— Le duo  Wizkid – Davido (Nigeria)

    Image result for Wizkid and davidoDifficile de dire celui d’entre les deux qui mène actuellement la danse au Nigeria, pays disposant la plus grande industrie musicale en Afrique. En 2017, les deux artistes ont chacun remporté un prix lors de la 12e édition de Futur Awards Africa. Si Wizkid (26 ans) a marqué l’histoire en devenant le premier artiste africain a remporté le prix du meilleur acte international aux MOBO Awards, Davido (25 ans) a, de son côté, remporté le trophée du musicien de l’année. Wizkid a remporté plusieurs prix cette année et ce n’est pas étranger de voir son nom aux côtés de son compatriote nigérian. Les deux ont été nominés dans la catégorie du meilleur acte africain aux MTV Europe Music Awards, qui ont été remportés par le hit « Fall », tandis que Wizkid s’est distingué aux AFRIMA avec trois trophées. Magique.

  • Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    La science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) ont toujours été connues comme des domaines réservés aux hommes. Si depuis quelque temps dans les pays développés les donnes ont changé, en Afrique également, certaines femmes commencent par exceller dans ces secteurs d’activité qui demandent habileté et grande réflexion, voire une capacité physique. Et il faut noter, ces domaines d’activités se révèlent être ceux souvent qui sont étroitement liés au développement des pays.

    Tolu Oni

    Image result for Tolu OniStimulée par un vif intérêt pour la médecine dès son plus jeune âge, la Nigériane Tolu Oni ​​a étudié l’interaction entre les infections chroniques et les maladies non infectieuses, et l’impact de l’environnement sur la santé de l’homme. Enseignante, experte en politique de santé publique à l’Université de Cape Town, les travaux de Tolu Oni lui ont valu de nombreux postes de direction tels que l’élection à l’Académie des sciences de l’Afrique du Sud en 2013. Elle a mis en place l’Initiative de recherche pour la santé et l’équité des villes (RICHE), un programme de recherches en santé urbaines en Afrique.

    Funk Opeke

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    Nantie d’une maîtrise en génie électrique à l’Université de Columbia, Funke Opeke a eu une carrière remarquable dans les TIC aux États-Unis en tant que directrice exécutive de la division de Verizon Communications à New York. En 2005, elle a rejoint MTN Nigeria en tant que responsable technique (CTO). Elle a été conseillère chez Transcorp et chef de l’exploitation de NITEL. Touchée par la faible connectivité Internet au Nigeria, elle a fondé MainOne, un fournisseur de services de communications et de solutions de réseau en Afrique de l’Ouest.

    Regina Honu

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    Regina Honu est un développeur de logiciel ghanéen et l’une des rares femmes à faire des progrès technologiques en Afrique. Elle a fondé Soronko Academy, la première école de codage et de design centrée sur l’homme pour les enfants et les jeunes adultes en Afrique de l’Ouest. Elle a été nommée par CNN comme l’une des 12 femmes inspirantes qui font la promotion des STEM. Cadre de la prochaine génération de codeuses en Afrique à travers ses nombreuses initiatives technologiques, elle a également été nommée l’une des six femmes ayant un impact sur la technologie en Afrique.

    Blessing Kwomo

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    Blessing Kwomo est une entrepreneure et une ingénieure nigériane. Elle a connu une réorientation dans le domaine de la santé après avoir été témoin de certains cas de maladies auxquels sa communauté a été confrontée en raison d’une mauvaise condition de vie. Elle a ensuite créé le studio thérapeutique Roroboth qui offre des soins à domicile aux familles à faible revenu. Elle utilise une approche qui s’attaque à la cause principale des maladies en ce qui concerne l’environnement.

    Ethel Coffie

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    Ethel Coffie est une entrepreneure ghanéenne spécialiste des TIC. Fondatrice de Women in Tech Africa qui compte plus de 30 membres dans les pays africains et la diaspora, Ethel Coffie est bien connue en Afrique pour son expertise dans le domaine tech. Elle a également fondé EDEL Technology Consulting et a lancé la première réunion panafricaine sur les femmes dans les TIC. Grâce à la richesse de ses compétences techniques et commerciales acquises de son travail, elle a soutenu plusieurs femmes dans les TIC. Ethel est nommée parmi les cinq premières femmes ayant un impact sur les technologies de l’information en Afrique.

  • Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Les Etats doivent légiférer sur les migrations de protocole internet version 6 (IPV6). C’est ce que pensent plusieurs experts du domaine. Ils estiment que les gouvernements doivent rechercher des moyens législatifs pour assurer une conformité rapide aux migrations de protocole internet version 6 (IPV6). En décembre dernier, une réunion du Comité régional africain d’Internet (AFRINIC-27) organisée à Lagos a vu la participation de plusieurs acteurs, dont plusieurs boursiers financés par l’organisation pour discuter des enjeux. Tous ont reconnu l’urgence pour le continent d’accélérer le processus de migration afin d’éviter la « panne d’Internet ». Depuis sa création, Afrinic s’investit dans le développement d’Internet sur le continent.

    Son PDG, Alan Barret, affirme que plus de 100 millions d’adresses IPv4 et plus de 9000 préfixes IPv6 / 32 ont été alloués en Afrique avec environ 42% de ses 1500 membres recevant un préfixe IPv6. L’année dernière, Afrinic a alloué 7,2 millions d’adresses IPv4, 95/32 préfixes IPv6 et 127 ASN avec 122 nouveaux membres. Alan Barret considère qu’une législation unique des gouvernements africains sera un grand atout pour le processus de migration. Une décision au niveau de l’Union africaine peut « changer le jeu », insiste le PDG de Afrinic. « C’est la raison pour laquelle nous engageons les principaux responsables gouvernementaux et le groupe de travail à trouver des solutions durables à la migration IPV6 », ajoute-t-il.

    Création d’un environnement favorable

    Selon Sunday Folayan, président du conseil d’administration d’AFRINIC, en dehors des politiques gouvernementales et de la volonté des dirigeants nécessaires pour conduire l’ordre du jour, les opérateurs de télécommunications devraient envisager de mener le processus. Par exemple, « si MTN Nigeria peut transformer tout son équipement pour se plaindre d’IPV6 ou passer du réseau à ce nouveau protocole internet, alors le Nigeria aurait réalisé une migration de 35% », précise-t-il. De son côté, le professeur Umar Danbatta, vice-président exécutif de la Commission des communications du Nigeria (NCC), explique que pour soutenir les technologies émergentes, « nous devons créer un environnement favorable au déploiement d’IPv6 ».

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    « Nous devons nous engager davantage dans le domaine de la gouvernance de l’Internet et d’autres initiatives similaires, du niveau national au niveau sous-régional, régional et mondial pour contribuer et partager les meilleures pratiques qui peuvent contribuer à la croissance d’Internet », conseille le vice-président de NCC. Le professeur Danbatta, qui a reconnu les efforts de la société Internet et des parties prenantes pour contribuer au développement de l’Internet dans la région africaine, annonce que la NCC s’engage à soutenir l’industrie africaine de l’Internet autant que possible. Ce qui assurera la disponibilité, l’abordabilité et l’accessibilité à l’Internet haute vitesse. Cela va entraîner l’émergence de nouvelles technologies et le déploiement de plus de services.

    Implication de coût

    Toutefois, le Dr Chris Nwannenna, PDG de SystMetrics Systems Limited, estime que l’IPV6 offre de meilleures technologies, mais que les coûts pourraient être responsables d’une migration lente, ajoutant que les opérateurs auraient besoin de temps pour changer d’équipement. « IPV6 va à une meilleure technologie, mais l’implication de coût pourrait être la raison pour laquelle les opérateurs et les autres utilisateurs ne sautent pas dessus. Nous devons considérer les pouvoirs d’investissement des opérateurs pour accéder à leur capacité de migrer maintenant ou plus tard. Mais, définitivement, la migration vers IPv6 devrait être encouragée », déclare-t-il. Selon lui, le Nigeria doit faire tout son possible pour éviter la «course aux rats» en ce qui concerne la migration vers le nouveau protocole.

  • Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    En Afrique, la promotion et la distribution des productions musicales est l’un des défis auxquels les artistes font souvent face. Dans cette tâche, les médias tentent de leur donner un coup de main.

    C’est sans nul doute. En Afrique, le rôle des médias est divers. S’ils sont bien utiles dans la sensibilisation et connus pour leurs objectifs éducatifs, ils sont aux yeux des acteurs musicaux, un outil sine qua non pour le commerce des produits. Dans ce rôle, la radio, média qui reste le plus suivi en Afrique, se fait leader.  Sur le continent, il existe une grande variété de stations de radio parce qu’elles sont relativement peu coûteuses à exploiter et peuvent jouer un rôle majeur dans la promotion de la culture et de la politique locales. Tangible en Gambie.

    La radio, la meilleure formule

    C’est désormais de notoriété publique. La Gambie est un pays pauvre et ne possède pas de grands médias. Sa première chaine de télévision a à peine 20 ans.  Toutefois, ce pays enclavé par le Sénégal a une réputation pour sa radio, notamment Radio Syd, lancée en 1969 par la Suédoise Britt Wadner. Aujourd’hui, le pays compte15 stations radio, dont la plupart jouent jusqu’à 20 heures de musique par jour.

    Cependant, les musiciens locaux dans le pays n’ont pas autant de notoriété que leurs homologues sénégalais. Pour améliorer la situation, en 2012 l’Association gambienne des journalistes musicaux a été créée à Banjul. Objectif, promouvoir les artistes locaux et soutenir leurs carrières, non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger.

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    Le cas est presque pareil au Congo-Brazzaville, pays ayant une réputation musicale qui dépasse les frontières africaines. Dans ce pays francophone d’Afrique centrale, les stations de radio se sont montrées depuis les années 1990 incontournables dans l’industrie musicale. Alors que le pays inaugure une nouvelle phase de démocratie et de liberté de la presse en 1991, Radio-Océan, DRTV, Ponton FM, Radio Louvakou, Radio Liberté, Radio Brazza, DVS + ou encore Radio Mucodec sont nés.

    Dans le nord de l’Afrique, les pays de la région du Maghreb, tels que le Maroc et l’Algérie, possèdent des radios locales et internationales. En guise d’exemple, la station marocaine Radio Medi 1 diffuse dans toute l’Afrique. C’est également le cas de la station gabonaise Africa Numéro 1, qui opère depuis Paris, en France.

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    L’écran, la nouvelle opportunité

    La télévision en Afrique, et comme dans le reste du monde, a connu un grand succès. Parallèlement, la montée en puissance des chaînes musicales payantes sur le continent contribue à la promotion de la musique locale.

    Cette numérisation de la télévision a principalement permis l’internationalisation et une « panafricanisation » des contenus culturels en général. Et cette vision de la chose a été partagée en 2015 par le président sud-africain, Jacob Zuma, lors du lancement en Afrique de la chaine SABC News. Il avait principalement partagé le vœu selon lequel SABC News soit une vitrine au travers de laquelle les téléspectateurs se considèreront comme « un peuple africain ».

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    L’un de ces exemples est The Voice Afrique Francophone, le plus grand salon du talent sur le continent. The Voice Afrique est diffusé sur Vox Africa, la première chaîne de télévision indépendante, panafricaine et bilingue  disponible en Afrique, ainsi que sur les principaux réseaux de télévision en Europe et aux États-Unis.

    Par ailleurs, le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, est un exemple dans le domaine des médias musicaux sur le continent. Avec plus de 250 groupes ethniques différents, le Nigeria a montré, depuis la chute de son régime militaire dans les années 1990, un énorme potentiel dans les sphères de la création, en particulier dans la musique et la télévision. La musique pop nigériane domine actuellement le paysage musical africain à travers la montée des chaînes de télévision diffusant ce contenu très divertissant et à la mode.

    Les nouveaux medias, un manque à gagner

    Image result for stonebwoyDe Lagos à Abuja, les sociétés de télécommunications sont les plus grands distributeurs de musique au Nigeria. Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC) publié fin 2016, l’industrie musicale nigériane valait 47 millions de dollars en 2015, chiffre qui devrait doubler 5 ans après cette date. Aussi, faut-il rappeler que ces 10 dernières années ont été marquées par des essors de certaines économies, dont principalement le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud ; Une croissance qui a rimé avec le boom dans les communications téléphoniques, et qui rejailli principalement sur les secteurs de divertissement comme la musique.

    L’industrie musicale sud-africaine est plus développée que la plupart des pays du continent et peut être comparée aux marchés occidentaux. En Afrique du Sud, les téléchargements en ligne et le streaming sont à l’origine d’une croissance exponentielle de l’industrie musicale locale, qui devrait maintenir une trajectoire positive dans un avenir prévisible.

    Avec MTN en tête du peloton, les opérateurs télécoms voient un énorme potentiel dans des marchés, surtout les plus vastes  tels que le Nigeria, un pays de 190 millions d’habitants, où la musique peut être décrite comme une religion. Ce groupe de téléphonie se présente comme « le plus grand distributeur de musique » en Afrique avec plus de 60 millions d’abonnés rien qu’au Nigeria. Pour ce faire, MTN offre des sonneries grâce à sa plateforme de téléchargement MTN Music Plus à 0,25 $. Le leader de l’industrie est actuellement en concurrence directe avec des géants mondiaux en ligne tels qu’iTunes. Au bénéfice des musiciens africains…

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  • La Namibie surfe sur la boude de Trump pour booster son tourisme

    La Namibie surfe sur la boude de Trump pour booster son tourisme

    Si la déclaration du président américain Donald Trump, qualifiant certains pays de « merde » a provoqué un tollé en Afrique, surtout dans les couloirs diplomatiques, la Namibie a quant à lui trouvé une opportunité de marketing pour booster son tourisme.

    En semaine dernière, lors d’une réunion de la Maison-Blanche pour discuter de la réforme de l’immigration américaine, le président américain Donald Trump aurait qualifié les pays africains, le Haïti et El Salvador de « pays de merde ». Là où nombre de pays africains ont adopté une position diplomatique plus forte, la Namibie a vu une opportunité de marketing très alléchante.

    La « merde » qui pouvait intéresser 

    En effet, alors que sur les médias sociaux beaucoup s’intéressaient au traitement fait de cette information dans les pays africains, les agents de tourisme namibiens ont diffusé quant à eux, diffusé une vidéo. L’objectif de cette vidéo est de montrer leur pays de merde à des touristes potentiels, en particulier des visiteurs des États-Unis.

    Présenté par un imitateur de Trump, le personnage dans la courte vidéo annonce toutes les caractéristiques « merdiques » de la Namibie. Créée par le groupe touristique Gondwana Collection, la vidéo présente des attractions du lac souterrain Oshikoto qui pourrait ressembler à une grande saleté pittoresque, des éléphants qui errent librement et déposent leurs excréments, ou encore des hôtels qui offrent des toilettes à ciel ouvert avec des vues magnifiques. Si, en présentant la Namibie comme « l’un des meilleurs pays de merde », l’initiative frôle un peu le malsain, ce n’est pas la première fois que le pays fait usage de cette approche.

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    C’est exactement le type de vidéo qui attirerait l’attention dans un climat géopolitique où le mot « merde » a été en rotation dans les grands médias pendant environ une semaine.

    En réalité, la Namibie, un pays avec peu de bouleversements et une population encore plus petite, attire rarement l’attention du monde entier. C’est aussi pourquoi l’année dernière, le pays avait sauté sur la gaffe de « Nambia » de Trump pour publier une vidéo vantant les atouts du pays, même si elle était mal prononcée. Une stratégie qui a été confirmée par Digu Noabeb, le directeur de l’office du tourisme namibien.

    Alors que le reste du monde essaie de donner un sens à un chef d’État sans précédent, la stratégie de la Namibie semble dire qu’il n’y a pas de mauvaise publicité.


  • Afrique: 159 startups numériques ont reçu 195 millions de $ en 2017

    Afrique: 159 startups numériques ont reçu 195 millions de $ en 2017

    Les investissements dans les startups africaines de technologie ont atteint les niveaux les plus élevés, avec 159 startups rassemblant plus de 195 millions de dollars, selon Disrupt Africa Tech Startups Funding Report 2017.

    Les résultats de cette recherche révèlent que le financement total des entreprises technologiques africaines en 2017 a augmenté de 51 % par rapport à 2016, tandis que le nombre de startups financées a également augmenté de 8,9 %.

    L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya sont restés les trois premières destinations d’investissement pour la troisième année consécutive. Pour la première fois, le financement assuré par les startups nigérianes a dépassé l’Afrique du Sud en 2017, bien qu’il y ait beaucoup plus d’entreprises sud-africaines.

    Gabriella Mulligan, cofondatrice de Disrupt Africa, affirme que l’un des principaux enseignements de cette recherche est la mesure dans laquelle le nombre de startups ayant obtenu des fonds et le montant global des investissements recueillis ont considérablement augmenté. « Il ne fait aucun doute que la “révolution technologique” africaine est en train de se produire. De plus en plus d’entreprises de qualité sont en cours de construction, et les investisseurs sont prêts à les soutenir, plus que jamais auparavant », explique Mme Mulligan.

    Autres points intéressants, alors qu’au cours des dernières années presque tous les fonds ont été consacrés à des startups dans les trois premiers pays (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya), la part des financements vers ces pays diminue rapidement. Ce qui signifie que de plus en plus de financements vont vers des marchés alternatifs, montrant que les investisseurs ne sont plus confinés à ces hubs traditionnels, mais recherchent des talents et des opportunités d’affaires sur tout le continent.

    Le lead nigérian

    Selon Gabriella Mulligan, l’histoire du Nigeria est intéressante. « Alors que 2017 marque la première année où elle a dépassé l’Afrique du Sud en termes de montant total des fonds collectés, plus les 60 % du financement total du Nigeria vont à une seule entreprise : Andela. Et selon les chiffres du rapport, exempté des fonds collectés par Andela, le Nigeria présente un moins bon bilan que l’Afrique du Sud et le Kenya.

    A en croire Disrupt Africa, des signes d’un intérêt croissant des investisseurs pour les marchés moins développés ont également été observés, le pourcentage total des financements reçus par ces trois principaux écosystèmes passant de 81,7 % à 74,7 % en 2015. Le Ghana, l’Égypte et l’Ouganda apparaissent clairement comme des hotspots.

    Tendances

    Les entreprises Fintech se sont montrées de loin le secteur le plus attractif pour les investisseurs, avec 45 start-ups fintech représentant près d’un tiers du financement total destiné aux entreprises technologiques africaines en 2017. L’intérêt pour le commerce électronique a rebondi, en hausse de 350 % par rapport à l’année précédente. Les start-ups ont levé plus de 16,7 millions de dollars US, tandis que l’agrotechnologie a couru sur le devant de la scène, avec un financement de 203 % en 2016.

    Pour l’avenir, Disrupt Africa s’attend à ce que la reprise générale se poursuive avec des fonds et des financements supplémentaires. La société estime que l’Afrique du Sud retrouvera la première place, tandis que le Kenya continuera de performer fortement. Quant au Ghana, le pays commencera à laisser sa marque.

    Toutefois, l’accès à un financement suffisant pour les startups en dehors des trois premiers marchés reste un défi, tout comme le soutien aux startups qui ne sont pas basées dans les grandes villes.

     

  • En Afrique, la suppression des visas en perspective

    En Afrique, la suppression des visas en perspective

    En soit, le principe n’est pas nouveau, puisque l’Union européenne a déjà une politique d’exemption de visa pour ses citoyens. En Afrique, saluée par les experts, la suppression de visa pour une libre circulation fait lentement son chemin.

    Il faudra remonter à un quart de siècle pour retrouver la première fois où l’idée d’un passeport africain a été émise. Mais cette idée n’a pas émergé et certains pays se sont montrés méfiants, avec en ligne de mire, une crainte de l’augmentation de la contrebande, de l’immigration clandestine, du terrorisme et de la propagation des maladies.

    Le chemin vers le passeport africain 

    En 2017, l’UA avait lancé un passeport africain, un projet emblématique de l’ex-présidente Nkosazana Dlamini-Zuma. Cependant, le passeport n’est actuellement disponible que pour les hauts diplomates et les hauts fonctionnaires des 55 États membres de l’UA. Et parmi ces États membres, seules les Seychelles offrent un accès sans visa à tous les pays africains.

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    Selon Daniel Silke, directeur de Political Futures Consultancy, basé en Afrique du Sud, les grandes économies en croissance s’inquiètent de l’impact que les mouvements de population pourraient avoir sur les marchés du travail et les villes. Certaines des économies à croissance rapide de l’Afrique sont la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, la Guinée, le Sénégal et la Tanzanie. En réalité, avec l’expansion rapide des villes urbaines en Afrique, les institutions gouvernementales sont tendues et les villes qui offrent des opportunités seront soumises à une pression accrue avec cette initiative.

    En novembre 2017, après 15 ans de négociations, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), comprenant le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo, a ratifié le mouvement sans visa de ses citoyens. Dans la logique de cette politique, les États membres adopteront la technologie biométrique, assureront la coordination de la police et des services de sécurité et respecteront les différentes réglementations du travail.

    Initiatives

    La prochaine meilleure initiative à un système sans visa est le visa à l’arrivée, qui peut inclure l’autorisation de rester jusqu’à 90 jours. Le Rwanda a adopté ce protocole en 2013 et a constaté une augmentation du nombre de visiteurs et d’investisseurs africains, a noté Anaclet Kalibata, le directeur général de l’immigration et de l’émigration du pays.

    Selon ce dernier, entre 2013 et 2016, le nombre d’Africains recevant des visas à leur arrivée aux points d’entrée rwandais a augmenté de plus de 100 %, et le Rwanda a accueilli beaucoup plus d’évènements internationaux. A également en croire ses dires, les taux de criminalité dans le pays n’ont pas augmenté, contrairement aux craintes initialement exprimées par les sceptiques.

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    À l’instar du Rwanda, le Ghana également offre désormais un accès sans visa à un tiers des États membres de l’UA et des visas à l’arrivée aux deux tiers restants. Ce faisant, le pays a fait le plus de progrès de tous les États africains vers une Afrique sans visas pour les Africains, selon le Rapport sur l’ouverture des visas en Afrique 2017 de la Banque africaine de développement (BAD).

    Le Sénégal également offre un accès sans visa à 42 pays africains dans le but de redynamiser son secteur touristique. De son côté, le président Uhuru Kenyatta a annoncé que tous les Africains recevront désormais un visa à leur arrivée au Kenya.

    Par ailleurs, une autre alternative qui commence à être explorée porte sur des accords réciproques entre les pays. C’est le cas avec la Namibie où les autorités font des efforts pour finaliser de tels arrangements. Le Rwanda qui offre déjà un visa aux Africains à l’arrivée est aussi preneur des accords réciproques avec d’autres pays. De fait, cet accord sur le passage frontalier entre le Rwanda, la RDC, le Burundi, la Tanzanie et l’Ouganda a favorisé la cohésion sociale régionale, et le commerce transfrontalier dans ces pays contribue désormais à hauteur de 42 % au PIB, selon les chiffres d’Anaclet Kalibata.

    Cependant, l’expérience du Rwanda n’est pas suffisante pour changer la perception des impacts négatifs de la libéralisation des visas d’entrée. Jean-Guy Afrika, principal expert politique de la BAD et contributeur au Africa Visa Openness Report 2017, note : « L’analyse des régimes de visas africains de 2016 a montré qu’en moyenne les Africains avaient besoin de visas au départ pour voyager dans 54 % des autres pays africains (55 % en 2015) ; pourraient obtenir des visas à l’arrivée dans seulement 24 % (contre 25 % en 2015) ; et n’ont pas besoin de visas pour voyager à seulement 22 % (contre 20 % en 2015). »

    Libéralisation des visas

    S’il y a 4 ans seuls cinq pays offraient un visa libéral, d’arrivée ou non, aux citoyens de tous les pays africains, aujourd’hui, ce nombre est porté à 14. L’évolution est certes timide, mais importante. Cette évolution est portée par l’Afrique de l’Est et de l’Ouest. En effet, dans les classements 2017 de l’indice d’ouverture des visas en Afrique, 75 % des pays du top 20 sont dans ces deux régions. Un seul est au nord et aucun en Afrique ne centra.

    La BAD, l’UA et le Conseil du programme d’action du Forum économique mondial sur l’Afrique ont collaboré au Rapport sur l’ouverture des visas en Afrique 2017, le deuxième du genre. Les chercheurs ont recueilli des données auprès de l’Association du transport aérien international et des réponses aux questionnaires administrés aux points focaux nationaux. Les avis sont en effet positifs. Le besoin est en effet existant. L’ouverture des visas peut n’être qu’une partie du puzzle des États africains interconnectés, mais elle est néanmoins très importante.

  • Transport aérien: l’Afrique va ouvrir son ciel, les enjeux!

    Transport aérien: l’Afrique va ouvrir son ciel, les enjeux!

    Souvent caractérisés par de longs retards et des annulations, des liaisons limitées,  ou encore des avions ou pistes délabrés, les vols à travers l’Afrique sont parfois embarrassants.

    Le problème lié au transport aérien en Afrique est compliqué par les réglementations restrictives et le protectionnisme. Des politiques qui entravent les voyages intranationaux, conduisant les compagnies aériennes africaines à perdre, selon les données de la Banque mondiale, environ 800 millions de dollars en 2016. Désormais, certains de ces problèmes devraient entrer dans l’histoire lorsque le Marché unique du transport aérien africain (SAATM) sera lancé par l’Union africaine (UA) à la fin du mois de janvier.

    En tant que l’un des projets phares de l’Agenda 2063 panafricain de l’UA, ce plan vise à améliorer la connectivité aérienne en Afrique et à utiliser le transport aérien comme moteur de croissance économique, de création d’emplois et d’intégration.

    L’idée repose sur la Décision de Yamoussoukro de 1999, lorsque les ministres africains responsables de l’aviation civile ont accepté un certain nombre de mesures visant à déréglementer les services aériens, à mettre en place des mécanismes de concurrence loyale, de règlement des différends et de libéraliser les fréquences et les tarifs.

    Dans le cadre de cet accord en effet, les pays devraient également libéraliser l’exercice des droits de cinquième liberté pour les passagers et les services aériens de fret, permettant à un transporteur de voyager entre deux pays sur un vol en provenance ou à destination de son propre pays.

    Fédérer les marchés

    En mettant en œuvre ce plan, les pays africains espèrent imiter et développer les marchés uniques de l’aviation dans des pays comme l’Europe et l’Amérique latine. L’UA espère également encourager l’investissement et l’innovation transfrontaliers, améliorer les opérations et l’efficacité des entreprises, accroître la concurrence sur les lignes. Mais pas que. Cette politique de l’institution entend aussi abaisser les tarifs, créer plus d’emplois, ou encore aider les compagnies aériennes à se développer pour permettre la libre circulation des personnes et des biens.

    Jusqu’à présent, 21 pays qui contrôlent plus de 670 millions de la population du continent se sont engagés à ce plan. Ceux-ci comprennent le Bénin, le Nigeria et la Sierra Leone dans la région ouest-africaine; Le Kenya et le Rwanda à l’est; Le Zimbabwe et l’Afrique du Sud dans le sud; et l’Egypte au Nord.

    Le marché unique accueille également huit des dix aéroports les plus fréquentés d’Afrique, notamment l’aéroport international de Bole en Éthiopie et OR Tambo à Johannesburg, en Afrique du Sud. Jusqu’à 15 transporteurs, qui représentent plus de 70% du trafic aérien intra-africain, ont également signé pour le marché commun, y compris Ethiopian Airlines, Kenya Airways, South African Express et Egypt Air.

    Par ailleurs, ce mouvement de libéralisation du transport aérien coïncide avec une pression des gouvernements africains pour ouvrir plus de frontières et encourager le commerce et le tourisme interrégional. L’année dernière, les Africains ont voyagé plus facilement à travers le continent, et des pays comme le Kenya, la Namibie et le Ghana ont annoncé l’élimination des restrictions de visa ou l’octroi de visas à l’arrivée. Le tourisme local au Kenya, en Tunisie et en Afrique du Sud a également stimulé les voyages aériens intérieurs, entraînant la croissance budgétaire des transporteurs.

    Pourtant, malgré les meilleures intentions du plan, le voyage aérien en Afrique a encore beaucoup de chemin à faire. Des transporteurs comme Kenya Airways ou Arik Air du Nigeria ont eu du mal à faire des profits ces dernières années, en proie à la dette ou aux résultats d’une stratégie d’expansion mal cadencée.

    Et à moins que de nouveaux pays ne s’ouvrent, les restrictions gouvernementales sur les visas et l’établissement de lignes aériennes continueront à empêcher un potentiel de cinq millions d’Africains de voyager sur le continent, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA). Les voyages aériens dans des pays comme la Somalie ont aussi un long chemin à parcourir avant de pouvoir s’intégrer pleinement avec le reste: après 27 ans sous le contrôle des Nations Unies, le pays a repris le contrôle de son espace aérien en décembre 2017.

  • En Afrique du Sud, MTN va déployer la technologie 5 G

    En Afrique du Sud, MTN va déployer la technologie 5 G

    MTN, le groupe multinational sud-africain a mené le premier essai de technologie et d’applications de la 5G en Afrique à son siège social à Johannesburg.

    Alors que la plupart des pays africains peine encore à s’offrir la 4G, le Sud-Africain MTN compte déployer prochainement en Afrique du Sud la très haute connexion de génération 5. Un essai a récemment été mené en partenariat avec Ericsson et fait partie de la démonstration 5G prévue par les entreprises. « Cet essai fait suite à la signature par les deux sociétés d’un protocole d’accord pour collaborer au déploiement des technologies 5G en Afrique du Sud », a communiqué MTN.

    Déploiement

    Ce test révèle un débit de plus de 20 Gb/s avec moins de 5 ms de latence dans l’essai 5G, ce qui est « le plus haut atteint sur un réseau mobile en Afrique », selon MTN. Un communiqué publié par le groupe rappelle que l’essai 5G est basé sur du matériel en bande de bases disponible dans le commerce.

    Les tests effectués devront conduire au déploiement commercial des technologies 5G dans un proche avenir. Actuellement, MTN et ses partenaires continuent d’identifier les cas d’utilisation et les applications de la 5G pour la transformation numérique des industries.

    Le groupe a affirmé que la 5 G offre un nouveau monde de potentiel pour l’Afrique du Sud. « Avec la 5G, les soins à distance via des robots connectés pourraient offrir une chirurgie de classe mondiale dans les régions les plus reculées du continent et du monde. Les voitures autonomes pourraient changer les donnes actuelles de la sécurité routière, ainsi que l’agriculture intelligente, l’exploitation minière intelligente et les villes intelligentes », ont-ils projeté.

    Notons que la 5 G est la convergence des technologies de réseautage basées sur IP, notamment IoT/M2M, multimédia, virtualisation de fonctions réseau, MEC (Mobile Edge Computing), réseaux satellitaires et haut débit fixe, selon les explications du professeur Thomas Magadanz de l’Institut Fraunhofer FOKUS.

    La 5 G en question

    Le pas vers un réseau de connexion de 5e génération est presque inévitable. Les professionnels des télécommunications reconnaissent que la convergence de plusieurs technologies influentes et un progrès par rapport aux prédécesseurs 4G et LTE devraient améliorer les processus dans des secteurs clés comme l’éducation et la santé.

    En effet, parmi les avantages attendus de l’évolution de la 5G et de son déploiement, il y a non seulement le haut débit mobile amélioré, mais aussi une révolution et la communication critique de machine à machine à grande échelle dans l’industrie.

    Selon le constructeur finlandais de téléphone Nokia, le chemin vers la 5G permettra d’augmenter considérablement la capacité, la couverture et la vitesse LTE là où et quand ils sont nécessaires, en fournissant jusqu’à dix fois la vitesse des réseaux 4 G initiaux.

    Mais s’il est vrai que les pays d’Afrique australe ont déjà des capacités 3G et 4 G et qu’il y a une possibilité d’évoluer vers la 5G, cela est limité aux zones métropolitaines.

    Un autre défi auquel le continent est confronté est le manque d’infrastructure de base pour soutenir la technologie sans fil et à fibre. Mais d’ici là, l’Afrique du Sud devra donner l’exemple.