Catégorie : Afrqiue Australe

  • Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    En 2015, la série Game of Thrones avait dépassé le record de téléchargement illégal après la sortie du sixième épisode de sa saison 5. Au compteur, 3,5 millions de téléchargements illégaux en moins de 24 heures. Pis, ce chiffre ne comptabilisait alors que les téléchargements en « peer-to-peer », ne prenant pas en compte le streaming.

    En fait, ces genres de piratages de fichiers numériques qui échappent au bénéfice des producteurs de contenus sont légion. Le phénomène prend d’ailleurs de l’ampleur, avec de nouvelles technologies qui facilitent le piratage.

    C’est précisément pour s’attaquer à ce problème que Custos Media Technologies a été créée en 2014 par des membres du staff de l’université de Stellenbosch en Afrique du Sud, avec pour mission d’offrir aux propriétaires de contenus, des solutions permettant de distribuer et de gérer leurs œuvres en toute sécurité.

    Custos vise ainsi l’intégralité du marché de la protection d’œuvres digitales dont elle a détecté le potentiel, et auquel elle propose d’utiliser la blockchain comme technologie de tracking, afin de lutter contre le téléchargement illégal.

    Pour Van Rooyen, initiateur du projet, la startup doit s’adresser aux marchés pour lesquels le téléchargement illégal constitue un problème prégnant. Actuellement, la jeune entreprise veut également mettre le cap sur le marché du e-book, comme en témoigne son partenariat avec Erudition Digital, entreprise spécialisée dans la publication d’e-books portant sur des sujets variés et dont certains sont dotés de fonctionnalités interactives.

    Depuis sa création, l’entreprise travaille à la création d’une technologie qui combat le piratage à l’aide de la blockchain bitcoin. Et grâce à cette nouvelle technologie, Custos est capable d’identifier les personnes spécifiques responsables de la fuite illégale de fichiers en utilisant une technique de retraçage.

    Technique de traçage

    Le génie de Custos media réside dans cette capacité à traquer les pirates de fichiers numériques. En effet, Custos incorpore des codes de bitcoins en filigrane dans les vidéos ou films, au travers d’un procédé qui n’altère en rien la qualité de ces derniers.

    Il utilise la méthode du « chasseur de primes », où les personnes qui trouvent des fichiers piratés sont récompensées pour avoir trouvé de nouvelles infractions.

    Chaque code est personnalisé avant que le contenu ne soit envoyé à son propriétaire. De cette façon, si un contenu venait à échapper au contrôle de son destinataire, alors la personne ayant téléchargé illégalement l’œuvre débloque sans le savoir la prime en bitcoin qui était alors intégrée.

    Dès lors, le bitcoin ainsi généré peut être traqué et localisé par Custos, grâce à la technologie de la blockchain, et l’identité du pirate communiquée au détenteur des droits (producteur, maison d’édition, etc.). Ce dernier peut alors prendre les mesures qu’il jugera nécessaires.

    Succès

    En dépit de tout le battage publicitaire, Von Rooyen indique que le projet est encore à ses « premiers stades ». Selon lui, Custos a été en mesure d’attraper un bon nombre de pirates. Il précise également que la majorité des chasseurs de primes sont des étudiants des pays en développement qui prennent au sérieux la récompense de 5 à 10 $ de bitcoin.

    Rooyen explique que Custos s’appuie sur plusieurs utilisateurs anonymes qui disposent des informations dont les clients ont besoin et que bitcoin, selon lui, est un moyen idéal de les payer anonymement.

  • GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    Fondée en septembre 2012 par Justin Coetzee et située à Cape Town en Afrique du Sud, GoMetro est une start-up membre de la Silicon Cape Initiative dont la vocation est d’améliorer la mobilité des utilisateurs et de faciliter l’utilisation des transports en commun par les 19 millions d’habitants concernés. Depuis, l’entreprise fait florès.

    Quand le Sud-Africain Justin Coetzee lançait en 2012 son premier système d’information sur les transports publics en temps réel en Afrique du Sud, Go Metro n’était qu’une startup comme ces centaines d’autres, hébergées à la Silicon Cape.

    « Toute personne qui dépend des transports en commun a probablement connu cette période où, vous êtes là, à la gare, vous ennuyant, regardant une horloge pour vérifier l’heure » se rappelle Justin Coetzee, période qui avait précédé l’apparition de son application.

    C’était en 2011, quand il a commencé à utiliser les transports en commun au Cap pour se rendre au travail. « Les trains de MetroRail [le plus grand système de transport formel en Afrique du Sud, NDLR], connaissaient des retards de service chroniques et un frappant problème de communications, menant à des  manifestations d’humeurs » ajoute l’entrepreneur, Ingénieur des transports de formation. De là, nait l’idée de réguler la situation avec son application Go Metro.

    Définit par son concepteur, Go Metro est une société très ‘green’ qui vise à faciliter la prise de décision pour ses utilisateurs, en trouvant une solution au problème de communication et d’accès aux données autour des transports en commun, en particulier de MetroRail.

    En effet, le principal but de l’application est de résoudre les nombreux problèmes de mobilité en Afrique du Sud par le biais notamment d’une application et de nouvelles plateformes d’échange d’information en temps réel comme la  GoMetro TV par exemple. Le  système d’information sur le transport public basé sur le mobile fournit aux  ‘’navetteurs’’ des mises à jour en temps réel sur les retards, afin qu’ils puissent choisir de prendre d’autres moyens de transport ou prendre d’autres dispositions.

    Cette plateforme interactive donne un aperçu rapide de l’état de la circulation, des horaires et retards des trains et des bus, avec en prime, la possibilité de calculer le prix des déplacements ou encore d’envoyer un message pour prévenir d’un éventuel retard à un rendez-vous déterminé d’avance. L’application a su connecter les villes de façon beaucoup plus efficace.

    En début d’année 2017, la startup  s’est jointe à PitchDrive pour entreprendre une tournée de financement de capital-risque en Europe, qui comprenait des présentations à Londres, Amsterdam, Berlin, Zurich et Paris. Une tournée qui a visiblement porté ses fruits.

    Succès

    Le service a été approuvé et accepté par Metrorail, qui exploite des services de trains de banlieue dans les principales zones urbaines d’Afrique du Sud, et s’est rapidement développé pour desservir des millions de navetteurs réguliers. Mais bien encore, la firme a reçu le soutien d’investisseurs de renom tels que Michael Jordan, Michael Pfaff, Derek Prout-Jones et Kevin Harris.

    En 2014, l’entreprise a été lauréat du prestigieux prix du ‘’Best Innovation in a Growth Market” au San Francisco Mobile Global Forum pour son application Metrorail. L’année suivante, GoMetro fait encore apparition sur les grands podiums en remportant le prix “Global Best Practice Award in Transportation Value Added Services” du « Frost & Sullivan », pour sa capacité à appréhender les changements et à toujours proposer de nouvelles solutions à ses 300 000 utilisateurs mensuels.

    En fin d’année 2017 d’ailleurs, GoMetro a été choisie comme l’une des rares startups de transport à rejoindre le programme d’accélérateur Intelligent Mobility du Royaume-Uni, qui vise à « réviser radicalement » les systèmes de transport mondiaux. Un accélérateur qui est conçu pour « attirer des start-ups à fort potentiel de croissance dans la chaîne d’approvisionnement du transport au Royaume-Uni, tout en les aidant à devenir des entreprises de premier plan », peut-on lire sur leur site Internet.

    Le programme vise à améliorer les transports, en intégrant des thématiques telles que l’open data, l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes.

    Ce énième succès constitue pour la startup, un « carburant de fusée » s’en est réjoui le promoteur Justin Coetzee.

  • Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Jamais un film n’aura suscité de critiques dans la nation arc-en-ciel. Et pour cause, le film Inxeba (Les Initiés) projeté depuis quelques semaines n’est pas bien accueilli. Il relate l’histoire d’un groupe d’adolescents rassemblés dans un camp d’initiation. Ils suivent des rites traditionnels censés faire d’eux des hommes. Inxeba montre les étapes de cette cérémonie traditionnelle. Mais le film s’attarde surtout sur la relation particulière qui lie deux garçons du groupe. Ces deux derniers sont amoureux l’un de l’autre et vivent leur amour en cachette. Au fur et à mesure que les rituels se déroulent, le film évoque également toutes les actions des deux garçons qui font notamment l’amour.

    En Afrique du Sud où les secrets autour de ce genre de rituels sont bien gardés, peu ont apprécié le fait que Inxeba traite de ce sujet. Le film a provoqué l’indignation d’une bonne partie de la population à sa sortie. Les acteurs du film ont été menacés. Il leur est reproché d’avoir levé le voile sur une partie de cette cérémonie qui fait passer les adolescents à leur statut d’homme. Le réalisateur et son équipe ont également été critiqués par certains chefs traditionnels. Le roi xhosa a par exemple indexé le fait que Inxeba révèle les secrets jalousement gardés d’une tradition qui a réussi à supporter l’oppression et la modernisation.

    Un film qui bouscule

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    « Il n’est pas acceptable de plonger subjectivement dans des traditions et des pratiques dont vous n’êtes pas membre, sous prétexte de susciter le débat et l’engagement », s’indignent Lwando Xaso et Zukiswa Pikoli, deux écrivains xhosa. Les deux auteurs reprochent au réalisateur du film, John Trengrove, un Sud-Africain blanc, d’avilir « le peuple xhosa ». Cela, malgré que John Trengrove ait écrit le scénario du film avec l’auteur Thando Mgqolozana fondateur lui-même d’un festival littéraire noir.

    Les critiques à l’endroit du film portent surtout sur l’amour entre deux garçons dont les actions intimes sont montrées par moments. Pour certains critiques de cinéma, John Trengrove a eu l’audace de traiter dans son premier long-métrage de traité de deux tabous en pays xhosa. « Il est important que le contenu que nous produisons perturbe et propulse le public vers l’introspection. Le film met l’accent sur des aspects importants de notre culture et de nos traditions, tout en abordant les questions d’actualité liées à l’identité, à la masculinité et à la sexualité », déclare pour sa part un réalisateur sud-africain.

    De son côté, John Trengrove a expliqué que le film n’a pas été réalisé pour « plaire à tous ». « Pour être honnête, ce ne serait pas un moment satisfaisant si ce n’était que de l’amour et de la bonne volonté que nous avons reçue du public sud-africain au cours des dernières semaines », a-t-il conclu.

  • Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Ils sont jeunes et ont malgré leur âge connu la célébrité. La scène musicale a en effet eu de brillants artistes qui ont vu leur carrière s’arrêter de façon tragique. Des étoiles qui sont parties tragiquement par maladie ou par accident de circulation. Afrotribune vous présente un top 8 d’artistes africains partis trop tôt.

    Ebony Reigns (Ghana)

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    Carrière courte, mais remarquable. Cette « étoile filante » est née en 1997. Celle qui a rendu l’âme le 9 février dernier était connue pour son style vestimentaire captivant et unique. Critiquée parfois sur cet aspect, Ebony Reigns n’a jamais voulu se départir de ce qu’elle considérait comme faisant partie d’elle. De son vrai nom, Priscilla Opoku-Kwarteng, la chanteuse d’afro-beat et de dance-hall est connue dans son pays et à l’étranger pour des chansons comme « Sponsor », « Dancefloor » et « Kupe ».

    Terry Bonchaka (Ghana)

    Artiste talentueux, il a été également fauché à la fleur de l’âge. Malgré son jeune âge, Terrence Nii Okang Mensah Adjetey était considéré dans les années 2000 parmi les meilleurs artistes. Né en 1982, c’est en octobre 2003 qu’il a rendu l’âme après un accident tragique intervenu alors qu’il revenait d’un concert. Ses chansons phares sont « Ghana Ladies » et « Pulele ».

    Cynthia Akudo Jonah dit Cynthomania (Nigeria)

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    Cette Nigériane était l’un des talents prometteurs de sa génération. De son vrai nom, Cynthia Akudo Jonah s’apprêtait à sortir son premier album avant de tomber malade. Celle qui a collaboré avec d’autres artistes connus de son pays est connue pour des chansons comme « Imo State Ebeano ». C’est en juin 2014 que Cynthomania a rendu l’âme, emportée par sa maladie.

    Carlton Williams Bongo Juma dit K- Rupt (Kenya)

    Au Kenya, ses chansons continuent d’être fredonnées. Les plus connues sont « Changamshwa », « Tukawake » ou encore « Chacha ». Il a été tué par balle alors qu’il se rendait à un concert. Sa voiture a été volée par des gangs qui se sont débarrassés de son corps. K-Rupt avait 24 ans.

    Oladapo Olaitan Olaonipekun dit DaGrin (Nigeria)

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    Fauché à 22 ans en avril 2010, DaGrin pouvait rapper en anglais et en yorouba avec une aisance qui lui était propre. C’est en 2010 qu’il remporte dans son pays l’Award de 2010 du meilleur album de rap. Avec ses chansons « Kondo », « Pon Pon Pon », DaGrin a eu des collaborations avec d’autres artistes célèbres de la scène musicale nigériane.

    Issah Mmari Wangui dit E-Sir (Kenya)

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    Un accident de route aura également eu raison de cet excellent rappeur. En 2001 avec sa chanson « Jo », E-Sir reçoit les honneurs de tous les mélomanes kenyans. Issah Mmari Wangui de son vrai nom est né en 1981 aura eu une brève carrière. Des chansons immortelles comme « Mos Mos », « Boomba Train » et « Hamunitishi ». Des prix remportés au Music Awards en 2003. Puis un décès qui survient la même année.

    Kefee Obareki Don Momoh (Nigeria)

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    Chanteuse, compositrice. Obareki Don Momoh, plus connue sous le nom de Kefee, avait un talent hors-norme. Cela lui a valu le prix de chanteuse nigériane de gospel féminin. Née en 1980, c’est grâce à son album « Trip » qu’elle s’est fait connaître sur la scène musicale. Suivra également un second album dénommé « Branama ». Récompensée par l’ONU avec le prix des jeunes ambassadeurs pour la paix en 2009, Kefee est morte cinq ans après à cause d’une maladie pulmonaire.

    Sharon Wangwe (Lady S) (Kenya)

    Le 3 septembre 2007, le Kenya a perdu une rappeuse talentueuse. Sharon Wangwe qui était plus connue sous le nom de Lady S n’est pas sortie indemne d’un accident de voiture. La chanteuse avait embrassé l’univers musical en hommage à son père artiste mort alors qu’elle avait 17 ans. Ses chansons « Ukimwona » et « Mighty King » continuent malgré tout de résonner.

  • Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    En Afrique du Sud, face aux grands risques que courent quotidiennement les mineurs, un groupe de jeunes étudiants a développé système pour alerter en cas de danger.

    « Rock Pulse », c’est ce système qui sera déployé prochainement dans les mines sud-africaines. Ce système d’alerte rapide et de surveillance détecte la stabilité des roches dans les mines et réduit le risque d’accidents miniers. Un dispositif conçu par des étudiants sud-africains en sciences, qui pourrait aider à prévenir les décès dus aux mines.

    En effet, Rock Pulse est un autre robot développé par le Conseil sud-africain pour la recherche scientifique et industrielle (CSIR), et présentée au Mining Indaba qui se tient actuellement au Cap, en Afrique du Sud, du 5 au 8 février 2018.

    Le robot travaille en recueillant des données souterraines et en interprétant ces données afin de déclencher une alarme si un danger potentiel est détecté, a déclaré Veronica Mohapeloa, porte-parole du Département de la science et de la technologie.

    Ces étudiants font partie d’un groupe de participants au programme Data Science for Impact et Decision Enablement (DSIDE), qui est financé par le Département des Sciences et Technologies, a confié Mme Mohapeloa. Cinquante étudiants d’Afrique du Sud ont été recrutés pour faire partie du programme de cette année, a-t-elle ajouté.

    En réalité, le programme DSIDE vise à renforcer les capacités en matière de science des données en recrutant des étudiants pour participer à la résolution de problèmes réels par la pratique. Environ 50 étudiants de partout au pays ont été recrutés dans le programme de cette année, qui a formé 141 étudiants depuis sa création en 2014.

    Les étudiants qui ont développé le système de Rock Pulse (Nicolene Roux, Boitumelo Mahlobo et Clodita Mandlazià) ont confirmé que la technologie a atteint un niveau de confiance, ce qui assure sa validité, mais que des améliorations sont encore nécessaires.

    « Nous nous sommes rendu compte que la technologie ne pouvait pas faire la différence entre un son artificiel et un son non créé, c’est là qu’il faut s’améliorer, car vous ne voulez pas qu’un faux déclencheur affecte négativement la production d’une mine » a déclaré Nicolene Roux, qui a passé trois ans sous terre pendant ses études de géologie.

    En effet, les mines d’Afrique du Sud sont considérées comme l’un des environnements de travail le plus dangereux du pays, en raison des explosions de roches et de l’activité sismique qui fait beaucoup de morts.

    Fonctionnement de Rock Pulse

    Le système de surveillance Rock Pulse est testé par le CSIR. Le département explique que Rock Pulse fonctionne en collectant des données en temps réel, sous terre, à l’aide d’un géophone connecté à un boulon de toit dans un puits de mine.

    Les algorithmes interprètent alors les données pour identifier les déclencheurs ou les événements potentiellement dangereux, provoquant éventuellement une alarme pour l’évacuation des parties affectées de la mine.

    De fait, RockPulse est capable d’écouter la microsismicité brute, d’extraire des caractéristiques de microfractures. La surveillance est continue en temps réel des instabilités et permet également d’optimiser les temps de réintroduction en toute sécurité après des événements dangereux.

    Par ailleurs, d’autres technologies seront également exposées au Mining Indaba développé par le CSIR. Ceux-ci comprennent le dispositif d’inspection, le système de prévention des collisions, la santé au travail et les solutions technologiques d’ergonomie.

    Le responsable du groupe de recherche CSIR, John Isaacs, estime que le système est un pas dans la bonne direction pour remplacer les anciennes technologies actuellement utilisées, d’autant plus que les mines sud-africaines ont besoin de technologies robustes pour améliorer les conditions de travail.

    Le but ultime, ajoute-t-il, est que le système devrait être en mesure d’éclairer la planification future, d’identifier les risques et de définir les voies de sortie les plus courtes en cas d’évacuation. Pour cela, les concepteurs sont exhortés à une amélioration.

  • Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Si l’économie du Sénégal ces dernières années présente une perspective reluisante, les rapports sur l’état de finance dans ce pays ont déjà achevé de convaincre que ce pays est un pays pauvre.

    Sur une population de 14 millions d’habitants, près de la moitié tombe sous le seuil de pauvreté de 50 dollars par an. Toutefois, dans cette écrasante pauvreté, certains entrepreneurs sénégalais ont pu tirer leur épingle du jeu pour construire des entreprises au demeurant prospères. Voici 5 entrepreneurs sénégalais multimillionnaires qui possèdent des entreprises dont les revenus annuels dépassent 100 millions de dollars.

    Abdoulaye Diao, le pétrolier

    Dans son pays, Abdoulaye Dio, 71 ans, est présenté comme « un surdoué aux talents multiples ». D’un passé d’étudiant brillant, l’homme est désormais à la tête d’une des plus grandes fortunes en Afrique francophone.

    En effet, c’est depuis 1987 que le richissime Sénégalais Abdoulaye Diao a fondé l’International Trading Oil and Commodities Corporation (ITOC SA), une entreprise pétrolière. L’ITOC exploite du pétrole brut ainsi que de l’essence, du GPL et du carburéacteur. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions de dollars.

    Yerim Sow, l’investisseur

    Yerim Sow est le fils du légendaire magnat de la construction sénégalais Aliou Sow, décédé en août dernier.

    Fondateur du Teyliom Group, une société d’investissement, le succès de cette entreprise lui fait acquérir avec un vaste portefeuille qui comprend des hôtels de luxe comme Radisson Blu Dakar, Noom, Seen et Yaas ainsi qu’une banque commerciale, Bridge Bank. Il détient également 7% de participation de MTN Côte d’Ivoire. A 51ans, sa fortune est étiquetée comme l’une des plus importantes au Sénégal.

    Mohammed Choubassi & Famille, biens de consommation

    Mohammed Choubassi et ses frères ont misé sur une brasserie dans un pays musulman. L’investissement a porté ses fruits.

    En effet, cette famille possède SEBO, la deuxième plus grande brasserie du Sénégal avec une part estimée à 30% du marché de la bière. Mais l’empire des affaires de Choubassi ne se limite pas là. La famille gère également Sofiex, un fabricant et distributeur de pâtes, de produits laitiers et d’aliments congelés. La société a des revenus annuels estimés à plus de 220 millions de dollars.

    Kabirou Mbodje, Transfert d’argent

    L’entrepreneur sénégalais de 53 ans est le fondateur et actionnaire majoritaire de Wari, le service de transfert d’argent le plus populaire au Sénégal.

    Wari, entreprise que le Sénégalais a fondée en 2008, surpasse dans son pays les géants internationaux du transfert d’argent tels que Moneygram et Western Union. Wari opère désormais à partir de plus de 20 000 points de vente à travers le Sénégal et 500 000 dans le monde. La société compte plus de 300 employés et opère dans 60 pays. L’année dernière, Wari a eu des revenus de plus de 150 millions de dollars.

    Ameth Amar, Nourriture

    Ameth Amar, 66 ans, est un milliardaire sénégalais à la discrétion légendaire. Il est l’un des chefs d’entreprise les plus influents du Sénégal.

    En 1996, il fonde la nouvelle minoterie africaine, Nma Sanders, une entreprise industrielle sénégalaise qui produit de la farine de blé, des aliments pour bétail, de la volaille, des aliments pour poissons et des pâtes alimentaires. Les revenus annuels dépassent 130 millions de dollars et l’entreprise emploie plus de 400 personnes.

  • Liberté humaine : l’Ile Maurice et le Cap-Vert champions en Afrique

    Liberté humaine : l’Ile Maurice et le Cap-Vert champions en Afrique

    La publication du dernier indice de liberté humaine révèle que l’Afrique du Nord est la région la moins libre du continent. La Libye, l’Égypte et l’Algérie ont des scores de liberté inférieurs à ceux de n’importe quel pays subsaharien. Les pays africains qui promeuvent le mieux la liberté humaine sont l’Ile Maurice, les Seychelles et le Cap-Vert. Précisons que l’indice de liberté humaine est basé sur des critères qui mesurent la liberté économique et personnelle dans 159 pays du monde.

    Ce nouveau classement ne prend pas en compte l’Érythrée, la Somalie et les deux Soudan, pays dans lesquels les conditions de vie restent difficiles avec des libertés toujours menacées. Selon l’indice, la Libye est l’un des pays les moins libres du monde. Le pays est classé 158e. Depuis 2011 la Libye vit des affrontements entre mouvements armés. L’absence de l’État a renforcé la violation des libertés humaines comme c’était le cas au temps de Mouammar Kadhafi. La Libye est d’ailleurs devenue un marché d’esclaves.

    Dans ce nouveau classement, la République démocratique du Congo est le pays le moins libre de l’Afrique subsaharienne. La RDC traverse une période crise politique marquée par des violations des droits humains. Outre la répression sanglante des marches pacifiques, des acteurs de la société civile sont souvent arrêtés et mis en prison. Le pays voit également certaines de ses régions en proie à des exactions et des viols. La RDC se situe presque dans le même cas que la République centrafricaine et le Burundi, deux autres pays où règne encore un climat d’insécurité et de peur. La RCA et le Burundi sont respectivement classés 150e et 152e. Le Cameroun a perdu 11 places et s’est classé 145e au classement général.

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    Progression

    D’autres pays ont pourtant progressé depuis le dernier classement. Le Botswana a par exemple gagné beaucoup de places et est en voie d’être considéré comme un exemple de promotion des libertés humaines. Pour Tanja Porčnik, spécialiste des questions de liberté humaine, l’espoir de liberté vient de la Gambie, où après plus de deux décennies de règne oppressif du président Yaya Jammeh, responsable des emprisonnements, des tortures et des disparitions des membres de l’opposition, des journalistes et des militants de la société civile, la victoire des élections présidentielles d’Adama Barrow va dans le bon sens. Le gouvernement gambien garantit de plus en plus de libertés à son peuple, y compris en libérant des prisonniers politiques, selon Tanja Porčnik.

    Le Zimbabwe qui a connu pendant plusieurs décennies la fermeture des médias, l’oppression politique et l’absence d’une véritable démocratie figure aussi dans les pays où des efforts doivent être faits pour promouvoir les libertés humaines. Beaucoup estiment que la venue au pouvoir du président Mnangagwa ancien proche de Robert Mugabé peut sonner le déclic.

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  • Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Sur 300.000 candidatures venues de 173 pays retenues pour le Global Teacher Prize 2018, 50 ont finalement été sélectionnées pour la finale de ce prix. Parmi les finalistes figurent sept enseignants africains. Il s’agit de Ayodele Odeogbola, et Itodo Anthony du Nigeria, Marjorie Brown et Wendy Horn d’Afrique du Sud, Catherine Nakabugo d’Ouganda, Abdikadir Ismail du Kenya et Sitsofe Enyonam Anku du Ghana.

    Le Global Teacher Prize qui récompense un enseignant pour une contribution particulière à sa profession est un prix d’une valeur de 1 million de dollars US créé par la Fondation Varkey, fondée par le milliardaire indien Sunny Varkey. Pour l’édition 2018, Afrotribune vous présente les sept Africains en lice pour ce prestigieux prix qui sera remis en mars prochain.

    Sitsofe Enyonam Anku

    Ce Ghanéen a créé la Meagasa Mathematics Academy pour soutenir les enfants de 6 à 18 ans et ses programmes d’enseignement ont aidé les élèves à trouver du plaisir et de l’excitation en mathématiques. Sitsofe Enyonam Anku est un éducateur de mathématiques de renommée internationale, qui promeut des mathématiques pratiques pour surmonter les craintes des élèves et leur permettre d’apprécier ses applications dans la vie réelle. Ses méthodes d’enseignement sont utilisées dans les salles de classe au Ghana et dans d’autres parties du monde.

    Itodo Anthony

    En mai 2017, cet enseignant nigérian crée New Frontiers Youth Forum qui accueille des membres de 13 à 35 ans formés sur le leadership et les actions positives à mener pour une transformation de leur communauté. Itodo Anthony est sans cesse guider par l’intérêt général. Pour lui, il est nécessaire d’inculquer à la relève nigériane des valeurs. Il s’attèle donc dans ses cours à parler service communautaire, justice, solidité institutionnelle et sutout création de valeur. Il y a quelques mois, le New Frontiers Youth Forum s’est doté d’une bibliothèque communautaire pour permettre à ses membres de bien étudier.

    Abdikadir Ismail

    Il administre une école kenyane défavorisée. Mais Abdikadir a saisi une opportunité de faire la différence en utilisant la technologie. N’ayant pas de laboratoire scientifique à son école, cet enseignant a envoyé des collègues dans les écoles bien équipées pour filmer les expériences et d’autres cas pratiques. Dans son école, Abdikadir Ismail fait ensuite lire via son ordinateur les vidéos intégrées dans des présentations PowerPoint

    Marjorie Brown

    ses étudiants ont ensuite représenté l’Afrique du Sud dans des forums de jeunes, les Paris Climate Talk et diverses universités de l’Ivy League. Marjorie Brown est une ancienne activiste des droits de l’homme. Elle enseigne l’histoire aux filles et encourage la pensée critique. A ce jour, elle dirige le programme Kids Lit in SA consacré à l’alphabétisation des enfants et son Kids Lit Lit, lancé il y a près de trente ans. Ce programme auquel participent plus de 100 écoles, a augmenté les stocks de livres dans les bibliothèques de l’Afrique du Sud et mobilisé les enseignants.

    Catherine Nakabugo

    Cette Ougandaise est passionnée par l’éducation des filles. Catherine Nakabugo a aidé ses élèves à mettre en place un certain nombre d’entreprises scolaires prospères qui les aident à acquérir de précieuses compétences de vie et à renforcer leurs compétences scolaires, comme les mathématiques en travaillant sur les comptes. En 2014, son district a remporté un concours national de sciences avec son projet de chaise de Pythagoras.

    Wendy Horn

    Elle est passionnée par la science et la technologie. En plus d’enseigner les sciences à son école, elle parle aux éducateurs de la façon d’enseigner la science, d’engager les apprenants, d’utiliser la technologie et de la mettre en pratique. En tant que directrice d’une nouvelle école, la Sud-africaine encadre et guide ses enseignants, dont beaucoup étaient des débutants.

    Ayodele Odeogbola

    Ce Nigérian est un passionné de pratique. Pour bien faire comprendre ses cours à ses étudiants, il n’hésite pas à faire venir des experts dans sa classe pour qu’ils parlent du concret. Ayodele Odeogbola a aussi relié sa classe à d’autres écoles en Inde et au Liban avec l’utilisation de Skype et d’autres médias sociaux. Son point fort est de toujours innover dans sa façon d’enseigner. Pour lui, il est important d’explorer toutes les opportunités d’apprentissage. Avec ses collaborations, sa créativité et sa passion pour la technologie, cet enseignant forme des étudiants exceptionnels.

     

     

     

  • 5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    L’Afrique est l’une des destinations préférées des touristes chaque année. La particularité touristique du continent réside dans la grande variété des points d’intérêts, la diversité et la multitude de paysages ainsi que le riche patrimoine culturel.

    En 2016, l’Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs après une période de vache maigre, causée principalement par l’épidémie Ebola. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les chiffres vont continuer par augmenter et pourraient plus que doubler d’ici à 2030 pour atteindre les 163 millions annuels.

    Pour ceux qui n’y sont jamais venus, il y a plusieurs raisons pour que votre prochaine destination soit en Afrique. Une fois que vous êtes prêt, voici 5 conseils pour vous.

    1. Ayez un ami africain à vos côtés le long du voyage

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    Les expériences de voyage peuvent être améliorées lorsque vous voyagez avec un local. Associez vos sorties touristiques à des restaurants que seuls les locaux connaissent. C’est aussi un excellent moyen d’avoir une connaissance intime de la culture. En plus de cela, même si les Africains sont très hospitaliers, il est évident qu’ils font beaucoup plus confiance à l’étranger qui a à ses côtés un des leurs.

    1. Sacrifiez votre confort pour l’expérience réelle

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    Bien que de nombreux pays africains ont un hôtel cinq étoiles, il est conseillé, une fois en Afrique, de sortir de la zone de confort. Une nuit sans électricité, mais plutôt autour d’un lampion ou du feu, un bain avec de l’eau froide, un repas pris à même avec la main, ce sont des pratiques propres aux Africains que vous pourrez essayer gratuitement.

    1. N’oubliez pas de prendre des dispositions

    Image result for tourism africa vaccin mosquitoIl y a certaines piqûres que vous devriez prendre avant votre voyage. Vous devriez absolument prendre des prophylaxies contre le paludisme. Mais, ce sont des obstacles mineurs qui ne devraient pas vous rebuter. Si vous avez des questions sur des pays spécifiques, demandez à quelqu’un qui a été là.

    Et n’oubliez pas de sortir des idées reçues, ces clichés sur l’Afrique qui caricaturent le continent comme une terre de malheurs à la merci des bêtes sauvages et des maladies mortelles.

    1. Soyez respectueux

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    Les Africains sont de grands conservateurs. Ce qui implique le fait que vous pourriez peut-être être surpris par leurs manières de vivre. Mais gardez-vous de s’en moquer, au risque de devenir à leurs yeux, une persona non grata.

    Faites attention à leur manière de s’habiller, de se saluer. Si vous avez un sens de rétention, impressionnez-les avec quelques mots dans leur vernaculaire, ne serait-ce que « bonjour », « au revoir » et « merci ». C’est le secret pour mériter toute leur attention.

    1. Acheter des vêtements et des bijoux

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    Rien ne bat un authentique chef-d’œuvre africain. Vous pouvez acheter des vêtements bon marché de tailleurs incroyables. Il existe plusieurs types de bijoux disponibles dans différents pays. Peu importe où vous allez, arrêtez-vous au marché et ajoutez un bijou africain à votre tenue. Ça vous coutera surement moins cher qu’une montre Rolex.

     

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  • Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

    Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

     En Afrique du Sud, le projet « Empower Shack » d’Urban-Think Tank vise à transformer les bidonvilles en logements abordables et en aménagement des rues pour les populations pauvres.

    Les bidonvilles d’Afrique du Sud ont augmenté en taille et en nombre ces dernières années. On estime que 7,5 millions de personnes n’ont pas accès à un logement officiel en raison d’une crise du logement qui dure depuis des décennies et qui pousse les plus grandes villes à leurs limites.

    Selon certains chiffres, un quart des résidents du Cap sont exclus du marché immobilier officiel, bien que le droit d’accès à un logement adéquat ait été inscrit dans la Constitution post-apartheid du pays. Et s’il est vrai que les régimes de logement du gouvernement existent, ils ont été incapables de répondre à la demande croissante.

    Face à ce problème, le projet « Empower Shack » propose une solution : développer des logements abordables dans les bidonvilles.

    En effet, Empower Shack est un projet de développement interdisciplinaire dirigé par Urban-Think Tank (UTT), une entreprise spécialisée dans les pratiques de design dédiées aux projets axés sur l’architecture sociale, en collaboration avec d’autres partenaires.

    À Khayelitsha, le projet prend forme

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    Khayelitsha est le deuxième plus grand canton du Cap. Il est connu pour ses logements de mauvaise qualité. Urban-Think Tank a conçu quatre prototypes de logements solides et abordables qui seront placés dans ce canton qui traine la mauvaise réputation de  l’un des bidonvilles les plus notoires d’Afrique du Sud.

    Cette année, Urban-Think Tank a ajouté 16 autres unités dans le cadre de son objectif plus large de démontrer une méthode adaptable de conception de logements sécuritaires et accessibles dans les plans urbains. Cette initiative répond surtout à la nécessité de garantir à tous les résidents le droit de « rester sur place », à en croire les responsables.

    Selon ceux-ci, chaque maison est pensée en rapport au bénéficiaire, afin qu’il puisse faire des contributions financières équitables. Pour son prototype initial et ses propositions pour la conception, Urban-Think Tank a été retenu pour le prix international Riba 2018, un concours bisannuel qui récompense les meilleurs nouveaux bâtiments au monde qui profitent aux communautés environnantes.

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    Dispositions

    Les logements sont disposés autour d’un noyau d’assainissement, fournissant de l’eau et des toilettes sur le site. Un deuxième étage ou même un troisième peut être ajouté si nécessaire, pour accommoder différentes tailles de familles. De fait, les membres de la communauté qui vivent dans l’Empower Shack deviennent des acteurs à long terme du projet.

    Pour les habitations, les unités sont disponibles en six tailles allant de 38 mètres carrés à 84 mètres carrés et sont tarifées en conséquence, avec un coût de construction moyen de 160 000 rands. Ce prix correspond à une subvention offerte par le gouvernement en une somme forfaitaire aux ménages admissibles. Les résidents paient alors une moyenne nette de 14 pour cent du coût de la construction grâce à un programme de microfinance.

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    En outre, UTT a également développé un logiciel qui peut facilement modéliser différentes configurations urbaines pour les cabanes Empower à construire. Décrit par l’équipe comme une option de « ville préférentielle », l’utilisateur peut saisir les besoins individuels et communautaires ainsi que les cadres de planification municipaux. Différents scénarios d’aménagement urbain ajustables sont ensuite reproduits automatiquement.

    Le logiciel produit également un modèle 3D en ligne auquel les résidents peuvent avoir accès pour visualiser les mises en page potentielles et enregistrer leurs commentaires.

    À long terme, Urban-Think Tank espère que son projet influencera la politique du logement du gouvernement et donnera accès à divers logements pour le marché d’écart de l’Afrique du Sud.

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