Catégorie : Océan Indien

  • En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    Croire que le Vaudou en Afrique a perdu ses lettres de noblesse à cause du modernisme, de l’éducation, de la colonisation ou des croyances exotiques est un constat erroné. Et aucun acteur ni politique ni religieux ou d’autre ne peut se permettre d’oublier son influence, ni par hypocrisie, ou par négligence.

    Pourtant, les églises ne cessent de pousser dans les coins de rue à Lomé, à Cotonou ou un peu partout dans la sous-région ouest-africaine. Il est vrai qu’il y a en Afrique, de Dakar à Lubumbashi, de Lomé à Bangui en passant par Cotonou, des forces surnaturelles, détentrices du pouvoir « du mal ». Dans la « basse population », le catholicisme et les autres religions monothéistes ont du mal à exorciser, même avec la plus grande rigueur, l’Afrique du vaudou et de ses religions polythéistes « mal-aimés ». Au Togo précisément, ce n’est pas exagéré : les églises dites de « réveil » ont beau être les endroits les mieux abrités par la population de toute catégorie, nul n’ose jouer avec la face cachée de la raison.


    L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ».


    Au Bénin, lorsqu’on parle de religion, les statistiques indiquent 27 % de chrétiens, 22 % de musulmans et 37 % d’animistes. Mais demandez qui n’a jamais consulté le Vaudou, pour un problème de stérilité, de vol, d’un sort qu’on veut retourner à l’envoyeur ou d’un décès dont on révoque une origine naturelle, et vous vous rendrez compte que les statistiques seront beaucoup plus importantes en faveur de la religion traditionnelle. La question principale n’est plus de savoir si le Vaudou est un mythe ou une réalité, la réponse est évidente. La curiosité c’est de se demander comment cela fonctionne, ou comment cette pratique surmonte l’usure des temps ?

    Toutefois, assimilé à tort ou à raison à la sorcellerie, la présence du Vaudou est souvent redoutée. C’est pourquoi les hiboux « prédateurs » de chairs humaines, les cobras vengeurs, les tortues à doubles carapaces ou les lézards polymorphes à doubles queues sont toujours craints. L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ». Dans ce domaine où les professions de foi sont très rares, il est très difficile de prouver à une tierce personne — en théorie du moins — l’efficacité du mode opératoire, ce ne sont pas que les civils qui s’en emparent.

    Le Vaudou salvateur

    1er septembre 2011. À Iroko, forêt sacrée de Kpassè en lisière de la cité côtière béninoise de Ouidah, jadis funeste fief de la traite négrière au Bénin, une foule pouvait se voir. Surtout, un Blanc dont la main gauche effleure le tronc de l’arbre vénéré. Mais qui est-il ? Le maire de Nantes et futur chef du gouvernement, le très cartésien Jean-Marc Ayrault. Et quelle requête le patron des députés du Parti socialiste, porté en février 2016 à la tête du Quai d’Orsay, soumet-il à la réincarnation végétale d’un monarque mythique du XIVe siècle ? « Que François Hollande détrône Nicolas Sarkozy au printemps suivant. » Mais, il précisera plus tard, « je n’ai formulé aucun vœu pour moi-même ».


    Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou.»


    En effet, le Bénin a vu défiler, en cachette comme au grand jour, des cohortes d’élus, candidats et ministres, exotiques ou non. Car nul politicien de l’ex-Dahomey n’oserait mépriser les forces de l’esprit, même si le politiquement correct demande le contraire. L’ancien premier ministre béninois, candidat à l’élection Lionel Zinsou ne l’ignore pas. Ce Béninois a beau passer sa première vie loin du Bénin natal, il devra s’habituer à ne pas serrer la main à tout le monde, à s’asseoir dans n’importe quelle chaise ou à boire avec n’importe quel verre. Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou. C’est pour cela que quand nos ancêtres, nos parents, nos grands-parents ont été emmenés en esclavage, leurs esprits retournent chez nous ici. »

    Vu de mauvais œil

    Le vaudou, à l’origine, n’a rien à voir avec la sorcellerie ou la magie noire. Dans la cosmogonie de l’aire culturelle Adja-Tado au sud, c’est une pratique religieuse qui consiste au culte d’un Dieu créateur (Mawou) au-dessous duquel se trouvent d’autres dieux inférieurs. Entre autres, Sakpata : dieu de la variole ; Ogoun : dieu du fer ; Mamie Wata : déesse de l’eau, etc. Eux, ils servent d’intercesseurs à l’homme pour atteindre Dieu tout-puissant. « C’est à partir de Ouidah que le vaudou s’est retrouvé partout dans le monde entier. Il faut le reconnaitre, c’est quelque chose qu’il ne faut pas nier. Le vaudou c’est quoi ? C’est la nature, les quatre éléments de la nature, les respecter et connaître et respecter leurs principes. » Explique, initié au culte vaudou.


    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse.


    Au Bénin, sous le régime révolutionnaire qui a duré 17 ans, le vaudou a été traité de tous les noms : « pratique rétrograde », « fétichisme » voire, « obscurantisme ». Cela n’a pas pour autant empêché les dépositaires du culte vaudou de continuer à pratiquer leur religion comme si de rien n’était. Un chef religieux du nord du pays, défiant les marxistes-léninistes de l’époque, est allé jusqu’à dire, non sans humour, que « depuis que le monde existe, on n’a jamais vu les bouses de vache se transformer en vache ». Comme pour leur dire que la révolution ne pouvait pas empêcher les gens de pratiquer leur religion.

    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse. Et c’est le président Nicéphore Soglo, chrétien bon teint qui, en son temps, concéda ce droit aux adeptes des religions traditionnelles.


    Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible


    Depuis, le vaudou est une religion au même titre que l’islam et le christianisme. Mieux, elle connaît un engouement et une expansion certains. « Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible », confie un religieux.

    Désormais, chaque année, le 10 janvier, des milliers d’initiés vaudou célèbrent au Bénin les quatre divinités de la nature. Venues d’Afrique, des Antilles, d’Europe ou des États-Unis, c’est sur la plage de la Porte du non-retour à Ouidah que les adeptes du culte se recueillent. Le vaudou est certes un culte ancestral, mais il n’a pas toujours eu bonne réputation, malgré environ ses 50 millions de membres à travers le monde.

    Emmanuel Vitus 

     

  • Non, l’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit!

    Non, l’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit!

    Pour penser l’Afrique il est nécessaire de changer de discours et de redonner à ce continent la place qu’il mérite. Le fait est que jusqu’à présent elle est considérée à tort comme un continent pauvre. C’est ainsi que l’on assiste régulièrement à des déclarations qui tendent à présenter l’Afrique comme dénuée de richesses. Pour appuyer ses propos erronés, des images et des publications sont brandies. Chaque année, il arrive même que des campagnes de charité, des appels au don soient lancés pour « aider l’Afrique ». Toutes ces actions renforcent les clichés, les suppositions sur l’Afrique. Mais il existe une autre histoire africaine, la vraie, qui mérite d’être contée.

    L’Afrique est riche. Bien sûr sa richesse est volée, mais elle reste un continent riche. C’est une évidence. Savez-vous par exemple que des études montrent que l’Afrique subsaharienne est un créancier pour le reste du monde à hauteur de plus de 41 milliards de dollars ? Si tel est le cas, savez-vous aussi que des rapports expliquent que plus de 200 milliards de dollars quittent le continent chaque année ? Parmi ces fonds qui quittent l’Afrique, on peut évoquer des multinationales étrangères spécialistes de l’optimisation fiscale qui font tout pour ne pas payer suffisamment d’impôts dans les pays. L’année écoulée, cette perte était estimée à plus de 60 milliards de dollars.

    L’Afrique victime

    Des milliards sont également « perdus » dans les secteurs de la pêche, du commerce et de la faune. Toutefois, des discours font croire que l’Afrique reçoit des aides financières suffisantes, qui l’aideraient à se « développer ». Cette conception n’est pas vraie. Rien que les flux financiers illicites représentent environ 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) du continent, soit trois fois l’aide que reçoivent les États africains.

    C’est donc clair que l’Afrique constitue une sorte de niche dont d’autres profitent. Le continent se voit aussi contraint de subir les conséquences du changement climatique dont sont responsables en grande partie les grands pays industriels. Bien sûr, le dérèglement climatique cause des dommages pour les sociétés africaines, et les pays sont incapables d’utiliser les combustibles fossiles pour se développer comme d’autres pays européens. Pour être claire, la crise climatique a été causée par des pays occidentaux dits « grands », mais l’Afrique subit durement ses conséquences.

    Nécessité d’un réveil

    Les richesses du continent ne profitent donc pas aux Africains. Même s’il y a des reproches à faire aux dirigeants africains, il faut dire que des actions extérieures n’aident pas aussi l’Afrique. Tout est fait que les situations déplorables perdurent en Afrique. Parlons des prêts que des organismes internationaux et des pays occidentaux font aux pays africains. Ces prêts se révèlent souvent être des pièges dans la mesure où ils se transforment en des dettes difficiles à rembourser. De nombreux Africains sont donc dépouillés de leurs richesses ; cela permet à une infime minorité d’Africains de s’enrichir et de faciliter la fuite des capitaux.

    Il faut que cela change. Pour y arriver, il appartient à la nouvelle génération de décideurs africains de prendre conscience des maux dont souffre l’Afrique. Ces leaders africains ne doivent plus laisser l’économie dans les mains du règne de la privatisation. Il serait également utile que les marchés africains ne soient plus livrés à des concurrences déloyales. Les investissements étrangers ne doivent pas aussi se faire au détriment des pays africains. Il faut que l’installation des entreprises occidentales se fasse dans les règles afin que cela rapporte aux populations. Ce n’est que comme ça que l’Afrique se développera comme il faut. Ce continent est tellement riche. Il faut le faire rayonner !

  • Le Madagascar a un internet plus rapide que le Royaume-Uni, la France et le Canada

    Le Madagascar a un internet plus rapide que le Royaume-Uni, la France et le Canada

    Le Madagascar, considéré comme l’ un des pays les plus pauvres du monde, a l’une des plus grandes vitesses d’Internet haut débit en Afrique et a une vitesse moyenne beaucoup plus rapide que certaines des nations les plus riches du monde, selon un rapport de UK Cable, qui recueille les données de 200 pays.

    À 24,9 mégabits par seconde, la vitesse du haut débit de Madagascar est plus de deux fois supérieure à la moyenne mondiale. Non seulement cela signifie-t-il que la nation insulaire africaine a l’une des vitesses Internet la plus rapide sur le continent, mais elle se classe au 22ème rang mondial, surpassant le Canada, la France ou encore le Royaume-Uni.

    La vitesse du haut débit à Madagascar est le fruit du système de câbles sous-marins est-africains (EASSy), long de 10 000 kilomètres. Un câble sous-marin à fibre optique qui s’étend du Soudan à l’Afrique du Sud. En 2014, le plus grand fournisseur d’accès Internet du pays, Telecom Malagasy, a signé un accord avec la division d’exploitation internationale de Hong Kong Telecom pour y parvenir.

    Mais malgré ce qui semble être un avantage technologique, l’Internet haut débit de Madagascar sert à peine sa population. Seulement 13% de ses 25 millions d’habitants ont accès à l’électricité et seulement 2,1% de la population a accès à Internet. Il n’y a que 2,75 adresses IP pour 1 000 personnes, contre une moyenne mondiale de 558 par personne.

    Madagascar n’est pas le seul pays connecté au système de câble sous-marin est-africain. Le câble à fibres optiques doit être relié aux pays allant de l’Afrique du Sud au Soudan.

  • Sanndya Soazara [33 ans], la Malgache qui rêve de la solidarité africaine

    Sanndya Soazara [33 ans], la Malgache qui rêve de la solidarité africaine

     À 33 ans, la Malgache Sanndya Soazara ne nourrit qu’un rêve : favoriser toutes démarches et initiatives concrètes en faveur du développement et de la citoyenneté du Madagascar et de l’Afrique.

     Cette vie au service d’une cause commune et fort noble, Sanndya l’a choisie librement. Amoureuse des sciences sociales, la Malgache est nantie d’un diplôme français en Études politiques et sociales et s’est offert une orientation en Master professionnel Gouvernance de Projet de Développement en Afrique.

    Actuellement assistante de service social œuvrant dans le secteur médico-social en France, c’est en janvier 2014 que Sanndya a créé l’association SAVE, Solidaires et Actifs auprès des plus vulnérables et des Enfants. Association à but non lucratif, SAVE veut favoriser toutes démarches et initiatives concrètes en faveur du développement et de la citoyenneté.

    L’association dont le siège est à Sevran en Seine-Saint Denis a pour objet de promouvoir les idées de solidarité, de tolérance et de liberté. Elle œuvre pour tout projet ou microprojet lié au développement dans les domaines économique, sanitaire, social, environnemental, éducatif, humanitaire et culturel en France et à Madagascar dans le respect entre les peuples.

    Développer Madagascar

     SAVE a été créée en France à l’initiative de jeunes et étudiants malgaches désireux de contribuer au développement de leur pays d’origine par des initiatives locales, la promotion d’activités génératrices de revenus et de l’entrepreneuriat social.

    « Le constat commun des membres étant que Madagascar a besoin de la mobilisation de ses expatriés pour avancer. Ce fut l’élément fédérateur de l’association SAVE » confie Sanndya Soazara.

    Mais l’objectif n’est pas unique. D’autres problématiques ont été posées. Comme, le besoin de solidarité au sein même de la société française. Avant SAVE, les membres fondateurs participaient à des activités bénévoles, des actions sur Paris, pour aider par exemple les SDF en période de grand froid, maraudes, cafés solidaires.

    Enfin, l’inexistence d’association dite issue de l’immigration malgache dans le Département de siège social de l’association a été un dernier paramètre qui a motivé sa création, afin de constituer un lieu d’échange et de rencontre entre les membres de la diaspora.

    Save dispose d’une boutique solidaire entièrement gérée par des bénévoles. Cette boutique propose des articles divers d’artisanat malgache dont les bénéfices reviennent directement aux artisans grâce au respect d’un circuit de vente court, avec toujours comme optique la promotion de Madagascar et du ‘’Fait à Madagascar’’.

    Actuellement, SAVE prépare un grand projet qui sera la création d’un Centre social dans la ville de Diego-Suarez au nord de Madagascar. Ce centre constituera non seulement un lieu de coordination et de concertation contribuant au développement social local, mais aussi un lieu qui favorise la participation des jeunes et de tous les habitants, à la vie sociale. Le centre social mettra en œuvre des projets d’accompagnement social, d’accompagnement socio-éducatif et de création d’activités ludiques.

    SAVE ambitionne aussi créer une agence de voyages pour l’organisation de voyages et des missions solidaires qui permettront à des volontaires de France (en premier lieu) d’apporter leurs savoir-faire et leurs compétences diverses aux associations locales qui gèreront ces projets.

    Unir l’Afrique

     Les promoteurs de SAVE ont au fond d’eux, un grain de panafricanisme et d’afroptimisme. Et ce n’est pas Sanndya Soazara qui dira le contraire.

    « Le poids démographique et économique de la diaspora africaine, associé aux liens étroits entretenus avec les pays d’origine de chacun peuvent faire que cette diaspora soit une manne financière capable de grands changements économiques sur le continent, à condition d’être exploitée intelligemment », croit fermement cette dernière.

    Mais qu’à cela ne tienne, Sanndya pense qu’une union de l’Afrique est importante. Non seulement parce que les pays africains ont une histoire et un passé communs, mais surtout parce que cette union est gage d’un développement au sens large, c’est-à-dire la gestion des problèmes sanitaires, la gestion pacifique des crises régionales, la bonne gouvernance politique, et bonne gouvernance économique.

  • Tourisme religieux:  les coups de cœur et les bonnes adresses  en Afrique

    Tourisme religieux: les coups de cœur et les bonnes adresses en Afrique

    Les dernières années ont vu une prolifération rapide des institutions religieuses à travers l’Afrique, à mesure l’urbanisation devient importante. Bien que cela puisse brosser un tableau caricatural d’un continent nouvellement religieux, la vérité est que l’Afrique a longtemps été un continent imprégné de religion. Ceci est non seulement démontré par les croyances indigènes trouvées à travers le continent, mais aussi par les lieux de culte historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps pour raconter l’histoire des croyances du continent dans toute sa diversité vibrante.

    Les célèbres édifices sacrés de l’Afrique sont une source de grande fascination à visiter. De l’histoire riche à l’architecture unique, il y a beaucoup qui donne de l’allure à ces structures.

    La Grande Mosquée de Djenné, Mali

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    La Grande Mosquée de Djenné au Mali est l’un des édifices les plus emblématiques au monde. La mosquée, qui est considérée comme l’une des plus grandes créations de l’architecture sahélienne, a été entièrement construite à partir de la boue, ce qui en fait le plus grand bâtiment en briques de boue du monde.  En fait, toute la ville de Djenné est composée de maisons construites à partir d’une architecture de boue depuis le 14e siècle.

    Au cours des décennies, la Grande Mosquée s’est effondrée deux fois, et celle qui existe aujourd’hui a été achevée en 1907. Pour éviter que le bâtiment ne s’effondre à nouveau, un festival annuel d’une semaine est organisé, où les résidents viennent en nombre pour le recouvrir et le réparer.

    Basilique de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire

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    La ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire abrite l’une des églises les plus importantes du monde : la basilique de Yamoussoukro, également connue sous le nom de Notre-Dame de la Paix de la basilique de Yamoussoukro. À 158 mètres de haut et avec une capacité de 18 000 personnes à l’intérieur et 300 000 dans la cour, l’imposant édifice est la plus grande église chrétienne du monde, ayant dépassé Saint-Pierre au Vatican à son achèvement en 1989.

    Cette basilique été construite avec du marbre importé d’Italie et 5 000 teintes de vitraux de France. Chacun des 7 000 sièges de l’église a son propre système de conditionnement. L’église a été commandée par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Malgré l’ironie de la population chrétienne du pays, ce temple est devenu une fierté nationale et l’un des plus importants sanctuaires catholiques d’Afrique et du monde.

    La construction de la basilique de Yamoussoukro a duré cinq ans et a coûté 300 millions de dollars.

    Mosquée de Nizamiye, Côte d’Ivoire

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    Situé à Johannesburg, en Afrique du Sud, Nizamiye est considéré comme le plus grand complexe de mosquées de l’hémisphère sud. Ce centre religieux a été construit par l’homme d’affaires et philanthrope turc, Ali Katircioglu en 2012. Nizamiye est façonné d’après la mosquée Selimiye du 16e siècle en Turquie, un bâtiment qui présente un design ottoman spectaculaire.

    La mosquée possède 21 dômes, dont le principal est encadré par quatre minarets imposants. Plus de 200 vitraux ornent le bâtiment. L’intérieur est un spectacle à couper le souffle, avec des motifs complexes peints à la main.

    Le complexe comprend des installations communautaires telles qu’une école qui accueille 800 élèves, une clinique, des salles de conférence, des magasins, une boulangerie, une librairie et un restaurant.

    La Synagogue Ben Ezra, Égypte

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    L’Égypte abritait autrefois une communauté juive florissante de plus de 100 000 membres. Suite à leur exode massif vers Israël après 1948, les chiffres ont diminué à moins de 50.000. Mais, les rappels physiques de la riche histoire juive du pays nord-africain demeurent. Le pays est parsemé de synagogues qui attestent de son passé juif. L’une de ces maisons de culte est la 9e synagogue Ben Ezra, à l’origine, une église chrétienne au 9e siècle.

    Située au Caire, la synagogue serait construite à l’endroit où la fille du pharaon aurait trouvé Moïse dans les roseaux. Le bâtiment a été rénové de nombreuses fois au cours des siècles. Au 12e siècle, il a été restauré par Abraham Ben Ezra, rabbin de Jérusalem. En 1890, un trésor de documents historiques a été découvert dans la synagogue, révélant l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord.

    Église de Saint George, Éthiopie

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    La ville de Lalibela, en Éthiopie, est connue pour ses extraordinaires églises creusées dans le roc. Créées entre les XIIe et XIIIe siècles, les onze églises médiévales ont été taillées dans un tuf volcanique, chacune étant littéralement taillée dans la pierre, avec le toit au niveau du sol. Les églises témoignent du niveau suprême de l’architecture ancienne de l’Éthiopie.

    Le plus beau de ces sites chrétiens est l’église de Saint-Georges, à environ 12 mètres de haut. Il possède un toit en forme de croix, trois portes, un intérieur décoré avec des peintures murales et des sculptures remarquablement réalisées, ainsi que plusieurs fenêtres en forme d’arc. Certaines de ces fenêtres présentent des motifs croisés. L’église a été construite par le roi Gebre Mesqel Lalibela, qui a régné de 1181 à 1221.

    Monastère de Saint Antoine, Égypte

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    C’est en Égypte que se trouve le monastère le plus ancien du monde: le monastère de Saint Antoine. Plantée au fond des montagnes de la mer Rouge, l’église remonte au 4e siècle.

    Le monastère a été fondé par les disciples de Saint Antoine, le premier moine chrétien. À l’âge de 34 ans, Anthony a choisi de consacrer sa vie à Dieu et a commencé à vivre une vie d’ascèse. Il a donné sa richesse et ses possessions aux pauvres et s’est retiré dans le désert où il vivait dans la solitude comme un ermite. Après environ neuf ans de réclusion, le saint est sorti de sa retraite. En 313, quand la persécution chrétienne a pris fin, il a déménagé dans une grotte dans une montagne dans le désert oriental, où le monastère de Saint-Antoine a été établi.

    Au fil des années, le monastère a été agrandi. Aujourd’hui, les parties principales comprennent l’église de Saint-Antoine, l’église des Apôtres, l’église de la Vierge, la nouvelle église, le fort et une maison d’hôtes. Il y a aussi une bibliothèque, qui abrite un immense ensemble de manuscrits, et un musée qui raconte l’histoire du site.

    Mosquée Jummah Masjid, Maurice

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    Il y a plus à Maurice que des plages, des lagunes et des récifs magnifiques. L’un des édifices religieux les plus importants de l’île de l’océan Indien est la mosquée Jummah Masjid, incontournable dans la capitale Port-Louis.

    Anciennement connu comme la mosquée des Arabes, l’édifice a été construit dans les années 1850, combinant l’architecture indienne, créole et islamique. Comme la population musulmane a grandi à Port-Louis, une plus grande mosquée était nécessaire. Ainsi, en 1857, plus de terres ont été achetées par les marchands musulmans, ce qui a conduit à l’expansion de la mosquée Jummah Masjid.

  • Femmes propriétaires d’entreprise: l’Afrique a le lead

    Femmes propriétaires d’entreprise: l’Afrique a le lead

    Le géant américain de transactions, MasterCard, a dévoilé son « Mastercard Index of Women Entrepreneurs », un rapport qui vise à aider à combler l’écart entre les hommes et les femmes dans une économie donnée. Il s’est révélé que le Ghana a le meilleur pourcentage dans le monde.

    Suite à la publication de l’indice MasterCard de l’entrepreneuriat féminin (MIWE), il a été admis que 46,4% des entreprises au Ghana appartiennent à des femmes, ce qui en le pays le plus performant dans ce domaine. Il est suivi par l’Ouganda, qui occupe la 3e place sur l’échiquier mondial, avec un score de 33,8%.

    Par ailleurs, le Nigeria et le Ghana ont obtenu des résultats particulièrement encourageants en termes d’avancement: le taux d’activité des femmes entrepreneures était de 100%, avec des scores globaux à cet égard de 62,4% et 59,1% respectivement. Les pays africains ont également obtenu de très bons résultats en termes de participation des femmes au marché du travail, avec le Malawi à 100%, le Ghana à 96,1% et l’Éthiopie à 86,6%.

    De son côté, l’Afrique du Sud a excellé dans le partage des connaissances avec les femmes et dans l’accès aux services financiers, avec un score de 84,3%, se classant ainsi au 6ème rang sur 57 pays. Le Botswana a suivi de près avec un score de 73%. Ce dernier et l’Afrique du Sud ont été les pays africains les mieux notés en la matière dans l’Indice avec des scores respectifs de 66,5% et 64,2%.

    Comparé à d’autres marchés africains étudiés, le Botswana est en tête avec le taux le plus élevé de conditions entrepreneuriales à l’appui, à 68,1%, soit une augmentation de 2% par rapport à l’année dernière, indiquant que le pays a des perceptions culturelles positives des femmes entrepreneurs. Le continent a obtenu une note élevée en termes d’inclusion financière des femmes avec l’Afrique du Sud à 98,7%, le Ghana avec 84,6% et 77,1% en Éthiopie.

    « Le Botswana, le Ghana et l’Ouganda brillent comme des exemples de la détermination des femmes à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. L’Afrique excelle à créer de fortes femmes entrepreneures avec la volonté de réussir malgré les contraintes financières, réglementaires ou techniques » a félicité Beatrice Cornacchia, directrice de Marketing et Communications de MasterCard au Moyen-Orient et en Afrique.

    Un résultat intéressant de l’Indice est que les perceptions culturelles des femmes entrepreneurs en Afrique sont principalement positives, avec 69,1% en Ouganda et 67,2% au Nigéria, ce qui est bien au-dessus de leurs homologues du Moyen-Orient.

    Épine dorsale de la croissance économique

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    Le MIWE est un indice qui aide à mieux comprendre et identifier les facteurs et les conditions les plus propices à combler l’écart entre les hommes et les femmes. Ce rapport prend en compte trois facteurs comprenant les résultats de l’avancement des femmes, l’accès aux connaissances et aux services financiers et les facteurs entrepreneuriaux à l’appui.

    Cette année, l’indice a examiné 57 économies différentes dans le monde. En Afrique, il a pris en compte le Botswana, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Ouganda; avec le Ghana, le Nigeria et le Malawi en tant que nouveaux ajouts.

    Dans l’ensemble, les résultats de l’Index ont révélé que les femmes entrepreneures des pays en développement sont animées par le courage et la détermination, ainsi que par le désir de subvenir aux besoins de leurs familles. Les résultats renforcent le fait que les femmes entrepreneurs sont l’épine dorsale de la croissance économique et de puissants moteurs de développement et d’inclusion financière, en particulier en Afrique.

    L’Index a également montré un contraste intéressant: les progrès des femmes en tant qu’entrepreneurs ne sont pas nécessairement alignés sur le rythme de la croissance économique et de la richesse de leur propre pays. En fait, les taux de propriété les plus élevés sont observés dans les économies en développement où l’entrepreneuriat est généralement axé sur les besoins.

  • Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    L’Afrique est désormais mondialement reconnue pour son excellence dans divers domaines sportifs. Sur le continent, le sport est un élément qui peut rassembler au-delà des différences culturelles et des affiliations sociales. Aujourd’hui, cette industrie continue de contribuer positivement à l’économie africaine. Mais quels sont les sports les plus populaires sur le conscient ?

    Football

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    C’est sans aucun doute. Le football est le sport le plus populaire en Afrique. Introduit par les colons, cette discipline sportive a su s’imposer très rapidement. Et la raison, contrairement à d’autres sports, il nécessite des ressources minimales. En effet, la prolifération des clubs de football africains a débuté il y a plus de 50 ans et, depuis lors, le nombre de clubs et de ligues de football professionnel a augmenté.

    En 2010, l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois sur le sol africain, un coup de pouce majeur pour le football africain.

    Les pays bien connus pour leurs prouesses en football sont le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Tunisie ou encore le Sénégal. Parmi les meilleurs joueurs africains, figurent Samuel Eto’o, Didier Drogba, Emmanuel Adebayor, Yaya Touré, et bien entendu l’emblématique Gorge Weah.

    Rugby

    Image result for Rugby SOUTH AFRICASaviez-vous que l’Afrique du Sud compte à elle seule plus de 600 000 joueurs de rugby enregistrés ? La popularité de Rugby sur le continent a commencé en Afrique du Sud où elle a joué un rôle clé dans le début de l’ère postapartheid.

    En 1995, l’équipe nationale sud-africaine, Springboks, a remporté la Coupe du monde de rugby à domicile et Nelson Mandela, alors président sud-africain, portait une chemise de François Pienaar, un Sud-Africain blanc. Ce sport a ainsi symbolisé la réconciliation en Afrique du Sud.

    Parmi les autres pays africains qui ont excellé dans ce sport figurent le Kenya, la Namibie et le Ghana.

    Au Kenya, l’industrie du rugby a connu une croissance rapide avec le tournoi international annuel Safari Sevens qui attire des participants du monde entier. En 2016, l’équipe nationale kenyane de rugby a remporté l’IRB Sevens World Series à Dubaï.

    Selon le classement 2017, l’Afrique du Sud occupe le 5e rang mondial derrière la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie.

    Cyclisme

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    Très populaire en Afrique du Sud, le Cape Town Cycle Tour, qui attire plus de 35 000 cyclistes, est la plus grande course cycliste au monde à durée individuelle.

    Actuellement en Afrique du Sud, il y a plus de 25 600 membres cyclistes inscrits. L’un des meilleurs cyclistes d’Afrique du Sud est Greg Minnaar, triple vainqueur de la Coupe du Monde Mountain Bike UCI.

    L’Érythrée est également considérée comme une nation cycliste à venir, dont le potentiel a vu Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus devenir les premiers Africains à participer au Tour de France. En effet, c’est en 1898 que les colons italiens ont introduit les bicyclettes en Érythrée et, depuis lors, le cyclisme est resté un sport favori.

    L’Éthiopie voisine est célèbre pour le cyclisme féminin avec un talent phénoménal à la base.

    Athlétisme

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    L’Afrique est une puissance de l’athlétisme, en particulier dans les épreuves sur le terrain et sur piste où le continent s’est très bien comporté dans les compétitions mondiales. Il ne fait aucun doute que l’athlétisme a mis l’Afrique sur la carte mondiale, et ses succès ont commencé il y a quelques décennies. Plusieurs pays d’Afrique sont connus pour leurs performances athlétiques, notamment le Kenya, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Algérie.

    L’histoire de l’athlétisme remonte à l’époque de Reggie Walker, un sprinter sud-africain, qui fut le premier Africain à remporter une médaille d’or olympique de 100 mètres en 1908. Au fur et à mesure que les pays ont commencé à gagner en indépendance, l’athlétisme a continué de se populariser également.

    Selon les données des championnats du monde d’athlétisme de l’IAAF de tous les temps, le Kenya est en tête du classement africain avec 128 médailles, l’Éthiopie avec 72 médailles et l’Afrique du Sud avec 21 médailles.

    Criquet

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    Le cricket est un sport populaire en Afrique du Sud, au Kenya et au Zimbabwe. En 2003, l’Afrique a accueilli la Coupe du monde de cricket, organisée conjointement par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya.

    En Afrique, ce sport est également utilisé pour autonomiser les communautés Chose qui s’illustrent auprès des jeunes Guerriers Maasai au Kenya, qui ont abandonné la lance traditionnelle et utilisent le cricket pour aider à lutter contre la mutilation génitale féminine.

    Au Nigeria, le cricket est le sport le plus ancien avec le premier match international officiel disputé en 1904, vingt ans avant que le Nigeria ne participe à un match de football. Aujourd’hui, de nombreux pays africains participent à de nombreux matches internationaux de cricket tout en affichant des résultats impressionnants.

    Lutte

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    La lutte a toujours fait partie de nombreuses communautés africaines depuis des temps immémoriaux, où les combats étaient monnaie courante dans les arènes des villages. Cette tradition s’est perpétuée dans de nombreuses communautés, en particulier au Sénégal, chez les Nubiens du Soudan et dans le sud de l’Égypte.

    Passée bien avant le football au Sénégal, la lutte a également joué un rôle clé dans l’intégration sociale et l’autonomisation économique. En plus d’être un sport, c’est une représentation parfaite de la culture et de la tradition africaine.

    Les matchs sont animés avec des chants, des danses, des acclamations et attirent aussi de grandes foules. Ils se déroulent principalement dans des zones sablonneuses. Les statistiques ont révélé que la lutte reçoit des commandites annuelles d’environ 1 million de dollars à 2 millions de dollars par an et les meilleurs lutteurs nationaux peuvent gagner jusqu’à 200 000 $ par match.

    Rallye automobile

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    Les rallyes africains sont considérés comme les plus difficiles au monde et rassemblent des pilotes de renoms. Ce sport est très célèbre au Kenya, au Sénégal, au Zimbabwe et en Ouganda. L’Africa Rally Championship (ARC) est un événement annuel qui se déroule dans plusieurs pays africains sélectionnés.

    Le KCB Safari Rally au Kenya est l’un des événements les plus médiatisés et les plus fréquentés du continent africain. Lancé en 1953, les fans viennent du monde entier pour assister à cet événement spectaculaire qui retient l’attention des médias.

    Parmi les autres évènements organisés sur le continent figurent le Rallye de l’Afrique de l’Ouganda, qui a débuté en 1997, le Rallye de la Zambie, l’un des plus anciens d’Afrique, et le Rallye de Côte d’Ivoire.

    Selon les statistiques publiées par la FIA, l’organisation mondiale du sport automobile, l’Ouganda arrive en tête du continent africain. Le Rwanda est en 2e position et le Zimbabwe est 3e.

    Basketball

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    Depuis son introduction dans les années 1960, le Basketball a conquis bien de pays. Ces derniers temps, le nombre d’équipes professionnelles a augmenté avec de nombreuses compétitions organisées pour améliorer la qualité de ce sport, célèbre en l’Égypte, en Tunisie, au Cameroun, au Ghana, en Ouganda, au Kenya et au Nigéria.

    Parmi les Africains célèbres qui ont joué sur la scène internationale figurent les anciennes stars de la NBA, Hakeem Abdul Olajuwon et Dikembe Mutombo.

    Selon les statistiques de 2017, le Nigeria est en tête du classement africain. La Tunisie est 2e.

  • L’aide publique au développement n’aide pas l’Afrique!

    L’aide publique au développement n’aide pas l’Afrique!

    La principale menace faite parfois à l’Afrique par des « pays développés » est la réduction de l’aide au développement. Bien que l’aide étrangère ne représente qu’une infime partie du budget de ces puissances occidentales, elle est brandie souvent à tort comme le seul moyen par lequel l’Afrique peut accélérer son développement.

    Certes, dans la plupart de nos États, on constate que la baisse de cette aide internationale a toujours affecté négativement les projets de développement. Il est aussi indéniable que certains programmes d’aide au développement comme le Millenium Challenge Corporation (MCC) et l’Africa Development Foundation (ADF) ont donné des résultats durables dans des programmes qui stimulent les économies locales et réduisent l’aide.

    Mais il serait irresponsable de ne pas considérer la baisse de l’aide étrangère comme une opportunité pour l’Afrique de se prendre en charge. Le développement d’un continent si riche en ressources ne peut pas dépendre de quelques pays occidentaux. C’est pourquoi il est urgent que l’Afrique identifie ses priorités, les définisse afin de les mettre en œuvre.

    L’un des efforts à faire pour mettre fin à cette dépendance est la poursuite des politiques qui stimulent la démocratie. Nos États doivent créer un environnement favorable à la prospérité du continent et à l’éclosion d’initiatives privées.

    Créer des conditions propices

    L’Afrique a la population la plus jeune du monde, avec 200 millions d’individus âgés de 15 à 24 ans. Dans vingt ans, cette population va doubler, selon la Banque africaine de développement. Notre continent aura surtout un déficit de 74 millions d’emplois à créer d’ici 2020. Voilà pourquoi les gouvernements doivent créer des politiques et des plans de mise en œuvre qui permettront un secteur privé plus compétitif favorisant la croissance des entreprises, la création d’emplois et la stimulation de l’Afrique.

    La bonne gouvernance, un meilleur climat d’investissement et une réduction de la corruption sont les clés du développement de l’Afrique. Avec ses propres ressources, le continent peut mettre fin à l’insécurité alimentaire. Cela passe par le développement de l’agriculture, secteur qui peut créer des opportunités d’emplois à des jeunes africains. Mais cela ne peut être réalisé si les États négligent la qualité de l’éducation. L’afro-responsabilité doit miser sur une éducation de qualité pour combattre le complexe d’infériorité et produire une main-d’œuvre qualifiée.

    S’intégrer pour résister

    Pour tourner le dos à l’aide occidentale, l’Afrique doit améliorer ses initiatives d’intégration régionale. Les organisations sous-régionales sont essentielles pour soutenir le développement et encourager la prospérité à long terme pour l’Afrique. Et pourquoi ne pas opter pour un commerce intra-africain plus compétitif ? C’est un moyen d’augmenter la concurrence dans l’industrie, d’améliorer la productivité et de développer nos infrastructures locales.

    Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le niveau actuel des échanges entre les États africains n’est que de 12% contre 60% en Europe, 40% en Amérique du Nord et 30% pour l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). La zone de libre-échange continentale (CFTA) d’Afrique veut établir d’ici 2019 un libre-échange continental. Ce sera le plus grand marché unique du monde. Il stimulera efficacement le commerce entre les États africains de 50%. La croissance économique va surtout accélérer dans nos États. C’est la voie idéale pour mettre fin à la dépendance à l’aide étrangère. L’Afrique détient les clés de son développement.

  • Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Ils sont jeunes et ont malgré leur âge connu la célébrité. La scène musicale a en effet eu de brillants artistes qui ont vu leur carrière s’arrêter de façon tragique. Des étoiles qui sont parties tragiquement par maladie ou par accident de circulation. Afrotribune vous présente un top 8 d’artistes africains partis trop tôt.

    Ebony Reigns (Ghana)

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    Carrière courte, mais remarquable. Cette « étoile filante » est née en 1997. Celle qui a rendu l’âme le 9 février dernier était connue pour son style vestimentaire captivant et unique. Critiquée parfois sur cet aspect, Ebony Reigns n’a jamais voulu se départir de ce qu’elle considérait comme faisant partie d’elle. De son vrai nom, Priscilla Opoku-Kwarteng, la chanteuse d’afro-beat et de dance-hall est connue dans son pays et à l’étranger pour des chansons comme « Sponsor », « Dancefloor » et « Kupe ».

    Terry Bonchaka (Ghana)

    Artiste talentueux, il a été également fauché à la fleur de l’âge. Malgré son jeune âge, Terrence Nii Okang Mensah Adjetey était considéré dans les années 2000 parmi les meilleurs artistes. Né en 1982, c’est en octobre 2003 qu’il a rendu l’âme après un accident tragique intervenu alors qu’il revenait d’un concert. Ses chansons phares sont « Ghana Ladies » et « Pulele ».

    Cynthia Akudo Jonah dit Cynthomania (Nigeria)

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    Cette Nigériane était l’un des talents prometteurs de sa génération. De son vrai nom, Cynthia Akudo Jonah s’apprêtait à sortir son premier album avant de tomber malade. Celle qui a collaboré avec d’autres artistes connus de son pays est connue pour des chansons comme « Imo State Ebeano ». C’est en juin 2014 que Cynthomania a rendu l’âme, emportée par sa maladie.

    Carlton Williams Bongo Juma dit K- Rupt (Kenya)

    Au Kenya, ses chansons continuent d’être fredonnées. Les plus connues sont « Changamshwa », « Tukawake » ou encore « Chacha ». Il a été tué par balle alors qu’il se rendait à un concert. Sa voiture a été volée par des gangs qui se sont débarrassés de son corps. K-Rupt avait 24 ans.

    Oladapo Olaitan Olaonipekun dit DaGrin (Nigeria)

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    Fauché à 22 ans en avril 2010, DaGrin pouvait rapper en anglais et en yorouba avec une aisance qui lui était propre. C’est en 2010 qu’il remporte dans son pays l’Award de 2010 du meilleur album de rap. Avec ses chansons « Kondo », « Pon Pon Pon », DaGrin a eu des collaborations avec d’autres artistes célèbres de la scène musicale nigériane.

    Issah Mmari Wangui dit E-Sir (Kenya)

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    Un accident de route aura également eu raison de cet excellent rappeur. En 2001 avec sa chanson « Jo », E-Sir reçoit les honneurs de tous les mélomanes kenyans. Issah Mmari Wangui de son vrai nom est né en 1981 aura eu une brève carrière. Des chansons immortelles comme « Mos Mos », « Boomba Train » et « Hamunitishi ». Des prix remportés au Music Awards en 2003. Puis un décès qui survient la même année.

    Kefee Obareki Don Momoh (Nigeria)

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    Chanteuse, compositrice. Obareki Don Momoh, plus connue sous le nom de Kefee, avait un talent hors-norme. Cela lui a valu le prix de chanteuse nigériane de gospel féminin. Née en 1980, c’est grâce à son album « Trip » qu’elle s’est fait connaître sur la scène musicale. Suivra également un second album dénommé « Branama ». Récompensée par l’ONU avec le prix des jeunes ambassadeurs pour la paix en 2009, Kefee est morte cinq ans après à cause d’une maladie pulmonaire.

    Sharon Wangwe (Lady S) (Kenya)

    Le 3 septembre 2007, le Kenya a perdu une rappeuse talentueuse. Sharon Wangwe qui était plus connue sous le nom de Lady S n’est pas sortie indemne d’un accident de voiture. La chanteuse avait embrassé l’univers musical en hommage à son père artiste mort alors qu’elle avait 17 ans. Ses chansons « Ukimwona » et « Mighty King » continuent malgré tout de résonner.

  • Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Sur 300.000 candidatures venues de 173 pays retenues pour le Global Teacher Prize 2018, 50 ont finalement été sélectionnées pour la finale de ce prix. Parmi les finalistes figurent sept enseignants africains. Il s’agit de Ayodele Odeogbola, et Itodo Anthony du Nigeria, Marjorie Brown et Wendy Horn d’Afrique du Sud, Catherine Nakabugo d’Ouganda, Abdikadir Ismail du Kenya et Sitsofe Enyonam Anku du Ghana.

    Le Global Teacher Prize qui récompense un enseignant pour une contribution particulière à sa profession est un prix d’une valeur de 1 million de dollars US créé par la Fondation Varkey, fondée par le milliardaire indien Sunny Varkey. Pour l’édition 2018, Afrotribune vous présente les sept Africains en lice pour ce prestigieux prix qui sera remis en mars prochain.

    Sitsofe Enyonam Anku

    Ce Ghanéen a créé la Meagasa Mathematics Academy pour soutenir les enfants de 6 à 18 ans et ses programmes d’enseignement ont aidé les élèves à trouver du plaisir et de l’excitation en mathématiques. Sitsofe Enyonam Anku est un éducateur de mathématiques de renommée internationale, qui promeut des mathématiques pratiques pour surmonter les craintes des élèves et leur permettre d’apprécier ses applications dans la vie réelle. Ses méthodes d’enseignement sont utilisées dans les salles de classe au Ghana et dans d’autres parties du monde.

    Itodo Anthony

    En mai 2017, cet enseignant nigérian crée New Frontiers Youth Forum qui accueille des membres de 13 à 35 ans formés sur le leadership et les actions positives à mener pour une transformation de leur communauté. Itodo Anthony est sans cesse guider par l’intérêt général. Pour lui, il est nécessaire d’inculquer à la relève nigériane des valeurs. Il s’attèle donc dans ses cours à parler service communautaire, justice, solidité institutionnelle et sutout création de valeur. Il y a quelques mois, le New Frontiers Youth Forum s’est doté d’une bibliothèque communautaire pour permettre à ses membres de bien étudier.

    Abdikadir Ismail

    Il administre une école kenyane défavorisée. Mais Abdikadir a saisi une opportunité de faire la différence en utilisant la technologie. N’ayant pas de laboratoire scientifique à son école, cet enseignant a envoyé des collègues dans les écoles bien équipées pour filmer les expériences et d’autres cas pratiques. Dans son école, Abdikadir Ismail fait ensuite lire via son ordinateur les vidéos intégrées dans des présentations PowerPoint

    Marjorie Brown

    ses étudiants ont ensuite représenté l’Afrique du Sud dans des forums de jeunes, les Paris Climate Talk et diverses universités de l’Ivy League. Marjorie Brown est une ancienne activiste des droits de l’homme. Elle enseigne l’histoire aux filles et encourage la pensée critique. A ce jour, elle dirige le programme Kids Lit in SA consacré à l’alphabétisation des enfants et son Kids Lit Lit, lancé il y a près de trente ans. Ce programme auquel participent plus de 100 écoles, a augmenté les stocks de livres dans les bibliothèques de l’Afrique du Sud et mobilisé les enseignants.

    Catherine Nakabugo

    Cette Ougandaise est passionnée par l’éducation des filles. Catherine Nakabugo a aidé ses élèves à mettre en place un certain nombre d’entreprises scolaires prospères qui les aident à acquérir de précieuses compétences de vie et à renforcer leurs compétences scolaires, comme les mathématiques en travaillant sur les comptes. En 2014, son district a remporté un concours national de sciences avec son projet de chaise de Pythagoras.

    Wendy Horn

    Elle est passionnée par la science et la technologie. En plus d’enseigner les sciences à son école, elle parle aux éducateurs de la façon d’enseigner la science, d’engager les apprenants, d’utiliser la technologie et de la mettre en pratique. En tant que directrice d’une nouvelle école, la Sud-africaine encadre et guide ses enseignants, dont beaucoup étaient des débutants.

    Ayodele Odeogbola

    Ce Nigérian est un passionné de pratique. Pour bien faire comprendre ses cours à ses étudiants, il n’hésite pas à faire venir des experts dans sa classe pour qu’ils parlent du concret. Ayodele Odeogbola a aussi relié sa classe à d’autres écoles en Inde et au Liban avec l’utilisation de Skype et d’autres médias sociaux. Son point fort est de toujours innover dans sa façon d’enseigner. Pour lui, il est important d’explorer toutes les opportunités d’apprentissage. Avec ses collaborations, sa créativité et sa passion pour la technologie, cet enseignant forme des étudiants exceptionnels.