Catégorie : Cameroun

  • Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Samuel Safo Tchofo est un ingénieur en électromécanique et un chercheur qui a  conçu et fabriqué des machines à égrener les pistaches  qui intègrent une unité de séparation automatique. L’ensemble de l’unité de traitement industriel dispose de 10 machines toutes fabriquées au Cameroun et dénommées SEM (Safo Egusi Machines).

    C’est en 2013 que cet inventeur a quitté son poste de directeur général Guinée équatoriale et Cameroun chez Schlumberger, où il a effectué l’essentiel de sa carrière professionnelle, pour se consacrer à ses recherches, dans un laboratoire qu’il a aménagé à Douala, la capitale économique camerounaise. Une meule portative, une perceuse, la scie sauteuse ou encore l’appareil multifonctionnel portatif, beaucoup d’inventions sont à son actif. Mais la plus attrayante semble être sa décortiqueuse incorporée à une trieuse automatique qui sépare la coque amande par reconnaissance de forme bidimensionnelle. Cette machine qu’il a nommée SEM est conçue à partir de plus de 750 pièces mécaniques assemblées.

    En clair, avec SEM, les graines sont identifiées par reconnaissance de forme et envoyées à l’unité de décorticage. Une fois les graines décortiquées, elles sont automatiquement séparées de leur coque et envoyées à l’unité de contrôle qualité.

    Une invention unique

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    Le SEM est unique en raison de ses spécifications industrielles qui incluent le taux d’efficacité inégalé jusqu’à présent de 97%. Cette invention ouvre les portes des produits industriels dans les domaines tels que la santé, la nutrition et cosmétiques grâce à ces graines très riches.

    Initié en 1988, le brevet final de l’invention a été déposé en 2015 auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Depuis 2016, il a été officiellement attribué sous le numéro de marque déposée 17399. Comme l’explique l’ingénieur, cette invention est le résultat de plus de 27 ans de recherches scientifiques et technologiques.

    Aujourd’hui, le Camerounais est consultant en transfert technologique et développement du contenu local auprès des Nations-Unies. Sous cette casquette, il s’intéresse notamment aux questions de développement et à la gestion des sociétés, la formation du personnel et le développement des capacités.

    Mais Samuel Safo Tchofo ne compte pas s’arrêter là. Il est prêt à jurer qu’il est possible de faire du whisky crème avec le beurre de pistache. Dès lors, il a trouvé une piste pour de nouvelles recherches.

  • Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Au Cameroun, NTFoods vend dans presque toutes les rues, comme du lait du Nestlé pour le petit déjeuner.

    Si son chiffre d’affaires est encore loin derrière les multinationales qui sont dans le même domaine que lui, Thierry Nyamen ne s’en frustre pas pour autant. Il sait que la bataille pour avoir le monopole du marché camerounais ne sera pas éphémère. Le NTFoods, entreprise spécialisée dans la transformation des produits locaux et la production de céréales infantiles, se porte bien, et son président-directeur général s’en félicite auprès de qui veut l’entendre.

    NTFoods, c’est la marque Tanty déclinée en une vingtaine de produits, visibles dans plus de 1 500 points de vente, des boutiques aux pharmacies en passant par des supermarchés. Son produit phare, qui constitue à près de 80 % son chiffre d’affaires, reste les céréales infantiles au soja.

    Tanty commercialise des croquettes, des chips, des caramels, des cacahuètes, des huiles végétales, faits à base de produits issus à « 100 % » des plantations du Cameroun telles que le maïs, le plantain, la noix de coco, le soja, l’arachide, et les fruits.

    Métamorphose

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    Dans une première vie, Thierry Nyamen était beaucoup plus animé par la peur que par le défi.

    Après un parcours académique édifiant sanctionné par un doctorat en mécanisation agricole à l’université de Kharkov en Ukraine, Thierry Nyamen, décide de rentrer mettre son expertise au service du développement du Cameroun.

    Alors qu’il rêvait d’un emploi bien rémunéré, celui-ci va être désillusionné très tôt, quand il verra que les courriers de demande d’emploi envoyés n’ont abouti à rien, même pas « un stage gratuit ». Thierry Nyamen avait pourtant envoyé pas moins de 750 demandes. Il en conclu, après calomnie de ses amis qui lui reprochent d’être retourné au Cameroun, qu’il devra prendre son destin en main. Il devient alors vendeur ambulant de riz et sauce d’arachide au départ, ensuite de bouillie.

    Le Camerounais transformait lui-même sa bouillie à travers une de ses inventions. Il profite pour ficeler petit à petit son projet d’entreprise. Avec un capital départ de 150 000 FCFA, Thierry Nyamen lance son entreprise. Sa bouillie en poudre gagne du terrain et en 2003, il gagne le prix spécial du président de la République pour son innovation et il empoche 10 000 000 FCFA. Aujourd’hui, son capital n’est pas moins de 500 millions de FCFA.

    Mais son innovation lui a permis également de glaner plusieurs autres récompenses, dont le prix de la meilleure invention de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

    Fervent défenseur de la consommation des produits locaux, leader de sa génération, son parcours reste un exemple pour nombre de jeunes Camerounais.

    Désormais animé par l’unique désir de concurrencer Nestlé au Cameroun, le jeune entrepreneur est conscient de la tâche, mais reste déterminé. « Vous avez suivi la guerre du Vietnam ? Vous connaissez l’histoire de David contre Goliath dans la Bible ? Je peux vous dire que les personnes qui réussissent ne font pas des choses différentes. Ils ont une manière différente de faire des choses », croit-il.

  • Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Mambe Churchill Nanje est Camerounais. Cet entrepreneur a nourri l’envie depuis 2009, avec trois autres associés (Bertrand Kima, Segue Gontran et Ebot Blaise), d’encadrer le secteur de recrutement sur le continent à travers une solution innovante. Alors que l’Afrique est confrontée à un taux de chômage élevé, il existe pourtant des postes qui ne sont pas pourvus et des offres auxquelles de potentiels postulants n’ont pas accès.

    L’entrepreneur explique avoir éprouvé de difficultés pour recruter en ligne pour sa société de conseil. L’idée ingénieuse de Mambe Churchill Nanje est d’avoir créé, avec ses associés, Njorku (éléphant dans la langue Dikome Balue), une plateforme qui centralise de nombreuses offres d’emplois. Njorku rend accessible d’offres d’emplois récents et aident de nombreuses personnes. Il est également possible de déposer sur Njorku son CV. « Nous le proposons ensuite à des employeurs que cela peut intéresser », justifie Mambe Churchill Nanje. Njorku enregistre près de 20000 visites par jour et plus de 50000 annonces après son lancement.

    Réalisation

    En sept ans, la startup a contribué à la relance du secteur de la recherche d’emplois sur internet. Outre la publication des offres, Njorku a également servi de base à la création de SAAS nukeboard.co, une plateforme qui encourage les entrepreneurs du continent à lancer leurs sites d’emploi. La startup fournit aussi des données et des études sur le secteur de l’emploi aux autorités de certains pays. Des réalisations qui ont permis à Njorku d’être classé par le magazine Forbes un an après son lancement parmi les 20 startups qui comptent pour l’Afrique.

    A ce jour, la startup est présente dans plusieurs pays, notamment le Ghana, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Kenya ou encore l’Égypte. Mais depuis 2011, Njorku fait néanmoins face à des difficultés, notamment le faible taux de pénétration d’internet qui ne permet pas à un nombre suffisant de demandeurs d’emploi de se connecter régulièrement.

    Servir des millions de professionnels

    L’entrepreneur explique aussi que l’utilisation de l’outil internet pour des raisons professionnelles n’est pas totalement ancrée dans les habitudes. Pour cela, la plateforme mise sur différentes méthodes de vulgarisation pour se faire connaître. Njorku veut par exemple opter pour des « opérations hors ligne pour aider les demandeurs d’emploi et les recruteurs à utiliser le numérique dans leurs besoins de carrière et de recrutement ».

    Grâce à des partenariats, la startup camerounaise veut désormais créer des sites d’emplois dans différents domaines. L’objectif pour Njorku est d’être utile à 350 millions de professionnels africains d’ici 2025.

  • Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    C’est enfin la reconnaissance pour cet artiste talentueux. Passionné d’art, Em’Kal Eyongakpa s’adonne depuis plusieurs années à la sculpture, à la poésie et à la photographie. L’artiste s’illustre également dans le dessin. Début mars, il a remporté le Prix d’art Henrike Grohs organisé en hommage à l’ancienne directrice de l’Institut Goethe d’Abidjan qui avait perdu la vie en 2016 à la suite d’un attentat.

    Em’Kal Eyongakpa a remporté une prime de 20000 euros devant deux autres concurrents de nationalité zimbabwéenne et togolaise. À 37 ans, l’artiste est devenu le premier lauréat de ce prix. Le président du Goethe-Institut, Klaus-Dieter Lehmann a félicité Em’Kal Eyongakpa. « Après un processus de sélection intensif, les juges ont fait un excellent choix », a-t-il déclaré.

    Ce prix biennal a pour objectif de valoriser les talents artistiques sur le continent. Les organisateurs du prix ont rappelé qu’il devra récompenser un collectif d’artistes ou d’arts pratiquant les arts.

    Polyvalence

     

    Né au Cameroun, Em’Kal Eyongakpa est diplômé en botanique et en écologie. L’artiste a préféré l’art à une carrière de médecin. S’il n’est pas très connu dans son pays, ces photographies ont pourtant été exposées dans des grandes galeries à l’étranger. Em’Kal Eyongakpa est également présent dans des grands festivals en Afrique.

    « La position multidisciplinaire de sa pratique qui comprend des connaissances issue de la science, de l’ethnobotanique, du réalisme magique, de l’expérimentation et de l’utopie répond avec justesse aux valeurs fondamentales du Prix d’art Henrike Grohs », ont déclaré les organisateurs du prix.  Em’Kal Eyongakpa espère que cette récompense va lui permettre de réaliser d’autres projets. Les œuvres de cet artiste qui déplore l’absence d’une politique culturelle au Cameroun devront désormais être objet de curiosité dans le pays.

  • Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    L’Afrique est désormais mondialement reconnue pour son excellence dans divers domaines sportifs. Sur le continent, le sport est un élément qui peut rassembler au-delà des différences culturelles et des affiliations sociales. Aujourd’hui, cette industrie continue de contribuer positivement à l’économie africaine. Mais quels sont les sports les plus populaires sur le conscient ?

    Football

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    C’est sans aucun doute. Le football est le sport le plus populaire en Afrique. Introduit par les colons, cette discipline sportive a su s’imposer très rapidement. Et la raison, contrairement à d’autres sports, il nécessite des ressources minimales. En effet, la prolifération des clubs de football africains a débuté il y a plus de 50 ans et, depuis lors, le nombre de clubs et de ligues de football professionnel a augmenté.

    En 2010, l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois sur le sol africain, un coup de pouce majeur pour le football africain.

    Les pays bien connus pour leurs prouesses en football sont le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Tunisie ou encore le Sénégal. Parmi les meilleurs joueurs africains, figurent Samuel Eto’o, Didier Drogba, Emmanuel Adebayor, Yaya Touré, et bien entendu l’emblématique Gorge Weah.

    Rugby

    Image result for Rugby SOUTH AFRICASaviez-vous que l’Afrique du Sud compte à elle seule plus de 600 000 joueurs de rugby enregistrés ? La popularité de Rugby sur le continent a commencé en Afrique du Sud où elle a joué un rôle clé dans le début de l’ère postapartheid.

    En 1995, l’équipe nationale sud-africaine, Springboks, a remporté la Coupe du monde de rugby à domicile et Nelson Mandela, alors président sud-africain, portait une chemise de François Pienaar, un Sud-Africain blanc. Ce sport a ainsi symbolisé la réconciliation en Afrique du Sud.

    Parmi les autres pays africains qui ont excellé dans ce sport figurent le Kenya, la Namibie et le Ghana.

    Au Kenya, l’industrie du rugby a connu une croissance rapide avec le tournoi international annuel Safari Sevens qui attire des participants du monde entier. En 2016, l’équipe nationale kenyane de rugby a remporté l’IRB Sevens World Series à Dubaï.

    Selon le classement 2017, l’Afrique du Sud occupe le 5e rang mondial derrière la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie.

    Cyclisme

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    Très populaire en Afrique du Sud, le Cape Town Cycle Tour, qui attire plus de 35 000 cyclistes, est la plus grande course cycliste au monde à durée individuelle.

    Actuellement en Afrique du Sud, il y a plus de 25 600 membres cyclistes inscrits. L’un des meilleurs cyclistes d’Afrique du Sud est Greg Minnaar, triple vainqueur de la Coupe du Monde Mountain Bike UCI.

    L’Érythrée est également considérée comme une nation cycliste à venir, dont le potentiel a vu Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus devenir les premiers Africains à participer au Tour de France. En effet, c’est en 1898 que les colons italiens ont introduit les bicyclettes en Érythrée et, depuis lors, le cyclisme est resté un sport favori.

    L’Éthiopie voisine est célèbre pour le cyclisme féminin avec un talent phénoménal à la base.

    Athlétisme

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    L’Afrique est une puissance de l’athlétisme, en particulier dans les épreuves sur le terrain et sur piste où le continent s’est très bien comporté dans les compétitions mondiales. Il ne fait aucun doute que l’athlétisme a mis l’Afrique sur la carte mondiale, et ses succès ont commencé il y a quelques décennies. Plusieurs pays d’Afrique sont connus pour leurs performances athlétiques, notamment le Kenya, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Algérie.

    L’histoire de l’athlétisme remonte à l’époque de Reggie Walker, un sprinter sud-africain, qui fut le premier Africain à remporter une médaille d’or olympique de 100 mètres en 1908. Au fur et à mesure que les pays ont commencé à gagner en indépendance, l’athlétisme a continué de se populariser également.

    Selon les données des championnats du monde d’athlétisme de l’IAAF de tous les temps, le Kenya est en tête du classement africain avec 128 médailles, l’Éthiopie avec 72 médailles et l’Afrique du Sud avec 21 médailles.

    Criquet

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    Le cricket est un sport populaire en Afrique du Sud, au Kenya et au Zimbabwe. En 2003, l’Afrique a accueilli la Coupe du monde de cricket, organisée conjointement par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya.

    En Afrique, ce sport est également utilisé pour autonomiser les communautés Chose qui s’illustrent auprès des jeunes Guerriers Maasai au Kenya, qui ont abandonné la lance traditionnelle et utilisent le cricket pour aider à lutter contre la mutilation génitale féminine.

    Au Nigeria, le cricket est le sport le plus ancien avec le premier match international officiel disputé en 1904, vingt ans avant que le Nigeria ne participe à un match de football. Aujourd’hui, de nombreux pays africains participent à de nombreux matches internationaux de cricket tout en affichant des résultats impressionnants.

    Lutte

    Image result for Lutte SENEGAL

    La lutte a toujours fait partie de nombreuses communautés africaines depuis des temps immémoriaux, où les combats étaient monnaie courante dans les arènes des villages. Cette tradition s’est perpétuée dans de nombreuses communautés, en particulier au Sénégal, chez les Nubiens du Soudan et dans le sud de l’Égypte.

    Passée bien avant le football au Sénégal, la lutte a également joué un rôle clé dans l’intégration sociale et l’autonomisation économique. En plus d’être un sport, c’est une représentation parfaite de la culture et de la tradition africaine.

    Les matchs sont animés avec des chants, des danses, des acclamations et attirent aussi de grandes foules. Ils se déroulent principalement dans des zones sablonneuses. Les statistiques ont révélé que la lutte reçoit des commandites annuelles d’environ 1 million de dollars à 2 millions de dollars par an et les meilleurs lutteurs nationaux peuvent gagner jusqu’à 200 000 $ par match.

    Rallye automobile

    Image result for Rallye automobile DAKAR

    Les rallyes africains sont considérés comme les plus difficiles au monde et rassemblent des pilotes de renoms. Ce sport est très célèbre au Kenya, au Sénégal, au Zimbabwe et en Ouganda. L’Africa Rally Championship (ARC) est un événement annuel qui se déroule dans plusieurs pays africains sélectionnés.

    Le KCB Safari Rally au Kenya est l’un des événements les plus médiatisés et les plus fréquentés du continent africain. Lancé en 1953, les fans viennent du monde entier pour assister à cet événement spectaculaire qui retient l’attention des médias.

    Parmi les autres évènements organisés sur le continent figurent le Rallye de l’Afrique de l’Ouganda, qui a débuté en 1997, le Rallye de la Zambie, l’un des plus anciens d’Afrique, et le Rallye de Côte d’Ivoire.

    Selon les statistiques publiées par la FIA, l’organisation mondiale du sport automobile, l’Ouganda arrive en tête du continent africain. Le Rwanda est en 2e position et le Zimbabwe est 3e.

    Basketball

    Image result for Basketball AFROBASKET

    Depuis son introduction dans les années 1960, le Basketball a conquis bien de pays. Ces derniers temps, le nombre d’équipes professionnelles a augmenté avec de nombreuses compétitions organisées pour améliorer la qualité de ce sport, célèbre en l’Égypte, en Tunisie, au Cameroun, au Ghana, en Ouganda, au Kenya et au Nigéria.

    Parmi les Africains célèbres qui ont joué sur la scène internationale figurent les anciennes stars de la NBA, Hakeem Abdul Olajuwon et Dikembe Mutombo.

    Selon les statistiques de 2017, le Nigeria est en tête du classement africain. La Tunisie est 2e.

  • Qui est Dominique Martin Saatenang, le premier africain moine Shaolin?

    Qui est Dominique Martin Saatenang, le premier africain moine Shaolin?

    Se rêver au temple Shaolin en Chine, vieux de 1500 ans, pour apprendre le Kung Fu afin de devenir le premier disciple africain du monastère, pour un Camerounais plutôt pauvre aux revenus limités, c’est oser.

    Lui, c’est Shi Yanma, l’Aigle noire, le Bruce Lee africain, ou plus exactement, car il est Camerounais, Dominique Martin Saatenang. Il n’était a priori pas destiné à arborer la réputée robe safran des moines de ce temple mythique de la Province du Henan. Parce que jeune, son père rêvait de lui un grand footballeur, un autre Roger Mila.

    Né en 1975 dans le village de Bafou, dans son Cameroun natal, Dominique Saatenang avait été envoyé dans la capitale Douala pour trouver un centre de formation de football. Mais le destin semblait avoir d’autres plans, quand il découvre le Kung Fu à l’âge de 10 ans dans une folle ignorance qu’il serait un jour le premier maitre Shaolin africain. « Je suis fasciné depuis que j’ai 10 ans par les arts martiaux. C’est grâce à ces films de kung-fu et grâce à Bruce Lee que je me suis retrouvé en Chine. C’était en 1999, mon premier voyage », a-t-il expliqué. Mais pour que ce voyage ne tienne, Dominique a dû vendre tout ce qu’il possédait. Et surtout, il avait choisi de rompre avec un destin princier.

    Devenir un moine religieux et faire vœu de célibat plutôt que de perpétuer la lignée familiale ancestrale, le dilemme était grand. Son grand-père était le roi de Bafou, et Dominique Saatenang était donc un prince. Il avait 24 ans.

    À l’époque, comme tant d’autres étrangers, arrivé en Chine, Dominique Saatenang a dû se contenter de quelques cours dans l’une des innombrables d’écoles qui foisonnent autour du célèbre temple fondé au 8e siècle. Premier obstacle du Camerounais, la langue chinoise dont il ne savait rien. Ajoutés à la gastronomie particulière, la solitude d’un noir en Chine, les hivers glaciaux et l’entraînement dur étaient des défis de taille.

    Peu d’étrangers ont réussi à pousser les portes de ce saint temple chinois, mais lui a eu de la chance. Dominique a fait une connaissance : « Au bout de quelques semaines de stage, j’ai rencontré le chef spirituel du temple, Shi Yongxin. Il m’a invité à venir y passer six mois. J’y suis resté quatre ans », rappelle-t-il. Commence la grande aventure.

    La métamorphose de Dominique Satennang à Shi Yanma aura duré quatre années. Une longue période durant laquelle le seul noir du temple a appris le chinois, la médecine traditionnelle et bien évidemment le célèbre art martial chinois, le kung-fu, avec un régime de vie fort peu enviable pour le commun. Chaque jour, se lever à 4 h 30. La première prière débutait à 5 heures, puis, le petit-déjeuner, frugal : une soupe de riz et de légumes. Suivaient ensuite huit heures d’entraînement. « J’ai failli abandonner plusieurs fois », a-t-il reconnu. « C’est un entraînement très difficile, beaucoup abandonnent », ajoute le maître.

    Nouvelle mission

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    Désormais, le premier moine bouddhiste africain et aussi le seul arbitre international étranger de kung-fu est, depuis 2011, ambassadeur itinérant du temple à l’étranger.

    Revenu à la vie civile, Dominique Saatenang parcourt maintenant le monde, avec les yeux rivés sur l’Afrique.

    En effet, depuis qu’il est devenu objet de curiosité mondiale, Dominique s’est assigné plusieurs missions, en guise de redevance à l’endroit de l’Afrique, son Cameroun et son village natal. Entre autres missions, apporter, comme un évangile, le Kung Fu, la philosophie et la médecine chinoise sur le continent africain pour améliorer la vie de nombreuses personnes en difficulté. Puis, sauver son Bafou natal de la pauvreté en fournissant l’électricité et l’eau potable. Enfin… fonder une famille.

    Aujourd’hui, père de trois enfants, l’ancien moine vit avec sa famille à Paris, mais revient en Afrique autant de fois qu’il le peut chaque année.

    Depuis, l’homme a ouvert plusieurs écoles de kung-fu sur le continent, notamment au Mali, au Gabon, au Sénégal, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, fréquentées par plus de trois mille élèves.

    Dominique dirige son bureau parisien sur les Champs-Élysées son entreprise, la China-Africa Investment Federation, qui l’aide à atteindre son objectif le plus important : construire le premier temple africain Shaolin satellite au Cameroun, qui a été approuvé par l’abbé de Shaolin et dont les travaux devraient débuter cette année.

    Il est aussi devenu un homme d’affaires. Vice-président de la Fédération des investisseurs sino-africains, il a créé DMS International Group, une société dont il est le PDG et qui a, aujourd’hui, des bureaux en Afrique, en France et en Angleterre.

    Mais une de ses grandes fiertés est d’avoir réussi à faire admettre depuis 2011 dix étudiants originaires du Rwanda, du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Congo au temple de Shaolin, grâce à des bourses accordées sur ses conseils. Cette bourse couvrira cinq ans de séjour en Chine pour les nouveaux Bruce Lee africains.

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  • Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    C’est un habitué du sérail entrepreneurial au Cameroun. Et pour cause, Olivier Madiba a choisi depuis plus de dix ans de créer et d’innover. Son univers est celui des jeux. Ce diplômé de l’université de Yaoundé a été formé en informatique. En 2004, il a créé dans la capitale camerounaise une société de production de jeux vidéo dénommée Kiro’o Games. Cela lui a permis en 2016 de lancer « Aurion : l’Héritage des Kori-Odan » qui est à ce jour le premier jeu vidéo camerounais.

    Depuis le lancement d’Aurion : l’Héritage des Kori-Odan il y a deux ans, Olivier Madiba a réellement placé le Cameroun sur le marché du jeu vidéo en Afrique. Produit par un Camerounais et pour les Camerounais, Aurion a été financé par une campagne de financement participatif.

    A la tête d’une équipe de développeurs, l’entrepreneur camerounais ne cache pas l’absence d’un marché immédiat au Cameroun. Malgré le fait que Kiro’o Games crée au Cameroun, « il n’y a pas de réelle industrie dans le domaine », assure-t-il. Pour le moment, « nous vendons aux États-Unis et en Europe où le marché est déjà organisé et où nous sommes bien installés comme le jeu africain le plus prometteur de l’histoire », ajoute celui qui est aussi designer.

    Mentoring

    Soucieux de participer à la formation d’une relève compétente, Olivier Madiba a également mis en place Kiro’o Rebuntu. Il s’agit en effet d’une plateforme de mentoring de jeunes entrepreneurs. « Il faut absolument qu’on mette en place une chaîne de formation », aime-t-il à rappeler.

    Avec son expérience, Olivier Madiba qui a déjà fait ses marques sur sa terre natale envisage étendre ses activités sur le continent. « Nous projetons de créer et gérer une communauté de 18.7 millions d’utilisateurs de nos services et nous comptons nous établir dans 12 pays de l’Afrique subsaharienne », explique-t-il. En attendant, il rêve également de créer dans vingt ans plus d’un million d’emplois au Cameroun.

     

  • Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Ses proches lui reconnaissent une ingéniosité incroyable. Il n’a pas encore trente ans. Flavien Kouatcha est la figure d’une jeunesse africaine battante. L’entrepreneur qui a cofondé Organiz agency se fait remarquer depuis trois ans par sa startup Save Our Agriculture.

    Vainqueur de l’African Entrepreneurship Awards il y a quelques mois, ce spécialiste de l’agritech a bénéficié de 100000 dollars qui vont lui permettre de continuer ses activités. Avec Save Our Agriculture, depuis mars 2015, il met à la disposition des agriculteurs et des éleveurs différents types d’appareils.

    La startup de Flavien Kouatcha est spécialisée dans l’aquaponie. Les kits vendus par Save Our Agriculture permettent aux utilisateurs de produire des légumes et d’élever des poissons dans des kits vendus entre 80000 et 250 000 FCFA. Flavien Kouatcha est entouré d’une équipe d’employés qui fabriquent les kits.

    Passionné d’initiative privée, il a renoncé à un emploi bien payé pour se lancer dans son entreprise. Il explique avoir pensé à une méthode qui permettrait aux agriculteurs d’éviter que leurs récoltes pourrissent.

    Lauréat en 2016 du prix de Champion digital de l’agriculture décerné lors de la conférence Africa 4 Tech tenue à Marrakech avant la COP22, Flavien Kouatcha s’attèle aussi à former d’autres agriculteurs sur les techniques de l’aquaponie. L’entrepreneur ambitionne surtout renforcer son équipe pour satisfaire des demandes extérieures.

    Pour lui, l’aquaponie ne constitue pas seulement un avantage, permettant de produire dans un espace urbain. Elle peut aussi permettre de réaliser une production bio plus importante qu’en agriculture traditionnelle.

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  • Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Née en Beijing en août 1989, c’est pourtant au Cameroun qu’il a grandi. Il y fait des études secondaires avant d’opter pour une filière communication à l’université. Chedjou Kamdem est un boulimique du savoir. Ce spécialiste du marketing digital peut se targuer d’avoir à son compte plusieurs années d’expériences dans le domaine. Ce qui ne le dissuade pas de continuer à suivre des cours en ligne.

    Dynamique, Chedjou Kamdem est devenu dans son pays l’une des figures du Community Management. Il a depuis 2013 créé Histoires de CM, un blog sur lequel il partage les réalités du community management au Cameroun. Cet expert du marketing digital également dispense depuis bientôt quatre ans des cours à des personnes intéressées. Histoires de CM propose surtout des sondages, des enquêtes sur l’usage des outils numériques au Cameroun.

    Une vision africaine

    L’expérience au plan national a permis à Chedjou Kamdem de réfléchir à une vision continentale. Depuis 2016, il pilote avec d’autres professionnels du marketing digital, CM d’Afrique, un cadre qui réunit des community et social média managers africains. CM d’Afrique envisage réaliser des projets qui permettront de mieux valoriser le community management sur le continent. En Afrique où le métier n’est pas encore totalement compris, Chedjou Kamdem reste conscient des difficultés. Pour lui, il faut malgré tout continuer par surmonter les obstacles qui s’imposent.

    « Pour ceux qui veulent se lancer dans le Community Management, soyez passionnés et rigoureux », conseille celui qui sillonne désormais le continent pour donner des conférences sur l’utilisation des réseaux sociaux. Au Cameroun, il est présent dans tous les rendez-vous sur l’économie numérique ou le digital. S’il n’est pas speaker, c’est qu’il est conférencier. À 29 ans, Chedjou Kamdem est fier de susciter des vocations.

     

  • Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Le lancement en 2013 de sa plateforme médicale a redessiné le parcours de ce jeune brillant. Ancien ambassadeur de Google au Cameroun, ce jeune entrepreneur de 26 ans ne se détourne pas depuis cinq ans de son objectif : celui de réduire au maximum la mortalité maternelle et infantile sur le continent. Il a créé la plateforme médicale Gifted Mom et est considéré comme l’un des jeunes entrepreneurs les plus prometteurs du continent. Diplômé de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, cet ingénieur informatique met depuis plus de quatre ans ses compétences au service d’une cause sanitaire et humanitaire.

    Gifted Mom qui fait du social s’est donné pour tâche de fournir des informations médicales aux femmes enceintes qui vivent dans des endroits reculés du Cameroun. Les téléphones portables de ces femmes sont donc reliés à une plateforme informatique mise en place par Alain Nteff. Elles reçoivent quotidiennement des informations utiles et peuvent également envoyer à partir de leur des messages d’alerte au besoin. Pour le patron de Gifted Mom, il ne s’agit pas simplement de fournir des informations médicales, mais il est important de sauver des femmes enceintes et des bébés qui peuvent mourir sans soutien. Pour bien faire fonctionner sa plateforme, Alain Nteff s’est entouré d’une équipe dynamique composée d’employés, de bénévoles et d’étudiants en médecine.

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    Récompenses

    Depuis son lancement, Gifted Mom a déjà touché une vingtaine de zones enclavées du Cameroun. Plus de 3000 femmes ont déjà bénéficié du suivi de Gifted Mom. Ce qui vaut à l’entrepreneur d’être connu au plan national et international comme le sauveur des femmes enceintes. En 2015, il a même été invité au forum économique mondial de Davos aux côtés des chefs d’État et des hommes d’affaires les plus connus. Alain Nteff est devenu le plus jeune à participer à cette grande rencontre économique. Gifted Mom envisage accorder son suivi à plus de femmes camerounaises. L’autre objectif est de s’installer dans des pays du continent pour offrir ses services.

    A moins de 30 ans, Alain Nteff a déjà été récompensé à différentes reprises. En 2014, ce jeune ambitieux a reçu le Prix Anzisha. Il a également été nommé comme meilleur entrepreneur social de l’Afrique en 2014 par la Fondation Master Card. A l’issue de sa participation au forum économique de Davos en 2015, le Camerounais avait été nommé par CNN et Forbes Afrique parmi les 30 jeunes entrepreneurs d’Afrique. Son initiative en faveur des femmes enceintes lui a valu le premier Prix du Jeune Leader de la Reine. A cette occasion Alain Nteff a reçu son prix des mains de la reine Elizabeth II.

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