Catégorie : Cameroun

  • Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Ingénieur informatique de formation, cet entrepreneur a mis cinq ans pour mettre au point le CardioPad, une tablette qui l’a fait connaître en Afrique et dans le monde.

    Pour fabriquer le CardioPad, l’ancien étudiant de l’École polytechnique du Cameroun a suivi des cours des lignes. Arthur Zang a pu compter sur le financement de Microsoft. « J’avais envoyé mon projet à Microsoft dans le cadre de la compétition Imagine Cup organisée tous les ans », explique-t-il. Primé à l’issue de la compétition, il a reçu des matériels qui lui ont permis de développer son projet. En plus d’un prêt bancaire, Arthur Zang a également bénéficié du soutien financier de sa famille. Puis vient l’appui de Paul Biya. « En 2011, j’ai enregistré une vidéo sur le fonctionnement du prototype de Cardio Pad sur YouTube. La presse en a parlé et le président Paul Biya l’a remarquée. Il m’a octroyé une subvention de 35 000 euros pour fabriquer les premiers appareils », confirme Arthur Zang.

    L’utilité du projet a permis à Arthur Zang d’être sélectionné par Rolex Awards pour bénéficier d’un accompagnement financier de 48 000 euros. Par la suite, il lance une campagne de financement participatif qui lui permet de récolter près de 9000 euros. En 2014, il a créé sa société dénommée Hilmore Medical Equipment. Le CardioPad qu’il a conçu permet à des patients de faire des électrocardiogrammes à distance. Les données du cœur peuvent être enregistrées par un infirmier et envoyées à un cardiologue. Ce dernier renvoie après le résultat à l’infirmier qui le communique au patient.

    Des tablettes à 3000 dollars

    Quatre ans après sa création, Hilmore Medical Equipment dispose d’un investissement de plus de 500 millions d’euros grâce à l’appui de partenaires privés qui croient en cette entreprise. Arthur Zang emploie une dizaine de personnes qui fabriquent des tablettes. Pour régler l’aspect technique de la fabrication, l’entrepreneur camerounais a noué des partenariats avec des entreprises asiatiques situées en Corée du Sud et en Chine. Depuis 2016, Hilmore Medical Equipment a vendu près de 300 CardioPad en « Afrique centrale, aux Comores et au Népal », selon Arthur Zang. Les tablettes sont payées par des centres de santé à 3000 dollars. Elles sont ensuite louées à des patients par abonnement annuel à 29 dollars.

    A 31 ans, Arthur Zang figure parmi les entrepreneurs qui font bouger l’Afrique. Il faut dire que l’ancien étudiant de l’université de Yaoundé est également responsable de ZNG Smart Cards Factory, la première usine de fabrication de cartes et puces magnétique en Afrique centrale. Pour lui, l’Afrique doit miser la construction de laboratoires pour faciliter les recherches dans ses universités. Arthur Zang considère également que les universités du continent doivent commencer à intégrer les MOOC dans leurs formations. Ces cours en ligne représentent l’avenir de l’enseignement dans le monde. « En 2050, en Afrique, nous serons 2 milliards d’habitants et les infrastructures éducatives ne pourront pas répondre à une telle demande », prévient-il.

     

  • Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Passionné de communication, Aristide Bounah dirige son entreprise CTEC installée à Douala.  CTEC qui est une régie publicitaire propose à des entreprises du pays des espaces publicitaires. L’objectif est de leur permettre de vendre des produits en touchant des cibles qu’il faut. « Il s’agit des espaces d’affichage outdoor, des espaces Radio et télé, des espaces publicitaires digitales », explique Aristide Bounah.

    Formé en maintenance industrielle à l’université de Douala il s’est d’abord tourné vers des domaines du chantier naval et industriel. Aristide Bounah a également exercé dans la maintenance automobile. Il y a près de dix ans lorsqu’il se lance dans la création de son entreprise, le Camerounais cible un secteur qui l’affectionne.

    Le jeune entrepreneur a réussi à faire imposer son entreprise dans un univers concurrentiel. Aristide Bounah a bâti la réputation de CTEC sur l’innovation. Au point où CTEC compte aujourd’hui une clientèle large. « Nous avons une entreprise ambitieuse qui croit en son pays et ses potentialités. Nous pensons que notre grande force reste l’innovation », affirme-t-il, avant d’ajouter : « la satisfaction du client est une qualité que toute entreprise devrait développer ».

    Du fait de sa notoriété, Aristide Bounah fait également ses marques dans le showbiz. Producteur d’un groupe musical, il veut apporter son soutien aux jeunes dynamiques de son pays. « Je souhaite à travers CTEC SARL impacter sur le développement du Cameroun et de l’Afrique », fait-il savoir.

    Désormais c’est grâce au digital, aux outils numériques qu’il consolide la réputation de son entreprise et développe sa e-reputation. Consulté sur des projets de communication sur le continent, l’entrepreneur n’hésite pas à partager son expérience. L’innovation reste son crédo. Et c’est à juste titre qu’il s’est lancé dans d’autres projets comme la création d’un média en ligne. A ce jour, il fait partie des jeunes entrepreneurs qui croient au rayonnement du Cameroun.

     

  • Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Né à Douala en 1983, Christian Ngan a fait ses études au Cameroun puis en France. Le Camerounais titulaire d’un Master en ingénierie financière a travaillé à la banque Société Générale, à Quilvest Group et à Findercod. Malgré un cadre favorable en France, Christian Ngan a préféré rentrer dans son pays pour créer son entreprise. Il reconnait avoir osé avec moins de 2 millions francs CFA lancer ses activités et affronter des « tempêtes ». « L’aventure entrepreneuriale est une course de fonds, se précipiter n’est pas forcément la meilleure des stratégies », rappelle-t-il quand même.

    Depuis six ans, il s’impose dans le cosmétique dans son pays. Il a à cet effet créé Madlyn Cazalis, entreprise à laquelle il se consacre. Et il faut dire que ses efforts paient. Christian Ngan s’illustre par la qualité de ses produits. Convaincu que les Africains peuvent créer pour les Africains et concurrencer avec les produits étrangers parfois de mauvaises qualités, il ne cesse d’améliorer la production de Madlyn Cazalis. Avec ses produits cosmétiques, Christian Ngan veut lutter contre les éclaircissements de peau.

    Le créateur de Madlyn Cazalis peut également compter sur des employés dévoués. L’entrepreneur envisage d’ailleurs augmenter la production de ses usines. Depuis ses premiers produits en 2012, celui qui est âgé de 35 ans, a déjà eu des distinctions.

    Exemple de réussite pour la jeunesse de son pays, Christian Ngan est également connu sur le continent. Nommer par le magazine Forbes comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs, il a également créé un fonds d’investissement, Goldsky’s partners. Ce fonds finance des initiatives africaines. « Goldsky’s partners veut valoriser notre continent et rendre les Africains fiers d’eux-mêmes », ajoute un membre du fonds.

    Ses succès l’emmènent à penser à d’autres projets sur lesquels il travaille. Mais Christain Ngan reste un entrepreneur humble. Aux jeunes entrepreneurs qui veulent emboîter ses pas, il conseille de la patience, de l’audace, du travail et de l’humilité. C’est la voie idéale de réussite, selon le PDG de Madlyn Cazalys pour qui les jeunes Africains doivent être des leaders et des acteurs de changement.

     

  • Kingsley Azieh Che [37 ans], le baron camerounais des vestes en Chine

    Kingsley Azieh Che [37 ans], le baron camerounais des vestes en Chine

    Il n’est pas devenu entrepreneur par hasard. Mais Kingsley Azieh est aujourd’hui à la tête d’une société de transport de voyageurs en autocar de façon inattendue. Il y a quatorze ans, le Camerounais débarque en Chine en tant que touriste. C’est là finalement qu’il a appris à investir avant finalement d’envisager de créer sa propre entreprise.

    D’abord enseignant d’anglais en Chine, il a fini par être consacré meilleur professeur de son école en 2006. L’entrepreneur décide ensuite d’innover dans un contexte économique chinois où plusieurs opportunités se présentaient. En 2007, le Camerounais tisse un partenariat avec une connaissance chinoise et crée son usine de fabrication de costume dénommée Hong – Kong King’s Group Co. Basée dans le district de Haifeng, l’usine fonctionne à destination de l’Afrique. Kingsley Azieh explique que son partenaire chinois est responsable de la production alors qu’il s’occupe du marketing du fait de sa connaissance du marché africain.

    Depuis, Kingsley Azieh organise ses affaires dans la province industrielle chinoise du Giangdong. Son entreprise a déjà produit des millions de costumes vendus en Afrique dans des pays comme le Cameroun, le Congo et le Nigéria. La réussite de son commerce tient aussi à des nombreuses commandes qu’effectuent des clients sur le continent.

    Investir et entreprendre au Cameroun

    Du fait de quelques difficultés rencontrées il y a quelques années, l’entrepreneur s’est tourné vers son pays et mise sur ses potentialités. « Le Cameroun d’aujourd’hui est comme la Chine des années 1970. Il dispose d’un grand potentiel de développement », estime-t-il. Kingsley Azieh a ainsi fondé l’année passée au Cameroun l’agence de voyage VIP United Express. Pour lui, il s’agit d’un marché qui peut beaucoup rapporter. Pour cela, il mise surtout sur la qualité des services à offrir aux clients, aux voyageurs. « Les services de transports en commun au Cameroun sont loin d’être satisfaisants, et les trajets entre différentes villes sont longs et fatigants. Ainsi, je veux proposer un service VIP, avec des véhicules plus performants et des produits de bonne qualité fabriqués en Chine », ajoute-t-il.

    S’il a déjà reçu l’appui de quelques investisseurs chinois, Kingsley Azieh veut faire venir au Cameroun une centaine de cars qui vont permettre à son entreprise de remplir ses objectifs. Il envisage aussi entreprendre dans le BTP. « En Chine, on dit qu’il faut d’abord construire des routes pour s’enrichir. Ce n’est que lorsque les pays africains seront connectés par des routes qu’il sera possible de promouvoir les mouvements des personnes et des marchandises et de développer l’économie », justifie cet entrepreneur ambitieux âgé de 37 ans.

     

  • Qui est William Elong [26 ans], le fabricant des drones made in Cameroun

    Qui est William Elong [26 ans], le fabricant des drones made in Cameroun

    À la tête d’une entreprise de fabrication de drone, William Elong fait partie de très jeunes entrepreneurs du Cameroun. Fondateur de la startup Will&Brothers, ce brillant entrepreneur est diplômé de la Haute école de commerce de Yaoundé et de l’École supérieure de commerce de la Rochelle. Spécialisé en intelligence économique, c’est à l’École de guerre économique de Paris dont il est à ce jour le plus jeune diplômé, qu’il a appris. Également autodidacte, William Elong s’est formé sur plusieurs sujets qui le passionnent.

    À la tête de sa startup depuis plus de cinq ans, il s’est positionné dans l’intelligence économique et l’innovation technologique. En parallèle, William Elong veut à partir des drones offrir différents services dans les domaines de l’agriculture, de la météorologie et de la cartographie. Selon lui, il faut que l’Afrique ait des yeux dans le ciel. Il a à cet effet développé l’initiative DroneAfrica. Grâce une campagne de financement participatif, William Elong a présenté en février dernier les premiers drones made in Cameroun.

    Will&Brothers a fabriqué trois types de drones. Le premier drone de la startup est dénommé « Algo » et a une portée de 20 km avec 45 minutes d’autonomie. Le deuxième est un hexacoptère appelé « Logarithm ». Le troisième drone est surnommé « Sanaga ». L’entrepreneur compte sur une nouvelle collecte de fonds pour accroitre la production des drones et conquérir les différents marchés.

    « L’Afrique a encore beaucoup de chemin à faire en matière d’intelligence économique. Nos États doivent s’en servir pour se faire une place de choix sur l’échiquier mondial », rappelle William Elong âgé de 26 ans. Le jeune entrepreneur s’intéresse à tout. Grâce aux technologies, il envisage de fournir à des zones défavorisées de son pays des moyens pour améliorer les conditions d’études des apprenants.

    En attendant, la startup Will&Brothers envisage déjà développer un autre projet. William Elong veut créer une nouvelle intelligence artificielle dénommée « Cyclop ». Cela va permettre de « détecter automatiquement des personnes, des objets ou même des animaux, l’idée est de rendre les drones intelligents avec un peu de ressources », explique-t-il.

     

     

  • Ce jeune entrepreneur camerounais gère 15 millions d’euros par semaine

    Ce jeune entrepreneur camerounais gère 15 millions d’euros par semaine

    Franz Cédric Atangana fait partie de jeunes entrepreneurs qui font la renommée du Cameroun. Diplômé de Polytech Marseille, il a cofondé avec d’autres camarades le Fintech Infinity Space. « Nous voulons challenger l’impossible », résume-t-il. Cédric Atangana a depuis créé WeCashUp, une solution universelle de paiement mobile en Afrique.

    En 2014 au Google I/O Pitch Night aux États-Unis, WeCashUp permet au jeune entrepreneur d’être distingué dans la Silicon Valley avec 20 000 dollars. En 2016 à Francfort, Infinity Space a également été classé parmi les 30 meilleures startups d’Europe.

    Pour lancer les activités de cette startup, Cédric Atangana est parti est d’un constat. « En Afrique 80 % de la population n’a pas de compte en banque et de carte bleue. De ce fait, c’est un marché inaccessible pour des entreprises occidentales et notamment les acteurs du e-commerce », explique-t-il. C’est alors qu’il décide de lancer WeCashuP en 2016, un produit qui doit permettre aux entreprises étrangères d’être sur les marchés émergents. En 2017, l’entrepreneur a reçu le prix de la meilleure innovation de l’Initiative Marseille Metropole (IMM), un réseau associatif de financement des créateurs d’entreprise.

    Avec WeCashUp, Cédric Atangana veut conquérir l’Afrique où se trouve le cœur de cible de son entreprise. WeCashUp est déjà disponible dans plusieurs pays du continent et permet aux gens de payer en ligne et aux entreprises du e-commerce de récupérer les paiements. Diplômé de la faculté de génie industrielle de Douala, l’ancien développeur de Google au Cameroun ambitionne écrire une grande histoire de la fintech en Afrique et dans le monde. Avec ses bureaux installés au Kenya et au Cameroun, Infinity Space totalise plus de 15 millions d’euros de transaction par semaine via WeCashUp.

  • Étudiante en l’Allemagne, elle lance son entreprise dans 4 pays africains

    Étudiante en l’Allemagne, elle lance son entreprise dans 4 pays africains

    Lydie Idel Makamdem Tchidjo, fondatrice de Familov, est née et grandie au Cameroun au milieu d’une famille de 6 sœurs.  Depuis son enfance, elle nourrissait secrètement le rêve d’avoir sa propre entreprise et d’émerger.

    Lydie est surement sur une bonne pente. Issue d’une famille modeste où le père est un enseignant, elle est la seule dans la famille à faire de longues études.

    Alors qu’elle était arrivée en Allemagne, la Camerounaise a avoué qu’elle avait senti son rêve d’entrepreneure lointain, devant la nécessité de financer ses propres études et soutenir financièrement ses sœurs au Cameroun avec des transferts d’argent. « Ces transferts d’argent sont chers; chaque transfert coûte 12% de frais. Et il n’y a aucune garantie que l’argent servira réellement à acheter de la nourriture à laquelle il est destiné » raconte-t-elle. Cette situation l’a poussée en 2013, à penser transférer directement de la nourriture plutôt que de l’argent.

    Pour cela, Lydie a eu l’idée de mettre en place une boutique en ligne pour l’achat d’aliments. Le mécanisme de transfert est de telle sorte que les marchandises ne sont pas expédiées d’Allemagne, d’où Lydie gère son entreprise, mais distribuées par l’intermédiaire d’une chaîne de supermarchés dans trois grandes villes du Cameroun: Douala, Bafoussam et Jaunde.

    « Cela signifie que la famille collectera les articles commandés et payés directement auprès du supermarché partenaire,» précise-t-elle.

    Actuellement, la plateforme Familov a plus un millier d’utilisateurs. En ce moment, Familov s’est installé au Kenya et au Gabon. L’option d’extension vers Nigeria est en cours d’étude.

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  • Kelly Kamen, 29 ans, la Camerounaise qui réinvente le cosmétique

    Kelly Kamen, 29 ans, la Camerounaise qui réinvente le cosmétique

    Kelly Kamen à 29 ans joue déjà dans la cours des grands. Fondatrice en décembre 2015 de Mia kosmetics, Kelly Kamen a eu le courage de se lancer dans un secteur extrêmement concurrentiel avec les acteurs aux moyens colossaux.

    Nantie d’un diplôme de BAC+ 5 ans en Ingénierie cosmétique, la Camerounaise a une expérience dans le domaine où elle a travaillé pendant deux ans en assurance qualité cosmétique et pharmaceutique.

    Pour lancer son entreprise, le travail en amont a été de longue haleine. « J’avais ce projet depuis 10 ans et j’ai orienté mes études en fonction. L’idée était d’aller un peu plus loin que simplement de sous-traiter les produit. Je voulais vraiment savoir ce qui se passait derrière un packaging et comprendre l’ensemble de la chaîne de fabrication » affirme-t-elle, avant de décider finalement de se lancer dans des produits de soins pour la peau.

    « L’idée était d’avoir une marque disponible en parapharmacie et pouvoir concurrencer des géants comme Bioderman ou Avene sur le long terme » explique l’’entrepreneure.

    Depuis, Kelly Kamen et son équipe ont travaillé sur des produits sains, hypoallergéniques, avec des actifs typiquement africains. « Nous avons travaillé sur des huiles ancestrales : l’huile de palmiste, très connu au Cameroun et qu’on appelle le manianga, l’huile de marula, très utilisée en Afrique du Sud et l’huile de moringa, plébiscitée au Sénégal », ajoute-t-elle.

    Avec des packagings inspirés des tissus-pagnes wax, les produits de Kelly Kamen ont tout pour ressembler aux Africains. Sa marque est aujourd’hui commercialisée à Douala et Yaoundé avec près de 30 points de vente. Actuellement, la startup pense travailler avec des parfumeries pour élargir le spectre de distribution.

    Kelly Kamen s’affiche comme une jeune femme qui n’a pas peur de l’avenir. En acte, elle prouve au quotidien qu’elle a foi au Cameroun et en l’Afrique.

  • Vous n’aimez pas la télé? Cette Camerounaise de 32 ans changera votre avis

    Vous n’aimez pas la télé? Cette Camerounaise de 32 ans changera votre avis

    Chez elle, au Cameroun où elle est une star bien adulée, Laura Dave est aussi une étoile brillante dans l’entrepreneuriat. Teint noir, souriante, dotée d’une voix caressante, Biassi Laura Davide plus connue sous le nom de Laura Dave, est l’une des personnalités les plus suivies dans le vaste marché de communication dans son pays.

    Pour nombre de ses fans au Cameroun ou rencontrés sur les réseaux sociaux, Laura Dave est incontestablement l’une des meilleures professionnelles dans son domaine, celui du journalisme et de l’animation, en Afrique francophone.

    Née à Yaoundé il y a 32 ans, Laura Dave a passé la plus grande partie de son enfance dans la capitale politique camerounaise où elle a mené ses études jusqu’à l’obtention du baccalauréat. Elle retrouve ensuite Douala, où elle a continué les cours en communication des entreprises. Mais bien avant sa nouvelle vie à Douala, Laura avait fait ses premiers pas dans les médias en 2001 sur une radio, puis à la télé. Elle n’aura ensuite pas de difficultés à gravir les échelons. Son intelligence au service de ses employeurs, sa belle voix, sa finesse et son professionnalisme lui ont été d’un grand bénéfice.

    Friande de challenge et de remise en question, elle rejoint l’équipe de VOXAFRICA en 2012 où elle prend les rênes de l’émission culturelle AFROBUZZ DOUALA, une émission qui relate tout ce qui est « up » ou « down » dans le domaine culturel au Cameroun et au-delà.

    Parallèlement depuis 2014, ses nombreuses expériences l’ont conduite à la création de sa propre entreprise, Laura Dave Production (LD PROD), qui a pour but de produire et fournir des programmes aux chaines de radios et télés. Une entreprise personnelle qu’elle dirige avec beaucoup de diligence. D’ailleurs, C’est à elle que vous devez le magazine « Georgette et Samuel Eto’o » qui avait été diffusé sur Canal 2 International…

     

  • Le secret derrière le premier film d’animation 2D camerounais

    Le secret derrière le premier film d’animation 2D camerounais

    C’est dans un studio de production relativement petit, situé à Douala, que Claye EDOU et son équipe se sont activés pour sortir le long métrage d’un film d’animation 100% camerounais. A sa parution, le résultat de ce travail est apprécié à sa juste valeur.

    Trois ans : c’est le temps mis pour réussir ce film 2D remarquable. Pour cette expérience, la jeune start-up auteure de la production a misé sur un conte populaire Camerounais, aussi célèbre chez les enfants que les adultes : l’histoire de « Minga et la cuillère cassée ».  Ce conte, on le connait de Yaoundé à Douala comme  un cantique au courage et au retournement de situation.

    En effet dans cette production, Minga est une orpheline maltraitée par sa marâtre. Un jour après avoir fait la vaisselle et cassé une cuillère, l’orpheline sera chassée hors de la maison familiale. La suite se termine en conte de fée. Minga sera mariée à un prince et sa marâtre connaitra une déchéance. Le film est ponctué de séquences musicales. Les personnages s’expriment en français, mais font également usage de quelques expressions en différentes langues locales.

    Travail de longue haleine

    Derrière cette production, Claye Edou, directeur du studio Cledley Productions. Sa startup, une entreprise de production audiovisuelle que le Camerounais a créée en 2014. Si ce long métrage est une première grande réussite de cette startup, Claye Edou et son équipe savent bien surprendre avec leurs réalisations. L’équipe composée de jeunes graphistes, bédéistes, caricaturistes passionnés, a déjà démontré qu’elle sait puiser du patrimoine culturel camerounais pour impressionner.

    Pour réaliser cette œuvre, il a fallu une cinquantaine de personnes qui s’étaient activées à composer les musiques, créer les décors, dessiner les personnages, monter les scènes, ou encore synchroniser la bande sonore aux mouvements. Mais Claye Edou a lui-même écrit le scénario, dessiné le story board, participé à la conception des chansons et  assuré le doublage d’un personnage secondaire.

    Selon ce dernier, cette production a englouti un investissement de 25 millions de francs CFA (environ 38 100 euros), en majorité ses fonds propres et ceux apportés par une vingtaine de coproducteurs associés au projet.

    Après la première, le 25 novembre, le film a été projeté, les 2, 6 et 9 décembre, à Douala et Yaoundé, lors du festival de bande dessinée « Mboa BD ». Une autre projection a eu lieu en fin décembre à Douala.

    Le réalisateur nourrit désormais l’ambition de présenter le film dans un « maximum » de festivals à travers le monde. La sortie en DVD est prévue en 2019.