Catégorie : Éthiopie

  • Abiy Ahmed Ali : l’homme qui ramena la paix dans la corne de l’Afrique

    Abiy Ahmed Ali : l’homme qui ramena la paix dans la corne de l’Afrique

    La réputation du nouveau premier ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie Abiy Ahmed Ali, dépasse les frontières de l’Afrique. Ses discours et actes en faveur de la pacification de la corne de l’Afrique sont salués par l’Unesco qui lui a délivré début mai, le Prix Félix Houphouët-Boigny 2019 pour la recherche de la Paix.

    Abiy Ahmed Ali a eu le mérite de renouer les relations diplomatiques avec l’Erythrée après 20 ans de tensions. Il a œuvré pour l’ouverture des frontières qui séparent les deux pays et obtenu avec son homologue érythréen, le rétablissement des lignes téléphoniques entre les deux pays. Les deux Etats se sont engagés à rouvrir leurs ambassades fermées aux temps forts de la crise.

    « Nous nous sommes mis d’accord pour que les liaisons aériennes ouvrent prochainement, pour que les ports soient accessibles, pour que les gens puissent circuler entre les deux pays et que nos ambassades ouvrent », avait déclaré Abiy Ahmed Ali.

    Il faut rappeler que  Abiy Ahmed Ali a accepté restituer à l’Erythrée, les territoires qui cristallisent les tensions entre les deux pays frères depuis au moins deux décennies.

    Qui est l’homme ?

    Né en 1976, Abiy Ahmed Ali est le quatrième premier ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie. Titulaire d’un Master en leadership transformationel, d’un Master en administration des affaires et d’un doctorat de l’institut d’études sur la paix et la sécurité de l’université d’Addis-Abeba, Abiy Ahmed Ali a fait son entrée en politique en 2010. De 2015 à 2016, il fut   ministre des Sciences et des Technologies . Le 02 avril 2018, Abiy Ahmed Ali succède à  Haile Mariam Dessalegn au poste de premier ministre.

     

  • Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    En Afrique, et selon les données de la Banque mondiale, les jeunes représentent 60% de tous les chômeurs sur le continent, les jeunes femmes étant victimes du chômage à l’âge de 20 ans. Loin de succomber à la peur de ces statistiques, de nombreux jeunes ont pris la voie de l’entrepreneuriat, transformant les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs communautés en des entreprises orientées vers la solution.

    Lebogang Maruapula – Botswana

     

    Lebogang Maruapula du Botswana est l’ambassadrice régionale de Girl Rising, un mouvement international qui sensibilise à l’égalité des chances pour les filles, ainsi que la cofondatrice de The Goddess Foundation, qui met l’accent sur l’autonomisation des femmes pour les jeunes femmes grâce au mentorat et à l’éducation.

    Poussée par une passion d’influencer positivement sa communauté et avoir un impact significatif, Maruapula a aussi cofondé la Goddess Fondation en 2011, et qui a depuis été impliquée dans le mentorat des jeunes femmes. La structure a par exemple organisé le Goddess Sanitary Pad Drive pour fournir des produits de soins personnels féminins aux jeunes filles défavorisées. Passionnée par le développement communautaire et social, Maruapula est également une volontaire des Nations Unies en ligne ainsi qu’une militante de l’UNICEF Pacific Youth Media.

    Sitawa Wafula – Kenya

    Sitawa Wafula est une militante de la santé mentale de 31 ans, philanthrope et entrepreneuse de Nairobi, au Kenya. À la suite d’une expérience traumatisante à l’âge de 18 ans, Wafula souffrait d’une dépression sévère qui entraînait un double diagnostic d’épilepsie et de trouble bipolaire. En l’absence de système de soutien, l’augmentation des frais médicaux et un accès limité à l’information, Wafula a été confrontée à la stigmatisation en raison de son état.

    Forte de cette expérience, elle a décidé d’offrir un forum aux Africains vivant les mêmes expériences, non seulement pour accéder aux informations sur les problèmes de santé mentale, mais aussi pour trouver un soutien. Elle a lancé son blog éponyme ainsi que son entreprise sociale de santé mentale « My Mind, My Funk » qui gérait la première ligne gratuite de soutien en matière de santé mentale au Kenya. Elle a fourni un soutien à plus de 11 000 Kenyans aux prises avec des problèmes de santé mentale.

    Christopher Ategeka – Ouganda

    Né en Ouganda, Christopher Ategeka est le fondateur et PDG de Rides For Lives, une entreprise qui fournit des soins de santé mobiles aux communautés rurales de Kampala. Les unités de santé mobiles sont équipées d’une pharmacie, d’un médecin généraliste et d’un laboratoire pour effectuer des tests sur des maladies telles que le paludisme et le VIH.

    L’idée de l’entreprise est née suite à la mort du frère d’Ategeka, en raison d’un manque d’accès à des soins de santé adéquats après sa maladie. Il est titulaire d’une maîtrise en génie mécanique de l’UC Berkeley et a remporté plusieurs prix pour son travail sur Rides For Lives, notamment le prix PEPFAR (Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida) et le prix Judith Lee Stronach. Il a également fait partie de la liste Forbes 30 under 30 pour son travail avec l’entreprise en 2014.

    Bethléem Tilahun Alemu – Ethiopie

    Bethlehem Tilahun Alemu est la fondatrice et PDG de SoleRebels, une entreprise de chaussures, la première certifiée Fairtrade au monde par l’Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO).

    Alemu a démarré l’entreprise en 2004 à Addis-Abeba, en tant que moyen de création d’emplois pour des artisans, des tisserands et des petits paysans qualifiés mais sous-employés dans sa communauté tout en exportant l’héritage éthiopien dans le monde. Plus de 90% de la fabrication est effectuée à la main, ce qui a valu à l’entreprise d’être la première entreprise de chaussures certifiée Fairtrade au monde. Elle a gagné des récompenses pour son entreprise respectueuse de l’environnement et de la communauté, y compris un prix Young Global Leader ainsi que le prix de l’entrepreneur social de l’année au Forum économique mondial sur l’Afrique de 2012.

    Kayli Vee Levitan – Afrique du Sud

    Kayli Vee Levitan est un rédacteur sud-africain, blogueur et cofondateur de l’initiative philanthropique à succès, The Street Store. Levitan a cofondé The Street Store, un magasin de vêtements pop-up pour les sans-abri, avec son collègue, Max Pazak en 2014. L’initiative est alimentée par des dons, et est maintenant une initiative open-source qui permet à d’autres philanthropes en Afrique du sud et à l’étranger d’accueillir leur propre magasin pop-up en collaboration avec une organisation caritative de leur choix. Plus de 200 magasins temporaires ont été installés dans le monde et plus de 200 000 sans-abri ont été aidés dans l’achat de vêtements.

  • Éthiopie: l’entrepreneure Bethlehem Tilahun Alemuau se hisse sur le toit du monde

    Éthiopie: l’entrepreneure Bethlehem Tilahun Alemuau se hisse sur le toit du monde

    En Éthiopie, SoleRebels, le fabricant de chaussures respectueux de l’environnement, est aujourd’hui identifié comme un succès malgré des débuts difficiles. Bethlehem Tilahun Alemu a désormais une réputation mondiale.

    Lancé par Bethlehem Tilahun Alemu, jeune entrepreneure, SoleRebels voit une croissance rapide et une demande mondiale. Cette startup, c’est le reflet de l’histoire d’une entrepreneure éthiopienne qui a réussi à transformer sa préoccupation pour les artisans sans emploi de sa communauté d’origine en une marque mondiale de chaussures avec des revenus de plusieurs millions de dollars.

    En effet, SoleRebels produit des chaussures écologiques qui sont vendues à l’échelle internationale par de grands détaillants, y compris Whole Foods et Amazon, ainsi que dans un nombre croissant de magasins autonomes de la société.

    Chaussures uniques

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    SoleRebels produit des sandales confortables, faites à la main et des chaussures à lacets en utilisant des pneus recyclés pour les semelles et les fibres naturelles locales, y compris le coton filé à la main, le jute et Koba, une plante indigène cultivée en Éthiopie depuis des milliers d’années.

    La conception s’inspire des célèbres chaussures Selate et Barabasso de l’Éthiopie, des semelles portées par les rebelles éthiopiens qui s’opposaient aux forces italiennes qui tentaient de coloniser le pays il y a plus d’un siècle.

    Les chaussures SoleRebels sont vendues dans plus de 30 pays par le biais de ventes en ligne et de grands détaillants, ainsi que par un nombre croissant de boutiques de la société. En plus de son magasin phare à Addis-Abeba, SoleRebels compte plus d’une douzaine de points de vente indépendants aux États-Unis, à Taiwan, au Japon, en Grèce, en Suisse, en Espagne, en Autriche et à Singapour.

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    SoleRebels se conforme également aux normes du commerce équitable établies par la World Fair Trade Association. L’entreprise verse à ses employés trois ou quatre fois le salaire minimum en Éthiopie et fournit une assurance médicale et un transport aller-retour au travail.

    Bethlehem Tilahun Alemu a été nommé en 2011 jeune leader mondial par le Forum économique mondial. Elle figurait par ailleurs sur la liste Forbes des «100 femmes les plus puissantes» et a été classée par Business Insider comme l’une des «5 meilleures entrepreneures africaines» en 2012.

    L’année suivante, Fast Company l’a nommée l’une de ses «100 personnes les plus créatives en affaires 2013», tandis que The Guardian l’a appelée « l’une des « femmes les plus performantes d’Afrique ».

    L’une des marques de chaussures connaissant la croissance la plus rapide au monde, la société prévoit qu’elle aura 50 magasins fin 2018 et des revenus de 10 millions de dollars ou plus cette année.

  • Éthiopie: The Freelancers, la startup qui réduira le chômage en Afrique

    Éthiopie: The Freelancers, la startup qui réduira le chômage en Afrique

    Plateforme indépendante, la startup Freelancers a été lancée en Éthiopie en début d’année, prétendant être le premier sur le marché pour l’externalisation de projets informatisés dans le pays.

    Lancé en janvier 2018, The Freelancers cherche à améliorer l’accès aux emplois numériques en fournissant un pipeline cohérent et durable de projets pour les pigistes. La startup propose un recrutement par projet couvrant 103 compétences numériques. Les pigistes créent un profil, et peuvent soit faire une offre active sur des projets affichés par les employeurs, soit simplement lister et vendre leurs services.

    Michael Adane, cofondateur, chef de la direction et chef de la technologie explique que la startup est née du besoin perçu de responsabiliser les jeunes et adultes et de stimuler l’efficacité des PME. Selon lui, malgré la croissance de l’écosystème technologique en Éthiopie, bien de gens ne savaient toujours pas où et comment trouver des individus qualifiés. Mais pas que.

    L’autre objectif est de servir de canal pour créer une opportunité pour que la communauté mondiale puisse utiliser des ressources toujours inexploitées et contribuer à réduire le taux de chômage en Afrique.

    « Nous fournissons la collaboration, la connexion et l’esprit d’entreprise sans bureaucratie. Les pigistes parlent de l’avenir du secteur du recrutement des ressources humaines, qui selon nous réside dans l’externalisation et le travail indépendant, en particulier en Afrique » explique celui qui dit que sa plateforme, première du genre en Éthiopie, est aussi la moins chère en Afrique.

    En effet, la startup ne facture pas les employeurs pour l’inscription sur la plateforme, mais prend une commission de 10% de pigistes sur chaque travail effectué. The Freelancers conserve tous les paiements pendant le projet et ne libère les fonds qu’une fois le projet terminé.

    Depuis son lancement il y a bientôt 5 mois, The Freelancers a enregistré une quarantaine d’entreprises et près de 500 pigistes.

  •  Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

     Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

    Passionné de technologie, cet entrepreneur a fondé Langbot, une startup qui s’est spécialisée dans le domaine des langues. Langbot a pour objectif de faciliter l’apprentissage des langues grâce à l’utilisation des robots, des bots. « J’ai toujours été intéressé par l’apport de la technologie à la langue », explique Nati Gossaye.

    Diplômé en informatique, celui qui estime que les langues peuvent être mieux cernées grâce à la technologie a déjà travaillé dans des entreprises en tant que développeur ou sur des projets mobiles et web.

    L’entrepreneur a eu l’idée de créer sa startup quand il apprenait le français. « J’utilisais aussi des applications pour m’aider à apprendre le français. Je n’avais pas assez progressé. J’ai donc commencé par travailler sur Langbot que j’ai soumis au Messenger Bot Challenge pour le Moyen-Orient et l’Afrique lancé par Facebook. J’ai ensuite gagné 20 000 $ », affirme-t-il.

    Pour réaliser son projet, Nati Gossaye collabore avec un de ses camarades diplômés en linguistique et qui a développé diverses méthodologies pour l’acquisition de la langue. La startup peut surtout compter sur des partenariats. « Nous avons conclu un partenariat avec la plus grande école française d’Éthiopie, Alliance Ethio-Francaise, et avons mené avec succès des tests utilisateurs avec leurs étudiants », souligne Nati Gossaye qui confie vouloir vulgariser au cours de l’année les avantages de Langbot.

  • Tourisme religieux:  les coups de cœur et les bonnes adresses  en Afrique

    Tourisme religieux: les coups de cœur et les bonnes adresses en Afrique

    Les dernières années ont vu une prolifération rapide des institutions religieuses à travers l’Afrique, à mesure l’urbanisation devient importante. Bien que cela puisse brosser un tableau caricatural d’un continent nouvellement religieux, la vérité est que l’Afrique a longtemps été un continent imprégné de religion. Ceci est non seulement démontré par les croyances indigènes trouvées à travers le continent, mais aussi par les lieux de culte historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps pour raconter l’histoire des croyances du continent dans toute sa diversité vibrante.

    Les célèbres édifices sacrés de l’Afrique sont une source de grande fascination à visiter. De l’histoire riche à l’architecture unique, il y a beaucoup qui donne de l’allure à ces structures.

    La Grande Mosquée de Djenné, Mali

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    La Grande Mosquée de Djenné au Mali est l’un des édifices les plus emblématiques au monde. La mosquée, qui est considérée comme l’une des plus grandes créations de l’architecture sahélienne, a été entièrement construite à partir de la boue, ce qui en fait le plus grand bâtiment en briques de boue du monde.  En fait, toute la ville de Djenné est composée de maisons construites à partir d’une architecture de boue depuis le 14e siècle.

    Au cours des décennies, la Grande Mosquée s’est effondrée deux fois, et celle qui existe aujourd’hui a été achevée en 1907. Pour éviter que le bâtiment ne s’effondre à nouveau, un festival annuel d’une semaine est organisé, où les résidents viennent en nombre pour le recouvrir et le réparer.

    Basilique de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire

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    La ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire abrite l’une des églises les plus importantes du monde : la basilique de Yamoussoukro, également connue sous le nom de Notre-Dame de la Paix de la basilique de Yamoussoukro. À 158 mètres de haut et avec une capacité de 18 000 personnes à l’intérieur et 300 000 dans la cour, l’imposant édifice est la plus grande église chrétienne du monde, ayant dépassé Saint-Pierre au Vatican à son achèvement en 1989.

    Cette basilique été construite avec du marbre importé d’Italie et 5 000 teintes de vitraux de France. Chacun des 7 000 sièges de l’église a son propre système de conditionnement. L’église a été commandée par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Malgré l’ironie de la population chrétienne du pays, ce temple est devenu une fierté nationale et l’un des plus importants sanctuaires catholiques d’Afrique et du monde.

    La construction de la basilique de Yamoussoukro a duré cinq ans et a coûté 300 millions de dollars.

    Mosquée de Nizamiye, Côte d’Ivoire

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    Situé à Johannesburg, en Afrique du Sud, Nizamiye est considéré comme le plus grand complexe de mosquées de l’hémisphère sud. Ce centre religieux a été construit par l’homme d’affaires et philanthrope turc, Ali Katircioglu en 2012. Nizamiye est façonné d’après la mosquée Selimiye du 16e siècle en Turquie, un bâtiment qui présente un design ottoman spectaculaire.

    La mosquée possède 21 dômes, dont le principal est encadré par quatre minarets imposants. Plus de 200 vitraux ornent le bâtiment. L’intérieur est un spectacle à couper le souffle, avec des motifs complexes peints à la main.

    Le complexe comprend des installations communautaires telles qu’une école qui accueille 800 élèves, une clinique, des salles de conférence, des magasins, une boulangerie, une librairie et un restaurant.

    La Synagogue Ben Ezra, Égypte

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    L’Égypte abritait autrefois une communauté juive florissante de plus de 100 000 membres. Suite à leur exode massif vers Israël après 1948, les chiffres ont diminué à moins de 50.000. Mais, les rappels physiques de la riche histoire juive du pays nord-africain demeurent. Le pays est parsemé de synagogues qui attestent de son passé juif. L’une de ces maisons de culte est la 9e synagogue Ben Ezra, à l’origine, une église chrétienne au 9e siècle.

    Située au Caire, la synagogue serait construite à l’endroit où la fille du pharaon aurait trouvé Moïse dans les roseaux. Le bâtiment a été rénové de nombreuses fois au cours des siècles. Au 12e siècle, il a été restauré par Abraham Ben Ezra, rabbin de Jérusalem. En 1890, un trésor de documents historiques a été découvert dans la synagogue, révélant l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord.

    Église de Saint George, Éthiopie

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    La ville de Lalibela, en Éthiopie, est connue pour ses extraordinaires églises creusées dans le roc. Créées entre les XIIe et XIIIe siècles, les onze églises médiévales ont été taillées dans un tuf volcanique, chacune étant littéralement taillée dans la pierre, avec le toit au niveau du sol. Les églises témoignent du niveau suprême de l’architecture ancienne de l’Éthiopie.

    Le plus beau de ces sites chrétiens est l’église de Saint-Georges, à environ 12 mètres de haut. Il possède un toit en forme de croix, trois portes, un intérieur décoré avec des peintures murales et des sculptures remarquablement réalisées, ainsi que plusieurs fenêtres en forme d’arc. Certaines de ces fenêtres présentent des motifs croisés. L’église a été construite par le roi Gebre Mesqel Lalibela, qui a régné de 1181 à 1221.

    Monastère de Saint Antoine, Égypte

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    C’est en Égypte que se trouve le monastère le plus ancien du monde: le monastère de Saint Antoine. Plantée au fond des montagnes de la mer Rouge, l’église remonte au 4e siècle.

    Le monastère a été fondé par les disciples de Saint Antoine, le premier moine chrétien. À l’âge de 34 ans, Anthony a choisi de consacrer sa vie à Dieu et a commencé à vivre une vie d’ascèse. Il a donné sa richesse et ses possessions aux pauvres et s’est retiré dans le désert où il vivait dans la solitude comme un ermite. Après environ neuf ans de réclusion, le saint est sorti de sa retraite. En 313, quand la persécution chrétienne a pris fin, il a déménagé dans une grotte dans une montagne dans le désert oriental, où le monastère de Saint-Antoine a été établi.

    Au fil des années, le monastère a été agrandi. Aujourd’hui, les parties principales comprennent l’église de Saint-Antoine, l’église des Apôtres, l’église de la Vierge, la nouvelle église, le fort et une maison d’hôtes. Il y a aussi une bibliothèque, qui abrite un immense ensemble de manuscrits, et un musée qui raconte l’histoire du site.

    Mosquée Jummah Masjid, Maurice

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    Il y a plus à Maurice que des plages, des lagunes et des récifs magnifiques. L’un des édifices religieux les plus importants de l’île de l’océan Indien est la mosquée Jummah Masjid, incontournable dans la capitale Port-Louis.

    Anciennement connu comme la mosquée des Arabes, l’édifice a été construit dans les années 1850, combinant l’architecture indienne, créole et islamique. Comme la population musulmane a grandi à Port-Louis, une plus grande mosquée était nécessaire. Ainsi, en 1857, plus de terres ont été achetées par les marchands musulmans, ce qui a conduit à l’expansion de la mosquée Jummah Masjid.

  • Éthiopie: des déchets solides pour électrifier la capitale Addis-Abeba

    Éthiopie: des déchets solides pour électrifier la capitale Addis-Abeba

    La gestion des déchets (solides) est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés de nombreux pays africains, et l’incapacité à gérer correctement l’élimination ces déchets a souvent conduit à des inondations et à l’apparition de maladies.

    En Éthiopie, au cours des cinquante dernières années, le site de décharge de Koshe a été la seule dans la capitale Addis-Abeba. À mesure que la ville s’agrandissait, le site s’intégrait au paysage urbain et attirait des centaines de récupérateurs qui gagnaient leur vie grâce aux déchets récupérés. Mais en 2017, un glissement de terrain sur le site de décharge a tué plus d’une centaine de personnes, incitant le gouvernement à agir.

    Désormais, Koshe est en train de devenir une usine de  transformation des déchets. Cette mutation permettra de révolutionner l’approche de la ville en matière de gestion des déchets.

    En effet, l’Éthiopie est en train de transformer le site en une nouvelle usine de valorisation énergétique des déchets grâce au projet Reppie Waste-to-Energy, le premier du genre en Afrique. Cette initiative fait partie des efforts visant à révolutionner les pratiques de gestion des déchets dans le pays.

    Fournir 30 % des besoins énergétiques à Addis-Abeba

    L’usine va incinérer 1 400 tonnes de déchets par jour, une proportion qui représente environ 80% des déchets de la ville. L’électricité produite fournira à Addis-Abeba 30% de ses besoins en électricité, tout en respectant les normes internationales en matière d’émissions atmosphériques.

    Dans les usines d’incinération, les déchets vont être brûlés dans une chambre de combustion. La chaleur qui en résulte sera utilisée pour faire bouillir l’eau jusqu’à ce qu’elle ne se transforme en vapeur, ce qui entraîne un générateur de turbine qui produit de l’électricité.

    Zerubabel Getachew, représentant permanent adjoint de l’Éthiopie aux Nations Unies, a déclaré que le projet Reppie Waste-to-Energy n’est qu’une composante de la stratégie plus large de l’Éthiopie pour lutter contre la pollution et promouvoir l’énergie renouvelable dans tous les secteurs de l’économie.

    En effet, le projet est le fruit d’un partenariat entre le gouvernement éthiopien et un consortium d’entreprises internationales: Cambridge Industries Limited (Singapour), China National Electric Engineering et Ramboll, une société d’ingénierie danoise.

    Ce consortium a été créé pour concevoir et construire des installations de valorisation énergétique adaptées à l’Afrique subsaharienne. Reppie est le premier de ce que le consortium espère être une série d’installations dans les grandes villes de la région.

    Notons que l’incinération des déchets est populaire en Europe, où près d’un quart des déchets solides municipaux sont incinérés. La France compte 126 usines de valorisation énergétique, tandis que l’Allemagne en compte 121 et l’Italie 40.

  • L’Éthiopie mise sur l’éolienne pour restructurer son secteur énergétique

    L’Éthiopie mise sur l’éolienne pour restructurer son secteur énergétique

    En vue d’augmenter le taux de couverture énergétique sur le territoire, le gouvernement éthiopien a dévoilé début mars un plan de développement de parcs éoliens.

    L’annonce de ce plan a été faite en collaboration avec l’Agence danoise de l’énergie. Ce plan de développement va d’abord permettre à l’État de mobiliser les investissements privés indispensables. Pour Seleshi Bekele, ministre de l’Eau, de l’Irrigation et de l’Électricité, le gouvernement initie à cet effet une série d’actions visant à transformer le cadre réglementaire du secteur de l’électricité pour impliquer le secteur privé.

    Il a expliqué que « la fourniture d’une alimentation adéquate, la création d’un système énergétique plus résilient grâce à la diversification du mix de production, l’intégration du système électrique régional et le commerce de l’énergie, ainsi que l’accès à l’électricité à tous » sont des objectifs à atteindre. Ensuite, le plan évoque essentiellement la sélection des sites où peut être développé le projet éolien danois-éthiopien. Il y a également le réseau et les données bancables pour alimenter les ventes, le financement, les politiques d’approvisionnement ainsi que l’exploitation et la maintenance. A ce jour, le potentiel d’énergie éolienne de l’Éthiopie est estimé à 1000 GW.
    Rendre l’électricité accessible à tous

    Malgré des efforts dans le secteur énergétique, les autorités ressentent un grand besoin d’efforts concertés pour développer des cadres institutionnels, réglementaires et juridiques solides, afin de créer un environnement d’affaires attrayant. Seleshi Bekele confie que la mise à niveau des arrangements institutionnels conformément à la loi sur le partenariat public-privé permettra d’avoir un processus de livraison rapide et efficace pour répondre à la demande toujours croissante d’électricité du pays.

    «L’énergie éolienne dans le mix énergétique diversifié contribuera à protéger les fréquentes sécheresses dues au changement climatique qui constitue une menace stratégique pour notre énergie hydroélectrique, qui continuera à être le pilier du système électrique pour les années à venir», rassure Seleshi Bekele.

    Des responsables de l’Agence danoise de l’énergie ont affirmé de leur côté que l’énergie éolienne moderne est une source d’énergie rentable et peut être installée dans un court laps de temps. Le pays ne peut pas perdre de vue son « objectif ambitieux d’assurer l’accès à l’électricité à tous les Éthiopiens d’ici 2025 et de devenir une économie verte à résilience climatique modérée au cours de la prochaine décennie », déclare pour sa part l’ambassadrice du Danemark en Éthiopie, Mette Thygesen.

  • L’Éthiopie interdit l’adoption des enfants par les étrangers

    L’Éthiopie interdit l’adoption des enfants par les étrangers

     C’est une décision majeure. Dans le pays, elle est accueillie comme une avancée pour la protection des enfants. En effet, le parlement éthiopien a mis fin à l’adoption internationale par des étrangers dans le but de protéger les enfants contre d’éventuels abus de la part de leurs nouveaux parents. Cette possibilité a été mise en évidence en 2012 lorsque, dans un sinistre procès, un couple américain a été emprisonné pour la mort de leur fille éthiopienne de 13 ans. On a découvert que le couple avait battu et affamé la fille, qu’ils avaient adoptée en 2008. La fille avait perdu la vie en 2011.

    Les adoptions internationales en Éthiopie et ailleurs en Afrique sont de longue date, mais elles semblent avoir gagné en popularité en tant que célébrités principales, y compris Hollywood et les stars Mary-Louise Parker, Angelina Jolie et Madonna, une vétérane de la pop, qui a adopté des enfants africains. Mais la popularité des adoptions a également soulevé des craintes sur la possibilité d’exploiter le processus de traite des êtres humains. En 2016, le Danemark a interdit les adoptions en Éthiopie, affirmant qu’un manque de données sur les origines des enfants adoptés dans le pays pourrait faciliter la traite.

    Prise en charge par l’État

    Certains autres pays ont également mis en place des règles plus strictes pour le processus d’adoption internationale. Les États-Unis ont également suspendu les adoptions d’Éthiopie en mars dernier. Au lieu de laisser les étrangers les adopter, le parlement éthiopien dit que les enfants vulnérables devraient être pris en charge par les services aux enfants de l’État. Cependant, il existe des doutes sur la durabilité de cet arrangement. Beaucoup s’interrogent aussi la capacité d’accueil des services de l’État.

    Les interdictions d’adoption ont eu des conséquences néfastes pour les agences d’adoption américaines qui traitent des milliers de demandes d’adoption. Entre 1999 et 2016, un total de 15 317 enfants éthiopiens ont été adoptés aux États-Unis, selon les données du département d’État américain. Mais avec le ralentissement des affaires, certaines agences ont dû fermer boutique. Les opposants au vote du parlement estiment qu’une meilleure réglementation du processus d’adoption serait un avantage.

  • Vol historique de Ethiopian Airlines avec un équipage féminin

    Vol historique de Ethiopian Airlines avec un équipage féminin

    Après 2015, la compagnie aérienne a organisé mi-décembre un vol dirigé uniquement par des femmes.

    Le vol Addis-Abeba vers Lagos de ce 16 décembre est historique. La direction de la compagnie aérienne a annoncé que son équipage est uniquement composé de femmes. Outre les pilotes, l’équipage de cabine, les opérations de la rampe de vol et la répartition de vol au sol sont assurés par des femmes. Ethiopian Airlines a estimé qu’il s’agit de montrer de que les femmes peuvent réaliser tout ce qu’elles veulent dans l’industrie aéronautique.

    En 2015, la compagnie éthiopienne avait déjà offert ce vol spécial à ces passagers. Ethiopian Airlines a transporté des passagers du continent africain vers l’Asie. Le vol a quitté Addis-Abeba la capitale éthiopienne pour rallier en toute sécurité Bangkok en Thaïlande. La capitaine Amsale Gualu et son copilote, Selam Tesfaye, avaient d’ailleurs suscité l’admiration de l’équipage et des passagers. Selam Tesfaye avait d’ailleurs qualifié le vol de « légendaire ».

    Notoriété sur le continent

    Ces types de vol renforcent sur le continent la visibilité d’Ethiopian Airlines. La compagnie nationale éthiopienne dessert à ce jour plus d’une cinquantaine de villes en Afrique. Ethiopian Airlines est même le premier transporteur à disposer d’un Boeing 787-9 dreamliner pour transporter ses passagers. Le transporteur offre aussi à ses passagers un processus numérique pour leur faciliter les démarches de voyage. Un Wifi gratuit est surtout mis à la disposition des voyageurs qui utilisent l’aéroport international de Bole à Addis-Abeba, hub principal d’Ethiopian Airlines.

    Des avancées qui permettent au transporteur d’avoir une notoriété en termes d’efficacité et de succès opérationnels. Ethiopian Airlines continue également de multiplier les lignes et d’acheter différents appareils, notamment l’Airbus A350-900. La flotte de la compagnie est désormais composée d’une centaine d’avions. Ethiopian Airlines s’inscrit surtout dans une Vision 2025 qui doit lui permettre d’améliorer ses performances, selon Yared Bertra, directeur régional.

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