Catégorie : Rwanda

  • Terrorisme en Afrique : la solution de Paul Kagame

    Terrorisme en Afrique : la solution de Paul Kagame

    Le président rwandais Paul Kagame appelle ses pairs africains à s’unir pour lutter efficacement contre les groupes terroristes sur le continent. Le président rwandais a affirmé après une rencontre avec son homologue gabonais Ali Bongo que le terrorisme en Afrique doit être combattu par les Africains.

    Faisant allusion à l’opération française Barkhane au Mali, l’homme fort de Kigali a exprimé sa préférence aux initiatives africaines car selon lui, certaines aides étrangères peuvent encore compliquer les situations.

    « Des aides venues de l’extérieur du continent (…) peuvent parfois compliquer encore plus les problèmes. La meilleure façon de résoudre les problèmes est de travailler avec les pays africains et des institutions comme l’Union africaine (…) et de venir ensuite les aider dans leurs initiatives », a-t-il déclaré.

    Plusieurs pays africains sont régulièrement victimes des actes terroristes. En Afrique de l’ouest, le Mali et le Burkina Faso sont les plus visés par ces actes violents et barbares.

    Selon un rapport du gouvernement burkinabè, le « pays des hommes intègres » a enregistré 283 attaques terroristes,  524 morts et 308 blessés entre avril 2016 et juin 2019.

  • Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela, le développeur de logiciels de formation d’entreprise à travers l’Afrique, va ouvrir son principal centre de développement logiciel à Kigali, au Rwanda. Le centre sera ouvert en partenariat avec le Rwanda Development Board (RDB) du pays.

    Andela a été lancé en 2014 dans le but d’investir dans les projets de développement de logiciels en Afrique, en formant les porteurs de projets et en les plaçant sur des projets avec leurs clients.

    Désormais, la structure a trouvé un partenaire au sein du gouvernement du Rwanda ayant une mission commune : développer et maintenir une main-d’œuvre élite panafricaine.

    À Kigali, fort d’une capitale dynamique et possédant également l’infrastructure moderne et connectée dont Andela a besoin pour collaborer avec une main-d’œuvre mondiale, a été choisi pour abriter la structure. Plus intéressant, c’est qu’Andela dit que leur développement de logiciels au Rwanda sera leur premier hub panafricain.

    Dans le cadre de sa croissance et de son expansion continue sur le continent, Andela a levé un financement de série C de 40 millions de dollars dirigés par CRE VC. Une première en ce que le tour était dirigé par une société de capital-risque africaine.

    Depuis 2014, Andela a embauché et développé plus de 700 développeurs de logiciels africains. Certains d’entre eux ont depuis travaillé sur des projets avec plus de 150 entreprises mondiales, y compris Viacom, Pluralsight, et GitHub tout en établissant de nouvelles normes pour la culture d’ingénierie.

    Le campus technologique de Kigali sera officiellement lancé en décembre 2018, avec des candidatures ouvertes en août 2018.

  • Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    En Afrique, une femme qui achète des contraceptifs ou des préservatifs est très susceptible d’attirer des regards curieux et inconfortables, pourtant conseillés pour « contrôler » la forte natalité sur le continent.

    La perception et l’attitude du public vis-à-vis des femmes qui achètent des services de santé reproductive pourraient les intimider et entraîner des conséquences telles que les grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles, entre autres.

    Cependant, au Rwanda, une start-up technologique locale a mis en place une plateforme de commerce électronique pour permettre aux femmes d’accéder aux produits et aux informations sur les soins de santé. La startup Kasha, qui existe depuis bientôt deux ans, a permis à des milliers de femmes d’accéder à une gamme de produits de santé pour femmes garantissant la confidentialité et la qualité.

    Selon Joanna Bichsel, cofondatrice et PDG de la startup, Kasha existe parce que les femmes sont la plus grande opportunité d’affaires et la façon dont les femmes accèdent aux produits de santé est une expérience inconfortable et embarrassante. « La technologie peut permettre un accès confidentiel à des produits de santé pour femmes à grande échelle », a-t-elle déclaré.  Avec l’émergence du commerce électronique en Afrique de l’Est, Joanna Bichsel et l’autre cofondatrice, Amanda Arch, ont pris le temps de comprendre les difficultés rencontrées par une partie des femmes rwandaises qui accèdent aux produits de santé. Les deux, anciennes employées de Microsoft, ont déménagé au Rwanda après s’être senties frustrées par le fait que les innovations technologiques vitales qu’ils avaient vues se dérouler sur la scène technologique de Seattle n’atteignaient pas le monde en développement

    jusqu’à présent, la startup a pu mobiliser environ 1,5 million de dollars en capitaux leur permettant d’établir une présence dans le pays avec une équipe composée de 20 personnes.

    Efficacité

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    Simple plateforme web au départ, la startup dispose désormais d’une application  afin d’avoir une hotline dédiée, une plateforme WhatsApp, une application et un USSD pour les clients sans accès à internet et smartphones. Cette dernière option est d’ailleurs jusqu’aujourd’hui la plus utilisée, avec près de 10 000 ventes rien que par le USSD.

    De leurs ventes jusqu’à présent, environ 30 % sont dans les zones rurales avec de bas salaires, 50 % sont des personnes à revenu moyen et environ 20 % sont des professionnels.

    S’il est vrai que le défi commun entre les plateformes de commerce électronique à travers le monde est que leurs produits ont souvent un prix de marge élevé alors qu’ils tentent de réaliser un bénéfice, Kasha fait les choses autrement. La startup a relevé le défi en nouant des partenariats stratégiques avec des fournisseurs et des distributeurs en leur accordant des prix de volume. De cette façon, ils vendent les produits au même prix que les détaillants avec la commodité de la livraison et la confidentialité. L’entreprise a également un modèle d’affaires en collaboration avec des fabricants tels que Unilever ayant en outre des produits moins chers. « Nous avons construit notre modèle d’affaires pour garder nos produits vraiment abordables. La plupart d’entre eux sont des produits de base, donc vous ne pouvez pas avoir une marge élevée », a déclaré Bichsel.

    L’entreprise a également travaillé sur différents modèles de livraison pour les produits en fonction de ce que l’acheteur peut se permettre. Dans certains cas, ils ont des livraisons de porte-à-porte, alors que dans d’autres, ils ont des points de livraison près de l’emplacement des clients.

    La hotline fournit également des informations aux utilisateurs, y compris une option de consultation par téléphone avec un professionnel de la santé sur des produits tels que la régulation des naissances et les méthodes de planification familiale.

    Leur approche leur a valu des partenariats avec le ministère de la Santé pour améliorer l’accès à des services tels que la santé reproductive dans les zones rurales et les endroits les moins bien desservis.

    L’entreprise cherche actuellement à s’étendre et couvrir totalement Kigali. Avec l’adoption actuelle, la startup va également conquérir le marché kenyan avant la fin de cette année.

  • Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    L’annonce a été faite en fin de semaine dernière : Yvonne Manzi Makolo devient directrice générale de RwandAir, la compagnie aérienne rwandaise.

    Yvonne Manzi Makolo remplace le colonel Chance Ndagano, qui a été le PDG intérimaire pendant près de 12 mois. Cette nomination par le président Paul Kagame fait partie d’un remaniement ministériel annoncé samedi. Mais la jeune Rwandaise n’est pas nouvelle dans l’entreprise. Elle travaille avec la compagnie aérienne depuis environ un an, où elle occupait le poste de vice-présidente exécutif en charge des affaires de l’entreprise.

    En effet, cette nomination coïncide avec le moment où le transporteur national planifie l’expansion de ses vols. RwandAir dessert actuellement environ 25 destinations en Afrique, en Asie et en Europe. Les plans pour lancer des vols directs vers la Chine sont dans les étapes avancées, avec le premier vol prévu en milieu de cette année. La compagnie aérienne a également mis le cap sur les vols vers les États-Unis et Israël, en plus de relier plus de villes africaines à son réseau.

    Qui est Yvonne Manzi Makolo ?

    Il y a 15 ans,  Yvonne Manzi Makolo a  fait ses valises et a quitté le Canada où elle avait vécu pendant une dizaine d’années, pour retourner au Rwanda. À son arrivée, elle a travaillé en informatique et dans le développement des applications avant de rejoindre  MTN-Rwanda. Jusqu’en 2016 et avant de travailler à Rwandair, elle a été Chief Marketing Officer, puis  Chief Executive Officer de MTN-Rwanda.

    Elle a aussi travaillé dans le secteur privé depuis son retour au Canada. Au Canada, elle avait également été associée à un projet de la Banque mondiale, de même qu’une ONG appelée World Links, pour informatiser les écoles et former les enseignants à l’utilisation des ordinateurs.

  • Le Rwanda transforme des fibres de banane en serviettes hygiéniques

    Le Rwanda transforme des fibres de banane en serviettes hygiéniques

    Fondé en 2008 par l’Américaine Elizabeth Scharpf, Sustainable Health Enterprises (SHE) s’est associé à des réseaux de femmes au Rwanda pour fabriquer et vendre des serviettes hygiéniques à base de feuilles de bananier. La responsable de l’entreprise explique s’être basée sur les atouts du Rwanda. Entre autres, l’existence de réseaux organisés tels que des agents de santé communautaires et des groupes de femmes, des politiques favorables aux affaires et le fait que le pays soit très vaste.

    En réalité, dans le pays, selon les chiffres, près de 18% de filles manquent, en moyenne, 35 jours d’école chaque année en raison de leurs règles et de leurs coussins inefficaces. Grâce à des formations aux États-Unis, Elizabeth Scharpf a réussi à breveter la transformation des fibres de bananes. C’est à l’Est du Rwanda que l’entrepreneure produit des serviettes écologiques.

    1000 serviettes au quotidien

    SHE est également un modèle d’entreprise hybride qui implique des services d’éducation sanitaires et des liens de micro-entreprises pour distribuer les feuilles de bananier. «Nous ne sommes pas une entreprise de produits. Nous sommes plus d’une société de services », explique Elizabeth Scharp.

    Sustainable Health Enterprises fabrique chaque jour plus de 1000 serviettes. L’entreprise envisage atteindre plus de 30000 serviettes à la fin de l’année. « Nous nous sommes assurés de recevoir les commentaires de nos clients. Nous avons constaté qu’ils voulaient des serviettes qui ressemblaient à ceux fabriqués par les marques établies », indique pour sa part John Uwayezu, directeur général de l’entreprise. Il ajoute que tout se fait pour fabriquer un produit qui retienne l’attention de la clientèle.

    Les  clients se montrent pour le moment satisfaits. « Quand j’ai découvert qu’il y avait une fabrique de serviettes hygiéniques dans notre région, je les ai achetées. Je les utilise désormais. J’ai aussi commencé à jouer au basketball et au volleyball », confie Nicole Uwase, étudiante rwandaise.

     

     

     

     

     

     

  • Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Un étudiant rwandais de troisième année a inventé un prototype de réseau qui permettra aux utilisateurs de WhatsApp de passer des appels internes et internationaux sans Internet.

    Dans un contexte où sur le continent africain, les appels internationaux coutent encore très cher, à 26 ans, Deodate Mugenzi pourrait voir résolu un grand problème de communication.

    Cet étudiant en sciences de technologie de l’information et de la communication au Centre régional polytechnique de Kigali au Rwanda a développé un prototype qui contourne les règles traditionnelles de télécommunication et d’Internet. En effet, le prototype de Deodate Mugenzi permet aux utilisateurs de l’application de messagerie WhatsApp d’appeler des utilisateurs qui ne sont pas utilisateurs de l’application directement sur leurs numéros de téléphone, alors que jusqu’ici, seuls les utilisateurs de WhatsApp peuvent communiquer entre eux.

    Connecter sans internet

    Au Rwanda par exemple où selon les estimations, le nombre d’utilisateurs de smartphones est bien inférieur à 1,2 million de personnes sur quelque 12 millions de populations, le mécanisme de Deodate Mugenzi est une belle option de communication. Parce que tout comme le Rwanda, nombre de pays africains ont ce frein qui ne facilite pas les échanges avec l’international.

    « Le problème est que beaucoup de gens ici au Rwanda et dans d’autres parties de l’Afrique ne peuvent pas se permettre de posséder des smartphones qui leur permettent d’utiliser tous ces services Internet. Pour y remédier, les gens devraient utiliser des services qui leur permettent de communiquer en utilisant n’importe quelle plateforme à leur disposition », dit-il.

    Pour pouvoir utiliser le système, Mugenzi qui a fait à plusieurs reprises l’essai de son prototype doit enregistrer les numéros de l’appelant et du destinataire sur WhatsApp. En d’autres termes, il utilise WhatsApp comme une plateforme pour connecter deux personnes.

    Le jeune entrepreneur affirme que le prototype a été développé à partir de sa passion pour la science et la technologie, ainsi que de la nécessité de résoudre les problèmes existants auxquels la plupart des gens font face dans son pays.

    Pour réaliser ce bijou technologique, l’étudiant de troisième année se souvient avoir passé d’innombrables heures à la bibliothèque en essayant de relier les compétences de réseautage, de communication mobile et d’autres compétences qu’il avait acquises à l’école pour trouver une solution qui aiderait beaucoup de gens.

    Selon les informations fournies par celui-ci, le système a été développé à partir du concept de physique optique, combiné avec des expériences de réseautage et de communication mobile. Il s’agit d’un prototype qui bénéficierait à la fois aux consommateurs et aux fournisseurs de services, a-t-il rassuré. « Une fois que les télécoms et les FAI auront accepté l’idée et que le système sera commercialisé, les tarifs des appels vocaux seront moins chers », pense celui-ci.

    Désormais, le jeune Rwandais pense à une phase de production de masse à des fins de commercialisation. Mais avant cela, il veut acquérir beaucoup plus de compétences techniques afin d’améliorer son invention.

    Actuellement, Mugenzi est en partenariat avec l’ambassade américaine au Rwanda pour former de jeunes étudiants passionnés par la technologie. L’idée est d’inspirer et de motiver plus de jeunes à poursuivre la technologie.

  • Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Au Rwanda, le gouvernement s’est lancé dans une politique d’offre de services de soins oculaires à toute la population. Une première dans un pays à faible revenu.

    Dans un pays où un tiers des 12 millions de la population a des problèmes de vue, des infirmiers bien outillés ont visité les 15 000 villages rwandais dans le cadre d’un projet visant à assister les personnes en handicap oculaire. En la matière, cet État est devenu le premier pays à faible revenu à fournir des soins oculaires universels à sa population.

    Pour ce faire, le gouvernement s’est associé à l’organisation Vision for a Nation (VFAN) pour former plus de 3 000 infirmiers spécialisés dans 502 centres de santé locaux. Leur mission consiste à prescrire des lunettes et recommander les personnes ayant des problèmes oculaires graves aux cliniques nationales.

    La ministre rwandaise de la Santé, Diane Gashumba, a déclaré que le Rwanda a balisé la voie à d’autres pays. « L’impact de cette initiative a été énorme », a-t-elle ajouté.

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    Sauver des vues et des vies

    Au Rwanda, les maladies oculaires touchent une très grande partie de la population. Pour Dr Jennifer Yip, de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, il est question avec cette initiative de « sauver » les vues, en assistant les personnes susceptibles d’être frappées par la cécité. « Nous avons constaté que 34 % de la population du Rwanda pourrait bénéficier d’une forme de soins oculaires. Cela va des symptômes très mineurs à ceux nécessitant une chirurgie qui change la vie », a-t-elle confié à la presse.

    Dr Graeme Mackenzie, consultant pour Vision for a Nation, a décrit comment les conditions de vue non traitées, particulièrement chez les femmes, piègent les familles dans un cycle de pauvreté. « Le tri des fèves de café est une affaire assez sérieuse au Rwanda », a déclaré M. Mackenzie. « Ce sont généralement les femmes qui travaillent dans cette industrie, et leur gagne-pain dépend de leur capacité à trier les haricots. Vers l’âge de 45 ans, ils perdent leur capacité à bien voir. Leur qualité de travail souffre et donc leur revenu baisse.

    Atteindre les objectifs de développement

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    Pour Dr Graeme Mackenzie, une mauvaise vision est un défi important pour la santé et le développement des pays.

    Au Rwanda, la myopie est la maladie oculaire la plus fréquente, et plus de 80 % des affections oculaires y sont considérées comme évitables. Le pays se classe au 159e rang sur l’indice de développement humain et seulement 19,8 % de la population a accès à l’électricité. À l’échelle mondiale, 253 millions de personnes vivent avec une déficience visuelle.

    Pour Tony Hulton, directeur général de VFAN, les soins oculaires sont essentiels pour atteindre les objectifs de développement durable. “Nous n’allons pas permettre aux pays d’atteindre leur plein potentiel et de sortir de la pauvreté sans soins oculaires,” a-t-il déclaré.

    Prochaine étape pour VFAN, le Ghana. Bien que la population et la composition géographique du pays représentent des obstacles supplémentaires, Hulton est convaincu de la valeur de la mission de l’entreprise.

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  • Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    En mai prochain, Volkswagen va commencer par assembler des voitures au Rwanda. Le constructeur allemand prévoit assembler trois de ses modèles dans le pays. Ce début d’assemblage va également marquer l’expérimentation d’un service d’autopartage du constructeur. Trois phases sont prévues dans la cadre de l’installation de la marque au Rwanda. On  note en premier la construction d’une usine dans la zone économique spéciale de Kigali. Le coût de cet investissement est estimé à 20 millions de dollars.

    Volkswagen devrait également mettre en place une plateforme de location et d’autopartage dans le pays, qui sera géré par une compagnie rwandaise. Une entreprise locale va de son côté s’occuper de la conception de l’application pour ce service familier à Uber adopté dans différents pays européens. Le constructeur allemand va surtout s’atteler à la formation de ses futurs employés. Il s’agit de leur donner les connaissances nécessaires afin qu’ils puissent bien remplir leurs tâches. Volkswagen compte créer près de 1000 emplois. Une fois opérationnelle, l’usine va produire près de 5000 véhicules par an.

    Véhicules hybrides

    L’usine rwandaise de Volkswagen va assembler des véhicules hybrides. Les trois modèles qui seront assemblés sont la citadine Polo, la berline Passat et la voiture de sport Teramont. Le choix du Rwanda s’explique d’abord par la stabilité politique que vit le pays. Pour Thomas Schaefer, directeur général de Volkswagen Afrique du Sud, le climat de paix qui règne au Rwanda a motivé le constructeur. À cela s’ajoute le niveau de développement remarquable porté par des réformes économiques engagées par l’État. Rappelons que le Rwanda enregistre régulièrement une forte croissance économique et s’est engagé dans une lutte efficace contre la corruption.

    En s’installant au Rwanda, Volkswagen continue de mettre en œuvre son projet de conquête du continent africain. Volkswagen assemble déjà des véhicules au Nigéria, en Afrique du Sud et depuis quelques mois au Kenya. Selon les informations, l’Algérie devrait être le prochain pays à accueillir les usines d’assemblages de Volkswagen.

  • À 27 ans, il quitte les USA pour bâtir un empire de nœuds papillon à Kigali

    À 27 ans, il quitte les USA pour bâtir un empire de nœuds papillon à Kigali

    Quand Matthew Rugamba s’est aventuré dans le monde de la mode en 2011, il a commencé par vendre ses nœuds papillon dans un sac à dos. À l’époque, il vivait et étudiait encore aux États-Unis, mais chaque fois qu’il rentrait au Rwanda pour les vacances, il fabriquait des nœuds papillon pour les vendre, un peu de manières informelles. Aujourd’hui, il est référencé dans le domaine de la mode dans son Kenya natal.

    Matthew Rugamba est le fondateur et directeur artistique de House of Tayo, une marque de mode basée à Kigali connue principalement pour ses nœuds papillon, cravates, écharpes de poche et snoods qui sont fabriquées à partir de tissus « kitenge » africains.

    En effet, au moment où Rugamba a commencé, le secteur de la mode au Rwanda était encore un terrain non exploré. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ; ce marché est attrayant pour les entreprises internationales. La croissance de la mode rwandaise est motivée par de jeunes designers locaux comme Rugamba qui sont retournés chez eux après avoir vécu à l’étranger. Mais alors que ses créations ont trouvé un public plus large à l’étranger, Rugamba continue de produire au Rwanda avec l’aide d’artisans et de tailleurs locaux pour « garder la marque authentique » tout en créant des opportunités d’emploi.

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    Autodidacte

    De ses dires, Rugamba est un créateur de mode autodidacte. Il a développé ses compétences de conception en regardant des tutoriels en ligne, en lisant des blogs de mode et en étudiant l’industrie en général. « Dans des domaines spécifiques comme l’art de concevoir et de créer une marque, j’ai beaucoup lu et étudié ce que font les autres et j’ai choisi certaines des meilleures pratiques pour commencer à développer cette activité », a expliqué le diplômé en relations internationales, âgé aujourd’hui de 27 ans.

    Pour démarrer son entreprise, Rugamba a dû compter sur ses économies personnelles grâce à un emploi d’été et a pu l’étendre avec le soutien de sa famille. « Le premier succès que nous avons réalisé était d’avoir un magasin à Kigali. C’était en 2013 quand je suis revenu », a-t-il dit, ajoutant que « se retrouver chaque année dans cette entreprise est une étape importante ».

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    Au fil des années, House of Tayo a connu une croissance régulière en raison de « véritables critiques » de la part des personnes qui ont acheté le produit. Aujourd’hui, Rugamba a déjà présenté ses collections à l’étranger.

    Médias sociaux et mode

    Les médias sociaux ont aussi donné un coup de pouce à House of Tayo. Au début de l’année 2012, c’était un Tumblr publié par Rugamba sur son ambition de raconter l’histoire de l’Afrique avec des nœuds papillon qui l’ont d’abord fait fusiller, lui et sa marque, dans les feux de la rampe. Cette année-là, il a eu l’occasion de présenter ses collections à l’Africa Fashion Week de Londres.

    « Vous savez, vous pouvez dépenser des milliers de dollars pour obtenir les noms, mais si le produit et l’expérience de travail avec vous ne sont pas géniaux, ça va être une situation où les clients entrent une fois et ils ne reviennent pas. Les entreprises ne se développent que lorsque vous recevez des clients et les fidélisez. Conserver les clients est encore plus important que d’en acquérir de nouveaux. »

    Made in Rwanda

    Bien que l’industrie de la mode rwandaise soit encore jeune, elle évolue régulièrement vers un marché lucratif et dynamique. Selon M. Rugamba, des initiatives telles que la campagne « Made in Rwanda » ont aidé l’industrie à se développer. Cependant, il a fait remarquer qu’à aucun concepteur seul ne peut faire de l’industrie un pionnier de la mode. « L’avenir réside dans la collaboration » aime-t-il dire.

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    Pour cela, au début de l’année 2015, Rugamba et quatre autres designers locaux ont créé CollectiveRW, une alliance stratégique positionnée pour lancer la mode rwandaise sur la scène mondiale. « Nous avons réalisé que notre industrie ne va pas grandir si tout le monde fait ce qu’il veut », a-t-il expliqué, ajoutant que le but n’est pas seulement de faire sortir les produits, mais que les concepteurs commencent à se responsabiliser. « L’une des principales choses que nous faisons est de montrer le potentiel de l’industrie de la mode au Rwanda. Nous montrons aux sponsors la qualité des designs que nous pouvons assembler. Nous mettons notre pays sur la carte. »

    Déjà, les marques qui ont participé au CollectiveRW ont gagné plus de trafic vers leurs magasins, mais Rugamba et son équipe regardent également le côté commercial des choses, en particulier comment les concepteurs peuvent capitaliser sur le battage médiatique.

    Défis

    Selon Rugamba, une industrie textile sous-développée et un accès insuffisant au financement restent les principaux défis pour les entrepreneurs de la mode au Rwanda.

    « Lorsque vous êtes en mesure d’obtenir un financement de démarrage, les taux et les conditions ne sont pas favorables », a-t-il déclaré, ajoutant que ces défis ont limité la concurrence internationale des acteurs locaux. Pour cela, le jeune a suggéré que le gouvernement pourrait avoir un guichet spécial d’intérêt sur les prêts pour les jeunes qui démarrent leur propre entreprise.

  • Rwanda: kLab, l’épicentre de la révolution numérique

    Rwanda: kLab, l’épicentre de la révolution numérique

    A Kigali, dans le quartier de Kacyiru, le sixième étage de Telecom House, est considéré comme un endroit où les idées d’innovations flottent dans les airs, des rêves qui sont souvent concrétisés par les jeunes et les geeks. Là-bas, c’est le Knowledge Lab, alias kLab, l’un des principaux espaces de coworking du pays.

    Se promener dans les rues propres et ordonnées de Kigali, c’est flâner dans l’une des villes les plus dynamiques d’Afrique. La capitale rwandaise est animée, de plus en plus florissante, et évolue rapidement vers une ville moderne et durable, qui se débarrasse des horreurs d’antan et se fait connaître pour son secteur technologique en pleine croissance. Et pour les mordus d’innovation, de technologies et de startups, il est difficile de ne pas apprécier kLab dans ce pays.

    En effet, kLab est un espace d’innovation qui permet aux jeunes entrepreneurs, diplômés et étudiants de transformer une idée en véritable entreprise. La concentration avec laquelle les jeunes vont sur leurs ordinateurs au kLab est impressionnante.  Certains travaillent à faire de leurs idées de grandes entreprises, d’autres apprennent à coder, à développer des logiciels et des applications. C’est ici, chez kLab, que la plupart des idées locales qui se transforment en entreprises prospères sont conçues. kLab est essentiellement le point de rencontre des innovateurs et des entrepreneurs, et un endroit où plus de 80 entreprises sont nées, selon leurs propres chiffres.

    Mutangana Aphrodice, son directeur général, est à juste titre fier de son bilan à ce jour. « Nous avons commencé en 2012 et comptons maintenant plus de 1 400 membres alors que 51 600 ont utilisé les locaux de kLab les années dernières, et plus de 80 entreprises ont été créées ici », explique-t-il. « Nous sommes ouverts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et offrons de l’espace gratuit, du mentorat gratuit et un accès Internet à nos membres. Ils viennent avec leurs idées et nous aidons à sortir d’ici avec une entreprise ou un résultat », a-t-il ajouté.

    Rêver grand

    Le Rwanda a parcouru un long chemin depuis le génocide de 1994. Aujourd’hui, le pays s’oriente vers ses objectifs de Vision 2020, qui consistent à devenir un pays à revenu intermédiaire, soutenu par un secteur privé fort et une économie basée sur la connaissance. Et kLab contribue spécifiquement à ces objectifs de différentes manières, selon le directeur. « Nous sommes ici pour promouvoir et soutenir les solutions TIC en développant une forte communauté d’entrepreneurs et de mentors », explique-t-il. Et d’ajouter, « nous voulons capter les bonnes idées de nos jeunes et les aider à les concrétiser – ce qui est souvent difficile. Nous organisons donc une série d’événements, d’ateliers et de sessions de réseautage pour les aider à effectuer cette transition délicate ».

    A kLab, la grande des jours de la semaine est consacrée à un événement ou une activité de programme spécifique. Par exemple, des « Demo Night », où les porteurs d’idées apprennent à présenter leurs projets, une étape très importante pour pouvoir vendre les projets. Mais outre cela, le centre organise également « kLab Talks » où les responsables du centre invitent un conférencier externe à venir et à mener une discussion sur un sujet donné.

    Dans ce laboratoire d’idées, le personnel est composé d’hommes et de femmes d’affaires, ainsi que de bénévoles du milieu universitaire et de l’industrie des TIC. Partenariat public-privé, il est soutenu par le gouvernement, la Chambre ICT de la Fédération du secteur privé au Rwanda, ainsi que la JICA – l’Agence japonaise de coopération internationale.

    « Nous travaillons avec le gouvernement, le secteur privé et la communauté internationale du développement, et les 80 entreprises créées à partir de KLab ont maintenant une valeur combinée de plus de 3 millions de dollars », rassure le directeur. C’est certainement un bilan impressionnant, mais Aphrodice tient à souligner que l’environnement entrepreneurial au Rwanda est très favorable à ceux qui cherchent à démarrer et développer une entreprise.

    Il y a peu de doute que kLab a déjà fait tout l’effet – le président de la Banque mondiale, Jim Kim, a rendu une visite récemment pour donner son sceau d’approbation – et il n’y a aucun signe de ralentissement de sitôt. De grands projets à coup sûr, mais à en juger par leurs antécédents jusqu’à présent, peu – voire aucun – parieraient contre eux.