Catégorie : Cinema

  • Afrique: ces célèbres pays qui n’existent pas sur la carte

    Afrique: ces célèbres pays qui n’existent pas sur la carte

    Depuis le début du mois de février, Black Panther, ce film de Marvel qui porte toutes les étiquettes « afroptimistes » est devenu très célèbre avec ses ventes record, son scénario génial, son casting étoilé et son changement de narratif sur l’Afrique à travers la fiction. Wakanda, le pays imaginé par le studio américain Marvel est également devenu très célèbre sur la toile.

    En réalité, dans les superproductions américaines ou françaises, existent parfois des pays comme désormais Wakanda, au-delà de la pure fiction, très célèbre. Mais pas que. Dans les discours ou dans certaines mentalités également, si l’Afrique n’est pas un pays, alors les créations des scénaristes sont réelles.

    Mais, avant Wakanda, il y avait beaucoup de pays africains qui n’existaient pas. En voici quelques-unes.

    Wakanda

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    En septembre 2017, alors que le film a encore 5 mois avant sa sortie, High Life, le magazine de bord de la compagnie aérienne anglaise British Airways publie une photo de l’actrice kenyane Lupita Nyong’o avec une légende insinuant qu’elle originaire de Wakanda. Ce n’est pas un secret pour les Africains, ce royaume du Wakanda est purement imaginaire. Présenté comme un pays technologiquement très avancé, Wakanda est créé par le studio Marvel de la maison d’édition Marvel Comics. Imaginé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby, ce pays apparait pour la première fois dans le comic book Fantastic Four #52 en juillet 1966, avant de devenir célèbre en 2018 avec le film.

    Botswanga

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    Vous ne finirez pas de rire du Crocodile de Botswanga, cette production de Fabrice Eboué. Le Bostwanga, c’est ce pays imaginaire dans lequel Thomas N’guijol incarne à lui seul l’autoritarisme de Dadis Camara (Guinée), la singularité d’Amin Dada (Ouganda), Bokassa (Centrafrique), Mobutu (RDC). Ces dictateurs qui changer d’humeur de façon imprévisible. Dans cet État, le dirigeant capitaine Bobo connait moins les noms de ses enfants et de ses ministres que ceux de ses crocodiles.

    Zamunda

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    Dans le film Coming to America sorti en 1998, Eddie Murphy joue le rôle d’Akeem Joffer, le prince héritier de la nation africaine fictive de Zamunda, qui vient aux États-Unis dans l’espoir de trouver une femme qu’il puisse épouser. Il a trouvé sa femme bien et ils sont retournés à Zamunda pour le grand mariage royal.

    Nambia

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    N’existant que dans l’imaginaire de Donald Trump qui l’a mentionné en 2017 lors d’une réunion avec les dirigeants africains à New York, « Nambie » est par la suite devenue un État fictif évoqué pour rire de la faible connaissance de la géographie par le chef d’État américain. « Le système de santé de ‘’Nambia’’ est de plus en plus autosuffisant », avait-il dit, en voulant bien sûr parler de la Namibie.

    Wadiya

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    Ce pays d’Afrique du Nord a été gouverné par un protagoniste dans le film Le dictateur  qui est sorti en 2012. Le baron Cohen a joué le rôle du général Aladeen, le dictateur de la République fictive de Wadiya qui menace de bombarder Israël avec ses armes nucléaires. Celui-ci s’entoure de gardes du corps féminin, parraine al-Qaïda (en donnant refuge à Oussama Ben Laden) et change chaque mot dans le dictionnaire à «  Aladeen ».

    Gondwana

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    Ironiquement, Gondwana se veut la « République très très démocratique en Afrique ». Dans les chroniques de l’humoriste nigérien Mamane sur Radio France Internationale et finalement dans la production vidéo Bienvenue au Gondwana, cet État fictif « concentre à lui seul tous les défauts du continent ». Vous y trouverez corruption, absence de politique en matière d’éducation, de santé, déni de démocratie… Tout un lot d’ingrédients qui fait de ce pays une très triste démocratie.

  • La Nigériane Emmanuella [7ans] pose ses valises à Hollywood

    La Nigériane Emmanuella [7ans] pose ses valises à Hollywood

    L’ascension continue pour cette jeune star nigériane. Emmanuella Samuel a été retenue pour participer à un projet de film de Disney. La brillante comédienne l’a annoncé elle-même sur son compte Instagram. Le choix porté sur lui vient récompenser un talent qui fait l’unanimité malgré son jeune âge. Sur le réseau social, on la voit poser sur le plateau de tournage du film, mais également aux côtés de certains membres de l’équipe.

    Née en juillet 2010, Emmanuella Samuel surprend par sa maitrise et ses qualités de comédienne. Elle compte des milliers de vues pour ses vidéos postées sur les réseaux sociaux. Nièce du célèbre comédien nigérian Mark Angel, Emmanuella Samuel a initié à la comédie par son oncle. « J’ai très vite remarqué qu’Emmanuella pouvait être influencée positivement. Elle sait respecter les consignes, ce qui nous fait gagner beaucoup de temps pour tourner nos scènes. Elle est très talentueuse », confie Mark Angel.

    Ses premiers tournages se révèlent être du succès. Emmanuella Samuel rejoint définitivement Mark Angel Comedy, la troupe de comédie de son oncle. C’est dans ce groupe qu’elle apprend les contours de son métier, faisant montre de ses aptitudes d’actrice à chaque vidéo. En mars 2016, elle balance sur la toile la vidéo « I will beat you ». Le sketch devient viral et obtient après quelques semaines plus de 8 millions de vues.

    Plus d’un million d’abonnés sur YouTube

    Sa chaîne YouTube est l’une des plus suivis sur le continent. En 2017, celle que ces fans appellent affectueusement Emmanuella a atteint un million d’abonnés sur le site d’hébergement de vidéos, devenant ainsi la plus jeune lauréate d’un prix YouTube en Afrique. Ces vidéos sont présentes sur différentes plateformes et se partagent dans les quatre coins du continent. Elle est souvent sollicitée pour de grands événements.

    Dès l’annonce de son choix par le studio de cinéma américain, Emmanuella Samuel a reçu des félicitations de plusieurs fans sur les réseaux. Des personnalités du monde du cinéma et du showbiz ont également adressé leurs mots de félicitation à cette pépite africaine de la comédie. Des hommes politiques nigérians à l’instar de l’actuel président du Sénat, Bukola Saraki ont également bien accueilli la nouvelle. « Félicitations, Emmanuella ! Assurez-vous de les faire rire là-bas. Votre histoire est une source d’inspiration », a écrit le sénateur. Avant d’inviter la comédienne et sa troupe Mark Angel Comedy à venir discuter avec lui de la façon dont ils peuvent développer le potentiel de jeunes talents pour l’industrie créative.

    Emmanuella Samuel a déjà été récompensée. En 2015, elle a remporté le prix du talent spécial G Influence Niger Delta. L’année suivante, elle avait obtenu le prix de la meilleure nouvelle comédienne et princesse de la comédie aux Afro-Australie Music and Movie Awards en Australie.

  • Black Panther: des clés pour comprendre l’engouement des Africains

    Black Panther: des clés pour comprendre l’engouement des Africains

    Black Panther, la superproduction de Ryan Coogler a fortement séduit l’Afrique dans l’ensemble. L’engouement créé sur le continent est unique. En effet le film aura le mérite d’avoir pu embrasser toute l’Afrique comme une seule culture. En récompense, l’Afrique prend le lead dans la promotion de ce film hollywoodien.

    Le monde futuriste de Wakanda ébranle les stéréotypes négatifs sur lesquels Hollywood s’est longtemps appuyé. Le film aura d’ailleurs été victime des considérations racistes, n’entachant en rien son succès.

    En réalité, pour la première fois, un superhéros, entouré d’une troupe de guerriers tous noirs, sauvera son propre monde sur les grands écrans. Bien avant la première, le film est devenu une célébration de la représentation cinématographique pour le public afro-américain. Pour le public africain, le film symbolise à la fois un fantasme et une réalité où, l’Afrique aurait pu être sans interférence et des références du monde réel reconnaissables aux Africains, mais généralement ignorées par le grand public hollywoodien.

    Une inspiration purement africaine qui a poussé la costumière Ruth Carter à habiller les Wakandans de la tenue de tous les jours à la tenue de combat. Et quand T’Challa parle à son père, c’est dans la langue sud-africaine Xhosa qu’il le fait.

    Black Panther s’offre le tour de l’Afrique

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    Le public africain aura également la chance de se voir à l’écran avec les acteurs du film. Sans doute le nom le plus célèbre est celui de Lupita Nyong’o, qui, pour porter haut son pays d’origine, a assisté à la première de Black Panther au Kenya dans l’état de Kisumu le 13 février où son père est sénateur. Une initiative qui a intéressé le pays, comme le directeur marketing Imax du Kenya qui a déclaré que Nyong’o est « une fille de ce sol ». Mais elle n’est pas seule à le faire.

    Aussi, les rôles de Daniel Kaluuya et Florence Kasumba dans le film ont-ils conduit à des projections anticipées. Le succès récent de l’acteur Kaluuya, né en Grande-Bretagne, a par ailleurs emmené les Ougandais à poser des questions difficiles sur la façon de mieux soutenir les arts de Kaluuya et Kasumba.

    Au Zimbabwe, les quelques cinémas d’Harare ont très tôt vendu la première du 16 février, même à 12 $, un coût relativement élevé vu les difficultés économiques du pays. Les Zimbabwéens aimeraient probablement voir l’actrice Danai Gurira, qui incarne Okoye, la plus forte de toutes les gardes femmes du Black Panther, Dora Milaje.

    Quelques mois avant la sortie du film, la Zimbabwéenne était dans son pays où elle a accueilli des fans portant des T-Shirts Marvel pour un événement qui n’avait pourtant pas de lien avec Black Panther. Elle sera d’ailleurs en Afrique du Sud ce week-end pour assister à la première, en compagnie de Nyong’o, a-t-elle tweeté.

    « Cela a beaucoup de sens de voir l’Afrique se mettre à ce niveau, et cela représente beaucoup pour moi de jouer un personnage qui parle dans une langue africaine », a déclaré Gurira, qui a passé son enfance au Zimbabwe. Et d’ajouter, « vous ne voyez jamais ces choses, donc c’est très spécial pour ceux d’entre nous qui ont grandi sur le continent, et ceux d’entre nous qui savaient à quel point les Africains sont très mal représentés. »

    En Afrique du Sud, l’excitation s’est encore accentuée lorsque le rappeur Kendrick Lamar a tweeté la liste des morceaux de la bande sonore officielle composée de plusieurs artistes sud-africains, dont Babes Wodumo, bien célèbre dans la house music.

    Sur les réseaux sociaux, les Africains envisagent de se joindre à ce qui devient un événement mondial pour la culture noire en s’habillant de leur meilleur costume traditionnel pour le film. Comme quoi, la représentation positive de l’Afrique peut porter des fruits.

     

  • Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Il a quitté depuis ses dix ans sa terre natale. Mais reste pourtant attaché à sa patrie. S’il n’a toujours pas fait un retour en Côte d’Ivoire, Bambadjan Bamba reste au fait des nouvelles de son pays. Né en 1983 il s’est très vite envolé pour les États-Unis avec ses parents. Ces derniers demandent l’asile politique dans leur pays d’accueil et s’installent dans le South Bronx.

    Plus de vingt-cinq ans après, il a aujourd’hui son permis de résider et de travailler aux États-Unis. Mais Bambadjan Bamba a vécu une situation difficile en tant qu’immigré. Il a fait des études sans soutien financier et a tout donné pour suivre des cours de théâtre. Et il faut dire que cet Ivoirien continue de réaliser son rêve américain. Depuis dix ans, il est présent dans l’industrie hollywoodienne. Devenu acteur et cinéaste, Bambadjan Bamba s’est déjà fait remarquer dans des films comme Marvel. Bambadjan est également figurant dans des films et séries télévisées tels que Grey’s Anatomy, NCIS : LA ou encore Wyclef en Amérique.

    Réalisation

    Récent succès pour l’acteur, il a réussi à décrocher un rôle dans le film Black Panther où jouent également d’autres acteurs célèbres comme Lupita Nyongo’o et Danai Gurira. Bambadjan Bamba ne cache d’ailleurs pas sa joie lorsqu’il a été choisi après la distribution. « J’étais super super excité, je sautais partout dans la maison », a-t-il révélé au site Face2FaceAfrica. L’Ivoirien explique d’ailleurs avoir suivi des cours de Taekwondo et lu des BD pour réussir son casting. « C’était vraiment gratifiant de faire partie du film », a-t-il confié à Face2Faceafrica

    avec son expérience, Bambadjan Bamba fait partie des têtes africaines de Hollywood. Membre du conseil d’administration de l’Association des artistes africains de Hollywood, l’acteur ivoirien contribue à faire émerger d’autres talents africains dans l’industrie cinématographique américaine. À son actif, un court-métrage dont il est fier. Dénommé « papa », le film écrit et réalisé par Bambadjan Bamba relate l’histoire d’un adolescent africain qui essaie de s’adapter à la vie en Amérique sous la conduite de son père rigoureux. L’acteur envisage désormais réaliser un long-métrage grâce à ses propres fonds.

    Stand with Bamba

    Contre la décision de Donald Trump de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) qui permet aux jeunes arrivés illégalement aux États-Unis de bénéficier d’une protection, Bambadjan Bamba proteste. L’Ivoirien a lancé une campagne sous le hashtag #StandWithBamba pour mettre fin à la décision du président américain. En collaboration avec Define American, l’acteur de 35 ans bénéficie aussi du soutien d’autres figures de Hollywood. En parallèle, une pétition a été aussi lancée. Elle a déjà recueilli plus de 2000 signatures. Sa campagne connait une réussite. À tel point qu’il a été reçu sur des chaînes de télévision comme CNN où il a déclaré être prêt à se battre pour l’abrogation par le Congrès de la décision du président Trump de mettre fin au programme des « Dreamers ».

    « S’ils n’abrogent pas ou qu’ils ne trouvent pas de solution, je n’ai pas d’autre choix que de continuer à me battre. Je suis ici pour rester et je vais continuer à faire ce que je fais. Continuer d’utiliser ma voix pour trouver une solution », a affirmé Bambadjan Bamba dans son interview accordée à Face2FaceAfrica. L’acteur ivoirien a d’autres projets en cours dans son pays d’accueil. S’il y a fondé aussi une famille, il ne perd pas de vu son objectif ultime : revenir en Côte d’Ivoire et aider à construire une industrie cinématographique à Abidjan. Bambadjan Bamba envisage également créer une école de cinéma sur le continent.

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  • Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Jamais un film n’aura suscité de critiques dans la nation arc-en-ciel. Et pour cause, le film Inxeba (Les Initiés) projeté depuis quelques semaines n’est pas bien accueilli. Il relate l’histoire d’un groupe d’adolescents rassemblés dans un camp d’initiation. Ils suivent des rites traditionnels censés faire d’eux des hommes. Inxeba montre les étapes de cette cérémonie traditionnelle. Mais le film s’attarde surtout sur la relation particulière qui lie deux garçons du groupe. Ces deux derniers sont amoureux l’un de l’autre et vivent leur amour en cachette. Au fur et à mesure que les rituels se déroulent, le film évoque également toutes les actions des deux garçons qui font notamment l’amour.

    En Afrique du Sud où les secrets autour de ce genre de rituels sont bien gardés, peu ont apprécié le fait que Inxeba traite de ce sujet. Le film a provoqué l’indignation d’une bonne partie de la population à sa sortie. Les acteurs du film ont été menacés. Il leur est reproché d’avoir levé le voile sur une partie de cette cérémonie qui fait passer les adolescents à leur statut d’homme. Le réalisateur et son équipe ont également été critiqués par certains chefs traditionnels. Le roi xhosa a par exemple indexé le fait que Inxeba révèle les secrets jalousement gardés d’une tradition qui a réussi à supporter l’oppression et la modernisation.

    Un film qui bouscule

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    « Il n’est pas acceptable de plonger subjectivement dans des traditions et des pratiques dont vous n’êtes pas membre, sous prétexte de susciter le débat et l’engagement », s’indignent Lwando Xaso et Zukiswa Pikoli, deux écrivains xhosa. Les deux auteurs reprochent au réalisateur du film, John Trengrove, un Sud-Africain blanc, d’avilir « le peuple xhosa ». Cela, malgré que John Trengrove ait écrit le scénario du film avec l’auteur Thando Mgqolozana fondateur lui-même d’un festival littéraire noir.

    Les critiques à l’endroit du film portent surtout sur l’amour entre deux garçons dont les actions intimes sont montrées par moments. Pour certains critiques de cinéma, John Trengrove a eu l’audace de traiter dans son premier long-métrage de traité de deux tabous en pays xhosa. « Il est important que le contenu que nous produisons perturbe et propulse le public vers l’introspection. Le film met l’accent sur des aspects importants de notre culture et de nos traditions, tout en abordant les questions d’actualité liées à l’identité, à la masculinité et à la sexualité », déclare pour sa part un réalisateur sud-africain.

    De son côté, John Trengrove a expliqué que le film n’a pas été réalisé pour « plaire à tous ». « Pour être honnête, ce ne serait pas un moment satisfaisant si ce n’était que de l’amour et de la bonne volonté que nous avons reçue du public sud-africain au cours des dernières semaines », a-t-il conclu.

  • Et si Black Panther était inspiré par les Amazones du Dahomey?

    Et si Black Panther était inspiré par les Amazones du Dahomey?

    Si Black Panther, le nouveau film du studio américain Marvel a quelque chose d’intéressant auprès des Africains, ce n’est non seulement la forte présence d’acteurs d’origine africaine qui y est présente. Mais bien aussi parce que l’histoire est bien inspirée de l’Afrique. Le cas des Amazones du Dahomey serait une évidence.

    Le studio Marvel vient de sortir un autre thriller de Black Panther. Dans cette nouvelle vidéo de moins de deux minutes, les projecteurs ont été braqués sur l’armée exclusivement féminine, les Dora Milaje, dont le rôle a été démontré comme déterminant dans le scénario du film. Dans la vidéo, celles-ci se sont livrées à une démonstration de bravoure.

    Danai Gurira, l’actrice américaine d’origine zimbabwéenne, qui sert aussi de général d’armée au sein de la Dora Milaje, a déclaré que « les Dora Milaje sont des femmes qui ont donné leur vie au trône et à la sécurité du royaume ». Il y a de quoi penser aux Amazones du Dahomey.

    Mais, qui étaient vraiment les Amazones ?

    Nous sommes au XIXe siècle, sous le règne du roi Gézo. Le corps militaire se façonne pour devenir l’unité d’élite féminine du roi. Elles avaient toujours le crâne rasé. Elles étaient couronnées d’un bonnet blanc orné de caïmans bleus.

    En fait, dans l’ancien Royaume du Dahomey (actuel Bénin), existait une armée de guerrières qui avait défié tous les clichés sexistes dont les femmes sont victimes. « Vaincre ou mourir » était leur devise. Plus vaillantes que les hommes, elles mettaient sans difficulté à épreuve l’autre sexe. Ni l’ennemi ni la mort ne pouvaient les décourager. De leur vrai nom Mino (nos mamans, en langue Fon), les colons les avaient nommées les Amazones, en référence à l’armée mystique et puissante de toutes les femmes appelées Amazones dans la mythologie grecque.

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    Selon l’histoire, alors qu’elles n’étaient que d’environ 800 au départ, leur nombre a très vite augmenté pour avoisiner les 6000. Plus tard, ces femmes vaillantes allaient se battre dans d’autres royaumes alors que le Dahomey commençait à se développer. Elles perdront alors des soldats à la guerre et finalement attaqués par les colons français. Elles gardent malgré tout leur réputation. La culture de la détermination et de la rigueur qu’elles menaient avait fait qu’elles pouvaient jouir de relations privilégiées avec le roi. On ne les regardait pas dans les yeux, seul le roi avait ce privilège. Elles étaient craintes. Elles prêchaient le célibat, vivaient dans le palais royal, auquel seuls le roi et son entourage immédiat avaient, avant elles, accès.

    En réalité, connues pour être particulièrement habiles, chacun de leurs exercices et défilés militaires était spectaculaire, parce que toujours exécutés en chorégraphique. Mais cela n’aura pas échappé au vent de la colonisation. À la fin du XIXe siècle, lorsque le royaume du Dahomey est tombé, l’armée des Amazones fut démantelée aussi, à en croire les récits de l’UNESCO.

    Aujourd’hui, il y a de quoi les remémorer.

     

  • Hollywood: deux acteurs ougandais dans le film Back Panther

    Hollywood: deux acteurs ougandais dans le film Back Panther

     L’Ouganda n’est en tout pas un grand pays cinématographique à même de fournir ses stars comme le Nigeria, l’Afrique du Sud ou le Kenya à la grande industrie de production de films américains. Pourtant, deux Ougandais figurent dans le casting du blockbuster Black Panther, qui sera sur les écrans dès le 12 février prochain.

    L’engouement suscité par le film Black Panther est légendaire, au point où il établit un nouveau record pour la vente anticipée de billets pour un film de Marvel. Une raison qui explique cet engouement, Black Panther est un film qui défie de nombreux stéréotypes sur l’Afrique et les peuples africains. L’histoire se déroule à Wakanda, un pays africain fictif qui est le pays le plus technologiquement avancé au monde. À cet effet, la plus grande partie des acteurs qui font apparition dans cette production américaine est d’origine africaine.

    En effet, dans ce casting où bien de stars d’origine africaine font apparition, l’Ouganda sera lui aussi représenté par deux acteurs internationaux. Il s’agit de Florence Kasumba et Daniel Kaluuya. La première reprendra son rôle de « Captain America: Civil War » en tant qu’Ayo, un membre de la Dora Milaje et tandis que le second jouera W’Kabi, un confident de T’Challa, l’acteur principal.

    Florence Kasumba

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    Dans le récent film de Marvel, Captain America : Civil War (2016), Florence Kasumba était présente. Elle était dans le rôle d’Ayo, une chef de sécurité, rôle qu’elle reprendra dans le prochain Black Panther. Elle est membre de la Dora Milaje, une équipe féminine de combat.

    Née à Kampala, la capitale ougandaise il y 41 ans et élevée à Berlin, en Allemagne, Kasumba et entrée dans le monde cinématographique depuis un certain temps. En plus de jouer dans des films allemands et hollandais, elle a également fait apparition en tant que sénatrice Acantha dans Wonder Woman et la méchante sorcière de l’Est dans la série télévisée Emerald City de la NBC.

    Le personnage de Florence Kasumba dans Captain America : Civil War a été l’un des nouveaux personnages les plus mémorables, bien qu’elle n’ait eu que quelques minutes de dialogue.

    Daniel Kaluuya

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    Nominé le 23 janvier aux Oscar pour son rôle dans le film d’horreur Get Out, Daniel Kaluuya a avant Black Panther, un parcours intéressant. Il a déjà à son actif, une nomination aux Bafta et une autre au Golden Globe pour son rôle décisif dans le film d’horreur, une satire sur les relations raciales aux États-Unis.

    Daniel Kaluuya est un acteur anglais, comédien et écrivain d’origine ougandaise. Il est né en 1989 à Londres, en Angleterre, de parents immigrés ougandais. À 27 ans, Kaluuya est déjà un visage familier pour les amateurs du cinéma. Il a joué dans la série Black Mirror de Twilight Zone, ou dans le rôle de Posh Kenneth dans la comédie dramatique anglaise Skins.

    Également acteur principal du prochain thriller psychologique de Jordan Peele, Daniel Kaluuya se révèle comme un prochain grand nom de Hollywood.

  • Hollywood: une Nigériane fera apparition dans Avengers Infinity War

    Hollywood: une Nigériane fera apparition dans Avengers Infinity War

    Hormis le fait que sa première bande-annonce officielle était au-delà de l’épopée, l’Afrique, et particulièrement le Nigeria, aura une raison de plus d’être mordu du prochain film Avengers : Infinity War.

    Lorsque le prochain film Avengers de Marvel sortira en mai prochain, il y aura pour nombre d’Africains une raison supplémentaire de s’enthousiasmer pour le blockbuster de la franchise. En effet, Funke Akindele, l’une des plus grandes stars de l’industrie cinématographique nigériane (Nollywood) figure parmi les acteurs de la distribution des Avengers : Infinity War. L’information est disponible sur IMDb, le site Web de la base de données de films appartenant à Amazon.

    L’actrice nigériane est répertoriée pour jouer un rôle de membre de Dora Milaje, l’unité de toutes les forces spéciales féminines Wakanda de la bande dessinée Black Panther.

    En ce moment, il semble probable Akindele fera la coupe finale du film. Même si nomination finit par être un rôle mineur par rapport à son statut de superstar Nollywood, ce serait encore une percée majeure pour l’industrie cinématographique du Nigeria qui a connu une émergence rapide ces dernières années. Il faut aussi préciser que ce sera donc la première fois qu’un acteur nigérian apparaîtra dans un film de super-héros hollywoodien.

    En effet, Avengers 4 est un apogée après une décennie d’accumulation dans les premiers films de Marvel. Le film sera publié 10 ans jour pour jour quand Iron Man, le premier film de l’univers cinématique Avengers de Marvel, a fait ses débuts. Il verra plusieurs super-héros de différentes franchises qui font partie de l’univers cinématographique apparaitre ensemble dans un film pour la première fois. En tant que tel, Akindele jouera aux côtés de certains des plus grands noms d’Hollywood, à l’instar de Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Chris Evans, Scarlett Johansson, Mark Ruffalo, Don Cheadle, Zoe Saldana ou encore Chris Pratt.

    Qui est Funke Akindele ?

    A 41 ans, Akindele sait certainement quelque chose au sujet de faire partie d’une franchise populaire et réussie.

    En 2008, la native de Lagos avait joué dans Jenifa, une comédie sur une jeune femme sans éducation vivant à Lagos. Il s’est avéré être un succès massif. A la suite à cela, la star avait décroché le prix de la meilleure actrice de l’Africa Movie Academy dans un rôle principal pour sa performance.

    Il faut toutefois préciser qu’Akindele ne sera pas le premier lien entre Avengers à la plus grande ville nigériane. En 2016, dans la vidéo Captain America Civil War, il y avait une scène de combat de premier plan jouée à Lagos.

    L’année dernière, les trois films de Marvel (Spider-Man : Homecoming, Thor: Raganarok et Guardians of the Galaxy Vol. 2) avaient ensemble recueilli plus de 2 milliards de dollars avec chaque film notant 100 millions d’ouvertures ; soit, un record de 100 millions de dollars d’ouvertures en une seule année pour les maisons de production américaines. Le nouveau film est susceptible de continuer cette forte course au box-office. La bande-annonce a déjà accumulé plus de 113 millions de vues depuis sa sortie en fin novembre 2017.

    La sortie du film est prévue pour le 4 mai 2018. Une suite est programmée pour le 3 mai 2019.

  • Le secret derrière le premier film d’animation 2D camerounais

    Le secret derrière le premier film d’animation 2D camerounais

    C’est dans un studio de production relativement petit, situé à Douala, que Claye EDOU et son équipe se sont activés pour sortir le long métrage d’un film d’animation 100% camerounais. A sa parution, le résultat de ce travail est apprécié à sa juste valeur.

    Trois ans : c’est le temps mis pour réussir ce film 2D remarquable. Pour cette expérience, la jeune start-up auteure de la production a misé sur un conte populaire Camerounais, aussi célèbre chez les enfants que les adultes : l’histoire de « Minga et la cuillère cassée ».  Ce conte, on le connait de Yaoundé à Douala comme  un cantique au courage et au retournement de situation.

    En effet dans cette production, Minga est une orpheline maltraitée par sa marâtre. Un jour après avoir fait la vaisselle et cassé une cuillère, l’orpheline sera chassée hors de la maison familiale. La suite se termine en conte de fée. Minga sera mariée à un prince et sa marâtre connaitra une déchéance. Le film est ponctué de séquences musicales. Les personnages s’expriment en français, mais font également usage de quelques expressions en différentes langues locales.

    Travail de longue haleine

    Derrière cette production, Claye Edou, directeur du studio Cledley Productions. Sa startup, une entreprise de production audiovisuelle que le Camerounais a créée en 2014. Si ce long métrage est une première grande réussite de cette startup, Claye Edou et son équipe savent bien surprendre avec leurs réalisations. L’équipe composée de jeunes graphistes, bédéistes, caricaturistes passionnés, a déjà démontré qu’elle sait puiser du patrimoine culturel camerounais pour impressionner.

    Pour réaliser cette œuvre, il a fallu une cinquantaine de personnes qui s’étaient activées à composer les musiques, créer les décors, dessiner les personnages, monter les scènes, ou encore synchroniser la bande sonore aux mouvements. Mais Claye Edou a lui-même écrit le scénario, dessiné le story board, participé à la conception des chansons et  assuré le doublage d’un personnage secondaire.

    Selon ce dernier, cette production a englouti un investissement de 25 millions de francs CFA (environ 38 100 euros), en majorité ses fonds propres et ceux apportés par une vingtaine de coproducteurs associés au projet.

    Après la première, le 25 novembre, le film a été projeté, les 2, 6 et 9 décembre, à Douala et Yaoundé, lors du festival de bande dessinée « Mboa BD ». Une autre projection a eu lieu en fin décembre à Douala.

    Le réalisateur nourrit désormais l’ambition de présenter le film dans un « maximum » de festivals à travers le monde. La sortie en DVD est prévue en 2019.

  • Pornographie en Afrique, silence ça tourne! [Enquête]

    Pornographie en Afrique, silence ça tourne! [Enquête]

    S’appeler acteur de la pornographie en Afrique, pratique qui, cela va de soi, rebute la morale, n’est pas chose aisée. Le sexe en général d’ailleurs reste un sujet interdit. Une omerta.

    Phase de croisière : la pornographie, contre vents et marée, se démocratise en Afrique. Le marché d’écoulement des produits X reste charitablement spacieux. A Dakar, c’est la mise en ligne d’un site web, censé faire la promotion des films X made in Sénégal qui a suscité le courroux auprès des évangélistes de la morale. A Lagos ou à Abuja, ces genres d’entreprises ne font plus l’apanage d’une tranche de personnes dévouées, conscientes du risque et de la menace socioculturelle qu’ils encourent, et qui l’assument comme une tendance « fiers d’être ».

    En Afrique, la pornographie se fait dans tous les coins, à l’aide de quelques moyens fort peu onéreux. Douala, Kinshasa, Brazza, Abidjan, Accra, Johannesburg… on ne le dira jamais assez. Aussi longtemps qu’il est improbable d’arriver à une société sans prostitution, il est difficile de combattre la pornographie.

    Entre ces deux mondes, existe juste une passerelle. Les choses sont peut-être liées au développement. Pour Amély-James Koh qui milite contre la prostitution, « le secteur de la pornographie est en « développement constant » sur le continent. C’est aussi le cas à l’international où l’on remarque de plus en plus de noirs dans « les produits X ». Cela « répond à un culte du corps noir, à un désir d’exotisme », explique Amély-James Koh. Comme quoi, la perle est nègre, la prééminence est hellène. On n’est pas loin d’une Porn Valley en Afrique.

    Industrie pornographique en Afrique : la success story

    « Il existe une industrie de production pornographique en Afrique. Mais c’est difficile de quantifier avec précision ses succès », confie un chercheur sud-africain auteur d’un livre à paraître sur la question. « La pratique reste encore souterraine. La plupart de ses barrons sont inconnus », poursuit-il.

    Sur Internet, plus de 35% des téléchargements effectués contiennent de la pornographie. Les sites pour adultes occupent 4,41 % de l’ensemble des visites mondiales, et les plus importants comptabilisent jusqu’à 4,4 milliards de pages vues par mois. En Afrique, « il existe à Douala et Abidjan des jeunes femmes qui suivent des leçons pour découvrir les différentes techniques du porno. Et naturellement, les « instructeurs » n’hésitent pas à donner des cours pratiques aux femmes tout en évaluant les capacités des hommes qui veulent être ‘hardeurs’ », témoigne Koh Bela. Une étude menée par le site TheNextWeb.com a révélé le classement des pays ayant le plus de sites pornos hébergés sur leur territoire. Ce classement dévoile en deuxième position, un pays africain : l’Egypte, un pays malgré tout, très conservateur. Mais l’Afrique du Sud reste un leader sur le continent. L’industrie du sexe représenterait dans le pays près de 60 millions de rands.

    Il y a également le Nigéria et d’autres pays comme le Cameroun qui sont des pôles de production de films X. Pornographie C’est ainsi que le Nigéria qui abrite l’une des plus importantes industries cinématographiques de la planète a décidé d’exporter des vidéos et d’élaborer différents types de contenus. Ces contenus « sont diffusés en ligne sur divers portails Web », affirme Philippe Di Folco. Ce dernier, auteur du célèbre « Dictionnaire de la Pornographie », confirme que « la demande est forte chez les classes moyennes supérieures et inférieures qui se sont équipées en matériel vidéo ».

    Pour évoluer, l’industrie de la pornographie tente de résister et de contourner les piratages vidéos et la législation. La production ou la diffusion de pornographie étant interdites dans plusieurs pays, les équipes rusent. Elles dissimulent leurs réelles intentions pour décrocher des autorisations de tournage, procédé machinal au Maroc, destination prisée, ou elles font jouer leur réseau d’influence.

    Le co-fondateur du réseau pour adultes Sondeza, Tau Morena, a révélé que l’industrie du sexe représente un volume de 6,1 millions d’euros, des chiffres qui restent encore néanmoins à vérifier. Selon toujours ses données, l’Afrique du Sud en 1990 écoulait environ un million de productions chaque année contre actuellement 150.000 en moyenne. Loin de parler d’un désintérêt des consommateurs, cette situation s’explique plutôt par une révolution numérique forte en Afrique.

    La pornographie est délocalisée des CD traditionnels, exposés à des risques de censures, vers le web où le contrôle est difficile, et où la pudeur et la morale sont (dorénavant) foulées au pied.

    Devenir un(e) pornographe n’est plus soumis en Afrique à un exercice de casting. Un smartphone et une connexion internet, suffisent pour attirer beaucoup de consommateurs sur un ébat sexuel nouvellement mis en ligne. De l’autre côté, la consommation devient plus facile. Pas la peine de débourser une somme (souvent comprise entre 500 F CFA et 6.000 F CFA) pour s’offrir un CD. Geste mal en vue d’ailleurs…

    Faire ou ne pas faire : en Afrique, que disent les lois ?

    La pornographie est de plus en plus présente dans le quotidien des Africains grâce au web et les chaines de télévision aussi étrangères que locales. Cependant les lois de certains pays ne l’autorisent pas.

    Un grand nombre de pays réglementent strictement la liberté de publication des œuvres pornographiques en contrôlant l’âge minimum, les lieux d’accès ou le type d’images qui peuvent être représentées. Au Nigeria, les autorités de Lagos ont fini par demander aux parents de surveiller strictement leurs enfants.

    Dans la même veine, le Sénégal a adopté en 2007 une loi portant sur la Cybercriminalité. Un accent particulier est mis sur la pornographie infantile, définie selon cette loi comme « toute donnée quelle qu’en soit la nature ou la forme représentant de manière visuelle un mineur se livrant à un agissement sexuellement explicite ou des images réalistes représentant un mineur se livrant à un comportement sexuellement explicite ». La constitution prévoit d’ailleurs une peine d’emprisonnement de cinq (5) à dix (10) ans et d’une amende de 5.000.000 à 15.000.000 de francs CFA

    Au Togo, même son de cloche. Le pays n’est pas encore comme un grand producteur cinématographique, encore moins des films X. La pornographie rentre dans les infractions de proxénétisme et des actes contre nature. Elle est donc punie. La peine peut être un emprisonnement de 3 ans à perpétuité.  En Ouganda, autre nouveau pôle émergent de cette « activité illégale », une loi adoptée en 2014 prévoit une peine pour les pratiquants. D’ailleurs, les autorités y vont jusqu’à interdire d’ailleurs les mini-jupes jugées comme… « signe annonciateur ». Le Soudan du Sud, pays caractérisé par une instabilité politique, prévoit dans son code pénal trois ans de prison.

    Selon un jeune pornographe béninois, la pornographie en Afrique « favorise l’émancipation de la communauté noire ». Peut-être pas faux. Selon Koh Bela « en Côte d’Ivoire, au Cameroun… les acteurs pornos sont adulés et présentés comme des modèles de réussite pour la jeunesse, qui ne se fait pas prier en cas de sollicitation ». On l’ignore peut-être, être pornographe en Afrique, c’est aussi entreprendre. Mais demandez aux défenseurs de la morale, ils vous diront naturellement le contraire : la pornographie est autant ignoble vis-à-vis de la religion que de l’éthique.