Catégorie : Industrie & Transport

  • Une vingtaine d’avions pour renforcer la flotte d’Egyptair

    Une vingtaine d’avions pour renforcer la flotte d’Egyptair

    Egyptair a signé mi-novembre un accord d’acquisition de vingt-quatre avions auprès du constructeur Bombardier Avions commerciaux.

    L’annonce de la signature d’un accord entre la compagnie EgyptAir Holding Company et Bombardier Avions commerciaux a été faite lors du dernier Salon de l’aéronautique de Dubaï. Elle s’inscrit dans le cadre du programme C Series d’Egyptair. La compagnie égyptienne envisage en effet acquérir une douzaine d’avions CS300 et des droits d’achats de douze autres avions. Le coût de la commande est estimé à plus de 2 milliards de dollars. Selon Safwat Musallam, chef de la direction d’EgyptAir, le nouveau contrat va permettre à la compagnie de renforcement son équipement. « Nous sommes heureux du nouveau partenariat conclu avec Bombardier dans le cadre de notre stratégie de modernisation de notre flotte », ajoute-t-il.

    Le président de Bombardier Avions commerciaux, Fred Cromer, a de son côté reconnu que la signature d’un accord avec Egyptair marque le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux entreprises. Safwat Musallam a expliqué que l’avion CS300 était adapté aux plans d’affaires et à la stratégie de croissance d’Egyptair. Selon les informations, les responsables de la compagnie égyptienne ont choisi l’avion CS300 pour son excellente autonomie, ses caractéristiques économiques et sa cabine exceptionnelle.

    Etendre le réseau

    Avec la douzaine de CS300, Egyptair compte desservir des villes arabes, le Moyen-Orient ainsi que l’Europe. La compagnie mise aussi sur un futur partenariat avec Airbus pour élargir son réseau. Première compagnie égyptienne, Egyptair joue un rôle essentiel dans le secteur des transports aériens du pays. Elle assure la grande partie des vols et dessert plusieurs villes égyptiennes. A ce jour, la compagnie dispose d’un réseau de plus de 70 destinations et couvre près de 60 pays. Les responsable comptent étendre leur réseau et atteindre une centaine de destination. De son côté, l’Etat égyptien s’est engagé depuis quelques années dans la mise en place de meilleures pratiques internationales en termes de sécurité aéroportuaire.

     

  • L’Éthiopie inaugure deux nouveaux parcs industriels

    L’Éthiopie inaugure deux nouveaux parcs industriels

    L’Éthiopie qui envisage se positionner comme un poids lourd industriel en Afrique de l’Est inaugure cette fin d’octobre deux nouveaux parcs industriels. Des infrastructures qui permettront au pays d’augmenter ses recettes économiques et de créer des emplois.

    Les deux nouveaux parcs industriels vont commencer par fonctionner en novembre. Les parcs d’Adama et de Dire Dawa vont être spécialisés dans l’habillement, le textile et l’agroalimentaire. Les travaux de construction de ces infrastructures ont duré plusieurs mois. Leur coût est estimé à 315 millions de dollars US.

    Les travaux de construction ont été effectués par China Civil Engineering Construction Company (CCECC). Selon Dr. Belachew Mekuria, commissaire adjoint en charge des parcs industriels, toutes les dispositions ont été prises pour doter les parcs « de tout ce qu’il faut ».


    Les parcs d’Adama et de Dire Dawa vont faciliter les échanges extérieurs du pays


    La construction stratégique des deux ports qui se situent non loin du port de Djibouti constitue un avantage pour l’Etat éthiopien. En effet les deux infrastructures vont désormais jouer un rôle essentiel dans le commerce extérieur du pays. « Les parcs d’Adama et de Dire Dawa vont faciliter les échanges extérieurs du pays », indique un économiste, spécialiste de la région.

    Améliorer les exportations et créer de l’emploi

    Les deux nouvelles infrastructures devraient aussi permettre à l’Éthiopie de créer de nombreux emplois. A Adama, l’Etat mise sur la création de plus de 15 000 emplois indirects et plus de 15 000 autres indirects, soit 30 000 emplois. Le parc de Dire qui participe aussi à l’amélioration de l’accès à l’emploi va permettre « au gouvernement de créer 10 000 emplois », selon Dr. Belachew Mekuria

    L’Éthiopie qui s’est lancée dans une industrialisation de ses villes dispose désormais de cinq parcs industriels. Ces derniers s’inscrivent dans le cadre d’un projet qui vise à faire du pays « centre de fabrication en Afrique ». Outre les parcs de Hawassa, Mekele, le gouvernement éthiopien avait inauguré récemment le parc industriel de Kombolcha après neuf mois de travaux estimés à 90 millions de dollars.

    « Les usines engagées dans des activités orientées vers l’exportation dans la ville de Kombolcha auront un cadre idéal pour exporter leurs produits via le port de Djibouti à 480 km », avait déclaré Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien.

  • Égypte : la Chine va construire un monorail à Alexandrie

    Égypte : la Chine va construire un monorail à Alexandrie

    En vue de construire un monorail de 128 kilomètres, le géant chinois de l’automobile à énergie nouvelle, BYD, a annoncé cette semaine avoir signé un accord avec les autorités de transport la ville d’Alexandrie.

    Il y a treize ans, le constructeur automobile chinois a commencé la production et la vente des véhicules en Égypte. Depuis, près d’un tiers des taxis au Caire sont fabriqués par BYD, spécialiste des véhicules électriques, à en croire Huang Zhixue, Directeur général de la division des ventes automobiles au Moyen-Orient et en Afrique de BYD.

    Alexandrie, deuxième plus grande ville égyptienne, ville historique et culturelle bien connue, est désormais en proie à de fréquents embouteillages. Et depuis 2013, le gouvernement local a commencé à explorer plusieurs solutions pour alléger la pression du trafic.

    Désormais, le fabricant chinois prévoit d’y débuter bientôt les essais de sa solution de transport public « SkyRail », faisant du pays africain sa deuxième destination outre-mer après les Philippines.

    Si le coût et les détails du projet n’ont toutefois pas été rendus publics, l’avantage du monorail, selon le fabricant, réside dans son caractère très économique. En effet, ce système de transport exige seulement un cinquième du coût du chantier d’un réseau de métro classique. Il nécessite également un tiers du temps de construction. Les trains monorails peuvent atteindre une vitesse maximale de 80 km par heure.

    Khaled Eleiwa, le président de l’Autorité des transports publics d’Alexandrie, s’attend à voir démarrer les opérations de SkyRail dans la ville portuaire le plus tôt possible.

    « Le SkyRail de BYD est un moyen de locomotion propre, abordable et sûr pour les déplacements. Utilisant un espace routier limité dans les villes, tout en minimisant les perturbations dans les quartiers résidentiels », a expliqué AD Huang, directeur général du département de vente d’automobiles du Moyen-Orient et d’Afrique de BYD.

    Le monorail fait aujourd’hui partie des quatre secteurs clés de BYD, comprenant également les voitures, les composants de téléphone mobile et les batteries. Selon Securities Times, la société a déjà reçu des commandes de dix villes.

  • Ghana : Asamoah Gyan lance sa  compagnie aérienne ‘Baby Jet Airline’

    Ghana : Asamoah Gyan lance sa compagnie aérienne ‘Baby Jet Airline’

    Au Ghana, le footballeur Asamoah Gyan, capitaine des Black Stars, a obtenu une licence pour créer une compagnie aérienne privée dans le pays.

    Le Ghana continue d’attirer un certain nombre d’opérateurs dans l’industrie de l’aviation en raison, selon le président ghanéen Akufo-Addo, de sa démocratie stable et son industrie touristique en pleine croissance.

    Cette nouvelle compagnie arrive après l’annonce par le gouvernement du New Patriotic Party (NPP) de l’ouverture de l’industrie aérienne locale du Ghana pour attirer plus de compagnies et stimuler la concurrence.

    Alors que la bataille entre compagnies aériennes en Afrique, chacun allant pour une plus grande conquête des airs et une création de hubs dans leurs pays devient rude, le Ghana enregistre une 37e compagnie, alors qu’en fin 2016, le pays en comptait 35. Désormais dans la concurrence, Baby Jet Airlines. L’information de ce nouvel arrivage a été annoncée par le président Akufo-Addo lui-même, lors du salon aéronautique africain 2017 à l’aéroport international de Kotoka.

    « J’ai été informé  que le capitaine de notre équipe nationale senior, les Black Stars, Asamoah Gyan a obtenu une licence et travaille à la création d’une compagnie aérienne appelée “Baby Jet Airline”, a déclaré le Chef de l’État ghanéen. Et d’ajouter :


    Je veux appeler d’autres Ghanéens, tant au pays qu’à l’étranger, à investir dans le secteur de l’aviation en pleine croissance.


    De son côté, Gyan a déclaré au magazine Business Insider Sub Saharan Africa : “cela fait plusieurs mois que nous travaillons sur le dossier et nous sommes contents d’obtenir la licence. Le projet est de débuter avec les cargos de transport de marchandises sur le plan local et international. Puis avec nos partenaires, nous verrons comment élargir nos offres”.

    En effet, comme bien de pays conscient de l’importance d’être au centre des connexions aériennes, le président ghanéen veut aussi miser sur ce secteur. D’ailleurs, le prix du billet d’avion domestique est en baisse, avec la suppression des 17,5 % de TVA. D’autres efforts non moins importants ont été faits pour maintenir les prix du carburant d’aviation au Ghana à un niveau compétitif par rapport aux autres pays de la sous-région.
    Pour rappel, l’African Airshow est la première exposition et conférence aérospatiale et aéronautique de l’Afrique de l’Ouest. Il est organisé par 4 M Events, les organisateurs de l’expo d’Abu Dhabi Air, basée à Dubaï, ces trois dernières années.

  • Togo: des voitures solaires pour réduire le CO2

    Togo: des voitures solaires pour réduire le CO2

    Depuis 2016, le Togo conçoit et commercialise des voitures solaires grâce à la société « Le monde de l’énergie ».

    Le Togo est depuis septembre 2016 le premier pays africain à assembler et commercialiser des voitures à énergie solaires et électrique. Les voitures ont été conçues par la société chinoise S-King et la société togolaise « Le monde de l’énergie ». Elles disposent de moteurs électriques alimentés par un système solaire. Pour les concepteurs, les voitures vont contribuer à la réduction des émissions de CO2 du trafic routier. Selon Kossi Etoh, Directeur Général de la société conceptrice, les voitures vont permettre au Togo de « se conformer plus aux normes écologiques et de protéger la santé des usagers ».

    Les voitures solaires disposent d’un panneau solaire de 250 watts et d’une batterie rechargeable. Elles peuvent à charge pleine parcourir plus de 170 km et atteindre une vitesse moyenne de 60km.

    Création d’emplois

    Les prix de vente des voitures solaires varient entre 1. 200. 000 F CFA et 3. 200.000 F CFA. Les constructeurs estiment que le transport écoresponsable revêt une importance. Il envisage ainsi renforcer son unité de production et créer des stations de recharge dans toutes les villes du Togo. Ce qui constitue surtout une source de création de plusieurs emplois. Il est prévu la création de stations de recharges. Un développement des produits en solution de transport de fret à l’aérogare devrait être fait. Selon les constructeurs de jeunes togolais devront régulièrement être formés dans « la maintenance de ces types de véhicules ». Pour le moment, « Le monde de l’énergie » travaille sur l’augmentation de l’autonomie de la batterie des voitures en vue d’améliorer les distances parcourues.

     

  • Transport aérien: l’Afrique en pleine progression

    Transport aérien: l’Afrique en pleine progression

    Après une période de vache maigre causée principalement pas « la crise Ebola », le marché africain de l’aéroportuaire reprend sa croissance. Une croissance qui s’illustre par une augmentation du nombre de passagers sur le continent.

    La concurrence des compagnies aériennes, chacune dans l’objectif de créer un hub dans son pays, est au bénéfice de l’économie des pays. En 2016, le continent a battu tous ses records. Selon les chiffres du Conseil International des Aéroports en Afrique (ACI), le continent africain devra accueillir d’ici vingt ans, au moins 300 millions de passagers chaque année. En 2015, 111 millions de passagers avaient été accueillis.

    Concurrence en plein air

    Sans surprise, c’est l’actuel leader de l’économie africaine qui mène la danse. Avec ses 21 millions de passagers, l’aéroport international Olivier Reginald Tambo de l’Afrique du Sud a connu sur tout le continent, le plus important trafic en 2016 avec une croissance de 3,62 %. Si Le Caire fait mieux en termes de croissance, l’aéroport égyptien aura comptabilisé beaucoup moins que celui de Johannesburg. Le Caire, c’est 16,4 millions de passagers, pour une croissance de 4 %.

    ACI dénombre environ 9 millions de passagers à l’aéroport de Bole d’Addis-Abeba, hub de la compagnie Ethiopian Airlines, pour une croissance estimée à 12,78 %. L’aéroport Mohammed VI de Casablanca occupe la dernière place du Top 5 africain, avec 8,9 millions de passagers, avec une croissance annuelle de 5,33 %.
    Cependant, la meilleure progression de l’Afrique revient à l’Aéroport Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’aéroport ivoirien a enregistré le record de croissance de 20 %, atteignant la barre de 1,8 million de passagers. Une performance qui s’explique, à en croire le directeur de l’aéroport, notamment par le retour de la compagnie française Corsair. Pour un objectif fixé à 2 millions de passagers cette année et 2,4 d’ici 2020, le pays s’est engagé dans un plan de modernisation de 42 milliards de FCA sur la période 2015 à 2019. Ce plan consiste à construire une deuxième piste parallèle à la voie d’atterrissage et de décollage, l’augmentation du nombre de places de parking, le triplement des surfaces de l’aérogare, etc.

    Le continent africain de plus en plus connecté

    Les aéroports africains connaissent une véritable croissance ses dernières années. D’importants travaux de constructions et de rénovations des infrastructures aéroportuaire, roturière et même hôtelière sont à l’avantage de cet accroissement, qui frôle par ailleurs une saturation. Un fait qui explique l’ouverture future de l’aéroport international Blaise Diagne, cinq fois plus grand que celui de Dakar et capable d’accueillir 3 millions de passagers. Au Togo, la construction de la nouvelle aérogare, inaugurée en 2016, a permis d’avoir une croissance de 9 %, le nombre total de passagers étant estimé à environ 750.000. On peut aussi d’ores et déjà noter la création prochaine d’une nouvelle compagnie commune au Bénin et au Rwanda, compagnie dont les accords de création ont été signés en début ce de mois d’août.