Catégorie : Industrie & Transport

  • En Côte d’Ivoire, Kamtar veut pallier le manque de transporteurs de marchandises

    En Côte d’Ivoire, Kamtar veut pallier le manque de transporteurs de marchandises

    En Afrique, entre fournisseurs de logistique et de biens, il n’existe aucune solution pour rationaliser les transactions entre eux, selon les co-fondateurs de la start-up ivoirienne Kamtar, qui cherche à combler le vide.

    Arthur Thuet, cofondateur de Kamtar, en est convaincu. Le transport de marchandises est un secteur crucial, qui, s’il est bien fait, a un «impact super positif» sur les prix pour le consommateur final, ainsi que sur l’accès aux biens. Cependant, pense Arthur, dans de nombreux pays africains, les entreprises de logistique sont déstructurées, coûteuses et offrent une mauvaise qualité de service, dit-il.

    Combler le vide

    Kamtar a été lancé sur le marché en janvier dernier, offrant une plateforme de réservation de transport de marchandises en ligne destinée aux entreprises et aux particuliers.

    Les utilisateurs visitent le site Web, entrent dans les détails du travail de transport dont ils ont besoin pour remplir, et la plateforme correspond à un chauffeur de camion inscrit sur le site. Une offre de prix est générée, que l’utilisateur peut consulter et accepter de payer à la fin du travail. Un centre d’appel est également disponible pour ceux qui préfèrent ne pas réserver via Internet, ainsi que pour suivre les nouvelles réservations.

    De l’autre côté, le conducteur reçoit toutes les informations sur son application de conduite afin qu’il puisse effectuer le voyage le jour J.  Ensuite, à chaque étape du trajet, il utilise l’application pour informer le personnel de la startup et le client sur le processus de livraison. Le client peut également suivre le conducteur sur une carte, ce qui est très pratique dans un pays où les adresses physiques n’existent presque pas.

    La startup génère des revenus sur une base de commission, prenant une taxe comprise entre 15 et 30% à la fin du voyage. Le chauffeur prend le paiement pour un voyage, puis transmet les frais à Kamtar en utilisant l’argent mobile.

    Depuis son lancement, plus de 500 conducteurs se sont inscrits sur la plateforme, avec des dizaines de clients réguliers.

    Obstacle

    Le plus grand obstacle pour Kamtar a peut-être été l’analphabétisme et le manque de compétences techniques des conducteurs qui se sont inscrits sur la plateforme.

    Pour que Kamtar fonctionne de manière transparente, les conducteurs doivent utiliser un smartphone et mettre régulièrement à jour leurs activités via l’application.

    En tant que tel, une grande partie du travail de la startup tourne autour de la formation des conducteurs, et s’assurer que les travaux sont terminés en fonction des bons de commande, et avec des prix transparents.

    Kamtar veut se concentrer d’abord sur l’occupation du marché ivoirien. Cependant, à long terme, la société envisage d’entrer dans les marchés voisins, afin d’offrir des services de logistique transfrontaliers.

  • Yellow Relay, la  startup qui sécurise l’envoi de colis vers l’Afrique

    Yellow Relay, la  startup qui sécurise l’envoi de colis vers l’Afrique

    Face au manque d’adresses sur le continent, la startup Yellow Relay s’est positionnée depuis 2015 pour sécuriser l’envoi de colis vers l’Afrique. Yellow Relay offre en effet des services dans l’envoi de documents ou de différents colis de la France vers les pays africains. Il se fait que même dans les villes du continent, l’on est encore confronté à un souci d’adressage.

    La startup a été créée par Bernardo Tribeno et Maxime Boadji. Ces derniers expliquent avoir eux-mêmes éprouvé de difficultés dans l’envoi de colis vers l’Afrique. Grâce à sa plateforme en ligne, Yellow Relay propose à ses clients de payer les droits et taxes d’envoi. La startup leur garantit ensuite le suivi ou le traçage de leur colis. Les responsables confirment que les clients sont alertés quand leurs colis sont reçus par les destinataires.

    En trois ans, Yellow Relay a déjà fait ses marques. Avec plus de 12000 points de collecte de colis en France, la startup est présente dans une trentaine de pays africains avec près de 500 agences. Ses activités ont été récompensées fin 2017 par le concours Digital Africa.

    Maxime Boadji confie que l’objectif de Yellow Relay est de consolider sa position de leader par le renforcement de ses points de collecte dans les grandes villes africaines. La startup veut porter à 1200 le nombre de ses points de collecte jusqu’en 2020. Grâce à ses partenariats avec des sociétés comme DHL ou Chronopost, Yellow Relay mise aussi sur une levée de fonds pour améliorer ses performances et accroître son chiffre d’affaires.

  • Cmontaxi, la startup qui révolutionne les transports au Sénégal

    Cmontaxi, la startup qui révolutionne les transports au Sénégal

    La quarantaine, cet entrepreneur est Franco-marocain. Mais Aziz Senni a choisi de s’installer à Dakar pour développer son initiative privée. L’entrepreneur a créé depuis 2015 Cmontaxi, une startup qui propose aux chauffeurs de taxi de la capitale sénégalaise un système de location-vente de véhicules. Aziz Senni a constaté que la plupart des conducteurs qui étaient locataires de leur véhicule n’avaient plus une condition financière conséquente. Par exemple, cela ne leur permet pas de bénéficier de crédits bancaires.

    Cmontaxi se propose donc de corriger cette réalité. Les services de la startup d’Aziz Senni portent aussi sur des forfaits entretien et assurance. Les chauffeurs bénéficiaires des offres de Cmontaxi utilisent également leurs taxis comme moyens de publicités. Aziz Senni ajoute que Cmontaxi dispose également d’une application mobile pour mettre en contact les chauffeurs et les clients.

    Pour bénéficier des services de Cmontaxi, les chauffeurs sont formés sur la gestion de leur microentreprise. L’entrepreneur confie qu’il s’agit de leur donner un savoir-faire qui peut leur permettre de bien gérer les coûts d’assurance et d’entretien de leur véhicule.

    La startup accompagne actuellement six chauffeurs. D’ici 2020, elle veut avoir plus de 700 véhicules dans les circulations dakaroises. Selon Aziz Senni, Cmontaxi devrait également s’installer dans la sous-région ouest-africaine et offrir ses services à des conducteurs de taxi.

  • Sandrine Mubenga, la Congolaise inventrice de la voiture hybride

    Sandrine Mubenga, la Congolaise inventrice de la voiture hybride

    Sandrine Mubenga, c’est l’une des rares Congolaises qui marquent de leur nom l’histoire de son pays. Avec un Q.I de 120, la diplômée en génie électrique à l’université de Toledo a de quoi surprendre.

    Pourtant, à 17 ans,  Sandrine a frôlé la mort. Suite à une maladie qui l’a contrainte de subir une intervention chirurgicale, Kikwit, la ville où elle vivait avait malheureusement un problème d’électricité. Cette expérience que la Congolaise a du mal à oublier constitue pour elle désormais une source intarissable de motivation. Elle prend conscience de la nécessité de l’électricité et décide de faire des études dans le domaine des énergies. Avec un peu de génie, Sandrine a pensé à de l’énergie fiable, moins polluante et d’un coût relativement bas.

    C’est après qu’elle et ses parents vont s’installer aux États-Unis, précisément dans l’État de Ohio, où elle obtient en 2005 sa licence en génie électrique dans l’université de Toledo avec mention honorable. Et ce n’est qu’après cela que son génie éclate véritablement.

    Génie inventeur

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    A ses débuts, Sandrine a travaillé sur un système solaire portable qui permet de fournir de l’électricité à partir d’un panneau solaire. En travaillant pour Advanced Distributed Generation, le plus grand installeur de système solaire dans le Midwest américain, elle a eu l’occasion de faire le design et installer plusieurs systèmes solaires à Toledo.

    Elle poursuit ensuite avec une Maîtrise en Génie électrique, sous l’aile de Dr Stuart, un professeur connu dans le domaine. À côté de cet éminent scientifique et pour sa recherche, Sandrine Mubenga fait une démonstration sur les technologies d’énergie alternative.

    Mais de toutes ses inventions, celle de la voiture hybride reste la plus frappante. En effet, en  2009 la jeune scientifique conçoit un système qui permet à une voiture de rouler à l’hydrogène.

    En effet, elle rend une voiture électrique hybride en y intégrant une pile à combustible à hydrogène. La voiture créée roule en utilisant l’hydrogène comme carburant et le courant direct. Avec une vitesse maximale de 67 km/h au départ, le prototype est passé à une vitesse de 191 km/h grâce au système inventé par la Congolaise. Une autre caractéristique de cette voiture est qu’elle est silencieuse et ne produit que de l’eau comme déchet.

    Sandrine a également conçu une station-service à hydrogène qui fonctionne à l’énergie solaire. Cette station a la particularité de décomposer l’eau (H2O) en Hydrogène et Oxygène, puis recueillir l’hydrogène dans des réservoirs. La station est alimentée par un système solaire qui produit de l’électricité.

    L’année de l’invention de ce système, elle reçoit le Nkoyi Mérite, qui est un prix de l’Etat congolais pour ses prouesses.

    Son génie, Sandrine Ngalula souhaite également le mettre au service de son pays, le Congo. Aussi, a-t-elle commencé à développer un plan d’électrification des villages en RDC. Ce plan est essentiellement conçu autour de la technologie solaire.

     

  • Kwadwo Safo Kantanka, l’inventeur autodidacte des 4X4 au Ghana

    Kwadwo Safo Kantanka, l’inventeur autodidacte des 4X4 au Ghana

    Il y a en Afrique, d’excellents ingénieurs qui ont su, malgré les difficultés, déployé leurs génies. Kwadwo Safo Kantanka en est un exemple vivant.

    Au Ghana, Kwadwo Safo Kantanka n’est pas un inconnu, même si sur le continent sa réputation semble ne pas être à la hauteur de ses réalisations.

    Né en 1948 à Bekwai dans la région d’Ashanti, Safo Kantanka était passionné depuis son enfance de la science et la technologie. Il était habitué, après les cours, à faire son travail à la maison et se précipiter à la ferme pour obtenir des bois pour la conception de voitures, hélicoptères, avions, etc. Il conçut des machines et des automobiles qui n’avaient jamais été vues en ville.

    Après les cours élémentaires, il s’était inscrit à l’Institut des travaux techniques du Ghana à Kumasi. Il a ensuite travaillé pendant trois ans comme soudeur à la Volta Aluminium Company (VALCO).

    Réalisations

    En tant que passionné de musique, ce pasteur a commencé avec la fabrication de batteries électriques avec des unités cérébrales, des haut-parleurs, une console de mixage professionnelle, des amplificateurs, des préamplis et des guitares basses à sept cordes, tout seul.

    Il s’est ensuite tourné vers la fabrication de machines à coudre et à broder, moulins à maïs, moissonneuses, batteuses, des tunnels solaires, des dispositifs anti-gravités, machine mobile bloc de moulage polyvalent capable de produire 16 à 18 blocs à la fois, les téléviseurs de capteurs humains, etc.

    Fabricant de la première automobile « Made in Ghana », sa première réalisation, le Kantanka Saloon remonte en 1998 et une traction intégrale Kantanka Onantefo I en 2006. En juin 2007, il a sorti un modèle perfectionné de la kantanka Onantefo, la Kantanka Onantefo II qui, comme toutes ses voitures, était testée dans la plupart des régions du pays.

    La même année, l’apôtre a rendu public son véhicule de Crosscountry de 26 pieds de long, appelé Kantanka Obrempon, lors de la 27ème Foire annuelle de Charité et de Technologie de l’église Awoshie à Accra au Ghana. Il a lancé le même jour une excavatrice.

    Il revient également à celui qui se dit assigné d’une mission divine d’autonomiser l’Afrique par l’application de la science et de la technologie, l’invention du KTK 02, un hélicoptère défensif armé de missiles, de même que le jet Kantanka, un avion à quatre places climatisé.

    L’année 2012 lui étant prolifique, le génie ghanéen a lancé un véhicule utilitaire sport et un autre véhicule 4X4, Kantanka Daasebre, qui est alimenté et conduit par… une montre-bracelet. Cette même année, il a sorti une voiture berline non motorisée fonctionnant à l’énergie solaire.

    Kwadwo Safo Kantanka est aussi l’auteur des variétés de machinerie industrielle, notamment des collecteurs d’ordures, des machines à souder par points, des w.c. et des robinets automatisés, des grues, des robots médicaux et industriels capables de répondre aux commandes programmées, des lance-missiles, des véhicules blindés, et beaucoup plus. Le tout, produit avec des matériaux locaux.

    Par ces multiples travaux, l’homme de Dieu compte élever l’image engloutie du continent africain et le rendre économiquement indépendant, restaurer la gloire perdue de ce continent d’où la civilisation a commencé. Lui et sa famille s’appliquent ensemble dans cette mission.

     

  • MyRunner: la startup qui s’attaque aux défis du transport routier en Afrique

    MyRunner: la startup qui s’attaque aux défis du transport routier en Afrique

    Créé par Joshua Mahachi, Mumwananzi, Mukwananzi, Don Chirinda et Mandla Ncube, la startup MyRunner veut faire ses preuves dans le transport routier africain. Enregistrée et incorporée en Afrique du Sud depuis septembre 2017, MyRunner collabore avec des compagnies de bus dans le but de réduire les coûts opérationnels. Les responsables confient aussi leur volonté d’améliorer l’efficacité de la gestion des bus avec les différentes solutions qu’ils proposent.

    Concrètement, MyRunner propose à ses clients la billetterie à partir de leur téléphone. La startup se positionne également dans la réservation et la surveillance des bus. « Notre vision est de rendre le voyage en bus plus facile et plus sûr », explique Mumwananzi, Mukwananzi. Depuis le lancement de ses services, cette startup permet à des passagers de l’Afrique australe d’éviter les longues heures d’attente. MyRunner a également corrigé les difficultés liées à la billetterie.

    Quelques mois après le début de ses activités, MyRunner est considérée comme la première startup dans le secteur du transport routier en Afrique australe. Ses responsables veulent désormais étendre ses activités dans la sous-région. Outre le Zimbawe, précisons que MyRunner est déjà à travers des bus transfrontaliers au Botswana, en Zambie, au Malawi.

  • Maxwell Chikumbutso, le zimbabwéen qui viole les lois de la physique

    Maxwell Chikumbutso, le zimbabwéen qui viole les lois de la physique

    Maxwell Chikumbutso, c’est le prototype de l’inventeur africain qui a abandonné l’école à l’âge de 14 ans et continue à utiliser ses capacités intellectuelles pour trouver une solution aux problèmes énergétiques qui restent un obstacle au véritable processus d’industrialisation de l’Afrique.

    C’est à l’âge de 14 ans que Maxwell Chikumbutso a commencé par s’intéresser à la science et à la technologie, en devenant autodidacte. Son voyage a débuté en 1997 quand il a commencé à expérimenter différentes technologies à Kuwadzana, une banlieue zimbabwéenne.

    Inventions

    En 1999, Maxwell Chikumbutso construit son premier projet à succès qui était un émetteur de radiodiffusion. Il a commencé à le promouvoir, bien qu’illégalement. Le projet a échoué, en raison du manque de financement.

    Deux ans plus tard, sous le mentorat de Rose Mazula, alors présidente de la Broadcasting Association of Zimbabwe, il a développé ce qu’il appelle le facilitateur de navigation numérique qui aide dans l’atterrissage des aéronefs à partir de variables telle que la taille de l’avion, sa vitesse et son poids, etc. Il l’a fait découvrir au Centre de formation technique d’Air Zimbabwe où il a été évalué et félicité par des ingénieurs aéronautiques. Maxwell avait dit que son initiative était le premier ajout à la technologie des avions zimbabwéens depuis 1980, même si en ce moment, il n’avait jamais été dans un avion. Cependant, en raison du manque de soutien financier, le projet a tout simplement échoué.

    Quelques années plus tard, Maxwell Chikumbutso a rencontré un avocat, Bruce Mujeyi, qui lui a présenté l’idée de brevets qui était alors un sujet peu familier. Bruce a adhéré à la vision de Maxwell, s’est porté volontaire pour enregistrer un brevet gratuitement et a commencé à financer des projets.

    En 2003, Maxwell a commencé à avoir des idées sur la création d’un générateur autoalimenté. Par l’entremise de Bruce, Maxwell s’est mis en rapport avec d’éminents professeurs du Zimbabwe qui lui ont dit qu’il était impossible de créer une telle machine. Cependant, il a poursuivi son idée de le financer avec le peu d’argent qu’il a obtenu en tant que chauffeur de camion de transport. En 2009, le premier prototype du générateur Greener a commencé à produire 1200 Watts.

    La même année, Maxwell a été invité par le gouvernement du Lesotho à faire une présentation de son projet. On lui a offert un contrat de 1,2 million de dollars, mais il a refusé après avoir rencontré Zach Wazara, ancien PDG d’Econet et fondateur de Brodacom. Les deux hommes ont formé un partenariat et il est devenu influent dans la construction de l’entreprise de télécoms ratée Brodacom. Chez Brodacom, il a inventé ce qu’il dit être la première technologie WiFi Meshing au Zimbabwe avec des stations de basses auto-organisatrices parmi d’autres projets.

    Dans le cadre du partenariat, le deuxième prototype de puissance plus écologique a été développé et a généré 50 kilowatts. En 2007, l’inventeur n’a pas réussi à trouver un avocat qui était en mesure de déposer un brevet pour la puissance verte parce qu’elle violait les lois naturelles de la physique.

    Maxwell est également l’inventeur d’un hélicoptère biplace à même d’utiliser 6 différents carburants, sans changer de moteur.

    Après plusieurs échecs de partenariats et de financement, Chikumbutso, déçu, a déménagé aux États-Unis en 2017 où il a établi le siège social de son entreprise en Californie. Là, il espère avoir plus de soutiens financiers afin de poursuivre ses recherches. Mais il ne perd pas son objectif d’inventer pour aider l’Afrique. « J’aime l’Afrique et je suis tellement fier d’être né et grandi en Afrique. Je vais sûrement revenir au Zimbabwe où tout a commencé », a-t-il confirmé.

  • Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    L’annonce a été faite en fin de semaine dernière : Yvonne Manzi Makolo devient directrice générale de RwandAir, la compagnie aérienne rwandaise.

    Yvonne Manzi Makolo remplace le colonel Chance Ndagano, qui a été le PDG intérimaire pendant près de 12 mois. Cette nomination par le président Paul Kagame fait partie d’un remaniement ministériel annoncé samedi. Mais la jeune Rwandaise n’est pas nouvelle dans l’entreprise. Elle travaille avec la compagnie aérienne depuis environ un an, où elle occupait le poste de vice-présidente exécutif en charge des affaires de l’entreprise.

    En effet, cette nomination coïncide avec le moment où le transporteur national planifie l’expansion de ses vols. RwandAir dessert actuellement environ 25 destinations en Afrique, en Asie et en Europe. Les plans pour lancer des vols directs vers la Chine sont dans les étapes avancées, avec le premier vol prévu en milieu de cette année. La compagnie aérienne a également mis le cap sur les vols vers les États-Unis et Israël, en plus de relier plus de villes africaines à son réseau.

    Qui est Yvonne Manzi Makolo ?

    Il y a 15 ans,  Yvonne Manzi Makolo a  fait ses valises et a quitté le Canada où elle avait vécu pendant une dizaine d’années, pour retourner au Rwanda. À son arrivée, elle a travaillé en informatique et dans le développement des applications avant de rejoindre  MTN-Rwanda. Jusqu’en 2016 et avant de travailler à Rwandair, elle a été Chief Marketing Officer, puis  Chief Executive Officer de MTN-Rwanda.

    Elle a aussi travaillé dans le secteur privé depuis son retour au Canada. Au Canada, elle avait également été associée à un projet de la Banque mondiale, de même qu’une ONG appelée World Links, pour informatiser les écoles et former les enseignants à l’utilisation des ordinateurs.

  • Un camion ‘Made in Egypt’ pour lutter contre les pertes de blés

    Un camion ‘Made in Egypt’ pour lutter contre les pertes de blés

    Au Caire, les ingénieurs ont conçu un camion pour mettre fin aux pertes de blé pendant le transport des champs vers les silos de stockage. L’engin devrait être testé en Égypte cet été.

    Le mal est bien connu des agriculteurs égyptiens. Pendant la saison des récoltes, il n’est pas rare de voir des grains éparpillés sur les routes utilisées par les véhicules de transport. Les pertes sont souvent importantes. Et pour cause, les routes sont cahoteuses, les emballages sont souvent mauvais,  etc.

    À en croire les données du ministère de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur, cette perte représente actuellement le sixième de la récolte locale, soit environ 1,1 million de dollars. C’est dans ce sens que l’ancien détenteur de ce portefeuille a décidé de s’attaquer au problème en demandant à l’Académie de la recherche scientifique de consacrer un fonds à la recherche d’une solution.

    Un camion moderne

    Le fruit de ces recherches a été présenté en décembre dernier, et sera testé pendant la prochaine saison des récoltes en juin.

    Conçu par une équipe égyptienne de l’Institut de recherche en ingénierie agricole (AENRI), sous la direction du vice-président de la recherche de l’institut, Mohamed Al-Kholy, les travaux ont été financés par une subvention d’un million de livres égyptiennes (environ 56 000 $ US) de l’Académie.

    Selon les explications de Mohamed Al-Kholy, le camion est doté d’un système pneumatique qui utilise l’air comprimé pour retenir les grains à l’intérieur du véhicule. Cela garantit que le blé peut être transporté sans aucun dommage, même sur les routes cahoteuses.

    Selon celui-ci, bien que le principal objectif de l’invention soit de faciliter le transport pour éliminer les déchets, ses potentialités vont au-delà. Par exemple, il aborde également l’un des principaux problèmes liés au transport: le fait que les agriculteurs ne peuvent peser le blé avec précision à l’aide d’outils manuels dans les silos de stockage, où les fournitures peuvent être endommagées ou contenir une grande quantité d’impuretés emballage.

    Al-Kholy confie que le camion sépare les impuretés des grains en utilisant la différence entre leurs poids. En travaillant sur le principe de la vitesse critique, l’air à l’intérieur du véhicule retient les grains tout en éliminant les impuretés.

    Mohamed Abdel-Moneim, directeur de la faculté d’agriculture de l’université de Zagazig en Égypte pense que cette innovation pourrait également être utilisée pour transporter des céréales importées, qui sont sujettes à des problèmes similaires. « L’utilisation d’un camion avec ces spécifications nous protégera complètement de ces erreurs en raison de sa capacité à séparer les impuretés des grains », croit-il.

  • Mobuis, la voiture kényane qui veut supplanter les géants européens

    Mobuis, la voiture kényane qui veut supplanter les géants européens

    En 2014, lorsque le premier modèle de Mobuis était sorti, certains l’ont qualifié de laid, et d’autres ont affirmé que c’était une « machine puissante et économique » qui peut hausser l’image du Kenya. Quatre ans après, l’entreprise automobile a donné raison à la seconde catégorie.

    Mobius Motors fait partie d’un certain nombre de constructeurs automobiles locaux qui poussent le Kenya sur la scène mondiale. Depuis le lancement du modèle inaugural en 2014, le constructeur, malgré le succès mitigé de son produit, n’a pas baissé les bras. L’équipe a travaillé sur le Mobuis II, un modèle nettement amélioré qui séduit même au-delà du continent, et que certains appellent par le Land Rover africain.

    Ce modèle a une version perfectionnée de son modèle pionnier. Les fabricants de ce nouveau modèle qui vise à fournir une expérience de conduite de luxe, mais robuste pour le marché africain, ont déclaré fin 2017 que les commandes du Mobius II avaient dépassé les estimations.

    Cette marque de véhicules qui se veut propriétaire du produit le moins cher en Afrique a d’ailleurs dû doubler sa production. Markus Schroder, le directeur commercial de l’entreprise, a déclaré que, outre les commandes locales, le constructeur automobile a suscité des intérêts des pays voisins, de l’Europe et des États-Unis.

    Des véhicules « Made In Africa »

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    L’idée derrière Mobius Motors, la société de l’entrepreneur britannique Joel Jackson créée en 2009, était de concevoir et de produire des véhicules robustes et bon marché, adaptés à de nombreux sites ruraux et pouvant résister aux nids-de-poule. Jackson a travaillé dans les zones rurales où il a acquis une expérience de première main des défis de la mobilité, en particulier pour les entrepreneurs dans les régions éloignées.

    Ces entrepreneurs ont souvent dû faire face à des prix d’achat élevés des véhicules importés, dont beaucoup ne sont pas conçus pour résister aux routes africaines.

    La conception simpliste et l’absence de caractéristiques clés telles que la direction assistée, la climatisation et les vitres du Mobius d’origine ont été compensées par le prix relativement bas de 950 000 shillings kenyans (environ 9 500 dollars).

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    « Le prix est similaire à celui d’une berline qui n’est pas conçue pour rouler de manière fiable sur un terrain dégradé ni supporter les charges les plus lourdes courantes chez les utilisateurs dans ces zones », a indiqué la compagnie.

    Le véhicule a une capacité de charge de 625 kg et une vitesse de pointe de 120 km/h. Depuis son lancement, Mobius a attiré l’attention d’investisseurs locaux et internationaux. En mai 2014, le constructeur automobile a bénéficié d’un investissement du milliardaire américain Ronald Lauder à travers sa société d’investissement panafricaine (PIC). Objectif, aider la société à compléter la production initiale de 50 unités et établir une base de distribution au Kenya, comme souhaiter par les concepteurs.

    Pour rappel, la première tentative du Kenya de produire en série des voitures artisanales à bas prix destinées principalement aux citoyens ordinaires a commencé en 1986. Le président d’alors, Daniel Moi, avait demandé aux étudiants de l’Université de Nairobi de concevoir une voiture « aussi laide que lente ».  Cela a conduit à la naissance de Nyayo Pioneer, qui devait être sans doute la première voiture développée en Afrique.

    Jackson travaillait dans le Kenya rural où il a découvert que les gens avaient des véhicules qui n’étaient pas à la hauteur de la tâche de négocier le terrain accidenté et les longues distances.

    «Les entreprises automobiles sont toujours axées sur les économies BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), l’Afrique étant un marché négligé en général, et il y a une opportunité de faire quelque chose de différent», explique Jackson.