Catégorie : Défense

  • Terrorisme en Afrique : la solution de Paul Kagame

    Terrorisme en Afrique : la solution de Paul Kagame

    Le président rwandais Paul Kagame appelle ses pairs africains à s’unir pour lutter efficacement contre les groupes terroristes sur le continent. Le président rwandais a affirmé après une rencontre avec son homologue gabonais Ali Bongo que le terrorisme en Afrique doit être combattu par les Africains.

    Faisant allusion à l’opération française Barkhane au Mali, l’homme fort de Kigali a exprimé sa préférence aux initiatives africaines car selon lui, certaines aides étrangères peuvent encore compliquer les situations.

    « Des aides venues de l’extérieur du continent (…) peuvent parfois compliquer encore plus les problèmes. La meilleure façon de résoudre les problèmes est de travailler avec les pays africains et des institutions comme l’Union africaine (…) et de venir ensuite les aider dans leurs initiatives », a-t-il déclaré.

    Plusieurs pays africains sont régulièrement victimes des actes terroristes. En Afrique de l’ouest, le Mali et le Burkina Faso sont les plus visés par ces actes violents et barbares.

    Selon un rapport du gouvernement burkinabè, le « pays des hommes intègres » a enregistré 283 attaques terroristes,  524 morts et 308 blessés entre avril 2016 et juin 2019.

  • Thokozile Muwamba [25 ans], première pilote de chasse de la Zambie 

    Thokozile Muwamba [25 ans], première pilote de chasse de la Zambie 

    En 2017, à peine la Zambie a-t-elle fini de célébrer Besa Mumba, âgée de 19 ans qui était devenue la plus jeune pilote commerciale du pays, qu’elle a connu le sous-lieutenant de 24 ans, Thokozile Muwamba, qui devenait la première femme pilote de chasse zambienne.

    Le Lt Muwamba a finalement inspiré beaucoup d’autres femmes en reconnaissant qu’elle fait partie d’une sélection minutieuse de femmes en lice pour un travail que l’on croyait être un monopole masculin.

    Née en 1992 au sein d’une famille de six enfants, Muwamba a fait ses études secondaires au David Kaunda Technical High dans son pays. Elle a arrêté ses études de premier cycle en mathématiques et en sciences à la Copperbelt University (CBU), qui n’a duré qu’une année universitaire en 2011 pour poursuivre sa carrière de rêve.

    En tant qu’étudiante en mathématiques et en sciences, elle faisait déjà tous ses efforts et assimilait beaucoup dans sa seule année d’étude avant que la vie ne prenne un tournant dramatique. En réalité, il faut préciser que son séjour à l’université était une alternative qu’elle trouvait, car elle n’avait pas les moyens financiers de poursuivre sa profession de rêve.

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    Lorsqu’elle a appris que la ZAF (Zambian Air Force) recrutait, elle a posé sa candidature et figurait parmi les élèves-officiers sélectionnés en 2012. Sa première rencontre lors des entrevues de recrutement l’a encouragée encore plus.

    Elle se souvient qu’on lui avait demandé si elle savait ce qu’il fallait pour être pilote de chasse. «J’ai dit à l’interviewer que tout ce que je voulais être était une pilote de chasse et piloter un avion de combat un jour», raconte-t-elle.

    Après l’entretien de recrutement, elle a attendu sa confirmation et a ensuite été sélectionnée pour finalement rejoindre ZAF. Elle a suivi une formation militaire normale de l’armée et a continué à s’entraîner en vol pour actualiser son fantasme d’enfance.

    Depuis, les jours du Lt Muwamba en tant que pilote sont typiques. Ses matinées commencent par quelques exercices pour, dit-elle, « éveiller le cerveau », puis les examens médicaux avant le vol. Par la suite, elle doit participer à une séance d’information pour le pilote qui décrit le profil de son vol de la journée. Muwamba se rend ensuite au débriefing pour voir comment l’exercice de vol a été effectué afin de respecter les normes de sécurité.

    Fierté féminine

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    Le Brigadier général Dan Chilufya Kapungwe, commandant de la base de ZAF (l’armée zambienne) à Mumbwa, a déclaré que les accomplissements du Lt Muwamba en tant que première pilote de chasse dans le pays indiquent que les femmes progressent. « Nous voulons voir plus de femmes dans le pays devenir des pilotes de chasse à l’avenir », a-t-il ajouté.

    Pour atteindre ses objectifs, le Lt Muwamba a travaillé dur et a prouvé que les femmes peuvent avoir autant de chance que les hommes, grâce au travail acharné, et à la détermination à atteindre la grandeur. « Les hommes ne sont pas une compétition, mais des homologues avec lesquels on devrait travailler. Les femmes devraient commencer à réaliser leurs capacités. Grâce à cette compréhension, je suis prête à entreprendre cette tâche devant moi », a-t-elle déclaré.

    En Zambie, la réussite de Muwamba est gagée de l’émergence et du leadership de la gent féminine.

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  • Tsaigumi, le drone militaire moderne fabriqué au Nigeria 

    Tsaigumi, le drone militaire moderne fabriqué au Nigeria 

    L’armée de l’air nigériane a consolidé son leadership continental dans la fabrication des drones militaires. Ce leadership a été couronné en mi-février par l’inauguration de son deuxième drone construit localement à l’Institut de Technologie de NAF (l’Armée de l’air nigériane) à Kaduna. La cérémonie de l’inauguration du bijou technologique a été présidée par le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari.

    La Force aérienne du Nigéria a inauguré il y a quelques jours son véhicule aérien sans pilote (UAV) de surveillance et de reconnaissance dénommé «Tsaigumi». Un deuxième drone fabriqué au Nigeria et le premier opérationnel.

    Le drone développé  par les ingénieurs de l’Institut de technologie de l’armée nigériane en collaboration avec UAVision du Portugal est conçu pour mener des missions militaires terrestres et maritimes de recherche et de sauvetage, de police et de protection de la faune. Il sera également utilisé pour des fins de gestion des catastrophes, de surveillance des lignes électriques, pour la cartographie, de même que la patrouille frontalière.

    Si au Nigeria on se réjouit de la qualité du produit fait localement, c’est parce que Tsaigumi peut se réclamer un drone moderne. En effet, selon les informations fournies par les concepteurs, cet aéronef est capable d’opérations de jour et de nuit. Avec une autonomie de plus de 10 heures, un plafond de service de 15 000 pieds et un rayon de mission de 100 km, Tsaigumi porte également une charge utile de caméra électro-optique infrarouge.

    Toutefois, le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari voit bien au-delà de la multiple utilité militaire de cet engin. « Alors que ce projet passe à l’étape suivante, qui est la production de masse, cela créera des emplois et génèrera probablement des revenus en tant que premier produit d’exportation militaire du Nigeria », a-t-il déclaré, tout en exhortant la Force aérienne à « intensifier ses efforts de recherche et développement pour une plus grande innovation. »

    Il a aussi ajouté que l’exploit technologique est une indication qu’il est possible d’appliquer le même état d’esprit innovateur à d’autres domaines de besoins locaux.

    Il faut rappeler que l’inauguration de ce drone intervient dans un contexte où le Nigeria fait face à la résurgence d’un certain nombre de défis sécuritaires, incluant une insurrection islamiste dans le nord, un militantisme dans le sud riche en pétrole et des affrontements entre éleveurs et agriculteurs dans la région centrale. Prochainement, Tsaigumi sera déployé dans le nord-est et sur d’autres théâtres au Nigeria.

    Tsaigumi est le deuxième drone construit par l’armée nigériane, mais le premier avion opérationnel. Le prototype antérieur de drone Gulma n’a pas encore été introduit. Un porte-parole a déclaré que la NAF travaille sur l’Ichoku, qui sera le premier drone militaire « made in Nigeria ».

    Un travail de longue haleine

    Le développement des UAV au Nigéria a commencé en 2008, lorsque des étudiants stagiaires qui suivaient des études supérieures en ingénierie aérospatiale à l’Université de Cranfield, au Royaume-Uni, ont choisi le développement des drones comme projet de recherche. Ces élèves officiers ont conçu le drone Amebo dans le cadre de leur projet. Toutefois ce drone n’avait ni capacité de pilotage automatique, ni surveillance et reconnaissance des renseignements (ISR).

    Ils ont ensuite pu construire Gulma, qui était un drone expérimental, développé en 2013 en tant que démonstrateur technologique utilisé pour collecter des données de performance sur les systèmes d’UAV. C’est d’ailleurs les données recueillies à partir du prototype Gulma qui ont été utilisées dans la conception du drone moderne Tsaigumi.

     

  • Nigéria: Jamila Malafa devient la première femme Commodore de la marine

    Nigéria: Jamila Malafa devient la première femme Commodore de la marine

    La capitaine Jamila Malafa, de la marine nigériane, est devenue en décembre la première femme du nord du pays à accéder au grade de Commodore. Le poste de Commodore est équivalent à celui de général de brigade dans l’armée. Un commodore est un officier de marine commandé qui se classe au-dessus d’un capitaine et au-dessous d’un contre-amiral; le plus bas grade d’amiral.

    Âgée de 55 ans et originaire du nord-est de l’État d’Adamawa, Jamila Malafa été décorée lors d’un événement à Abuja la capitale nigériane, fin décembre. La cérémonie a eu lieu en présence des plus hautes autorités du pays, notamment le vice-président Yemi Osinbajo. Jamila Malafa s’est dite heureuse d’obtenir cette promotion. Cela va selon elle l’inspirer à être plus fidèle et dévoué dans mes fonctions à la marine et au Nigeria.

    Près de trente ans de service

    Désormais générale, Jamila Malafa a déjà passé près de trente ans dans la marine. C’est en 1988 que cette « femme battante » a rejoint le corps de la marine de son pays, avant d’être promue au rang d’aspirante deux ans plus tard. Prompte à bien assumer ses tâches, Jamila Malafa a depuis gravi différents échelons. Elle a ainsi été promue à plusieurs reprises. Lors de la cérémonie le consacrant au grade de général, un de ses collègues de la marine a indiqué que Jamila Malafa faisait partie des rares femmes à atteindre ce niveau au cours de leur service.

     

  • Eduardo do Santos: le lourd passif de 38 ans de règne [Grand Angle]

    Eduardo do Santos: le lourd passif de 38 ans de règne [Grand Angle]

    L’ombre de Jose Eduardo do Santos plane toujours sur l’Angola qu’il a dirigé pendant près de quatre décennies.  Joao Lourenço.

    Le limogeage d’Isabel dos Santos à la tête de la compagnie pétrolière nationale le 15 novembre a surpris plus d’un. Annoncée par le nouveau chef de l’État, le départ de la fille aînée de l’ex-président Eduardo do Santos de la présidence du conseil d’administration de la Sonangol a suscité des commentaires dans les arcanes du pouvoir. « Il a fait partir la princesse, l’intouchable », lâche avec étonnement un étudiant en sciences politiques à Luanda. Accusée de népotisme et de corruption, Isabel do Santos subit la foudre de Joao Lourenço qui avait promis durant les campagnes relancer l’économie du pays à travers des « décisions fortes ». Mais beaucoup ne s’attendait pas à ce que le chef de l’État « touche » à celle qui est considérée comme la femme la plus riche du continent. Le plus surprenant, c’est que Joao Lourenço a nommé à la tête de Sonangol Carlos Saturnino, ancien secrétaire d’État au Pétrole, un personnage pas très aimé dans le cas do Santos.

    La décision était inattendue. D’autant plus que le nouveau chef de l’État est réputé être proche de Jose Eduardo do Santos qui a dirigé le pays pendant près de quarante ans. Général à la retraite, Joao Lourenço a été adoubé par l’ancien chef de l’État. « C’est un fidèle d’Eduardo do Santos. Il a toujours fait partie de ses hommes de confiance », fait savoir un spécialiste du pays. Ce dernier explique que pour cette raison le nouveau président dirige sous l’influence de son mentor. Il lui sera impossible de réaliser le « miracle économique » qu’il a promis et de lutter réellement contre la corruption. Pour Luaty Beirao, rappeur engagé, opposé au pouvoir depuis plusieurs années, « Joao Lourenço gouverne sous tutelle. Il ne peut pas se défaire d’Eduardo do Santos ».

    Mainmise

    Dans la capitale angolaise, les avis se concordent sur l’absence d’une marge de manœuvre pour le nouveau président qui ne peut pas changer les choses. En réalité, malgré le départ de Jose Eduardo do Santos du pouvoir, son ombre plane toujours sur les grandes décisions du pays. Cela vient de ses trente-huit ans de règne. L’ancien chef de l’Etat reste très écouté au sein de l’armée et il est difficile que de grandes décisions se prennent sans son avis. Avant son départ, il a pris le soin de faire voter une loi réduisant les pouvoirs de son successeur. En exemple, ce dernier ne dispose pas de toute la latitude pour désigner les responsables des services de sécurité comme c’était le cas.

    Le parti au pouvoir le MPLA avait voté en juillet dernier au Parlement une loi garantissant le maintien à leur poste des dirigeants de l’armée, de la police et des services de renseignements jusqu’en 2025. Réputés tous proches de Jose Eduardo do Santos, ces derniers ne peuvent pas être inquiétés par le nouveau président. Sauf s’ils sont condamnés pour un crime ou s’ils dépassent la limite d’âge requise pour leur poste. Une autre loi accordant des privilèges à l’ancien chef de l’État a aussi été votée. Eduardo do Santos a depuis septembre droit à un chauffeur, des gardes du corps ainsi qu’une pension équivalente à 90 % de son salaire. La loi votée prévoit aussi que l’ancien président ne peut être poursuivi que pour des actes étrangers à l’exercice de sa fonction. « Il a géré l’Angola de façon opaque. Il s’est ensuite mis l’abri de la justice », regrette un député de l’UNITA, parti d’opposition.

    Affirmation

    Les détracteurs de Joao Lourenço, général à la retraite, estiment qu’il reste influencé par l’aura de l’ancien président. « Lourenço sait qu’il lui doit beaucoup. Il va souvent le consulter pour de grandes décisions », souligne un chercheur de l’université de Luanda. A ce titre le nouveau président a souvent lui-même rappelé durant les campagnes tout faire pour continuer « l’œuvre d’Agostinho Neto et du président do Santos ». Autre élément de l’influence de l’ancien président, la puissance économique des do Santos. Très fortunée, la famille de l’ancien homme fort de l’Angola contrôle plusieurs sociétés du pays qui brassent des millions. Si Isabel do Santos est limogé de la Sonangol, elle dirige malgré tout des entreprises qu’elle a créées. Son frère José Filomeno contrôle lui une partie des finances angolaises. Il dirige en effet le fonds souverain du pays.

    Depuis sa prise de fonction, des rumeurs ont fait état de mésentente entre Lourenço et do Santos. Elles ont été démenties par des proches du nouveau chef de l’État qui ont évoqué de bonnes relations entre les deux hommes. Mais le limogeage d’Isabel do Santos de la Sonangol peut-il être lu comme une déclaration de guerre de Lourenço à son mentor ? « Pas sûr », coupe court un journaliste de Radio Ecclesia basée à Luanda. Un de ses confrères renchérit : « Lourenço s’affirme, il cherche une légitimité, il veut s’imposer. Mais il connaît ses limites ».

     

     

     

  • Maroc: ce qu’il faut retenir de la mise en orbite des satellites ‘espions’

    Maroc: ce qu’il faut retenir de la mise en orbite des satellites ‘espions’

    Dans la nuit du 7 au 8 novembre, à 1 h 42 heure de Rabat, la société française Arianespace a mis en orbite le premier satellite marocain, baptisé Mohammed VI-A. La durée de la mission, du décollage à la séparation du satellite, a été de 55 minutes et 33 secondes.

    Le satellite Mohammed VI-A a été lancé avec succès mardi nuit en Guyane française, ville qui abrite une base spatiale. Ce mercredi 8 novembre, le satellite marocain de télédétection a quitté le Centre spatial de Kourou accroché à une fusée italienne, Vega. C’est l’opérateur français Arianespace qui a coordonné les opérations. Un envol qui a été visible sur les écrans au Maroc.

    Mohammed VI-A, qui pèse plus d’une tonne, doit être placé en orbite à environ 700 kilomètres de la terre. Il sera rejoint en 2018 par un deuxième satellite. Ces deux satellites d’observation ont été construits en France à la suite d’un contrat conclu en 2013 entre Rabat et Paris.

    Le contrat avait été signé en toute discrétion en avril 2013 lors de la visite de l’ancien président français François Hollande à Rabat. Le montant du contrat des deux satellites révélé en 2014, fait mention de 500 millions d’euros.

    Ces stellites ont vocation à fonctionner en binôme, pour former le système dit « Pléiades », qui peut avoir un usage civil ou militaire. Pléiades, projet conjoint d’Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, peut fournir environ 1 000 photos par jour aux équipes du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS) et du Centre royal d’études et de recherches spatiales (CRERS), via une antenne qui serait installée non loin de Rabat.

    Utilités

    Ces nouveaux satellites « espions » permettront au Maroc une meilleure observation du territoire, notamment aux frontières, pour lutter contre l’immigration clandestine et les trafics de contrebande, suivre les groupes djihadistes opérant dans le Sahel, comme AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), et les pirates qui sévissent dans le Golfe de Guinée.

    Côté civil, ces satellites auront pour missions d’obtenir les tracés extrêmement précis des routes, autoroutes et voies ferrées. Ils serviront indirectement à la protection des côtes marocaines des pilleurs de sable. Sur le plan militaire, le Maroc pourra désormais localiser avec une précision infinie les centres d’armement. Il pourra surveiller les mouvements de troupes et le déplacement des équipements militaires.

    Une nouvelle qui fait rougir

    La nouvelle de ce lancement a fait trembler l’Espagne et l’Algérie. Les autorités espagnoles s’inquiètent de l’usage que veut en faire le Maroc. Considérant le Maroc comme un pays ami, elles voient néanmoins d’un mauvais œil qu’il soit à même de passer au peigne fin la surface de n’importe quel pays de la planète.

    Sur le terrain des satellites-espions, l’Espagne dispose depuis plus de deux décennies d’images fournies par le programme Helios, partagé avec la France, la Belgique, l’Italie et la Grèce. Toutefois, la participation financière espagnole à ce satellite optique et infrarouge de grande capacité étant limitée à 2,5 %, le pourcentage d’images que l’Espagne est en droit d’exiger n’est pas plus élevé.

    Fort de deux satellites, le royaume prend ainsi un avantage certain sur son voisin espagnol, en étant en mesure d’obtenir des informations détaillées sur les installations militaires et les mouvements de troupes de l’Espagne, mais aussi de l’Algérie et du Polisario au Sahara.

    L’Algérie, pour sa part, est très inquiète de cet avantage stratégique que vient d’acquérir le Maroc qui met à nu toutes les installations militaires et les centres de stocks d’armes du pays. Les manœuvres militaires du Polisario sont elles aussi surveillées de très près.

    Ces satellites seront commandés depuis le Maroc, à partir d’une salle d’opérations spatiales installée à l’est de l’aéroport de Rabat dépendant du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS). Et c’est le Général Hosni Benslimane qui sera à la tête de ce centre.

    Le Maroc devient le troisième pays d’Afrique, après l’Égypte et l’Afrique du Sud, à avoir son propre satellite d’observation.