Catégorie : Startups

  • Maroc: Rania Belkahia [29 ans], CEO de l’Amazon africain  

    Maroc: Rania Belkahia [29 ans], CEO de l’Amazon africain  

    Pour cette entrepreneure, il ne s’agissait pas de solutionner un problème africain en misant uniquement sur le continent. Rania Belkahia, 29 ans, a également compté sur la diaspora africaine pour implanter depuis 2014 Afrimarket, un grand réseau de commerce en ligne en Afrique. Et si beaucoup tentent de comparer son initiative à Amazon, cette Marocaine préfère se concentrer sur ce qu’elle fait.

    Passionnée de science, elle a suivi une formation d’ingénieur télécom. Après des stages de fin de formation et un travail dans les secteurs des télécommunications, Rania Belkahia est prise par l’ambition d’entreprendre. Pour cela, l’entrepreneure explique s’être formée en management. Vient ensuite le grand pas. Elle fonde Afrimarket avec son associé Jérémy Stoss et organise des levées de fonds.

    L’objectif pour l’entrepreneure était d’apporter au continent des services à valeur ajoutée. Mais c’est d’abord vers les Africains de la diaspora que Afrimarket se tourne. La plateforme de commerce en ligne donne la possibilité à ses derniers d’acheter « des produits locaux de qualité ». Lancée en Côte d’Ivoire et au Sénégal, Afrimarket est désormais présente au Mali, au Cameroun et au Bénin. Pour Rania Belkahia, la plateforme est leader de l’e-commerce dans la sous-région grâce à sa logistique intégrée.

    Livraison express

    Rania Belkahia rappelle que Afrimarket dispose des véhicules de livraisons et d’entrepôts pour les produits commandés. Outre cet avantage, l’entrepreneure a également bénéficié du soutien de certains investisseurs. Des apports qui permettent à la Marocaine de positionner sa plateforme dans différents secteurs pour réponse au besoin du continent. Afrimarket dispose en effet d’une offre très large avec un service de livraison express en moins de 24 heures, disponible depuis l’année passée. « Nous sommes obligés d’avoir un catalogue étendu pour répondre à tous les besoins, du mouton vivant à l’iPhone », justifie l’entrepreneure.

    Mais il reste des défis que l’entrepreneure entend relever. Entre autres, le contournement des difficultés liées au manque d’infrastructures dans des endroits reculés et les réalités d’une bancarisation faible sur le continent. Si Rania Belkahia peut compter sur le payement mobile, elle se réjouit également d’avoir une avance par rapport à d’autres concurrents sur le marché du commerce en ligne en Afrique. « Notre spécificité aujourd’hui, c’est de livrer tout, partout », assure-t-elle.

  • Africa CEO Forum: la startup kenyane Twiga Foods récompensée

    Africa CEO Forum: la startup kenyane Twiga Foods récompensée

    Pour la première fois, l’Africa CEO Forum a récompensé la « Most promisisng company » de l’année. L’édition 2018 de cette rencontre économique qui s’est tenue à Abidjan a élu la startup kenyane Twiga Foods comme la startup la plus prometteuse de l’année. Le jury a apprécié les résultats déjà atteints par la startup et s’est réjoui de ses objectifs.

    Il faut dire que depuis cinq ans Twiga Foods travaille pour la satisfaction des producteurs et des revendeurs kenyans. La startup a mis en place une application mobile qui permet aux utilisateurs de se faire livrer des produits agricoles. Avec des services peu couteux, la startup œuvre pour un accès facile aux produits disponibles sur les marchés.

    Pour y arriver, « nous servons d’intermédiaire entre les producteurs et les revendeurs. Notre application nous permet également de servir des kiosques et des points de vente », explique un responsable de la startup. Ce dernier rappelle que Twiga Foods a été créé pour lutter contre les prix élevés des produits sur la chaîne de distribution.

    La startup dispose de tricycles motorisés pour ses services de livraison. « Nous produits de nos agriculteurs. Tout ce qui est produit localement », confie l’équipe dirigeante. Twiga Foods offre également la possibilité à ses clients de tracer les produits depuis les lieux de production jusqu’au marché.

    La startup mise depuis 2013 sur ses services pour contrôler la chaine de distribution des produits sur les marchés kenyans. Twiga Foods s’inscrit également dans une vision continentale. Son ambition est de s’installer dans d’autres pays pour conquérir de nouveaux marchés.

  • Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Ce Malawite est l’un des esprits les plus brillants de sa génération. Pour preuve, il a connu la célébrité à moins de quinze ans pour son sens de l’innovation. Issu d’une famille pauvre, William Kamkwamba a grandi à Wimbe, une zone rurale. Faute de soutien financier, il abandonne l’école pour se tourner vers l’agriculture. William Kamkwamba crée une petite entreprise pour réparer des radios. Sa passion pour l’électronique l’emmène également à fréquenter régulièrement la bibliothèque du village.

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    Après avoir lu un livre sur l’électronique (Using Energy), il décide qu’il ressent le besoin de trouver une solution au manque d’électricité dans sa maison. À quatorze ans, il construit alors une éolienne pour éclairer la maison familiale et alimenter des appareils électriques. C’est à partir de pièces de bicyclette et de différents matériaux collectés qu’il construit l’éolienne. Peu de temps après, William Kamkwamba construit une autre éolienne pour irriguer les champs de ses parents. Par la suite, le jeune homme installe une pompe solaire dans son village pour exploiter une source d’eau potable dans la région.

    Bourses d’étude

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    Les actions de William Kamkwamba font sensation et attirent l’attention de la presse. William Kamkwamba acquiert une renommée dans son pays et son histoire est racontée par la presse internationale. Le Malawite est alors invité à des rencontres d’entrepreneurs où il présente ses projets. Ses présentations impressionnent. Et plusieurs investisseurs de capital-risque se sont engagés à aider à financer son éducation secondaire.

    William Kamkwamba est devenu un étudiant à l’académie chrétienne d’African Bible College à Lilongwe. Il a ensuite reçu une bourse d’études à l’African Leadership Academy et en 2014 il est diplômé du Dartmouth College à Hanover, New Hampshire.

    Accès à l’eau et à l’électricité

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    En 2013 a été le sujet d’un film documentaire (William and the Windmill) qui a remporté le Grand Prix du jury du meilleur long métrage documentaire au festival du film South By Southwest à Austin, au Texas. La même année, le Malawite a été nommé parmi les 30 entrepreneurs de moins de 30 ans à changer le monde. Élu à la la Sphinx Senior Honor Society l’entrepreneur a également coécrit le livre « The boy who harnessed the wind » avec le journaliste américain Bryan Mealer.

    Depuis, le jeune entrepreneur parcourt le continent et d’autres villes du monde. Son objectif est de convaincre les jeunes à créer. Pour lui, il est important de se baser sur ses difficultés pour innover. L’ingéniosité de William Kamkwamba est toujours en œuvre. Il a par ailleurs construit dans son pays des pompes à eau et des éoliennes. Son obsession est d’offrir aux populations démunies l’accès à l’eau potable et à l’électricité.

  • Siphiwe Ngcobo, 38 ans, pion essentiel de l’hôtellerie sud-africaine

    Siphiwe Ngcobo, 38 ans, pion essentiel de l’hôtellerie sud-africaine

    Siphiwe Ngcobo fait partie des entrepreneurs qui font bouger l’Afrique du Sud. Et pourtant l’homme n’a pas eu un début facile. Ingénieur mécanicien formé en Italie, il a traversé de nombreuses difficultés avant de réussir. L’entrepreneur a notamment multiplié les jobs à la fin de ses études. « Je vivais dans le garage de ma grand-mère », affirme-t-elle.

    Siphiwe Ngcobo est pourtant resté fidèle à son rêve de réussir dans les affaires. Il se base sur ses expériences dans l’industrie hôtelière italienne durant ses études. « Mon ambition était de créer des hôtels de haut niveau et de bien faire mon entrée dans l’industrie hôtelière ».

    Il a commencé sa carrière en hôtellerie en 2009 en achetant un bed and breakfast de huit chambres à Scottsville, dans la banlieue de Pietermaritzburg, après avoir vendu plusieurs parcelles résidentielles. « Il y avait des sites vacants dans la région et j’ai décidé de les acheter pour investir dans la propriété, et d’avoir la joie de détenir un titre de propriété dans ma main », se rappelle-t-il.

    Prospection

    À 38 ans, il dirige donc le groupe hôtelier iLawu qu’il a créé. Son entreprise dispose de cinq hôtels et guesthouses et emploie plus d’une centaine de personnes. Le groupe a connu depuis sa création une croissance spectaculaire. iLawu possède maintenant un hôtel boutique de 20 chambres à Prestbury, l’lawu Inn, un pavillon de luxe de 21 chambres à Newcastle et une autre propriété. L’entreprise dispose également d’une division d’événements et de restauration qui fournit des services de traiteur à une large clientèle.

    L’entrepreneur veut désormais renforcer les activités de son groupe. Pour cela, il est constamment à la recherche du marché, voyageant à l’étranger pour comparer les normes de service et assister à des conférences de l’industrie pour rester à jour avec la nouvelle technologie, les tendances et les développements dans l’industrie. « Nous perfectionnons constamment nos systèmes, testons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Nous préférerions dépenser de l’argent pour la recherche et nous assurer que lorsque nous investissons, cela rapporte », justifie-t-il.

     

  • Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Rodgers Wambua, jeune étudiant kenyan en informatique a développé une application de messagerie capable de fonctionner sans connexion Internet au Kenya. L’invention de ce jeune permet à ses camarades étudiants de l’université des Sciences et Technologies de Masinde Muliro (MMUST) d’échanger entre eux sans utiliser de data. « Grâce au Bluetooth Chat, vous pouvez discuter avec vos amis même si vous ne disposez pas d’un ensemble de données sur votre téléphone ou votre WI-FI dans votre environnement. Aucune charge n’est encourue », confie l’étudiant.

    Rodgers Wambua a dénommé son application Bluetooth Chat. « Mes camarades ont commencé par économiser leur argent de poche qu’ils utilisaient pour payer de la connexion pour s’écrire. Ils les consacrent à l’achat de livres et de nourritures », confie l’inventeur qui est en troisième année de technologie de l’information. Grâce à l’application, les étudiants économisent entre 200 et 350 shillings par jour.

    Amélioration

    Selon Rodgers Wambua, son application peut être utilisée dans un rayon de 100 mètres. Le jeune kenyan envisage à cet effet modifier « Bluetooth chat » pour élargir la distance de communication. Une manière de permettre aux utilisateurs « de communiquer avec leurs amis et leurs parents ».

    Mais déjà Rodgers Wambua, affirme qu’il a déjà breveté son invention et compte en tirer profit. « Je reçois actuellement un peu d’argent de Google annonces. Je vais mieux développer l’application et avoir davantage de gain », déclare-t-il. Le jeune inventeur peut surtout compter sur des appuis. « Nous l’aiderons à modifier l’application afin que la distance ne soit pas un obstacle à la communication. Ensuite, nous l’enregistrerons sur le Google Playstore afin que de nombreuses personnes puissent y avoir accès », a confié Dr Kevin Omieno, spécialiste en informatique.

     

  • À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    Mpodumo Doubaba dirige Pimp my Book. Il fait partie des entrepreneurs africains qui ont réussi à ne partir de rien. Passionné par l’idée d’entreprendre, c’est après son baccalauréat qu’il décide de se lancer dans l’aventure. À l’université, celui qui estime que la volonté compte plus que l’argent, s’inscrit dans la filière comptabilité. Très tôt il se rend compte de l’importance des manuels scolaires. « Mais les manuels se vendaient à un prix très chers dans les magasins », confie-t-il.

    En deuxième année d’université, Mpodumo Doubaba fait le choix de recourir à des livres d’occasion. Le jeune entrepreneur décide donc de mettre des affiches dans les couloirs de l’université pour annoncer qu’il était disponible à aider ses pairs à vendre leurs vieux manuels. Il lance ainsi en 2006 Pimp my Book. « J’ai commencé dans ma chambre-dortoir à l’université du Cap. J’ai demandé à mes amis et colocataires si je pouvais leur vendre leurs manuels pour une commission. Quelques semaines après mon dortoir était rempli de livres », explique-t-il.

    Partenariat avec les universités

    Pendant deux, l’étudiant vend des livres dans sa chambre. « Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai réalisé que j’avais une entreprise viable », se rappelle-t-il. Avant d’affirmer : « La chose la plus difficile à faire dans l’entrepreneuriat est de commencer. Une fois que vous commencerez, vous ferez beaucoup d’erreurs, les choses tourneront mal, mais vous devez commencer pour que les gens puissent vous soutenir »,

    Quelques années après sa formation universitaire, le jeune entrepreneur ouvre alors un magasin. Les étudiants défilent dans son magasin et ses attentes sont satisfaites. En parallèle, il entre en négociation avec les universités du pays dans le but d’installer des magasins de vente sur leur campus.

    Large clientèle

    Plus de dix ans après, Pimp My Book prospère. L’entreprise s’est installée à l’université de Johannesburg, de Stellenbosch et de Pretoria. Elle enregistre un chiffre d’affaires annuel de 7 millions de rands. Pour Mpodumo Doubaba, « ce n’est pas seulement le rôle du gouvernement de trouver des solutions. Les entreprises et les entrepreneurs devraient également donner un coup de main ».

    L’entrepreneur a diversifié les produits de son entreprise. Pimp my Book propose également des sacs, des tablettes et des ordinateurs portables. Accréditée par le programme national d’aide financière aux étudiants, Pimp My Book a réussi à marquer de grands clients comme Allan Gray, en fournissant des livres pour les étudiants boursiers de l’entreprise. Un succès qui réjouit Mpodumo Doubaba. Nommé innovateur de l’année 2017 dans son pays, il envisage de couvrir toute l’étendue du territoire avec ses services.

  • À la découverte de Kris Miranda, l’étoile montante du make up au Togo

    À la découverte de Kris Miranda, l’étoile montante du make up au Togo

    À 26 ans,, Anoko Miranda Christopha Sitsofé Lawson-Placca, s’est forgé une réputation dans le make-up au Togo. La Togolaise dirige Kris MakeUp, une structure de maquillage professionnelle et artistique. Après des études universitaires en économie, elle prend la décision de devenir une maquilleuse professionnelle. Une occupation en déphasage avec ses études supérieures, reconnait celle  qui a obtenu un baccalauréat scientifique. Mais c’est avec passion qu’elle dirige sa structure.

    Plus connue dans la capitale togolaise sous le nom de Kris Miranda, l’entrepreneure a appris seule son métier. Sans formation professionnelle dans le domaine, elle est devenue une référence en suivant des techniques de maquillage en ligne. Depuis, sa structure est présente sur les réseaux sociaux, canaux par lesquels elle gagne de nouveaux clients.

    En attendant d’ouvrir un salon, l’entrepreneure reste persuadée que ses clientes préfèrent des services à domicile. Elle offre donc ses services en se déplaçant. Kris Miranda reçoit « des appels, discuté avec ses clientes et leurs livre quand il le faut leur make up ». La jeune femme précise qu’elle maquille également lors des défilés de mode et des shootings artistiques. Parfois, lors des tournages vidéo, « on me fait appel. C’est aussi le cas durant d’autres événements artistiques ».

    Cette passionnée d’art rêve grand pour sa structure. Kris Miranda envisage mieux s’implanter dans son pays. Et réfléchir ensuite sur l’élargissement de ses services. Faire connaître davantage Kris MakeUp dans la sous-région ouest-africaine.

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  • À la découverte de VT-BOT, le robot-enseignant du Togolais Sam Kodo

    À la découverte de VT-BOT, le robot-enseignant du Togolais Sam Kodo

    Sam Kodo est un inventeur qui bouscule tout. Avec sa nouvelle invention, ce passionné de robotique qui a pourtant étudié les lettres s’invite dans le secteur de l’éducation avec sa nouvelle trouvaille. Le Togolais a conçu un robot-enseignant dénommé VT-BOT (Virtual Teacher-Robot) avec lequel il entend apporter un soutien à l’enseignement. Début mars à Casablanca, Sam Kodo a ainsi séduit les participants lors de la première édition du festival FUTUR.E.S in Africa. L’inventeur a été distingué avec le « Prix coup de Cœur » de FUTUR.E.S in Africa 2018.

    Sam Kodo a conçu ce robot de façon particulière. En plus de vieux ordinateurs, l’inventeur a utilisé des canettes et des plastiques pour avoir le VT-BOT. Le VT-BOT dispose d’un écran, d’un haut-parleur et d’une webcam. A cela s’ajoute un « nano-ordinateur Raspberry Pi dotée d’une intelligence artificielle ».

    Premier dans ce domaine dans son pays, il confie que le VT-BOT va contribuer à l’évolution du secteur de l’éducation. Pour Sam Kodo, ce robot humanoïde est capable d’interagir à distance. Le Togolais soutient que son invention peut suppléer un enseignant en cas d’absence de ce dernier. Mais le VT-BOT peut également être une solution pour l’insuffisance d’enseignant dans certaines écoles. Pour y parvenir, le Togolais envisage améliorer la mobilité de son invention ainsi que le design.

    Les robots d’Infinite Loop

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    Il faut rappeler que ce jeune togolais de 25 ans n’est pas à sa première invention. Depuis quelques années, il a créé la startup Infinite Loop qui est spécialisée dans la robotique et l’informatique. « Je suis devenu entrepreneur, car je crois que c`est un excellent moyen de développer technologiquement mon pays et de transformer mon continent », explique-t-il. Avec sa startup, il a déjà créé un laptop dénommé LifeBook. Sam Kodo a également mis au point SmartBag, un sac solaire ordinateur. Cela lui a valu en 2015 le Prix USADF (African Development Foundation).

    Sam Kodo a remporté d’autres récompenses. Lauréat en 2013 du premier prix du Forum des jeunes entrepreneurs au Togo, le Togolais a aussi été finaliste du Prix Anzisha. Ses inventions lui ont permis d’être sélectionné dans le cadre du YALI (Young African Leaders Initiative) initié par Barack Obama. Le jeune inventeur togolais peut également compter sur une équipe de supervision de Google qui le conseille dans ces projets. Le fondateur d’Infinite Loop collabore également avec d’autres startups africaines sur des projets de robot.

     

     

  • Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    L’Afrique dépense chaque année plus de 35 milliards de dollars pour importer de la nourriture. Aujourd’hui, une start-up du Cap essaie de réduire cette facture en développant des drones intelligents pour aider les agriculteurs à augmenter leurs rendements.

    Environ 60% des Africains vivent dans les zones rurales, et ces communautés dépendent fortement de l’agriculture. Il est donc sans doute important de stimuler la productivité et d’améliorer l’accès aux outils modernes et à l’information sur la gestion des terres. À cette fin, Aerobotics est une innovation qui séduit les agriculteurs en Afrique du Sud, pays constamment secoué par la sècheresse.

    Des drones et satellites mis en contribution

    Fondée par James Paterson, la jeune entreprise espère résoudre certains de ces problèmes urgents. Selon l’entreprise, son application utilise l’intelligence artificielle et des algorithmes pour transformer l’imagerie des satellites et des drones en informations utiles dans le but d’aider les agriculteurs à identifier les zones problématiques dans les champs.

    Grâce à une caméra, les agriculteurs peuvent localiser chaque zone problématique en utilisant les coordonnées GPS. L’application, disponible sur Apple et Android, permet également de prendre des notes, des photos, ou encore de suivre les progrès de chaque zone affectée afin que les agriculteurs puissent mieux gérer leur temps et leurs ressources sur une base régulière, réduisant ainsi le gaspillage dans l’irrigation et la lutte antiparasitaire.

    En réalité, les images satellites sont utilisées pour mettre en évidence les tendances à plus long terme, tandis que les drones volent à des moments précis de la saison pour obtenir des informations plus détaillées.

    James Paterson a grandi dans une ferme fruitière près du Cap avant d’obtenir un Master en Aéronautique et Astronautique. En 2014, il a commencé à construire des drones dans son garage avec le cofondateur Benji Meltzer.

    Aerobotics promet à ses clients que les rendements vont augmenter jusqu’à 10%. La startup est désormais présente dans 11 pays, dont les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. Avec près de 200 clients dans le monde (environ 85% en Afrique du Sud), les promoteurs prévoient d’étendre rapidement leurs équipes de développement commercial et le logiciel.

    Le potentiel précoce de l’entreprise a attiré l’attention du géant américain Google. La jeune équipe d’innovateurs vient de rentrer du programme Launchpad Accelerator de la société.

    Désormais, Aerobotics travaille à améliorer sa technologie afin de pouvoir promettre à ses clients des récoltes encore plus importantes.

  • Un Nigérian invente une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau

    Un Nigérian invente une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau

    Si l’idée séduit le Nigeria entier, c’est bien parce que dans les mégapoles comme Lagos ou Abuja, les embouteillages constituent des problèmes quotidiens auxquels les populations font face.

    Kehinde Durojaiye, 47 ans, est un inventeur nigérian dont la cote de popularité va grimper les jours à venir, avec un peu d’optimisme pour son projet.

    Au Nigeria, il est connu pour être sorti de son atelier dans lequel il passe une grande partie de ses journées, une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau. « Je l’ai testé dans la mer et beaucoup de gens ont été surpris qu’il puisse se déplacer sur terre et sur mer », at-il déclaré.

    Du nom de « Kenny jet », Durojaiye a parcouru dans cet engin 135 kilomètres entre Lagos et Ibadan, avec une vitesse pouvant atteindre 120 km/h sur terre et au moins six nœuds sur la mer.

    Cette voiture, dont l’inventeur a déjà 4 prototypes, a été fabriquée à partir de déchets qui abondent les dépotoirs nigérians comme un clavier d’ordinateur, un volant recyclé à partir d’un tricycle et des matériaux plastiques.

    Depuis la réussite de cette première phase de son projet, le Nigérian a monté d’un important cran en ambition. Il pense désormais créer une voiture à réaction capable de rouler sur terre, en mer et dans les airs pour un objectif intéressant : alléger le trafic et la congestion à Lagos.

    « Nous voulons que le monde entier sache qu’il est possible d’avoir une machine capable de se déplacer sur terre, sur mer et de voler, et peut-être de se déplacer sous la mer », pense-t-il. Si jusqu’ici l’inventeur dit avoir un modèle réalisable de ce nouvel engin qu’il désigne par « seacraft », il est confronté à un défi : le financement.

    Père de trois enfants, Durojaiye vit à Ikotun, une banlieue de Lagos, mais passe la plupart de son temps à Obadia, un quartier qui offre un accès à la lagune de Lagos. La raison est évidente : il préfère être proche de l’endroit où il « s’invente ».

    Actuellement, l’inventeur renommé du Nigéria travaille toujours sa magie, avec seulement son esprit et quelques ressources « très limitées ». Le « seacraft » fonctionne pour le moment sur un moteur de propulsion à réaction, la même technologie qui alimente la plupart des avions traditionnels.

    Quand il trouvera de financement pour construire son modèle final, l’engin made in Nigeria, sera capable de contenir au moins16 personnes, a-t-il promis.