Catégorie : Startups

  • Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Si à Kampala, capitale ougandaise, elle est connue comme l’une des tech-entrepreneures les plus brillantes, la réputation d’Evelyn Namara ne se limite pas là. Quand elle n’innove pas en technologie, elle aide les femmes à démarrer une entreprise prospère  dans son pays.

    Grandir parmi 3 frères ne l’a pas empêchée de développer un amour pour un domaine dans lequel les femmes sont en réalité rares.

    Titulaire d’un diplôme en informatique à l’Université Makerere et d’un autre en technologie de l’information à l’Institut ougandais des technologies de l’information et de la communication, Evelyn Namara n’a pas choisi sa passion par défaut. Elle œuvre à mettre la technologie au service du développement, l’éducation et l’innovation sociale. Et ce, sans bien entendu perdre de vue une des causes qui lui tiennent à cœur : « utiliser la technologie pour autonomiser les femmes. »

    Au début de sa carrière, Evelyn n’était qu’ingénieure d’assistance technique dans une petite entreprise informatique ougandaise.

    Aujourd’hui, elle est la fondatrice de Vouch Digital, un programme récompensé par un World Summit Award 2017 pour avoir conçu et mis en œuvre des solutions technologiques pour des besoins de développement local. Depuis sa création, sa structure travaille sur différentes interventions technologiques pour les organisations et les entreprises qui servent principalement les personnes mal desservies.

    Des produits comme le système de coupons électroniques qui utilisent des téléphones mobiles à fonctions simples, et le système de données de service complémentaire non structuré (USSD) pour aider les petits agriculteurs à racheter les cultures de semences, reviennent à Vouch Digital.

    Vouch Digital, l’entreprise technologique utilise les données et les paiements numériques pour améliorer les programmes basés sur l’argent en Ouganda et au-delà. Son produit phare, le système M-Voucher, est en train de changer la façon dont les agences de développement et les gouvernements distribuent des biens et des articles aux bénéficiaires. Le produit  est d’ailleurs finaliste du prix Cartier Women’s Initiative Awards 2018 pour l’Afrique subsaharienne.

    Les femmes au cœur des actions

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    L’engagement d’Evelyn Namara pour une plus grande implication des femmes dans les métiers scientifiques et technologiques ne date pas d’aujourd’hui.

    En 2006, elle faisait partie du noyau de LinuxChix Africa, en tant que membre du conseil représentant l’Afrique de l’Est. LinuxChix Africa (aujourd’hui disparut) était un réseau de femmes en informatique en Afrique qui organisait des formations et des programmes pour permettre aux jeunes filles de suivre des cours de sciences à l’école.

    En 2010 également, la jeune Ougandaise s’était jointe à l’équipe d’instructeurs d’AfNOGChix (Groupe des opérateurs de réseaux en Afrique), un forum qui cherche à augmenter la participation des femmes dans les TIC en leur fournissant un environnement de formation spéciale.

    C’est d’ailleurs cette passion pour travailler avec des femmes et des filles qui a milité en sa faveur quand elle a été admise en tant que coordinatrice de programme chez Solar Sister, une entreprise sociale qui donne aux femmes des opportunités économiques. Là, elle a enseigné aux femmes la technologie de l’énergie solaire, les aides à créer des entreprises et à les entretenir.

    Pendant qu’elle était à Solar Sister, elle a augmenté le réseau de femmes de 10 à 400. Le groupe a été reconnu par le Clinton Global Initiative et le Women in the World Summit comme une entreprise sociale innovante. Son travail a également permis à Solar Sister d’être choisie comme l’une des 40 premières organisations qui autonomisent les femmes via la technologie d’utilisation.

    Toutefois, l’Ougandaise n’a pas été utile que sur le continent africain. En Inde par exemple, elle a contribué à l’exécution efficace d’initiatives d’apprentissage mixte pour le Wings Learning Centre et a étudié les meilleures pratiques mondiales pouvant être utilisées pour améliorer l’apprentissage en classe. Mais pas que. Elle a de même participé à plusieurs fora sur la gouvernance de l’internet en Afrique, en Europe et en Amérique Latine.

    Avec près de 30.000 suiveurs sur Twitter, cette passionnée du yoga, le marathon ou encore les randonnées entre amies, partage autant qu’elle le peut, des conseils et connaissances ‘’Tech’’, précisément depuis 2015 où elle s’est activement consacrée à la gouvernance de l’Internet.

    En octobre 2012, Evelyn a reçu le prestigieux prix ‘Anita Borg’ qui célèbre 3 femmes de l’extérieur des États-Unis d’Amérique qui ont utilisé distinctement la technologie pour changer leur environnement. Elle devenait la première ougandaise à remporter ce prix.

  • Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Au Malawi, depuis la création de mHub, le premier incubateur technologique pour les startups, Rachel Sibande, 31 ans, est devenue une figure incontournable dans le monde émergent du tech-entrepreneuriat et précisément du codage. Fondatrice de  l’incubateur mHub qui accueille les tech-startup avec un accent particulier sur la formation, le développement des compétences et le mentorat, Rachel Sibande  est connue comme informaticienne et l’un des 14 entrepreneurs honorés l’année dernière par le Président égyptien Abdel Fattah Elsisi.

    Quand elle fondait cet incubateur en novembre 2013 en tant que premier centre d’incubation technologique, elle s’était fixé nombre d’objectifs aujourd’hui comblés : encourager les jeunes passionnés de technologie à acquérir des compétences techniques et à entreprendre.

    Le centre fournit un espace créatif et des opportunités pour les innovateurs jeunes afin d’interagir avec les ténors de l’industrie.

    Du codage à revendre

    Aujourd’hui, son unité de développement de logiciels permet aux jeunes malawites de promouvoir le développement de la technologie locale tout en créant  une communauté dynamique d’entrepreneurs passionnés et motivés aptes à apporter des solutions aux défis auxquels le Malawi et l’Afrique sont confrontés.

    Sibande a également créé un club de codage pour les enfants pour enseigner aux jeunes comment développer des jeux, des animations et des applications de technologie mobile. Aujourd’hui, c’est près de 8.000 jeunes qui sont déjà formés dans ce club.

    Décrite comme une « jeune visionnaire » pour sa contribution remarquable à la technologie lors de la cérémonie de clôture  du Forum Mondial de la Jeunesse en Egypte, Sibande a une grande considération auprès des enfants malawites. De son club notamment, est sorti le jeune codeur Malawite Panashe, âgé de 10 ans quand il a développé une application mobile qui permet aux enfants de saisir du texte, puis de le convertir en voix afin que ses camarades aient toujours quelqu’un à qui parler.

    Cette innovation ayant séduit Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, celui-ci avait posté sur sa page Facebook, une photo de lui avec Panashe sous-titrée « cette femme a commencé à coder plus tôt que moi ».

    De même, en juillet 2017, deux jeunes filles du club de Sibande avaient été sélectionnées pour participer au First Global Robotics Competition à Washington DC, un événement international de robotique qui rassemble des étudiants de près de 160 pays à travers le monde.

    En 2016, la boursière de la Young African Leaders Initiative (YALI) du président Obama est devenue l’ambassadrice du Malawi auprès du Next Einstein Forum Initiative (NEF), qui promeut la science, l’ingénierie, la technologie et les mathématiques (STEAM) en Afrique. Elle a également été la première Malawienne autorisée à accueillir TEDxLilongwe après avoir donné une conférence TED sur l’utilisation de la technologie pour le développement agricole en 2016.

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  • Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Dans l’univers des TIC au Sénégal, elle reste l’un des acteurs les plus actifs. Bitilokho Ndiaye s’investit dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Elle est surtout préoccupée par la cause féminine qu’elle s’emploie à promouvoir. Celle qui dirige l’association des femmes sénégalaises des TIC (Festic) veut contribuer dans son pays à la transformation numérique du monde féminin, mener des plaidoyers pour l’accès des femmes aux postes de responsabilités dans le secteur des Tic avec des activités de réseautage.

    « Nous appuyons la formation en Tic des membres du Festic, des femmes de tous les secteurs économiques et de tout citoyen sénégalais », explique-t-elle. Selon elle, la transformation numérique nécessite que Sénégalais inscrivent le numérique au cœur de leur vie de tous les jours. Cela à travers l’utilisation des équipements technologiques et les applications numériques de dernière génération, dans le cadre de leurs activités professionnelles et sociales.

    Pour cela, celle qui veut renforcer les compétences numériques des femmes milite pour un déploiement des applications numériques pour les opératrices économiques dans le secteur de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, du commerce. Au Sénégal, 30% de femmes occupent des postes de décisions dans le secteur des TIC. Bitilokho Ndiaye veut faire augmenter ce chiffre. « Il est crucial que plus de femmes participent à ses instances, et le Festic entend sensibiliser les dirigeants pour une implication massive des femmes à la définition des politiques numériques, mais également comme responsables de projets, programmes et de directeurs dans le secteur », affirme-t-elle.

    L’aventure Jiggencitic

    Avec le Festic, cette passionnée des TIC mise sur un réseau de partenariat entre des entrepreneurs et des décideurs dans le numérique. Ces partenariats vont, selon elle, permettre le partage d’expériences sur le plan national et international. En parallèle à ses activités au plan national, Bitilokho Ndiaye est également la fondatrice de l’association Jiggencitic qui veut inciter sur le continent les femmes à s’intéresser au secteur des TIC.

    L’association promeut surtout le leadership féminin à travers les TIC. Des concours de projets innovants et des Hackathon sont organisés à cet effet. Depuis sa création, elle compte plus de 2000 membres. Durant l’année en cours, des activités de promotion de l’entrepreneuriat numérique sont prévues sur le continent. Jiggencitic a levé près de 8000 euros pour tout financer. Début février Bitilokho a été classée parmi les dix femmes qui vont faire bouger la Tech africaine en 2018. La Sénégalaise prévoit d’ailleurs publier un livre sur l’économie numérique en Afrique.

     

     

  • Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    C’est un entrepreneur togolais. Claude Grunitzky est cofondateur du groupe TRACE, président et éditeur en chef de True Africa, une plateforme de media-tech avec toutes les nouvelles sur la culture, la musique, le sport, la technologie, la politique et la mode en Afrique et dans la diaspora.  Après des expériences dans plusieurs domaines, c’est dans un rôle de mentor pour de jeunes entrepreneurs qu’il se cantonne désormais. À 47 ans, ce journaliste de formation participe au développement de son continent. Son idée est de « puiser dans ses  riches expériences pour le mettre au service du Togo en particulier et de l’Afrique en général », explique-t-il.

    « Je n’oublierai jamais que je suis un enfant de Lomé, de parents togolais, je suis Togolais avant tout », rappelle Claude Grunitzky. Au Togo, il est à l’origine depuis cinq ans de l’organisation du Forum des jeunes entrepreneurs, rencontre qui fournit à des jeunes des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la création d’entreprises pérennes. Fils d’un ancien ministre du Togo, l’entrepreneur a fait ses marques en France, en Angleterre et aux États-Unis. Passionné de culture, il a exercé tour à tour au magazine français actuel, à la revue Dazed & Confused et au quotidien britannique The Guardian.

    Expertise

     À son compte, Claude Grunitzky a créé la revue mensuelle Trace Magazine avant de cofonder en 2002 l’agence de communication True. Son projet entrepreneurial en télévision lui a permis de créer avec des collaborateurs Trace TV qui s’est révélée comme une réussite. Désormais, le Togolais s’affirme avec True Africa qu’il a incubé quand il était chercheur du programme Global Entrepreneurship Lab (G-Lab) du Massachusetts Institute of Technology de Boston.

    Les gains rapportés par True Africa permettent à Claude Grunitzky de se fixer d’autres objectifs. Il envisage lever près de 10 millions de dollars pour augmenter les activités de son agence. True Africa est d’ailleurs en lice au Togo pour être retenu à l’issue d’un appel d’offres lancé par l’État pour un troisième opérateur de téléphonie mobile.

    Rappelons que Claude Grunitzky a enseigné à Young African Leaders Initiative (Initiative des Jeunes Leaders Africains) au Département d’État des États-Unis. Il est également membre du Conseil de la fondation Humanity in Action, focalisé sur le droit humain. Titulaire d’un MBA à Massachusetts Institute of Technology, Claude Grunitzky détient aussi un BSc en Economie Financière à London University. Avec des études de Sciences politiques, de Philosophie et d’Économie à l’institut d’Études politiques à Paris, l’entrepreneur togolais est auteur de publications et essais. Il parle couramment l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais.

     

  • Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Créé en 2016 au Sénégal, Yeesal Agri hub est une startup de l’innovation dans l’agriculture. Il s’agit en effet d’un projet de l’ONG Tostan. Yeesal Agri hub a été lancé avec le concours de la coopération allemande GIZ et l’appui technique de l’ONG italienne LVIA.

    La startup est composée de nombreux jeunes entrepreneurs. « L’objectif général du hub est de créer un réseau multidisciplinaire des jeunes impliqués dans l’agriculture afin de permettre aux étudiants, agriculteurs et entrepreneurs de trouver ensemble des solutions TIC innovantes face à des problèmes auxquels le monde rural est confronté tous les jours », selon Abdourahmane Diop, agronome, l’un des responsables de Yeesal Agri hub.

    Depuis deux, Yeesal Agri hub est donc la première startup de la sous-région à se consacrer uniquement à l’agriculture. La startup s’est donné pour mission de sensibiliser et de former les jeunes à l’entrepreneuriat agricole à travers une approche durable. L’objectif est de promouvoir en même temps l’agroécologie et les énergies renouvelables. Yesaal Agrihub met également des informations à la disposition des acteurs agricoles. Depuis sa création, elle a servi de cadre d’opportunités pour des entrepreneurs dans le secteur.

    Sensibilisation à l’agriculture bio

    Yeesal Agrihub développe également des projets durables à travers les TIC et l’agriculture. Il s’agit en effet de projets qui peuvent améliorer les conditions de vie des populations. Selon les responsables, Yeesal Agri hub s’attèle à avoir un « écosystème de jeunes experts dans les chaînes de valeur agricoles pour fournir des services et développer des solutions innovantes ».

    Des partenariats avec des partenaires agricoles sont signés. Mais plus que tout, c’est à l’auto-emploi que la startup prépare les jeunes chômeurs. Lancée à partir d’un AgriHackathon, les principales thématiques sur lesquelles la startup a déjà proposé des solutions digitales concernent la commercialisation de produits locaux, la sensibilisation à l’agriculture bio et l’accès au foncier.

    Yeesal Agri hub a également proposé une solution digitale sur la chaîne de valeur de la filière lait au Sénégal. Dans la région de Thiès où la startup est basée, son apport est reconnu par de jeunes passionnés du numérique qui font leur pas dans le secteur agricole.

     

     

     

  • Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Appels Whatsapp sans internet, un Rwandais de 26 ans relève le défi

    Un étudiant rwandais de troisième année a inventé un prototype de réseau qui permettra aux utilisateurs de WhatsApp de passer des appels internes et internationaux sans Internet.

    Dans un contexte où sur le continent africain, les appels internationaux coutent encore très cher, à 26 ans, Deodate Mugenzi pourrait voir résolu un grand problème de communication.

    Cet étudiant en sciences de technologie de l’information et de la communication au Centre régional polytechnique de Kigali au Rwanda a développé un prototype qui contourne les règles traditionnelles de télécommunication et d’Internet. En effet, le prototype de Deodate Mugenzi permet aux utilisateurs de l’application de messagerie WhatsApp d’appeler des utilisateurs qui ne sont pas utilisateurs de l’application directement sur leurs numéros de téléphone, alors que jusqu’ici, seuls les utilisateurs de WhatsApp peuvent communiquer entre eux.

    Connecter sans internet

    Au Rwanda par exemple où selon les estimations, le nombre d’utilisateurs de smartphones est bien inférieur à 1,2 million de personnes sur quelque 12 millions de populations, le mécanisme de Deodate Mugenzi est une belle option de communication. Parce que tout comme le Rwanda, nombre de pays africains ont ce frein qui ne facilite pas les échanges avec l’international.

    « Le problème est que beaucoup de gens ici au Rwanda et dans d’autres parties de l’Afrique ne peuvent pas se permettre de posséder des smartphones qui leur permettent d’utiliser tous ces services Internet. Pour y remédier, les gens devraient utiliser des services qui leur permettent de communiquer en utilisant n’importe quelle plateforme à leur disposition », dit-il.

    Pour pouvoir utiliser le système, Mugenzi qui a fait à plusieurs reprises l’essai de son prototype doit enregistrer les numéros de l’appelant et du destinataire sur WhatsApp. En d’autres termes, il utilise WhatsApp comme une plateforme pour connecter deux personnes.

    Le jeune entrepreneur affirme que le prototype a été développé à partir de sa passion pour la science et la technologie, ainsi que de la nécessité de résoudre les problèmes existants auxquels la plupart des gens font face dans son pays.

    Pour réaliser ce bijou technologique, l’étudiant de troisième année se souvient avoir passé d’innombrables heures à la bibliothèque en essayant de relier les compétences de réseautage, de communication mobile et d’autres compétences qu’il avait acquises à l’école pour trouver une solution qui aiderait beaucoup de gens.

    Selon les informations fournies par celui-ci, le système a été développé à partir du concept de physique optique, combiné avec des expériences de réseautage et de communication mobile. Il s’agit d’un prototype qui bénéficierait à la fois aux consommateurs et aux fournisseurs de services, a-t-il rassuré. « Une fois que les télécoms et les FAI auront accepté l’idée et que le système sera commercialisé, les tarifs des appels vocaux seront moins chers », pense celui-ci.

    Désormais, le jeune Rwandais pense à une phase de production de masse à des fins de commercialisation. Mais avant cela, il veut acquérir beaucoup plus de compétences techniques afin d’améliorer son invention.

    Actuellement, Mugenzi est en partenariat avec l’ambassade américaine au Rwanda pour former de jeunes étudiants passionnés par la technologie. L’idée est d’inspirer et de motiver plus de jeunes à poursuivre la technologie.

  • Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Au Ghana, une bourse universitaire a été octroyée à Frank Darko, le jeune inventeur devenu célèbre suite à un documentaire de la BBC sur son vélo aquatique.

    L’innovation du jeune Ghanéen Frank Darko a fortement séduit au Ghana et au-delà. À l’Université technique de Takoradi (TTU) où il est étudiant, l’inventeur est devenu la curiosité tant auprès de ses camarades que chez le corps enseignant. À cet effet, en guise de félicitation à son travail, l’université a déclaré sur son site officiel qu’elle attribuera une bourse complète à Frank Darko.

    Cette note officielle de l’université précise que le but est d’encourager les autres étudiants à « suivre le même chemin ». Le vice-chancelier de l’université, le professeur John Frank Eshun, a déclaré que la décision avait été prise afin de « motiver Darko à entreprendre plus d’innovations pour résoudre les défis de la société ghanéenne et du monde en général ».

    Selon ses déclarations, l’université soutiendra d’autres étudiants qui s’efforcent d’apporter de telles innovations, et l’université a également établi un centre d’incubation d’entreprises et d’innovation pour aider à exploiter les talents des étudiants qui sont passionnés par l’innovation.

    Quant à Frank, le vice-chancelier affirme que l’Université serait heureuse de collaborer à ce projet et à d’autres afin de l’améliorer afin qu’elle puisse résister à l’épreuve du temps.

    Résoudre les problèmes quotidiens 

    C’est avec un investissement personnel de 100 dollars (environ 53 000 FCFA) que le jeune Frank a conçu un vélo qui roule sur l’eau à partir de lièges, d’aluminium et de petits morceaux de bois.

    Selon l’inventeur de l’engin, il a été inspiré après avoir suivi un documentaire montrant de jeunes enfants qui devraient traverser une rivière en nageant avant de se rendre à l’école. Une situation qui avait marqué Frank et l’avait motivé à inventer un outil qui permettrait à ces enfants de rejoindre les classes sans se mouiller.

    Frank Darko a révélé que sa créativité était le résultat de son amour pour la science, la technologie et le désir de résoudre les problèmes quotidiens rencontrés par les personnes vivant dans sa communauté.

    À l’horizon, le Ghanéen pense améliorer son invention.

  • Avec Misha Niang, la mode malienne se porte bien, très bien

    Avec Misha Niang, la mode malienne se porte bien, très bien

    En décembre 2017 à Bamako, Misha Niang a été récompensée parmi une dizaine de startups à l’occasion de la startup week-end. À cette occasion, sa fondatrice kadidiatou Niang, 26 ans, a présenté dans les installations d’Impact Hub, un incubateur bamakois, les objectifs de son projet. En effet, Misha Niang entend promouvoir la protection de l’environnement et se positionner également dans l’atteinte d’un développement durable. Misha Niang se propose de fabriquer des sacs en cuir conformément à la demande de la clientèle.

    Au cours de l’année, grâce à une campagne de financement, la startup va ainsi mettre à la disposition de sa clientèle une application sous Android et iOS à partir de laquelle il sera possible de produire des sacs en cuir customisés. « Au lieu de fabriquer des sacs et chercher des clients comme dans le commerce classique, nous nous proposons un service sur mesure. Ainsi, il n’y aura pas de surplus de production, car ce sont les clients qui fabriquent virtuellement leurs sacs », explique Kadidiatou Niang, diplômée en droit privé. Elle ajoute ensuite qu’après la commande les cordonniers de la startup confectionnent le sac avec « toutes les exigences demandées ».

    Promouvoir le local

    Pour faire connaître sa startup, Kadidiatou Niang mise sur les réseaux sociaux. L’objectif pour elle est de valoriser d’abord le travail des artisans. « Les Bamakois méconnaissent le savoir-faire de leurs artisans. Puisqu’ils ne vont pas chez les artisans, il suffit de leur montrer les produits de l’artisanat malien », rappelle-t-elle. Avant de souligner l’utilité de la page Facebook de la startup et de futurs partenariats qu’elle entend nouer avec des plateformes de vente de produits sur le continent.

    Avec sa startup l’entrepreneur est aussi dans la valorisation du local. La fabrication de sacs à partir du cuir local associé à des tissus traditionnels est une idée originale qui suscite l’admiration de plus d’un. Début février, Kadidiatou Niang a été distinguée par Sunustartup qui soutient les femmes dans les secteurs de la technologie, de l’information et de la communication. La Malienne fait partie en effet des dix femmes qui œuvrent dans le numérique et qui vont faire bouger la tech africaine en 2018, selon Sunustartup.

     

     

     

  • Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

    Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

     

    En Côte d’Ivoire, Taxi Jet a été accueilli comme un moyen fiable de transport urbain. Contrairement aux taxis habituels de la capitale, Taxi Jet se révèle être une alternative satisfaisante pour de nombreuses personnes.

    Taxi Jet est en effet une application conçue par deux jeunes ivoiriens. Il s’agit de Amos Ouattara qui préside la startup et est également investisseur professionnel à Londres. Parfait Ouattara, co-fondateur, est lui CEO. Les deux entrepreneurs ont étudié à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris. L’application permet aux Abidjanais de réserver leur taxi à partir de leur téléphone. Et cela, tous les jours de la semaine, 24h/24. En plus de l’application mobile, les deux entrepreneurs ont mis à la disposition de leurs clients un site internet (taxijet.com) et un centre d’appel pour réponse à des préoccupations.

    Malgré leurs études en France et la possibilité d’avoir une brillante carrière professionnelle en Europe, les deux entrepreneurs ont préféré revenir dans leur pays natal pour créer leur startup. « Nous voulions travailler dans les nouvelles technologies et cela n’aurait pas eu de sens de le faire en France. Le marché de l’innovation est saturé et il faut être extrêmement pointu pour espérer percer. Il faut avoir l’idée que personne n’aura, alors qu’ici il y a tout à faire. Étant originaires d’Abidjan, nous savions qu’en termes de transports il existe un vide que nous pourrions combler », avaient-ils expliqué après le lancement de Taxi Jet.

    Contrôler 10% du trafic des taxis

    En juin 2015, lorsqu’ils lançaient leur application de commande de véhicule, ils savaient qu’il fallait faire face à la concurrence des 10000 autres taxis disponibles dans la capitale. Les deux entrepreneurs n’ont pas désisté. Trois ans après, Taxi Jet compte une centaine de clients. Ces derniers peuvent payer jusqu’à 2000 FCFA selon la course effectuée par le chauffeur. Pour répondre aux attentes des Abidjanais, la startup emploie une centaine de chauffeurs.

    Des hommes et des femmes formés dans la conduite et qui disposent de leur permis.  Un partenariat entre la startup et un opérateur de sécurité a permis de mettre un dispositif de suivi sur chaque véhicule en cas de besoin d’intervention. Désormais l’objectif pour les entrepreneurs est de s’imposer dans le trafic des taxis. Ils veulent avoir à leur charge plus de 1000 voitures, créer le plus d’emploi et stimuler également une bonne partie de la jeunesse à se lancer dans des initiatives privées.

     

  • Paps App: la startup sénégalaise de livraison géolocalisée

    Paps App: la startup sénégalaise de livraison géolocalisée

    En matière de livraison géolocalisée en Afrique francophone, la startup Paps est la première. Fondée par le Sénégalais Bamba Lo, cette startup propose son application Paps App qui repose sur la constitution de réseaux de clients à qui l’on peut affecter des livreurs adéquats. « Nous sommes partis d’un constat très simple : parfois, lorsqu’un client commande de manière traditionnelle au téléphone, il arrive que le livreur se trouve très loin du lieu de ramassage du colis. Nous avons voulu raccourcir les délais, et à plus long terme diminuer les tarifs, en faisant en sorte que les livreurs les plus proches du lieu de ramassage opèrent sur la course », affirme Bamba Lo.

    Pour renforcer ses activités, Paps a remporté en octobre 2016 le prix orange Innovation challenge. Dans la démarche de la startup, il s’agit de satisfaire au mieux le client. Le livrer dans le meilleur délai, à temps voulu. En parallèle, les livreurs gagnent aussi en volumes de courses et peuvent voir leur revenu augmenter. De nombreux utilisateurs de l’application ont déjà exprimé leur satisfaction. Livrés, ces derniers peuvent payer sur-le-champ ou par transfert mobile.

    Vers des livraisons par drone

    La clientèle de la startup est plurielle. En dehors des particuliers, Paps est également utilisé par des professionnels à qui des factures peuvent être livrées. Il y a aussi les restaurateurs qui peuvent envoyer des livreurs pour des courses. Depuis son lancement, l’application est très utilisée par des habitués de commerce en ligne. Bamba Lo explique que tout est mis en œuvre pour susciter l’envie auprès des populations, même les personnes qui hésitent encore à opter pour les technologies et le numérique. Ces derniers peuvent même demander les services de la startup par Messenger ou whatsapp.

    « Sur la plateforme, le client dispose de toutes ses factures, de l’historique de toutes ses commandes, et son paiement n’est validé qu’une fois qu’il a reçu son colis », selon le fondateur de Paps. Le but étant de permettre aux clients d’avoir confiance au service offert par sa startup. Il y a plus de trois mois, cette application de livraison géolocalisée a été lancée en Côte d’Ivoire et au Mali. Comme projet, Paps envisage prochainement des livraisons par drone.