Catégorie : Startups

  • Fábrica de Sabão, le centre angolais qui promeut l’innovation

    Fábrica de Sabão, le centre angolais qui promeut l’innovation

    Il y a quelques années, les habitants d’un des plus grands établissements informels d’Angola, Luanda, travaillaient dans l’usine de savon locale. Un site de production de masse et de travail manuel, il est devenu un dépotoir suite à la fermeture de l’usine. Puis, en 2015, l’entrepreneur suisse  Jean-Claude Bastos de Morais a insufflé une nouvelle vie à l’espace avec la fondation de  Fábrica de Sabão.

    Fábrica de Sabão, première plaque tournante de l’innovation du pays, est un centre qui permet aux jeunes de poursuivre des idées créatives susceptibles d’avoir un impact sur la situation socioéconomique de l’Angola. Positionné pour offrir des opportunités et un environnement stimulant pour ces créateurs en plein essor, c’est un lieu d’idées, de transfert de connaissances et d’expérimentation créative.

    « Le centre nous permet d’explorer le potentiel qui existe réellement en Angola, car, pour des raisons politiques, nous sommes une société fermée depuis des années», explique Lauretta Geraldo, conseillère en création au sein de la structure.

    À l’intérieur du bâtiment, vous trouverez des bureaux, des espaces d’exposition et un espace de co-working. Le cœur de Fábrica est, cependant, le Makerspace. Entièrement équipé d’imprimantes 3D, de machines à commande numérique, de soudeuses et plus encore, tout en étant accessible au public, son but est de susciter un intérêt pour la pratique de la fabrication urbaine parmi les membres de la communauté locale.

    Axés sur la création pratique, ceux qui veulent apprendre ont accès à des experts qui les guident à travers des processus entiers, créant tout, des meubles et des pièces de décoration, aux carreaux fabriqués entièrement à partir de plastiques jetés. Ils ont également récemment lancé un «laboratoire de bricolage», où les étudiants peuvent passer leurs week-ends à coder ou à apprendre à imprimer en 3D.

    Conscient des difficultés économiques auxquelles font face de nombreuses familles dans les environs, Fábrica n’exige aucun paiement en espèces pour ces opportunités d’apprentissage. Tout ce qu’ils demandent, c’est que ceux qui cherchent à participer apportent toutes les bouteilles en plastique qu’ils peuvent avoir. L’équipe de Fábrica transforme ces bouteilles en polyéthylène téréphtalate – ou PET – qui peut être utilisé dans la fabrication de divers produits.

    Comme si cela ne suffisait pas, Fábrica est également sur le point de lancer une station de radio communautaire qui va promouvoir les activités et événements à venir, et partager des informations éducatives. Rui Magalhães, un membre de l’équipe qui supervise le makerspace, voit cela comme un élément vital de leur mission.

  • Ghana: InvestXD la startup qui accélère le processus d’investissement

    Ghana: InvestXD la startup qui accélère le processus d’investissement

    La startup ghanéenne InvestXD propose d’aider à faire des investissements plus faciles en éduquant sur le processus et en le rendant plus efficace.

    Lancé l’an dernier par Richard Yao Baku, Emmanuel Akin-Awokoya et Andrew Nduati Njage après leur rencontre au programme MEST (Meltwater Entrepreneurial School of Technology) à Accra au Ghana, InvestXD est une plateforme en ligne qui permet aux jeunes professionnels de se familiariser avec les produits d’investissement tels que les fonds communs de placement, les dépôts fixes et les bons du Trésor.

    La startup a développé une plateforme d’apprentissage donnant des informations qui aident les utilisateurs à apprendre à investir à leur propre rythme et à appliquer leur expérience. La plateforme a également un formulaire facile à utiliser qui aide les utilisateurs à investir dans les banques à travers l’Afrique.

    InvestXD conduit des transactions aux institutions financières de jeunes professionnels qui veulent économiser et investir dans le confort de leur maison ou bureau.

    Aider les jeunes professionnels

    « Notre produit favorise l’inclusion financière et aide les jeunes professionnels à atteindre leurs objectifs tels que l’épargne pour les voyages, les économies de capital pour les entreprises, ou de payer pour un diplôme de troisième cycle. Le besoin d’aider les jeunes professionnels à atteindre leurs objectifs financiers est ce qui nous motive parce que nous sommes comme eux », a confié Richard Yao Baku.

    InvestXD est le résultat direct des expériences précédentes des cofondateurs en matière d’investissement. En effet, dans leurs vies respectives avant leur passage chez MEST Africa, ils éprouvaient tous de difficultés à trouver des informations sur les meilleurs produits d’investissement disponibles. « Nous avons également trouvé fastidieux de remplir le même formulaire d’investissement chaque fois que nous voulions investir dans un autre programme » se rappelle Baku. Cette réalité, couplée à la nécessité de rester dans la file d’attente pendant des heures pour déposer de l’argent dans un compte d’investissement, s’est avérée être complexe et fastidieuse.

    Après enquête auprès des populations qui ont éprouvé le même sentiment, les trois jeunes entrepreneurs se sont lancés. Le résultat a été InvestXD, qui a été lancé en octobre de l’année dernière. Depuis lors, son développement a été fulgurant. Essentiellement, la startup s’est imposée comme un intermédiaire financier entre les institutions financières et les investisseurs.

    Actuellement incubée à MEST à Accra, la startup a augmenté sa clientèle de 28 % en rythme mensuel, principalement grâce au bouche-à-oreille et au marketing sur les médias sociaux.

    Prochainement, les promoteurs InvestXD pensent conquérir le marché kenyan et nigérian.

  • Nkemdilim Begho invente les premières cartes de visite numériques au Nigeria

    Nkemdilim Begho invente les premières cartes de visite numériques au Nigeria

    Depuis une dizaine d’années, cette entrepreneure nigériane dirige Future Software Resources Limited, un fournisseur de solutions informatiques axé sur les solutions en ligne, l’apprentissage en ligne et la sécurité informatique. Nkemdilim Begho est l’une des rares femmes actives dans le secteur de la technologie de l’information au Nigéria.

    Diplômée de l’Université Ludwig Maximilian (LMU), elle a aussi étudié la bio-informatique à l’Université Technique de Munich (TUM). Avant de revenir au Nigéria, Nkemdilim Begho a travaillé en tant que développeur d’applications à l’Institut Max Planck (MPI) pour la recherche en psychiatrie au département de génétique statistique et de protéomique, puis à Affectis Pharmaceuticals AG. Elle y a développé des outils logiciels pour la recherche génétique et des plugins pour la base de données Micro-Array (Java).

    Depuis 2008, l’entrepreneure s’attèle avec son entreprise à mettre en place des tendances dans l’espace technologique de son pays. C’est à son entreprise que l’on doit les premières cartes de visite numériques au Nigeria. Régulièrement consultée pour des questions sur les TIC en Afrique, la responsable de Future Software Resources Limited veut construire une grande marque technologique reconnue. Nkemdilim Begho envisage positionner Future Software Resources Limited comme le fournisseur principal de solutions informatiques en Afrique.

    En parallèle à ses efforts pour mieux développer son entreprise, Nkemdilim Begho fait également du social. L’entrepreneure fait du bénévolat pour des programmes de mentorat et d’autonomisation partageant souvent ses expériences avec de jeunes Nigérians et des enfants moins privilégiés.

    L’entrepreneure a reçu de nombreux prix, notamment le prix Jim Ovia pour l’excellence du logiciel et le prix Etisalat pour l’innovation. Nkemdilim Begho a également été lauréate du prix Etisalat pour l’innovation.

  • Breatha Shitemba: entrepreneure  à succès grâce aux crèches namibiennes

    Breatha Shitemba: entrepreneure  à succès grâce aux crèches namibiennes

    Cette entrepreneure namibienne est très connue dans son pays pour ses produits destinés aux crèches pour enfant. Breatha Shitemba, qui travaille dans le secteur bancaire, a en effet fondé Nels Babies. Il s’agit d’une société en ligne spécialisée dans la literie et les rideaux uniques et sur mesure pour enfants.  Pour créer sa société, l’entrepreneure a constaté que des parents éprouvaient des difficultés à trouver des objets de décoration pour enfants.

    Depuis la création de Nels Babies, elle propose de la literie de bébé avec de designs différents qui respectent les exigences spécifiques des clients. Beatha Shitemba affirme que son entreprise offre aux parents namibiens des produits de qualité.

    La particularité de la literie que propose Nels Babies porte sur les motifs. Ces derniers sont fabriqués manuellement à base du coton. Beatha Shitemba précise que son entreprise offre aux parents des produits pour garçons et les filles ainsi que des crèches non sexistes. Elle explique que cela est destiné à des parents qui ne souhaitent pas être confinés par des rôles de genre.

    L’entrepreneure veut développer les activités de son entreprise. Mais la plupart des tâches de Nels Babies sont sous-traitées. Pour cela, elle compte s’attacher les services de collaborateurs. Beatha Shitemba compte pénétrer de nouveaux marchés pour offrir ses services dans la sous-région. Dans cette dynamique, elle confie tisser des partenariats avec des revendeurs et des magasins de vente en détail. Le but pour elle étant de parvenir à développer une grande marque.

     

  • Christella Kirezi, l’entrepreneure qui offre des soins capillaires aux mozambicaines

    Christella Kirezi, l’entrepreneure qui offre des soins capillaires aux mozambicaines

    Christella Kirezi est une entrepreneure régulièrement consultée par des Mozambicaines. Et pour cause, elle partage avec elles des astuces pour prendre soin naturellement de leurs cheveux bouclés. Avec une vingtaine d’expériences dans les soins capillaires, elle se rappelle avoir toujours pris le plaisir de prendre soin des cheveux des membres de sa famille.

    L’entrepreneure a créé Moz Crespas, une entreprise qui prospère grâce à des soins capillaires naturels qu’elle offre aux clientes. Christella Kirezi explique qu’elle a choisi de démarrer ses activités après avoir constaté les difficultés qu’éprouvent les femmes pour bien traiter leurs cheveux. Selon elles, la plupart des femmes n’arrivent pas à trouver les crèmes idéales pour leurs cheveux bouclés.

    Mais l’entrepreneure a su trouver selon elle les solutions naturelles pour ses clientes. Les conseils capillaires de Moz Crespas sont bien suivis dans le pays. L’entreprise jouit également d’une crédibilité grâce à la relation qu’elle entretient avec ses clientes.

    Aidée par trois collaboratrices, Christella Kirezi confie être toujours guidée par la volonté d’offrir de meilleurs services à sa clientèle. A cet effet, elle compte installer au moins un salon dans chaque province du pays pour étendre ses services. « Je veux les aider à garder leurs cheveux en bon état », résume Christella Kirezi.

    En attendant, l’entrepreneure souhaite que d’autres femmes comme elles choisissent de trouver des solutions aux problèmes auxquelles elles sont souvent confrontées. « Le plus grand conseil est de ne jamais abandonner même s’il semble difficile ou impossible d’atteindre votre but ultime. Il y aura toujours des obstacles et des difficultés à surmonter », prévient-elle.

  • Mozambique: Vanessa Guilherme Nhabete, organisatrice d’événements VIP

    Mozambique: Vanessa Guilherme Nhabete, organisatrice d’événements VIP

    Vanessa Guilherme Nhabete dirige elle seule deux entreprises qu’elle a fondées. Cette jeune entrepreneure mozambicaine est en effet l’une des figures importantes dans le domaine de l’événementiel dans son pays. Elle s’illustre dans l’organisation de grands événements.

    Pour parvenir à sa réussite actuelle, Vanessa Guilherme Nhabete a fondé en 2015 Dali Banga Eventos qui organise des grandes rencontres dans le pays. L’entreprise offre aussi des services de décoration de salons et de table à gâteaux rustiques pour tous les âges et toutes les occasions.

    En soutien à sa première entreprise, l’entrepreneure a fondé une seconde dénommée Mulandi qui s’est imposée dans la création de bouquets de fleurs et de cadeaux spéciaux sur commande. La Mozambicaine explique que pour bien fonctionner ses entreprises elle utilise des matériaux importés mais aussi des matériaux locaux. Les produits de Mulandi sont appréciés par une clientèle composée de Mozambicains de toutes les classes.

    Depuis trois ans Vanessa Guilherme Nhabete est sollicité par une large clientèle au point où ses deux entreprises sont devenues incontournables dans la réussite de la plupart des événements. « Nous cherchons à offrir une gamme de services d’événements décoratifs, combinés avec des cadeaux floraux et autres qui sont à la fois de haute qualité, mais à des prix abordables », soutient l’entrepreneure.

    Aidée par une collaboratrice, Vanessa Guilherme Nhabete emploie trois personnes qui permettent aux clients de « vivre une meilleure expérience ». « Nous nous efforçons d’être une société d’excellence et considérée comme le premier choix des clients dans chacun des secteurs d’activité dans lesquels nous opérons », confie Vanessa Guilherme Nhabete.

  • Liesl Esau, l’entrepreneure qui conseille les entreprises à haut risque

    Liesl Esau, l’entrepreneure qui conseille les entreprises à haut risque

    Liesl Esau est la fondatrice de HSE Matters, une entreprise qui offre des services de consulting en gestion de santé, de l’environnement et de la sécurité au travail. HSE Matters offre ses services à des différentes entreprises du pays. Liesl Esau veut permettre aux responsables d’entreprise de rendre sûrs leurs lieux de travail. Selon lui, cela peut permettre aux employés d’être plus productifs.

    Il explique que les services de HSE Matters permettent à des industries à haut risque de promouvoir une éthique de travail. La Sud-africaine dispose de plusieurs années d’expérience dans le secteur des industries pétrolières et chimiques. L’entreprise de Liesl Esau aide aussi des petites et moyennes entreprises afin qu’elles puissent développer leurs activités et acquérir de plus grands projets.

    L’entreprise dispose des responsables techniques de la sécurité et du personnel de soutien de l’équipe qui ont de nombreuses années d’expérience sur le terrain avec les qualifications tertiaires pertinentes.

    Liesl Esau dirige une équipe de collaborateurs qui assistent les clients dans leurs démarches de rendre leurs entreprises sûres et efficaces. «Notre expérience et nos connaissances combinées dans les domaines de la pétrochimie, de la chimie et de la construction nous permettent d’assister nos clients dans leurs démarches de conformité et leur efficacité opérationnelle », justifie Liesl Esau.

    Comme futur projet, Liesl Esau ambitionne mettre en place une plateforme qui va offrir des opportunités d’apprentissage aux étudiants qui envisagent travailler dans les industries à haut risque.

  • En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    Entrepreneure sociale, Marjorie Atuhurra consacre une grande partie de son temps à l’autonomisation des femmes en Ouganda. Elle est l’une des voix féminines les plus écoutées dans le pays. Marjorie Atuhurra a en effet créé Gejja Women Foundation qu’elle dirige. Cette association a pour mission de promouvoir la gent féminine et de permettre aux jeunes filles de développer leurs potentiels.

    Depuis sa création en 2015, Gejja Women Foundation aide essentiellement les femmes marginalisées notamment les veuves. La fondation vient également en aide aux adolescents. À travers son association Marjorie Atuhurra accorde un soutien éducatif à de nombreux jeunes ougandais. De jeunes filles bénéficient régulièrement également d’une formation en hygiène corporelle. Des serviettes hygiéniques réutilisables sont distribuées à des filles dans les régions du pays. Marjorie Atuhurra explique ces serviettes permettent aux filles d’assister aux cours durant leur période de menstruation.

    Appui aux initiatives privées

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    Pour Marjorie Atuhurra les femmes ougandaises ont un besoin urgent d’autonomisation, elles sont défavorisées et ne peuvent toujours pas défendre leurs droits. Son objectif est de leur fournir des connaissances nécessaires pour qu’elles se « prennent en charge ». Dans cette dynamique Gejja Women Foundation encadre et aide des femmes à lancer leur entreprise dans différents domaines tels que l’artisanat, la production de vin et la culture de champignons. « Nous avons récemment lancé une campagne de doit les aider à s’intéresser à la culture des légumes », fait savoir Marjorie Atuhurra.

    En trois ans d’existence, Gejja Women Foundation a déjà encadré près de 200 femmes et touché 20000 personnes dans le pays. Marjorie Atuhurra travaille avec une équipe dynamique qui l’aide dans la programmation des formations sur l’hygiène menstruelle, l’encadrement des startups féminines et l’organisation des campagnes de sensibilisation. L’entrepreneure sociale ambitionne créer un centre de fondation dans le centre de l’Ouganda pour venir en aide à d’autres femmes. Après, elle compte proposer ses services à des femmes des pays de la région. Dans cinq ans, elle envisage toucher de nombreuses femmes en Afrique de l’Est grâce à des partenariats.

  • Diplômée de Harvard et Stanford, Yasmin Belo-Osagie aide les africaines à créer leur PME

    Diplômée de Harvard et Stanford, Yasmin Belo-Osagie aide les africaines à créer leur PME

    Née aux Etats-Unis c’est pourtant au Nigéria que Yasmin Belo-Osagie a grandi avant de repartir en Angleterre puis aux Etats-Unis pour ses études à l’université de Princeton. Cette promotion est aujourd’hui l’un acteurs principaux qui assurent la promotion des femmes dans le monde entrepreneurial. L’entrepreneur qui a préparé un MBA en partenariat avec la Harvard Law School et la Stanford Graduate School of Business estime que plusieurs conditions ne permettent pas aux femmes de développer leurs initiatives privées dans leur secteur de prédilection.

    Yasmin Belo-Osagie a en effet cofondé en 2013 She Leads Africa, une entreprise sociale de femmes basée au Nigeria qui cherche à relever les défis auxquels les femmes du continent sont confrontées en créant, en développant et en soutenant leurs entreprises et leurs services professionnels.

    She Leads Africa a lancé une plateforme en ligne qui met à la disposition des femmes des articles et des programmes d’étude et des conseils d’affaires. Yasmin Belo-Osagie précise que ces conseils et programmes tiennent principalement compte des réalités du monde entrepreneurial africain.

    Atout du numérique

    Depuis cinq ans, la Nigériane met ainsi son savoir-faire au service d’une centaine de jeunes entrepreneures nigérianes et des pays de la sous-région. Dans cette dynamique elle bénéficie du soutien de grandes entreprises comme Intel, Guaranty Trust Bank, Huawei et Etisalat. Il faut dire que Yasmin Belo-Osagie a convaincu ces grandes entreprises de l’importance pour elles de soutenir les projets ambitieux de jeunes entrepreneures.

    Yasmin Belo-Osagie organise aussi des rencontres entre les entrepreneures africaines et celles d’autres continents. Il y a trois ans, elle a permis à cinq entrepreneures africaines de rencontrer en Chine des investisseurs qui s’intéressent au continent africain. La Nigériane encourage surtout les jeunes entrepreneurs à ne pas négliger l’apport technologie dans l’élaboration de leur projet.

    Pour celle qui a été consultante en développement de stratégies de croissance pluriannuelles pour les grandes organisations, le numérique peut servir d’accélérateur aux initiatives féminines qui émergent en Afrique.

  • Gladys King’ori: le nouveau visage de la FinTech au Kenya

    Gladys King’ori: le nouveau visage de la FinTech au Kenya

    Ancienne banquière, Gladys King’ori est une Kenyane qui s’illustre désormais dans le domaine de la Fintech. Dans son pays, cette entrepreneure transforme en effet les services financiers grâce à la technologie. Passionnée d’informatique, la jeune entrepreneure est aussi intéressée par les questions liées à l’inclusion financière. Son objectif est de participer à l’accès et à la prestation de services financiers au Kenya et sur le continent.

    En plus de son diplôme en informatique, Gladys King’ori a également obtenu une maîtrise en administration des affaires et gestion stratégique. Elle a travaillé dans différents secteurs et a offert ses services à des entreprises publiques ou privées. Entre 2012 et 2013, elle était responsable du développement de produits chez Equity Bank Limited où elle s’est occupée de la conception de solutions de prototypage, de l’interface utilisateur et de la cartographie des différents processus.

    Fort d’une dizaine d’années d’expérience dans la prestation de services financiers et d’une expertise en stratégie et planification de développement de produits, Gladys King’ori a fondé ZOA Tech. Il s’agit d’une plateforme de gestion financière qui offre un accès de bout en bout aux services financiers n’importe où, n’importe quand et à partir de n’importe quel appareil.

    Du numérique au service de l’inclusion financière

    C’est avec ZOA Tech que l’entrepreneure a développé le premier commutateur du Kenya et de l’Afrique de l’est. Le commutateur permet à n’importe quel client d’envoyer de l’argent instantanément via le transfert mobile et les services bancaires par Internet.

    En dehors des services de sa plateforme, l’entrepreneure s’implique dans d’autres projets de développement de son pays. En 2015, en tant que chef de projet adjoint pour l’approfondissement du secteur financier au Kenya Gladys King’ori faisait partie de l’équipe qui a établi une association de monnaie électronique et la mise en œuvre d’un changement national.

    L’année passée, l’entrepreneure a aussi géré un projet qui lui a permis de mettre en place des systèmes financiers numériques, des paiements par QR (Quick Response), l’inclusion financière et l’accès au développement de Cash-lite.