Catégorie : Startups

  • Simpala : l’avenir de l’éducation au Cameroun 

    Simpala : l’avenir de l’éducation au Cameroun 

     

    Depuis 2012, le Camerounais Cyrille Feugang travaillait pour la mise sur pied d’une suite de logiciels qui devraient permettre aux enseignants, aux parents et aux chefs d’établissements  de mieux gérer leurs relations au quotidien. C’est désormais chose faite. Simpala.net, disponible sur le web et sur mobile, est opérationnel dans plusieurs établissements scolaires du Cameroun avec des résultats plus que satisfaisants.

    Cyrille Feugang fondateur de Simpala.net

    Plus besoin de passer des semaines à renseigner les bulletins de notes, calculer les moyennes et classer les résultats. La plateforme Simpala, s’en occupe. Chaque enseignant doit juste porter ses notes dans l’application et le tour est joué. La simplicité de l’opération émerveille les enseignants.

    « Avant il fallait marcher avec des calculatrices, se déplacer  partout avec des bulletins,  mais aujourd’hui avec notre simple téléphone  Android, on remplit seulement les notes et l’application fait le reste », se réjouit Alain Njugnia, un enseignant qui a adopté l’application.

    Avec Payroll de la plateforme Simpala, les chefs d’établissements peuvent facilement suivre n’importe où les activités de leur personnel. Ils peuvent également générer des bons de caisse et traiter les salaires en quelques minutes.

    L’application a également mérite de créer en quelques clics, les cartes d’identité scolaire des élèves.  Les établissements qui ont souscrit aux services de Simpala,  informent régulièrement par SMS les parents d’élève de la moyenne de leurs enfants (avant la distribution des bulletins), des réunions et autres informations utiles.

    « En fin de trimestre, les messages nous parviennent.  Avant même que l’enfant ne rentre avec le bulletin, nous avons déjà le résultat », témoigne un parent.

    Cyrille Feugang attend étendre ses services à d’autres pays sur le continent. Pour y arrive, il a démarré le développement d’une version anglaise de sa plateforme.

     

  • Mariam Kourouma : la promotrice d’« O’burger », la chaîne de restauration rapide « made in africa »

    Mariam Kourouma : la promotrice d’« O’burger », la chaîne de restauration rapide « made in africa »

    Mariam Kourouma fait partie des jeunes africains dont le parcours entrepreneurial inspire leurs pairs. La guinéenne de 34 ans est la promotrice de la chaîne de restauration rapide « O’burger » qui ambitionne de conquérir l’Afrique.

    Mariam Kourouma a fait ses études primaires et secondaires en Guinée. En France, elle obtint un Brevet de Technicien Supérieur en assistance de direction puis une formation en communication. Elle travaille dans plusieurs entreprises françaises avant de retourner en Guinée où elle fut Business Segment Supervisor chez l’opérateur de téléphonie mobile MTN.
    « Ma première expérience en tant qu’entrepreneure a été dans l’immobilier où j’étais associée avant de me lancer dans la restauration avec les Fast Food O ‘burger. Plus tard, j’ai créé Innov’services qui est une société de services aux entreprises », explique-t-elle. Les restaurants O’burger existent déjà en France, au Bénin et en Côte d’Ivoire.

    Mariam Kourouma est également propriétaire de la société INNOV’SERVICES, qui fait du facility management. « Nous nous occupons absolument de tout (entretien de locaux, organisation d’évènements, secrétariat, gestion locative etc.), afin que les entreprises se focalisent sur leur métier de base. Soit nous exécutons directement les taches que les entreprises nous confient, soit nous les mettons en contact avec les meilleurs fournisseurs/prestataires locaux, précise la Guinéenne.

    Mariam Kourouma emploie 30 personnes et espère donner plus de chance aux étudiants en fin de formation qui recherchent leur premier emploi. « Mon objectif c’est d’employer directement ou indirectement 100 jeunes d’ici 2020… ».

  • Viamap: l’application camerounaise pour lutter contre l’insécurité

    Viamap: l’application camerounaise pour lutter contre l’insécurité

     

    Ce qui était censé être un exercice de classe, est sur le point de devenir une œuvre d’utilité publique. Viamap est une application mobile  développée  par deux jeunes étudiants camerounais Brice Dounkeng Zélé et Wilfried Joh Ekoka pour réduire l’insécurité au Cameroun.

    Viamap se veut une communauté de partage d’avis sur les zones à risque au Cameroun.  L’application permet aux victimes ou témoin d’une infraction de signaler la dangerosité de la zone concernée.  L’idée dans un premier temps est de prévenir le grand public des zones à risque au Cameroun.

    Les « lanceurs d’alerte » peuvent faire leur dénonciation dans différentes catégories selon l’infraction. Il est ainsi prévu des catégories pour les agressions, les drogues, les homicides, la prostitution…

    Viamap pourrait également être d’une grande utilité pour les forces de l’ordre et de sécurité qui pourraient agir plus rapidement une fois avoir identifié les zones où les infractions sont commises. Légère (7,8 Mo), l’application est facilement téléchargeable.

    « Je suis encore entrain de tester. Mais l’initiative est vraiment novatrice et très utile » à indiqué Choibou Gambo, un internaute.

    L’application est toujours en développement et les apports des premiers utilisateurs sont attendus. « Viamap, une application qui j’ose croire contribuera drastiquement à faire baisser le taux de criminalité dans notre pays le Cameroun. Elle est toujours en cours de développement vos retours et avis nous aideront à l’améliorer », a déclaré Brice Zélé, co-concepteur de l’application.

    Brice Zélé et  Wilfried et Joh Ekoka sont des étudiants en management des systèmes d’informations à l’institut universitaire de la Côte de Douala,

     

     

     

  • LikPc : le premier ordinateur commercialisable « made in Togo »

    LikPc : le premier ordinateur commercialisable « made in Togo »

    Les ordinateurs tout-en-un sont une nouvelle génération de machines qui fonctionnent sans unité centrale. C’est ce type d’appareil que la société togolaise Liksoft a présenté le 19 avril au public togolais.  Conçu et  monté au Togo, LikPc devient la première marque d’ordinateur commercialisable produite au Togo.

    Fonctionnant sous Window 10, les ordinateurs Lik Pc sont des Core I5 dotés du 8Go de mémoire RAM (extensible jusqu’à 32 Go). Equipés d’écrans HD de 21,5 pouces et de deux disques durs dont  un ssd, les machines de la société Liksoft sont aussi bien adaptés au professionnels qu’aux particuliers.

    « Likpc est conçu sur le modèle d’un ordinateur mais nous avons pensé à des équipements un peu plus petit pour que le format soit aussi léger et performant. Il contient deux types de disque dur à l’intérieur notamment un disque SSD qui permet de démarrer le système rapidement et un disque de 1 Téra qui sert à stocker les données », explique Adevou Ekpeh Fera de la société Liksoft.

    LIKSOFT  se présente comme est un intégrateur de solutions qui a pour vocation de promouvoir les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle en Afrique à travers ses services spécialisés dans les métiers du numérique et d’accompagner les entreprises à la transformation digitale.

    la société intervient dans plusieurs domaines tels, l’intégration de solutions, l’ingénierie logicielle, le marketing digital, l’éditeur d’application mobile et logiciel, l’archivage numérique, la sécurité informatique, l’architecture des systèmes d’informations, les conseils et expertise en infogérance informatique, les télécoms  et l(assemblage et montage des appareils électroniques.

  • Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Maïa : la pommade anti-moustique qui pourrait sauver l’Afrique du paludisme

    Deux entrepreneurs ; le Burundais Gérard Niyondiko, et le Français Franck Langevin ont mis sur pied au Burkina Faso une pommade anti-moustique dénommée « Maïa ».  Leur objectif est de lutter contre le paludisme sans changer le mode de vie des populations. La commercialisation du produit débutera en septembre 2019.  Maïa  fait partie des 30 innovations africaines célébrées lors du 2ème  forum de la santé de l’OMS tenu au Cap Vert en mars 2019.

    « Maïa » est une pommade fabriquée à base du beurre de Karité, une huile dont les vertus ne sont plus à démontrer. Gérard Niyondiko l’un des porteurs de ce projet avait déjà travaillé en 2014 sur un projet similaire Faso Soap ; un savon anti-moustique. Il avait constaté les utilisateurs des savons passaient d’autres produits cosmétiques après le bain, ce qui réduit l’effet du savon. C’est la raison pour laquelle, il a décidé de travailler sur la pommade qui est généralement passée en dernière position après les toilettes.

    La boite de « Maïa »  de 200 ml sera vendue à  1000 fcfa. Au-delà de sa fonction de lutte contre les moustiques, le produit est une véritable pommade qui hydrate la peau.

    « Maïa »   ne sera pas qu’une simple pommade. Les porteurs du projet s’évertuent pour une reconnaissance de leur invention par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS).  Selon lefaso.net, 250 tests anti-moustiques ont été effectués au laboratoire en collaboration avec le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP).

    « Notre idée est d’arriver à convaincre la communauté scientifique qui travaille sur la question du paludisme que notre produit est une solution complémentaire »,explique Franck Langevin.

    « Maïa »   peut être utilisé par toutes les couches de la société. Une fois passé sur le corps, le produit a un temps d’action de 4 heures. Pour cela il est recommandé de l’utiliser les soirs.

    En 2017, l’OMS a enregistré 219 millions de cas de paludisme dans 87 pays. La Région africaine de l’OMS supporte une part disproportionnée de la charge mondiale de paludisme.  92% des cas de paludisme et 93% des décès dus à cette maladie sont survenus dans cette Région.

     

     

  • Patricia Zoundi : l’Ivoirienne fondatrice de Quickcash, le transfert d’argent des paysans

    Patricia Zoundi : l’Ivoirienne fondatrice de Quickcash, le transfert d’argent des paysans

    Quand on est né d’un père manœuvre devenu cadre et diplomate, on a toutes les raisons de croire au travail bien fait et à l’abnégation. Juriste formée à l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso) Patricia Zoundi épouse Yao est la première femme à se lancer dans la Fintech en Côte d’Ivoire. En 2010, Elle crée Quickcash, une plateforme de transfert d’argent qui se passe de réseau internet pour effectuer ses opérations. Sa solution très pratique dans les zones rurales démocratise le transfert d’argent. De trois villages, son réseau s’est étendu aujourd’hui à 300 villages de la Côte d’Ivoire.

    Après la malheureuse expérience vécue dans la gestion d’une agence de transfert d’argent Wester Union, loin de se décourager, Patricia Zoundi crée sa plateforme qu’elle appelle Quickcash. Avec un ordinateur, un téléphone portable et une bonne dose de conviction, elle s’y lance mobilisant au passage ses premiers collaborateurs.

    « Je n’avais pas d’argent pour les payer mais je leur ai partagé ma vision et ils m’ont suivi. », se souvient-elle.  Quickcash  a pour vision de contribuer à l’émergence d’un monde rural prospère et actif en Afrique. En2014, Patricia Zoundi a obtenu le Prix National d’Excellence de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire dans la catégorie Entreprenariat Jeune.

    En 2016, elle participe, au Global Entrepreneurship Summit aux USA : « Je n’oublierai jamais ma rencontre à la Silicon Valley avec Barack Obama. »

    Aujourd’hui Patricia est devenue un serial entrepreneur. Elle est la fondatrice de deux autres entreprises ;   « Digital hub » qui intervient dans la fintech, et Cannan land axée sur  l’agriculture durable. Elle emploie 20 personnes et a créé 1500 emplois indirects. Malgré sa success-story édifiante, Patricia avait des difficultés à accéder aux crédits.

    Invitée 17 avril à partager son expérience lors du premier sommet Wefi qui se tenait à Abidjan, elle déclarait à France 24 avant de monter sur le podium que « l’heure n’est plus aux discours mais à l’action ».  A la fin de sa communication, Patricia fut rappelée par le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) Akinwumi Adesina qui lui a promis le soutient de son institution devant tout le public.

     

     

  • Adenah Bayoh : en fuyant la guerre au Libéria, elle devient millionnaire aux USA

    Adenah Bayoh : en fuyant la guerre au Libéria, elle devient millionnaire aux USA

    Dans le New Jersey, Adenah Bayoh, fait partie des chefs d’entreprise les plus respectés. La PDG Adenah Bayoh and Companies, est également patronne de  trois (3)  franchises du restaurant rapide IHOP. Elle est à la tête de plusieurs projets immobiliers avec un portefeuille estimé à 250 millions de dollars.

    En quittant le Libéria natale à 13 ans, la petite Adenah Bayoh fuyait avant tout,  la guerre. Elle ignorait les mille et une opportunités qui s’offriront à elle dans son pays d’adoption. Diplômée de la Fairleigh Dickinson University, Adenah Bayoh a démarré sa carrière professionnelle dans le milieu bancaire. Elle investit son économie dans le secteur immobilier en achetant des villas qu’elle revendait.

    Le succès de son business l’a amenée à abandonner son poste à la banque.  S’inspirant de sa grand-mère restauratrice restée au Libéria, elle se fait former dans ce nouveau secteur et y investit une partie de son économie.  Elle ouvre à 27 ans, sa première franchise IHOP.  En 2010 son restaurant avait la plus forte croissance de la région.

    En 2015, Adenah Bayoh ouvre sa seconde franchise  IHOP à Paterson. Parallèlement à la restauration,  elle s’associe à d’autres partenaires et agrandit son business dans le secteur immobilier. Ensemble, ils rachètent le  site de l’hôpital général d’Irvington et le transforme en cité résidentielle. Cet investissement est estimé à 200 millions de dollars.

    Une dame de cœur

    Mère de deux enfants, Adenah Bayoh est une philanthrope. Elle a mis sur pied un programme qui offre le petit-déjeuner  aux enfants de moins de 12 et des diners aux familles vulnérables. Elle offre gracieusement ses cadres aux organisations et associations qui souhaitent y mener des actions à but non lucratif.

    Adenah Bayoh inspire des milliers d’entrepreneurs dans sa communauté. Elle est régulièrement sollicitée par des universités et associations pour des communications.  La PDG Adenah Bayoh and Companies a été nominée en 2015 parmi les 100 personnalités influentes des USA aux côtés de la procureure générale américaine Loretta Lync et de l’actrice Viola Davis.

     

  • Ntsiki Biyela : la première sud-africaine noire productrice de vins

    Ntsiki Biyela : la première sud-africaine noire productrice de vins

    En Afrique du sud, elle est une référence pour les noirs et surtout les femmes qui hésitent encore à embrasser le secteur de la viticulture, longtemps chasse gardée des Européens.  Ntsiki Biyela (41 ans) est la propriétaire de la marque de vin Aslina Wines créée en 2017. Diplômée  en viticulture et en œnologie à l’université de Stellenbosch, Ntsiki Biyela maitrise la chaine de production de ses vins ; de la culture des raisins jusqu’à la commercialisation. Et pourtant rien ne la prédestinait à un tel avenir.

    Issue d’une famille modeste (mère ménagère),  elle grandit  à KwaZulu-Natal, une province côtière de l’Afrique du Sud plutôt réputée pour la fabrication de la bière locale. Après l’obtention de son baccalauréat, elle a essayé sans succès de poursuivre ses études en chimie. Bénéficiaire d’une bourse d’étude, elle s’est retrouvée malgré elle à étudier la viticulture, un domaine qui lui était nouveau.

    « C’était une réelle opportunité pour moi d’étudier le vin, mais c’aurait pu être autre chose. J’avais une telle soif d’apprendre que j’aurais tout accepté», se souvient-elle. Dans sa nouvelle université, Ntsiki Biyela goute pour la première fois au vin. «Je n’ai pas trouvé ça très bon. Mais avec le temps, je suis tombée amoureuse de ce breuvage en constante évolution » avoue-t-elle.

    En 2004, Ntsiki Biyela devint la première vigneronne noire d’Afrique du sud et travaille pour Stellekaya  wines. Cinq (5) ans plus tard, elle reçoit la distinction de la « Femme vigneronne de l’année ».

    Après 12 ans d’expérience chez Stellekaya, Ntsiki Biyela quitte ses fonctions de responsable de vigneron et crée en 2017, sa propre marque de vin Aslina Wines. Très vite ses produits sont prisés par les spécialistes du vin. La même année, elle produit 12000 bouteilles exportées aux  USA, en Europe en Asie et au Ghana.

    Faute de moyens, elle ne dispose pas pour le moment de sa propre cave, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre ses objectifs. « Je loue plusieurs endroits dans la région pour fabriquer mon vin.J’effectue aussi le mélange des grappes que j’achète à différents viticulteurs de la région. Il faut constamment se déplacer d’un endroit à l’autre. Un jour, j’espère posséder au moins ma propre cave… » a-t-elle indiqué sur  tv5monde.com

    Début avril, Ntsiki Biye était au Japon dans le cadre d’un voyage professionnel au cours duquel elle a croisé d’autres professionnels de son domaine.

    « Les mots ne peuvent pas expliquer, je suis en admiration et plein de gratitude pour l’amour et l’hospitalité que j’ai reçu de la communauté japonaise. De la douane quand j’arrive, aux amis que j’ai rencontrés. Je ne peux même pas compter comme je pourrais manquer pour nommer les personnes que j’ai rencontrées et les endroits que j’ai visités. Le respect des gens est grand au Japon », peut-on lire sur sa page Facebook.

    La Sud-africaine ne se limite pas à l’expansion de son entreprise. Elle partage également son savoir faire avec les jeunes de 18 à 25 ans dans le cadre d’un projet intitulé  « Pinotage Development Youth Academy ».

     

  • FilKhedma, la startup qui fournit des services à domicile au Caire

    FilKhedma, la startup qui fournit des services à domicile au Caire

    En quatre ans, cette startup égyptienne s’est positionnée comme la plus connue sur le marché de services à domicile. FilKhedma est en effet une plateforme en ligne qui offre des services de maintenance et d’amélioration résidentiels tels que la plomberie, la menuiserie, l’électricité, la climatisation, la peinture et les appareils électroménagers.

    Depuis son lancement en 2014, FilKhedma dessert essentiellement la capitale Caire. La plateforme compte de nombreux utilisateurs avec une augmentation régulière des visites. Elle dispose d’une vingtaine techniciens et partenaires fournissant ces services à leurs clients avec un taux de commande renouvelé supérieur à 75%. Pour étendre ses services, FilKhedma a reçu dernièrement un appui financier d’Algebra Ventures et de Glint. FilKhedma veut surtout attirer recruter de nouvelles compétences et développer sa stratégie marketing pour élargir sa clientèle. La startup envisage également créer des applications pour les fournisseurs de services et les clients, ainsi qu’une technologie robuste pour le marché et les tableaux de bord des opérations.

    Selon Omar Ramadan, fondateur de FilKhedma, le partenariat avec Algebra Ventures et Glint s’inscrit dans l’objectif de mieux répondre aux attentes des populations. Il ajoute que tout doit être fait pour permettre aux habitants de résoudre les difficultés quotidiennes grâce aux services à domicile. « Notre équipe grandissante travaille maintenant dur pour réorganiser notre technologie et offrir une expérience client transparente dans ce qui a toujours été un processus désordonné en Égypte », précise l’entrepreneur.

    Tarek Assaad, responsable de Algebra Ventures estime que la technologie a amélioré de façon efficace les services à domicile en Égypte. Il considère aussi que FilKhedma est une startup qui peut créer de la valeur dans le secteur. «Nous sommes enthousiasmés par cet investissement qui permettrait de répondre aux besoins des ménages et des entreprises, de réinventer la culture du service et de créer plus d’emplois et de revenus supplémentaires pour les fournisseurs de services», déclare de son côté Irini Raafat, un des responsables de Glint.

     

     

  • Formée aux USA, elle renonce à son emploi pour lancer sa marque au Nigeria

    Formée aux USA, elle renonce à son emploi pour lancer sa marque au Nigeria

    Cette entrepreneure nigériane utilise depuis trois ans des matières premières dans son pays pour construire une grande marque de luxe. Pour réaliser son rêve de créer son entreprise et d’innover, Joycee Awosika a quitté les États-Unis pour revenir en 2011 dans son pays natal. La jeune entrepreneure a ensuite travaillé  dans une grande compagnie d’électricité avant de démissionner.

    Elle fonde alors en 2015 Oriki (votre couronne, votre origine en Yoruba), son entreprise. Selon elle, le Nigeria est une mine d’or colossale qui a été largement inexploitée. Elle affirme qu’elle ne pouvait pas rester inactive face à une telle situation. « Les fabricants de produits de beauté et les entreprises du monde entier exploitent les ingrédients naturels cultivés au Nigeria et dans d’autres pays africains, mais il existe très peu de marques autochtones fièrement concurrentes », souligne-t-elle.

    Joycee Owasika a bénéficié de l’appui du programme Tony Elumelu pour renforcer sa marque. Depuis, Oriki a construit sa réputation sur les produits de qualité. La marque fabrique des produits de beauté et de toilettage efficaces et luxueux en utilisant des matières premières et toutes les ressources naturelles découvertes à travers le monde. Une trentaine de produits parmi lesquels on retrouve des hydratants, des nettoyants pour le corps ou des exfoliants.

    Qualité

    L’entrepreneure précise que des plantes, des ingrédients biologiques et des huiles naturelles sont utilisés dans la fabrication. « Nos produits sont exempts d’additifs inutiles, de parabènes et de sulfates », rassure-t-elle. Avec un magasin phare situé dans la ville cosmopolite de Lagos, au Nigeria et un site de commerce électronique conçu pour servir le consommateur moderne, intelligent, techno-saavy et soucieux de sa santé, les espaces de vente ORIKI sont conçus pour exprimer un mélange unique de style et éducation.

    En tant qu’entrepreneure, elle fait face à divers défis dans son industrie, du manque d’options de conditionnement au sol, à la gestion des commandes groupées, au contrôle de la qualité et aux restrictions à l’exportation. Mais Joycee Awosika est battante. Elle affronte toutes les difficultés avec une équipe formée d’une vingtaine de collaborateurs.

    Du social

    Préoccupé par l’essor des communautés, il a mis en place différents programmes sociaux, notamment « From Plant to Profit » qui promeut une agriculture durable et une autonomisation des agriculteurs. Pour Joycee Owasika il s’agit d’un moyen de création d’emplois, de réduction de la pauvreté et de développement économique.

    L’entrepreneure a également mis en place une fondation qui soutient le commerce durable, l’autonomisation des jeunes femmes, les initiatives d’énergie propre et écologique, l’éco-conservation et les relations collectives, tout en donnant une raison véritable et significative de réussir. Joycee Owasika est à ce point considérée comme l’une des femmes les plus influentes du Nigeria.