Catégorie : Startups

  • Égypte: deux jeunes entrepreneurs veulent concurrencer PowerPoint

    Égypte: deux jeunes entrepreneurs veulent concurrencer PowerPoint

    À moins de vingt ans, Moody Boles et Amr Naguib veulent supplanter PowerPoint. Ces jeunes entrepreneurs égyptiens ont lancé une plateforme en ligne qui fournit des solutions numériques permettant aux professionnels de présenter leurs portefeuilles de manière professionnelle, captivante et sophistiquée, sans avoir besoin de savoir coder ou concevoir. Ils expliquent qu’ils ont constaté que chaque jour des personnes passent plus de 140 millions d’heures sur PowerPoint pour créer leurs présentations.

    C’est alors qu’ils ont décidé de créer en 2016 Imaginators. Ils sont partis d’un projet sur lequel il travaillait dans le cadre d’une activité parascolaire pour lancer une plateforme qui compte aujourd’hui des utilisateurs dans plusieurs pays. Depuis deux ans, Moody Boles et Amr Naguib gèrent bien leurs études avec leurs activités d’entrepreneurs. Ils expliquent donner la priorité à leurs études et à leurs activités en fonction du temps. «Si quelqu’un a un examen à venir par exemple, l’autre prendrait une partie de sa charge de travail », affirme Moody Boles.

    3000 utilisateurs dans 90 pays

    Les deux passionnés de technologie indiquent avoir rencontré des difficultés dans le développement de leur startup. Entre autres, l’amélioration de différentes fonctionnalités sur la plateforme et la concurrence sur le marché numérique où existent de grandes sociétés. Mais Moody Boles et Amr Naguib résistent. Ils travaillent régulièrement pour surmonter les défis. «  Nous avons décidé d’intégrer de nombreux outils permettant à nos utilisateurs de créer leurs présentations plus facilement et plus rapidement, avec de nouvelles fonctionnalités. Nous voulions donner à nos utilisateurs quelque chose qui n’est pas disponible sur d’autres plateformes », affirment-ils.

    Dans cette dynamique, les jeunes entrepreneurs ont déjà modifié et ajusté plusieurs fois la conception de leurs produits pour atteindre le modèle qui offre le maximum d’avantages aux utilisateurs. À tel point que Imaginators compte plus de 3000 utilisateurs de 90 pays. La plateforme a permis la création de plus de 2000 présentations. Les utilisateurs peuvent bénéficier d’un modèle d’affaires freemium qui leur permet d’avoir accès à des présentations, des animations et interactions intéressantes. Mais Amr Naguib précise qu’une souscription à un abonnement mensuel permet aux utilisateurs de débloquer d’autres bonnes fonctionnalités de la plateforme.

  • Ajegunle: le Nigeria numérique bouillonne!

    Ajegunle: le Nigeria numérique bouillonne!

    Dans le premier article de notre série consacrée à la révolution 2.0 au Nigeria, nous avons dressé le portrait de Gbenga Sesan. Il est l’un des pionniers de l’inclusion numérique au Nigeria. De Lagos en passant par Kano, Abuja et Aba, Afrotribune revient sur les origines de Paradigm Initiative et les pas de géants que pose l’ONG dans ce pays de 170 millions d’habitants.

    En 2007, l’ingénieur Gbenga démissionne de l’une des plus grandes entreprises florissant du Nigeria pour entamer sa croisade à Ajegunle. Ce est le plus vaste et le plus peuplé des bidonvilles de la mégalopole. Ils sont près de 500 000 personnes entassés dans les maisons en brique ou les taudis en bois qui s’étalent en rangs serrés sur des dizaines de kilomètres. Coincé entre une bretelle d’autoroute et les infrastructures portuaires vieillissantes du port d’Apapa, Ajegunle représente le Nigeria en miniature.

    La seule évocation du nom de ce quartier rappelle l’histoire de Sodome et Gomorrhe. Un sauve-qui-peut pour la survie. Ce quartier d’habitats précaires, insalubre et pauvre, – désigné sous le terme générique de « slum » en anglais -, amasse les vices de la capitale.

    Au prime abord, on pense évidemment au célèbre ouvrage de Louis Chevalier (1958) et de sa thématique « classes laborieuses, classes dangereuses », devenue un lieu commun de la réflexion sociale et politique jusqu’à nos jours. Les élus locaux le reconnaissent à mots couverts : les efforts de modernisation d’Ajegunle se sont concentrés sur le centre des affaires et les ilots sécurisés pour riches Nigérians et expatriés fortunés. Le choix d’Ajegunle pour lancer les initiatives de Paradigm Initiative n’est pas anodin.

    Ce quartier vétuste accueille chaque semaine des centaines de nouveaux citadins débarqués du nord du pays ou des États voisins. C’est ici que se concentre la majorité des familles défavorisée de la capitale commerciale. Ils sont commerçants, vendeurs des rues, chauffeurs de taxi, vulgarisateurs, bricoleurs, débrouillards et chômeurs. Leurs enfants n’ont pas accès à une éducation et ce qui tente l’aventure lâche peu avant la fin du secondaire. Gbenga Sesan et son équipe ont doc misé sur ces jeunes.

    Redonner espoir aux familles pauvres grâce au numérique

    Ici et là, des programmes de formation ont été lancés. Plusieurs centaines de jeunes passent leurs journées et vacances à s’initier à la lecture, à l’informatique, à l’entrepreneuriat et des formations en développement personnel. Ce premier centre de Paradigm Initiative a contribué à former environ 40 étudiants chaque trimestre depuis son installation dans le quartier.

    En cette fin d’été 2018, notre équipe a eu l’occasion d’assister aux cours d’apprentissage d’une trentaine d’étudiants. Ils rêvent tous d’une vie meilleure après la formation et ne tarissent pas d’éloges sur les changements que le centre apporte déjà dans leurs vies.

    « Nos formateurs sont très pédagogues et leurs explications sont très claires. Nous faisons beaucoup de travaux pratiques. Cette formation m’a apporté une bonne pratique de l’outil informatique. La formation est bonne et je la recommanderai volontiers à d’autres personnes. J’ai trouvé, qu’on a beaucoup appris sans faire beaucoup d’efforts » confie Okafor Flavor, 17 ans.

    Avant d’ajouter « je compte informatiser et donner une visibilité à l’entreprise de ma mère sur internet. Je compte lui créer un site web, des emails-professionnelles et aussi lui donner une forte présence sur les réseaux sociaux pour augmenter sa clientèle et par ricochet ses revenus. »

    « Paradigm Initiative m’a donné espoir et je suis désormais convaincu que quand je serai à l’université l’année prochaine, je pourrais utiliser mes connaissances acquises dans ce centre pour décrocher des jobs étudiants dont les revenus serviront à financer mes études de Droit. Je rêve de devenir avocate pour défendre les centaines de “sans voix” qui croupissent dans les prisons nigérianes, » a-t-elle ajouté.

    Comme Okafor, la plupart des jeunes chassés par la misère des campagnes et attirés par les lumières de la mégalopole rêvent de continuer leurs études après cette formation. Pour ces derniers, la formation de Paradigm initiative est un éclairage et une fondation pour leurs métiers d’avenir. « Je rêve de devenir ingénieur de systèmes d’informations.

    Je veux marquer l’histoire comme l’ont fait Paul Allen, Bill Gates et Steve Jobs. Je veux régler les problèmes sociétaux du Nigeria à travers la technologie, » révèle Esego Chibueze, 18 ans. Le jeune garçon qui vient tenter sa chance en ville après ces études secondaires dans son village natal ajoute : « beaucoup de choses ont changé dans ma vie depuis que je suis ici [Paradigm Initiative, NDLR].

    J’ai touché à l’ordinateur pour la première fois dans ce centre. Je maitrise désormais l’outil informatique et la rédaction de projets. Je suis convaincu qu’après la formation, je trouverai un travail qui pourra me permettre de financer mes études. »

    Au-delà de l’informatique, changer les mentalités

    À Ajegunle, on y parle une centaine de langues différentes des 32 États du pays. On prie Dieu et Allah. On survit au quotidien grâce à son étal de poisson ou son salaire de transporteur, insensible au soleil accablant ou aux odeurs des eaux puantes. Ici, l’on trouve la vie très simple et toutes les situations comme une volonté des « dieux ». « Il n’est pas rare de voir des familles avec 10 enfants entassés dans des kiosques et taudis jusqu’à l’âge adulte.

    Pour la plupart de ces parents, c’est Dieu qui donne les enfants et on n’a pas besoin de mesures contraceptives pour empêcher les naissances, » regrette Abiodun Kelani, Pasteur pentecôtiste installé dans le quartier depuis bientôt de 40 ans. Pour ce leader religieux, il est très important que le gouvernement appuie les actions de l’ONG Paradigm Initiative dans le quartier.

    Selon Kelani, plusieurs centaines des jeunes que le centre a formés sont devenus des modèles de réussite pour les autres. Mais regrette que le nombre de bénéficiaires reste une goutte d’eau dans la mer, vu les milliers de jeunes oisifs qui vadrouillent à longueur de journée. « Ils sont exposés aux vices notamment la drogue, » déplore le Pasteur.

    Convaincu de l’impact du centre sur les jeunes, le pasteur sensibilise ses fidèles à envoyer leurs enfants. Plusieurs anciens étudiants du centre sont aujourd’hui entrepreneurs, formateurs et employés dans plusieurs entreprises locales et firmes multinationales. C’est le cas Iorah Miracle, formée dans le centre d’Ajegunle en 2015. Elle continue ses études en science politique à la prestigieuse Université d’Ibandan, au sud-ouest du Nigeria, après plusieurs stages à Lagos.

    Entre optimisme et espoir, Paradigm Initiative écrit les pages du Nigeria numérique. A suivre…

  • Inclusion numérique: le combat de Gbenga Sesan, figure de proue du Nigéria 2.0  [Acte 1]

    Inclusion numérique: le combat de Gbenga Sesan, figure de proue du Nigéria 2.0 [Acte 1]

    Elle est bien loin la prospérité dont rêvaient les pères de l’indépendance en octobre 1960. Cinquante-huit ans après son ascension à la souveraineté internationale, le pays le plus peuplé d’Afrique — et l’un des plus riches du continent africain peine à réussir le pari de la transition vers un modèle économique plus vertueux.

    Colosse aux pieds d’argile rongé par la corruption, les rivalités ethniques et les antagonismes politiques, le Nigéria s’essaie aujourd’hui à une révolution numérique à Yaba, un faubourg situé au cœur de la mégalopole.

    Gbenga, ténor de la Silicon Valley du Nigéria

    À première vue, Yaba ressemble à ces nombreux quartiers surpeuplés de la capitale commerciale du Nigéria. La seule différence est qu’à côté de la cacophonie des klaxons et les rues à la puanteur des eaux usées, se développent des jeunes « Tech entrepreneurs » et des centres d’incubations qui y déploient leurs génies pour davantage connecter le pays à l’innovation.

    Connu comme la Silicon Valley du Nigéria, c’est dans ce quartier vétuste de Lagos que Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook a posé ses valises en 30 août 2017 pour s’imprégner de l’univers de l’informatique du pays. L’un des plus importants centres de ce quartier colonial est Paradigm Initiative., un centre fondé en 2007.

    Spécialisée dans l’accompagnement de jeunes Nigérians souhaitant acquérir des compétences techniques dans le domaine informatique, l’ONG dont le siège social est perché sur l’une des vieilles bâtisses de l’avenue Montgomery est dirigée par Gbenga Sesan, un ancien étudiant de l’université Obafemi Awolowo L’homme a fait de l’inclusion numérique son cheval de bataille depuis une décennie.

    Initialement formé en tant qu’ingénieur électricien et électrique, l’homme a suivi plusieurs programmes de formation au Lagos Business School, à l’université d’Oxford, à l’université de Stanford et d’autres universités américaines. Son expérience de consultant pour de nombreuses institutions, notamment Microsoft, l’Université de Harvard et le système des Nations unies à travers 30 pays, lui a permis de glaner des contacts viables pour accompagner l’éclosion numérique des jeunes de son pays, le Nigéria.

    Donner l’opportunité aux jeunes à travers la technologie

    Avec plusieurs centres de formation installés dans trois États du pays et accompagnés par une vingtaine d’experts, l’homme forme des centaines de jeunes nigérians par an et assiste plusieurs start-ups technologiques qui prennent racine.

    Les jeunes bénéficient d’un appui logistique de Paradigm Initiative et des formations axées sur des problèmes africains pour créer des opportunités dans des domaines tels que les paiements mobiles et le commerce électronique, l’éducation et la santé.

    « Nous donnons de l’opportunité aux jeunes pour bâtir leurs avenirs à travers la technologie. Nous avons été privés de ces opportunités quand nous étions jeunes et il est de notre devoir de donner la chance à nos jeunes frères et sœurs », explique l’ingénieur Gbenga.

    Il affirme avoir lui-même été à plusieurs reprises interdit d’accès à des salles informatiques alors qu’il était encore étudiant en ingénierie dans ce pays de 170 millions d’habitants. Ces « rejets ont boosté ma passion et ma curiosité pour les nouvelles technologies, » martèle l’homme confortablement installé au milieu d’une dizaine d’employés au siège de son organisation.

    « Nous savions que l’écosystème des start-ups et des entreprises était vraiment florissant à Yaba et d’autres localités du pays, nous nous sommes donc installés pour former les jeunes et leur ouvrir les portes de l’emploi, » renchérit Tope Ogundipe, directrice de programmes au sein de l’ONG. « Nous pensons que les nouvelles technologies ne sont pas un luxe inaccessible. C’est un droit », ajoute-t-elle.

    Revenant sur les initiatives de ce géant en faveur des jeunes à travers le pays, Tope a indiqué que Paradigm Initiative développe au niveau national une série de programmes destinés à la jeunesse et dont l’objectif est de lui donner plus de projection.

    « Nous voulons promouvoir et rendre les nouvelles technologies accessibles aux jeunes, notamment ceux en situation précaire dans les zones les moins développées et localités les plus éloignées », a-t-elle déclaré.

    L’avenir dans la technologie

    Avec ses 170 millions d’habitants, le Nigéria compte 75 millions d’abonnés mobiles, tandis qu’entre 20 et 40 % de sa population est reliée à l’internet. Avec son programme d’incubation et de formation et des clubs technologiques implantés dans les lycées et universités à travers le pays, Paradigm Initiative propose aux jeunes nigérians les plus motivés un coaching personnalisé, des facilités logistiques et l’accès à des réseaux d’investisseurs, d’entreprises et d’experts.

    Le centre a noué des partenariats avec plusieurs multinationales technologiques comme Google, Facebook, Intel ou Web Fondation pour accompagner ses projets.

    Les jeune diplômée des centres de Paradigm Initiative passent 3 mois à maîtriser les techniques de base de l’informatique, les langages de programmation, l’entrepreneuriat et des cours de développement personnel avant d’être affectés auprès d’entreprises technologiques, des PME locales pour des stages et quelquefois des emplois à plein temps.

    En cette fin d’été 2018, 105 étudiants âgés entre 12 et 28 ans sont enrôlés à travers le pays dans le programme dont la formation est entièrement gratuite. Entre espoir et optimisme, Gbenga et son équipe réussissent le pari d’un Nigeria 2.0. À suivre.

     

     

     

  • En Afrique, le commerce s’invite sur Instagram et WhatsApp

    En Afrique, le commerce s’invite sur Instagram et WhatsApp

    Au cours des dernières années, les plateformes de médias sociaux ont créé un nouveau marché pour les entrepreneurs africains, qui sont maintenant en mesure d’accéder à une base de consommateurs bien au-delà de leur propre région. Instagram et WhatsApp sont les porte-flambeaux de cette tendance.

    Instagram à lui seul fournit une base de clientèle potentielle de 1 milliard, avec 500 millions d’utilisateurs quotidiens. Les pouces défilants ne sont peut-être pas aussi intentionnels que de se rendre physiquement dans une boutique, mais cela a apporté un élan mondial aux commerçants africains.

    De son côté, WhatsApp est la plateforme de messagerie la plus populaire en Afrique, et est une passerelle vers le monde en ligne pour beaucoup. Malgré l’absence d’une plateforme transactionnelle formelle, WhatsApp a cultivé la confiance parmi ses millions d’utilisateurs africains, facilitant ainsi l’accès à ces consommateurs par rapport aux plateformes de commerce électronique.

    La combinaison d’Instagram et de WhatsApp, et dans une moindre mesure de Facebook à qui appartiennent les deux premières applications, ont été une aubaine pour les petits détaillants, qui sont maintenant en mesure de commercialiser leurs produits et gérer l’engagement des clients à une fraction du prix.

    Impacts

    Les petits détaillants Instagram utilisent des services de paiement over-the-top, comme les transferts en espèces, EFT ou PayPal, dépendant de ce qui fonctionne pour le client. Mais pas que. Avec la forte intégration du mobil money aux dépens de la bancarisation en Afrique, de nouvelles méthodes de commerces en ligne, peu communes ont été aussi développées.

    Les consommateurs africains sont plus à l’aise avec les achats via WhatsApp ou la messagerie directe, explique Evelyn Aligba, fondateur et directeur créatif de House of GDI. Lancé dans le Lekki de Lagos en 2017, House of GDI a intégré avec succès plusieurs plateformes sociales, telles que l’ajout d’un lien WhatsApp dans le marketing par e-mail, afin de développer l’activité au-delà de Lagos.

    La maison de GDI a commencé quand Aligba, plutôt non conventionnelle, a puisé dans ses connaissances en sciences et en éducation et a commencé à expérimenter avec le cuir. Ses premiers produits étaient des sandales uniques, des espadrilles, des porte-documents et des sacs à main. Le marketing initial sur Facebook et Instagram a réussi à pousser les clients à l’emplacement physique, où la gamme est plus large, avec des articles sur mesure. Alors qu’un espace de vente au détail physique reste important pour sa marque, Ebikeme est consciente de la culture unique du magasinage en ligne telle qu’elle se développe chez ses clients. Et c’est à dessein.

  • Au Nigeria, la startup StartCredits simplifie l’accès aux prêts

    Au Nigeria, la startup StartCredits simplifie l’accès aux prêts

    La startup nigériane de fintech StartCredits compte plus de 10 000 utilisateurs mensuels qui économisent de l’argent sur les produits de prêt, tout en essayant de faciliter l’accès au financement.

    Fondé en 2016 et lancé officiellement l’année dernière, StartCredits propose une recherche gratuite de prêt qui aide les utilisateurs à identifier les meilleurs prêts et taux d’intérêt disponibles dans la catégorie de leur choix.

    La plateforme calcule les rendements attendus et fournit les taux d’intérêt des investissements, et construit des modèles de risque de crédit propriétaires utilisant l’analyse de données massives pour les institutions financières. Ce moteur de notation algorithmique émule l’intelligence humaine de souscripteurs expérimentés pour des prêts personnels non garantis à court terme.

    Ce système, croit Rahmon Ojukotola, promoteur de la startup, accroît la concurrence sur le marché afin de réduire les taux d’intérêt pour les emprunteurs qualifiés. « Nos modèles de risque de crédit aident les banques, les établissements de crédit et les institutions de microfinance à mieux évaluer les risques et, espérons-le, à distribuer davantage de prêts à des personnes qualifiées », a-t-il déclaré.

    Depuis son lancement, les Nigérians ont adopté le produit et StartCredits compte désormais plus de 10 000 utilisateurs par mois. Ojukotola a déclaré que cela avait aidé des milliers de Nigérians à économiser des millions de nairas dans leurs démarches de prêts. « Nous avons repéré une énorme lacune sur le marché pour un moteur de recherche de prêt indépendant pour les Nigérians. Nous avons également identifié une opportunité d’améliorer le domaine de l’analyse de crédit parmi les organisations de microfinance grâce à nos modèles de risque de crédit », a-t-il confié.

    La startup, qui propose des produits de prêt à la plupart des grandes institutions bancaires nigérianes, a levé l’année dernière un financement de plusieurs millions de nairas pour lui permettre de croître et est actuellement en pourparlers avec les investisseurs en Afrique et en Europe.

    Désormais, les promoteurs envisagent d’étendre leur produit dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et de promouvoir davantage la transparence dans les prêts.

  • Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela, le développeur de logiciels de formation d’entreprise à travers l’Afrique, va ouvrir son principal centre de développement logiciel à Kigali, au Rwanda. Le centre sera ouvert en partenariat avec le Rwanda Development Board (RDB) du pays.

    Andela a été lancé en 2014 dans le but d’investir dans les projets de développement de logiciels en Afrique, en formant les porteurs de projets et en les plaçant sur des projets avec leurs clients.

    Désormais, la structure a trouvé un partenaire au sein du gouvernement du Rwanda ayant une mission commune : développer et maintenir une main-d’œuvre élite panafricaine.

    À Kigali, fort d’une capitale dynamique et possédant également l’infrastructure moderne et connectée dont Andela a besoin pour collaborer avec une main-d’œuvre mondiale, a été choisi pour abriter la structure. Plus intéressant, c’est qu’Andela dit que leur développement de logiciels au Rwanda sera leur premier hub panafricain.

    Dans le cadre de sa croissance et de son expansion continue sur le continent, Andela a levé un financement de série C de 40 millions de dollars dirigés par CRE VC. Une première en ce que le tour était dirigé par une société de capital-risque africaine.

    Depuis 2014, Andela a embauché et développé plus de 700 développeurs de logiciels africains. Certains d’entre eux ont depuis travaillé sur des projets avec plus de 150 entreprises mondiales, y compris Viacom, Pluralsight, et GitHub tout en établissant de nouvelles normes pour la culture d’ingénierie.

    Le campus technologique de Kigali sera officiellement lancé en décembre 2018, avec des candidatures ouvertes en août 2018.

  • Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    En Afrique, et selon les données de la Banque mondiale, les jeunes représentent 60% de tous les chômeurs sur le continent, les jeunes femmes étant victimes du chômage à l’âge de 20 ans. Loin de succomber à la peur de ces statistiques, de nombreux jeunes ont pris la voie de l’entrepreneuriat, transformant les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs communautés en des entreprises orientées vers la solution.

    Lebogang Maruapula – Botswana

     

    Lebogang Maruapula du Botswana est l’ambassadrice régionale de Girl Rising, un mouvement international qui sensibilise à l’égalité des chances pour les filles, ainsi que la cofondatrice de The Goddess Foundation, qui met l’accent sur l’autonomisation des femmes pour les jeunes femmes grâce au mentorat et à l’éducation.

    Poussée par une passion d’influencer positivement sa communauté et avoir un impact significatif, Maruapula a aussi cofondé la Goddess Fondation en 2011, et qui a depuis été impliquée dans le mentorat des jeunes femmes. La structure a par exemple organisé le Goddess Sanitary Pad Drive pour fournir des produits de soins personnels féminins aux jeunes filles défavorisées. Passionnée par le développement communautaire et social, Maruapula est également une volontaire des Nations Unies en ligne ainsi qu’une militante de l’UNICEF Pacific Youth Media.

    Sitawa Wafula – Kenya

    Sitawa Wafula est une militante de la santé mentale de 31 ans, philanthrope et entrepreneuse de Nairobi, au Kenya. À la suite d’une expérience traumatisante à l’âge de 18 ans, Wafula souffrait d’une dépression sévère qui entraînait un double diagnostic d’épilepsie et de trouble bipolaire. En l’absence de système de soutien, l’augmentation des frais médicaux et un accès limité à l’information, Wafula a été confrontée à la stigmatisation en raison de son état.

    Forte de cette expérience, elle a décidé d’offrir un forum aux Africains vivant les mêmes expériences, non seulement pour accéder aux informations sur les problèmes de santé mentale, mais aussi pour trouver un soutien. Elle a lancé son blog éponyme ainsi que son entreprise sociale de santé mentale « My Mind, My Funk » qui gérait la première ligne gratuite de soutien en matière de santé mentale au Kenya. Elle a fourni un soutien à plus de 11 000 Kenyans aux prises avec des problèmes de santé mentale.

    Christopher Ategeka – Ouganda

    Né en Ouganda, Christopher Ategeka est le fondateur et PDG de Rides For Lives, une entreprise qui fournit des soins de santé mobiles aux communautés rurales de Kampala. Les unités de santé mobiles sont équipées d’une pharmacie, d’un médecin généraliste et d’un laboratoire pour effectuer des tests sur des maladies telles que le paludisme et le VIH.

    L’idée de l’entreprise est née suite à la mort du frère d’Ategeka, en raison d’un manque d’accès à des soins de santé adéquats après sa maladie. Il est titulaire d’une maîtrise en génie mécanique de l’UC Berkeley et a remporté plusieurs prix pour son travail sur Rides For Lives, notamment le prix PEPFAR (Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida) et le prix Judith Lee Stronach. Il a également fait partie de la liste Forbes 30 under 30 pour son travail avec l’entreprise en 2014.

    Bethléem Tilahun Alemu – Ethiopie

    Bethlehem Tilahun Alemu est la fondatrice et PDG de SoleRebels, une entreprise de chaussures, la première certifiée Fairtrade au monde par l’Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO).

    Alemu a démarré l’entreprise en 2004 à Addis-Abeba, en tant que moyen de création d’emplois pour des artisans, des tisserands et des petits paysans qualifiés mais sous-employés dans sa communauté tout en exportant l’héritage éthiopien dans le monde. Plus de 90% de la fabrication est effectuée à la main, ce qui a valu à l’entreprise d’être la première entreprise de chaussures certifiée Fairtrade au monde. Elle a gagné des récompenses pour son entreprise respectueuse de l’environnement et de la communauté, y compris un prix Young Global Leader ainsi que le prix de l’entrepreneur social de l’année au Forum économique mondial sur l’Afrique de 2012.

    Kayli Vee Levitan – Afrique du Sud

    Kayli Vee Levitan est un rédacteur sud-africain, blogueur et cofondateur de l’initiative philanthropique à succès, The Street Store. Levitan a cofondé The Street Store, un magasin de vêtements pop-up pour les sans-abri, avec son collègue, Max Pazak en 2014. L’initiative est alimentée par des dons, et est maintenant une initiative open-source qui permet à d’autres philanthropes en Afrique du sud et à l’étranger d’accueillir leur propre magasin pop-up en collaboration avec une organisation caritative de leur choix. Plus de 200 magasins temporaires ont été installés dans le monde et plus de 200 000 sans-abri ont été aidés dans l’achat de vêtements.

  • Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Google est en pourparlers avec des opérateurs de télécoms au Kenya afin d’offrir un accès Internet par ballon à la population issue des zones rurales et reculées.

    A travers son projet Loon conçu par son laboratoire d’innovation Alphabet X, Google a annoncé qu’elle négociait avec des opérateurs mobiles pour déployer un réseau de ballons à travers le Kenya. Les pourparlers ont également été confirmés par le gouvernement kényan, le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Joe Mucheru, déclarant que l’équipe de Loon « établissait des contrats » avec les opérateurs téléphoniques locaux.

    Les ballons à énergie solaire, qui s’élèvent à 20 kilomètres dans la stratosphère au-dessus des avions commerciaux, transmettent des signaux Internet aux stations au sol, aux maisons et aux appareils personnels. S’il est mis en œuvre, le projet pourrait avoir le potentiel d’étendre la connectivité en ligne à des milliers de personnes à travers le Kenya.

    Avec plus de 46 millions d’utilisateurs d’internet, la connectivité Internet a continué de croître au Kenya, principalement grâce aux abonnements aux données mobiles.

    Afrique, une question générale

    Mais ce n’est pas le cas dans de nombreuses régions d’Afrique, où la question de la disponibilité et de l’accessibilité de l’Internet est un problème auquel de nombreux gouvernements doivent encore faire face. Alors même que les nations louent le pouvoir de transformation de l’Internet, l’Afrique est la région qui compte le plus faible taux d’utilisateurs d’Internet dans le monde, avec seulement 22%.

    En outre, de nombreux pays, y compris le Kenya, ne parviennent toujours pas à financer des projets visant à supprimer les obstacles à l’accès à Internet dans les zones rurales et les zones urbaines pauvres, parfois même lorsqu’ils disposent de ces fonds.

    Pour combler cette lacune, de nombreuses sociétés mondiales se sont lancées dans la transmission d’Internet à partir de satellites en orbite basse ou de drones et de ballons à haute altitude. Outre Project Loon, il s’agit notamment de Facebook (Aquila), de SpaceX d’Elon Musk et de OneWeb, soutenu par le magnat des affaires Richard Branson.

    L’an dernier, Facebook s’est également associé à des fournisseurs Internet locaux et à des opérateurs pour lancer son programme Express Wifi à bas prix dans un certain nombre de pays, dont le Kenya, l’Ouganda et le Nigeria.

  • AfricArxiv: la plateforme qui veut partager la science en langues africaines

    AfricArxiv: la plateforme qui veut partager la science en langues africaines

    Les langues africaines auront un rôle bien plus important au sein de la communauté des chercheurs scientifiques sur le continent avec le lancement d’un référentiel qui encourage et accepte la recherche dans les langues indigènes, comme le swahili, l’akan, le zoulou, l’igbo et plus encore.

    AfricArXiv est une plateforme qui met en ligne les prépublications soumises exclusivement par des scientifiques africains ou ceux dont la recherche est pertinente pour le continent.

    Objectif, améliorer la visibilité de la science africaine en aidant les universitaires à partager leur travail rapidement, confient les co-fondateurs Justin Ahinon, développeur web et étudiant en statistiques appliquées au Bénin et Jo Havemann, formateur dans un cabinet de conseil en communication scientifique basé à Berlin, en Allemagne. Les deux espèrent que leur projet améliorera la collaboration entre les chercheurs et rendra le savoir plus accessible aux décideurs, aux entrepreneurs, au personnel médical, aux agriculteurs, aux journalistes et aux autres parties prenantes.

    Bien qu’il soit probable que la plupart des recherches seront initialement reçues en anglais et en français, l’option de soumettre dans les langues locales sera la bienvenue et fortement encouragée. En effet, il y a plus de 2 000 langues africaines, mais leur place dans l’éducation a été délégitimée en faveur des langues coloniales. Ceci, en dépit d’une recherche qui montre que l’apprentissage dans les langues maternelles est non seulement rentable, mais améliore grandement le développement cognitif et l’efficacité de l’apprentissage à tous les niveaux, de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur, selon l’UNESCO.

    AfricArxiv est la dernière d’un certain nombre de plateformes d’édition ouvertes lancées depuis le début de 2018. En mars, l’Institut Africain des Sciences mathématiques, et Elsevier ont annoncé qu’ils créeraient la revue à accès libre Scientific African, et en avril, l’Académie Africaine AAS et F1000 ont lancé AAS Open Research, qui publie des manuscrits soumis à un processus d’examen par les pairs. AAS Open Research a publié 17 articles depuis sa mise en ligne, huit autres étant en cours de révision.

  • Au Kenya, la startup BiasharaBot sait booster les ventes

    Au Kenya, la startup BiasharaBot sait booster les ventes

    La startup kenyane BiasharaBot est une solution de vente de bout en bout pour les petites et moyennes entreprises, qui les aident à accroître leur engagement, à vendre des produits sur les réseaux sociaux et même à livrer des articles aux clients.

    Lancé l’année dernière par Felix Cheruiyot et Moses Korir, et bénéficiaire d’un financement après avoir participé au récent Pangea Accelerator, BiasharaBot a développé un chatbot e-commerce qui emmène un client dans le processus de vente jusqu’à la confirmation de sa commande.

    Il fournit également un gestionnaire de postes qui permet aux PME de créer des campagnes marketing et de les programmer pour publication sur les médias sociaux, de même que d’envoyer des messages en masse aux comptes Messenger pour les informer des nouveaux produits ou promotions.

    Enfin, les concepteurs ont pensé a intégré M-Pesa pour permettre aux clients d’effectuer des paiements via Messenger, tandis que les partenariats avec les fournisseurs de services d’exécution permettent de livrer les articles directement aux clients.

    BiasharaBot a été lancé après que ses fondateurs ont remarqué que beaucoup d’entreprises n’avaient pas les ressources pour employer les gestionnaires de médias sociaux à temps plein. Ce qui implique qu’ils ne pouvaient pas s’engager efficacement sur ces médias sociaux.

    BiasharaBot, autofinancé jusqu’à sa participation au programme Pangaea, est là pour mettre fin à tout cela et a testé avec succès son application bêta auprès de nombreux clients. Il a maintenant ouvert au public, et a déjà sécurisé certaines entreprises en tant que clients.

    Pour l’instant, BiasharaBot se concentre sur la construction de sa base d’utilisateurs au Kenya, mais ambitionne grand. Notamment, conquérir l’Afrique de l’Ouest.