Catégorie : Success Story

  • Maroc: Rania Belkahia [29 ans], CEO de l’Amazon africain  

    Maroc: Rania Belkahia [29 ans], CEO de l’Amazon africain  

    Pour cette entrepreneure, il ne s’agissait pas de solutionner un problème africain en misant uniquement sur le continent. Rania Belkahia, 29 ans, a également compté sur la diaspora africaine pour implanter depuis 2014 Afrimarket, un grand réseau de commerce en ligne en Afrique. Et si beaucoup tentent de comparer son initiative à Amazon, cette Marocaine préfère se concentrer sur ce qu’elle fait.

    Passionnée de science, elle a suivi une formation d’ingénieur télécom. Après des stages de fin de formation et un travail dans les secteurs des télécommunications, Rania Belkahia est prise par l’ambition d’entreprendre. Pour cela, l’entrepreneure explique s’être formée en management. Vient ensuite le grand pas. Elle fonde Afrimarket avec son associé Jérémy Stoss et organise des levées de fonds.

    L’objectif pour l’entrepreneure était d’apporter au continent des services à valeur ajoutée. Mais c’est d’abord vers les Africains de la diaspora que Afrimarket se tourne. La plateforme de commerce en ligne donne la possibilité à ses derniers d’acheter « des produits locaux de qualité ». Lancée en Côte d’Ivoire et au Sénégal, Afrimarket est désormais présente au Mali, au Cameroun et au Bénin. Pour Rania Belkahia, la plateforme est leader de l’e-commerce dans la sous-région grâce à sa logistique intégrée.

    Livraison express

    Rania Belkahia rappelle que Afrimarket dispose des véhicules de livraisons et d’entrepôts pour les produits commandés. Outre cet avantage, l’entrepreneure a également bénéficié du soutien de certains investisseurs. Des apports qui permettent à la Marocaine de positionner sa plateforme dans différents secteurs pour réponse au besoin du continent. Afrimarket dispose en effet d’une offre très large avec un service de livraison express en moins de 24 heures, disponible depuis l’année passée. « Nous sommes obligés d’avoir un catalogue étendu pour répondre à tous les besoins, du mouton vivant à l’iPhone », justifie l’entrepreneure.

    Mais il reste des défis que l’entrepreneure entend relever. Entre autres, le contournement des difficultés liées au manque d’infrastructures dans des endroits reculés et les réalités d’une bancarisation faible sur le continent. Si Rania Belkahia peut compter sur le payement mobile, elle se réjouit également d’avoir une avance par rapport à d’autres concurrents sur le marché du commerce en ligne en Afrique. « Notre spécificité aujourd’hui, c’est de livrer tout, partout », assure-t-elle.

  • Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Ce Malawite est l’un des esprits les plus brillants de sa génération. Pour preuve, il a connu la célébrité à moins de quinze ans pour son sens de l’innovation. Issu d’une famille pauvre, William Kamkwamba a grandi à Wimbe, une zone rurale. Faute de soutien financier, il abandonne l’école pour se tourner vers l’agriculture. William Kamkwamba crée une petite entreprise pour réparer des radios. Sa passion pour l’électronique l’emmène également à fréquenter régulièrement la bibliothèque du village.

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    Après avoir lu un livre sur l’électronique (Using Energy), il décide qu’il ressent le besoin de trouver une solution au manque d’électricité dans sa maison. À quatorze ans, il construit alors une éolienne pour éclairer la maison familiale et alimenter des appareils électriques. C’est à partir de pièces de bicyclette et de différents matériaux collectés qu’il construit l’éolienne. Peu de temps après, William Kamkwamba construit une autre éolienne pour irriguer les champs de ses parents. Par la suite, le jeune homme installe une pompe solaire dans son village pour exploiter une source d’eau potable dans la région.

    Bourses d’étude

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    Les actions de William Kamkwamba font sensation et attirent l’attention de la presse. William Kamkwamba acquiert une renommée dans son pays et son histoire est racontée par la presse internationale. Le Malawite est alors invité à des rencontres d’entrepreneurs où il présente ses projets. Ses présentations impressionnent. Et plusieurs investisseurs de capital-risque se sont engagés à aider à financer son éducation secondaire.

    William Kamkwamba est devenu un étudiant à l’académie chrétienne d’African Bible College à Lilongwe. Il a ensuite reçu une bourse d’études à l’African Leadership Academy et en 2014 il est diplômé du Dartmouth College à Hanover, New Hampshire.

    Accès à l’eau et à l’électricité

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    En 2013 a été le sujet d’un film documentaire (William and the Windmill) qui a remporté le Grand Prix du jury du meilleur long métrage documentaire au festival du film South By Southwest à Austin, au Texas. La même année, le Malawite a été nommé parmi les 30 entrepreneurs de moins de 30 ans à changer le monde. Élu à la la Sphinx Senior Honor Society l’entrepreneur a également coécrit le livre « The boy who harnessed the wind » avec le journaliste américain Bryan Mealer.

    Depuis, le jeune entrepreneur parcourt le continent et d’autres villes du monde. Son objectif est de convaincre les jeunes à créer. Pour lui, il est important de se baser sur ses difficultés pour innover. L’ingéniosité de William Kamkwamba est toujours en œuvre. Il a par ailleurs construit dans son pays des pompes à eau et des éoliennes. Son obsession est d’offrir aux populations démunies l’accès à l’eau potable et à l’électricité.

  • À la découverte de Mossokouk, le futur ‘Amazon’ tchadien

    À la découverte de Mossokouk, le futur ‘Amazon’ tchadien

    Depuis sa création en 2014, cette plateforme web mobilise toutes les annonces du Tchad. Près de quatre ans après, Mossosouk se positionne comme le site d’annonces le plus visité du pays. Son fondateur Andréas Koumato explique que « Mosso » signifie « commerce » dans la langue maternelle la plus parlée au sud du pays. Quant à « souk », l’entrepreneur rappelle que le mot signifie « marcher » en arabe.

    Andréas Koumato ajoute qu’il a lancé sa plateforme dans une dynamique de voir ses compatriotes réunis autour d’un objectif commun. Le Tchadien a surtout eu un appui financier d’une valeur de 5000 dollars de la part la fondation Tony Elumelu

    Moussokouk est donc un « lieu de rencontre » entre des vendeurs et des acheteurs au Tchad. La plateforme offre surtout des services de livraison à domicile. « Moussokouk centralise des annonces ses services dans le domaine de l’immobilier, de la mode ou de l’électroménager», déclare Andréas Koumato qui ambitionne faire un hub régional du numérique, de l’innovation et de l’entrepreuriat. Des produits de beauté, des livres et du matériel informatique sont également mis en vente sur la plateforme.

    « Les vendeurs peuvent ouvrir leurs magasins en ligne en ayant leur produit disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, gagner en visibilité et faire plus de ventes. Les acheteurs ont un accès instantané à un catalogue riche et diversifié de produits de qualité, les commandent et sont livrés où qu’ils soient », précise Andréas Koumato.

    Des offres d’emploi et de stages sont aussi disponibles sur ce site de vente en ligne. « Cela aide beaucoup de nos compatriotes », résume Andréas Koumato. Ingénieur en informatique, ce « jeune leader » est également responsable du Pôle Innovation et Entrepreneuriat de l’initiative Generation ABCD (ABCD pour AnyBody Can Dream mais aussi Acting and Building The Chadian Dream). Avec ABCD, il œuvre pour la promotion de la culture d’excellence et de l’entrepreneuriat au sein de la jeunesse de son pays. « Il ne faut pas se limiter à quelque chose », lance-t-il à l’endroit des jeunes. Avant d’ajouter : « Il faut viser loin dans le lancement du projet de l’entrepreneuriat. Même si on commence petit, c’est de garder toujours les ailes, d’aller très loin dans la discipline et tout ».

  • Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    La faculté de droit et les rêves d’une brillante carrière de juriste n’ont pas eu raison de la passion de Masha Akre pour le maquillage. Cette Ivoirienne a fini par se lancer dans le domaine de la beauté et de la cosmétique. À 28 ans, l’entrepreneure se définit comme une « businesswoman » et considère que la passion compte avant tout. Il faut d’abord aimer ce qu’on veut faire et travailler ensuite, explique-t-elle. « Adolescente, je lisais beaucoup de magazine mode beauté et j’ai tout de suite été attirée par ce milieu. Je me documentais beaucoup sur la question », explique-t-elle.

    Il y a six ans lorsqu’elle lance Glamourissime, un bar à maquillage dans la capitale ivoirienne, elle reçoit les encouragements d’une clientèle qui apprécie son initiative. « J’étais tellement sollicitée que je n’arrivais plus à jongler entre mon boulot et ma passion. Je ne m’y attendais pas forcément et j’ai dû faire un choix », se rappelle-t-elle. Pourtant quand elle se lançait elle n’avait aucune référence semblable à la vision qu’elle avait du maquillage. « Ç’a été pour moi un défi personnel et ça l’est toujours d’ailleurs de faire en sorte que ce métier soit valorisé et reconnu », confie-t-elle.

    Make-up artist

    « J’ai toujours voulu avoir mon propre business à part mon boulot, je me suis dit que j’allais créer mon concept de maquilleuse professionnelle sur rendez-vous ». Masha Akre mise sur ses acquis et se fixe un objectif à atteindre. Innover et offrir de meilleurs services à ses clients. L’entrepreneure crée alors en 2016 Afrodict, une plateforme censée « révolutionner le milieu de la beauté en Côte d’Ivoire ». Cette plateforme de réservation de prestations de beauté en ligne (maquillage, coiffure, onglerie, soins…) regroupe les meilleurs professionnels dans leur domaine d’activités aux meilleurs tarifs. Afrodict permet à des clientes de faire des réservations.

    Après son lancement, la plateforme reçoit ensuite un soutien de taille. Afrodict remporte l’édition 2016 du concours Most Innovation Sunustartup (MISS) et intègre French Tech Abidjan, un incubateur ivoirien. La qualité des prestations dont bénéficient les clientes les pousse souvent à recommander la plateforme à d’autres. À ce jour, Afrodict compte plus de 100 professionnels de beauté. Plus de 1500 clientes utilisent également la plateforme. Presque un an après le début de ses activités, la startup est en réussite. « Les clients ont des professionnels à proximité pour un service rapide. Les beauty-artist peuvent se déplacer et vous servir jusqu’à 21 heures. La cliente peut noter le professionnel de beauté après sa prestation. Nous faisons des promotions régulièrement », justifie Masha Akre.

    Consultante

    Fin 2017, Afrodict manque de peu de remporter le concours Land of African Business & African Rethink Awards dans la catégorie « meilleure start-up féminine ». La startup ivoirienne termine deuxième mais suscite admiration. Il faut rappeler qu’Afrodict a déjà été finaliste du concours Y’ellow Start-up de MTN et du « Prix BJKD » en Côte d’Ivoire. Désormais, Masha Akre envisage améliorer sa plateforme pour la rendre plus ergonomique.

    Elle prévoit lancer une nouvelle version qui va faciliter les réservations pour la clientèle. Une application mobile d’Afrodict devrait également être conçue. Avec son statut d’entrepreneure, cette make-up artist est également devenu une consultante pour des marques de cosmétiques. Masha Akre offre ses services à des marques comme Niwel ou Guerlain. Elle a également piloté des projets pour d’autres marques.

  • De Mogadishu à Paris, Haweya vante la Tech africaine en Europe

    De Mogadishu à Paris, Haweya vante la Tech africaine en Europe

    Elle est passionnée de technologie. Mais avant tout, Haweya Mohamed est une Africaine qui aime son continent. La quarantaine, cette Somalienne a toujours résisté face eux discours discriminatoires. « Il paraît que je cumule toutes les tares : je suis une femme, je suis maman, je suis noire, musulmane, et je suis dans le business. Mais je n’y ai jamais vu un handicap… J’avance ! », explique-t-elle.

    Haweya Mohamed a surtout travaillé dans les domaines de la communication. La Somalienne a notamment fait ses armes à Paris dans le service communication de RTL. C’est alors qu’elle a eu l’idée de se lancer dans son propre projet. Objectif, créer une organisation dans le domaine de la technologie. « J’ai toujours eu dans l’idée de développer une structure autour d’une histoire proche de moi. J’étais aussi consciente que le continent n’était pas raconté comme il devait l’être », confie-t-elle.

    Raconter l’Afrique autrement

    Depuis, Haweya Mohamed est en train de diriger Afrobytes. Ce hub digital qu’elle a cofondé en 2015 avec Ammin Youssouf un collaborateur est à ce jour, le premier dédié à la Tech africaine en Europe. Haweya Mohamed organise ainsi en Europe des rencontres Afrobytes qui voient la participation de plusieurs passionnés de technologie. Les deux premières rencontres ont eu lieu à Paris en 2016 et en 2017. Pour l’organisatrice, il s’agit de faire de cet événement un rendez-vous « d’innovation technologique entre l’Afrique et le reste du monde ». Il nous faut « raconter l’Afrique autrement, et surtout qu’elle soit racontée par des Africains », précise-t-elle.

    Pour cette année 2018, les rencontres Afrobytes ont été organisées en janvier à New York et à San Francisco. En février l’événement s’est même tenu à Hong Kong. Haweya Mohamed prévoit réunir d’autres acteurs en juin à Nairobi et à Paris. Cette entrepreneure a déjà visité plusieurs pays du continent africain. Elle reconnaît l’existence de nombreux talents en Afrique.

    Haweya Mohamed estime surtout qu’il est important de mettre en lumière les initiatives privées de jeunes entrepreneurs africains. La responsable d’Afrobytes insiste sur le soutien et les financements qui peuvent permettre aux entreprises naissantes de se développer. En parallèle, l’entrepreneure est persuadée que le numérique jouera sa partition dans le développement du continent.

  • Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Si à Kampala, capitale ougandaise, elle est connue comme l’une des tech-entrepreneures les plus brillantes, la réputation d’Evelyn Namara ne se limite pas là. Quand elle n’innove pas en technologie, elle aide les femmes à démarrer une entreprise prospère  dans son pays.

    Grandir parmi 3 frères ne l’a pas empêchée de développer un amour pour un domaine dans lequel les femmes sont en réalité rares.

    Titulaire d’un diplôme en informatique à l’Université Makerere et d’un autre en technologie de l’information à l’Institut ougandais des technologies de l’information et de la communication, Evelyn Namara n’a pas choisi sa passion par défaut. Elle œuvre à mettre la technologie au service du développement, l’éducation et l’innovation sociale. Et ce, sans bien entendu perdre de vue une des causes qui lui tiennent à cœur : « utiliser la technologie pour autonomiser les femmes. »

    Au début de sa carrière, Evelyn n’était qu’ingénieure d’assistance technique dans une petite entreprise informatique ougandaise.

    Aujourd’hui, elle est la fondatrice de Vouch Digital, un programme récompensé par un World Summit Award 2017 pour avoir conçu et mis en œuvre des solutions technologiques pour des besoins de développement local. Depuis sa création, sa structure travaille sur différentes interventions technologiques pour les organisations et les entreprises qui servent principalement les personnes mal desservies.

    Des produits comme le système de coupons électroniques qui utilisent des téléphones mobiles à fonctions simples, et le système de données de service complémentaire non structuré (USSD) pour aider les petits agriculteurs à racheter les cultures de semences, reviennent à Vouch Digital.

    Vouch Digital, l’entreprise technologique utilise les données et les paiements numériques pour améliorer les programmes basés sur l’argent en Ouganda et au-delà. Son produit phare, le système M-Voucher, est en train de changer la façon dont les agences de développement et les gouvernements distribuent des biens et des articles aux bénéficiaires. Le produit  est d’ailleurs finaliste du prix Cartier Women’s Initiative Awards 2018 pour l’Afrique subsaharienne.

    Les femmes au cœur des actions

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    L’engagement d’Evelyn Namara pour une plus grande implication des femmes dans les métiers scientifiques et technologiques ne date pas d’aujourd’hui.

    En 2006, elle faisait partie du noyau de LinuxChix Africa, en tant que membre du conseil représentant l’Afrique de l’Est. LinuxChix Africa (aujourd’hui disparut) était un réseau de femmes en informatique en Afrique qui organisait des formations et des programmes pour permettre aux jeunes filles de suivre des cours de sciences à l’école.

    En 2010 également, la jeune Ougandaise s’était jointe à l’équipe d’instructeurs d’AfNOGChix (Groupe des opérateurs de réseaux en Afrique), un forum qui cherche à augmenter la participation des femmes dans les TIC en leur fournissant un environnement de formation spéciale.

    C’est d’ailleurs cette passion pour travailler avec des femmes et des filles qui a milité en sa faveur quand elle a été admise en tant que coordinatrice de programme chez Solar Sister, une entreprise sociale qui donne aux femmes des opportunités économiques. Là, elle a enseigné aux femmes la technologie de l’énergie solaire, les aides à créer des entreprises et à les entretenir.

    Pendant qu’elle était à Solar Sister, elle a augmenté le réseau de femmes de 10 à 400. Le groupe a été reconnu par le Clinton Global Initiative et le Women in the World Summit comme une entreprise sociale innovante. Son travail a également permis à Solar Sister d’être choisie comme l’une des 40 premières organisations qui autonomisent les femmes via la technologie d’utilisation.

    Toutefois, l’Ougandaise n’a pas été utile que sur le continent africain. En Inde par exemple, elle a contribué à l’exécution efficace d’initiatives d’apprentissage mixte pour le Wings Learning Centre et a étudié les meilleures pratiques mondiales pouvant être utilisées pour améliorer l’apprentissage en classe. Mais pas que. Elle a de même participé à plusieurs fora sur la gouvernance de l’internet en Afrique, en Europe et en Amérique Latine.

    Avec près de 30.000 suiveurs sur Twitter, cette passionnée du yoga, le marathon ou encore les randonnées entre amies, partage autant qu’elle le peut, des conseils et connaissances ‘’Tech’’, précisément depuis 2015 où elle s’est activement consacrée à la gouvernance de l’Internet.

    En octobre 2012, Evelyn a reçu le prestigieux prix ‘Anita Borg’ qui célèbre 3 femmes de l’extérieur des États-Unis d’Amérique qui ont utilisé distinctement la technologie pour changer leur environnement. Elle devenait la première ougandaise à remporter ce prix.

  • Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    C’est un entrepreneur togolais. Claude Grunitzky est cofondateur du groupe TRACE, président et éditeur en chef de True Africa, une plateforme de media-tech avec toutes les nouvelles sur la culture, la musique, le sport, la technologie, la politique et la mode en Afrique et dans la diaspora.  Après des expériences dans plusieurs domaines, c’est dans un rôle de mentor pour de jeunes entrepreneurs qu’il se cantonne désormais. À 47 ans, ce journaliste de formation participe au développement de son continent. Son idée est de « puiser dans ses  riches expériences pour le mettre au service du Togo en particulier et de l’Afrique en général », explique-t-il.

    « Je n’oublierai jamais que je suis un enfant de Lomé, de parents togolais, je suis Togolais avant tout », rappelle Claude Grunitzky. Au Togo, il est à l’origine depuis cinq ans de l’organisation du Forum des jeunes entrepreneurs, rencontre qui fournit à des jeunes des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la création d’entreprises pérennes. Fils d’un ancien ministre du Togo, l’entrepreneur a fait ses marques en France, en Angleterre et aux États-Unis. Passionné de culture, il a exercé tour à tour au magazine français actuel, à la revue Dazed & Confused et au quotidien britannique The Guardian.

    Expertise

     À son compte, Claude Grunitzky a créé la revue mensuelle Trace Magazine avant de cofonder en 2002 l’agence de communication True. Son projet entrepreneurial en télévision lui a permis de créer avec des collaborateurs Trace TV qui s’est révélée comme une réussite. Désormais, le Togolais s’affirme avec True Africa qu’il a incubé quand il était chercheur du programme Global Entrepreneurship Lab (G-Lab) du Massachusetts Institute of Technology de Boston.

    Les gains rapportés par True Africa permettent à Claude Grunitzky de se fixer d’autres objectifs. Il envisage lever près de 10 millions de dollars pour augmenter les activités de son agence. True Africa est d’ailleurs en lice au Togo pour être retenu à l’issue d’un appel d’offres lancé par l’État pour un troisième opérateur de téléphonie mobile.

    Rappelons que Claude Grunitzky a enseigné à Young African Leaders Initiative (Initiative des Jeunes Leaders Africains) au Département d’État des États-Unis. Il est également membre du Conseil de la fondation Humanity in Action, focalisé sur le droit humain. Titulaire d’un MBA à Massachusetts Institute of Technology, Claude Grunitzky détient aussi un BSc en Economie Financière à London University. Avec des études de Sciences politiques, de Philosophie et d’Économie à l’institut d’Études politiques à Paris, l’entrepreneur togolais est auteur de publications et essais. Il parle couramment l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais.

     

  • Avec Misha Niang, la mode malienne se porte bien, très bien

    Avec Misha Niang, la mode malienne se porte bien, très bien

    En décembre 2017 à Bamako, Misha Niang a été récompensée parmi une dizaine de startups à l’occasion de la startup week-end. À cette occasion, sa fondatrice kadidiatou Niang, 26 ans, a présenté dans les installations d’Impact Hub, un incubateur bamakois, les objectifs de son projet. En effet, Misha Niang entend promouvoir la protection de l’environnement et se positionner également dans l’atteinte d’un développement durable. Misha Niang se propose de fabriquer des sacs en cuir conformément à la demande de la clientèle.

    Au cours de l’année, grâce à une campagne de financement, la startup va ainsi mettre à la disposition de sa clientèle une application sous Android et iOS à partir de laquelle il sera possible de produire des sacs en cuir customisés. « Au lieu de fabriquer des sacs et chercher des clients comme dans le commerce classique, nous nous proposons un service sur mesure. Ainsi, il n’y aura pas de surplus de production, car ce sont les clients qui fabriquent virtuellement leurs sacs », explique Kadidiatou Niang, diplômée en droit privé. Elle ajoute ensuite qu’après la commande les cordonniers de la startup confectionnent le sac avec « toutes les exigences demandées ».

    Promouvoir le local

    Pour faire connaître sa startup, Kadidiatou Niang mise sur les réseaux sociaux. L’objectif pour elle est de valoriser d’abord le travail des artisans. « Les Bamakois méconnaissent le savoir-faire de leurs artisans. Puisqu’ils ne vont pas chez les artisans, il suffit de leur montrer les produits de l’artisanat malien », rappelle-t-elle. Avant de souligner l’utilité de la page Facebook de la startup et de futurs partenariats qu’elle entend nouer avec des plateformes de vente de produits sur le continent.

    Avec sa startup l’entrepreneur est aussi dans la valorisation du local. La fabrication de sacs à partir du cuir local associé à des tissus traditionnels est une idée originale qui suscite l’admiration de plus d’un. Début février, Kadidiatou Niang a été distinguée par Sunustartup qui soutient les femmes dans les secteurs de la technologie, de l’information et de la communication. La Malienne fait partie en effet des dix femmes qui œuvrent dans le numérique et qui vont faire bouger la tech africaine en 2018, selon Sunustartup.

     

     

     

  • Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

    Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

     

    En Côte d’Ivoire, Taxi Jet a été accueilli comme un moyen fiable de transport urbain. Contrairement aux taxis habituels de la capitale, Taxi Jet se révèle être une alternative satisfaisante pour de nombreuses personnes.

    Taxi Jet est en effet une application conçue par deux jeunes ivoiriens. Il s’agit de Amos Ouattara qui préside la startup et est également investisseur professionnel à Londres. Parfait Ouattara, co-fondateur, est lui CEO. Les deux entrepreneurs ont étudié à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris. L’application permet aux Abidjanais de réserver leur taxi à partir de leur téléphone. Et cela, tous les jours de la semaine, 24h/24. En plus de l’application mobile, les deux entrepreneurs ont mis à la disposition de leurs clients un site internet (taxijet.com) et un centre d’appel pour réponse à des préoccupations.

    Malgré leurs études en France et la possibilité d’avoir une brillante carrière professionnelle en Europe, les deux entrepreneurs ont préféré revenir dans leur pays natal pour créer leur startup. « Nous voulions travailler dans les nouvelles technologies et cela n’aurait pas eu de sens de le faire en France. Le marché de l’innovation est saturé et il faut être extrêmement pointu pour espérer percer. Il faut avoir l’idée que personne n’aura, alors qu’ici il y a tout à faire. Étant originaires d’Abidjan, nous savions qu’en termes de transports il existe un vide que nous pourrions combler », avaient-ils expliqué après le lancement de Taxi Jet.

    Contrôler 10% du trafic des taxis

    En juin 2015, lorsqu’ils lançaient leur application de commande de véhicule, ils savaient qu’il fallait faire face à la concurrence des 10000 autres taxis disponibles dans la capitale. Les deux entrepreneurs n’ont pas désisté. Trois ans après, Taxi Jet compte une centaine de clients. Ces derniers peuvent payer jusqu’à 2000 FCFA selon la course effectuée par le chauffeur. Pour répondre aux attentes des Abidjanais, la startup emploie une centaine de chauffeurs.

    Des hommes et des femmes formés dans la conduite et qui disposent de leur permis.  Un partenariat entre la startup et un opérateur de sécurité a permis de mettre un dispositif de suivi sur chaque véhicule en cas de besoin d’intervention. Désormais l’objectif pour les entrepreneurs est de s’imposer dans le trafic des taxis. Ils veulent avoir à leur charge plus de 1000 voitures, créer le plus d’emploi et stimuler également une bonne partie de la jeunesse à se lancer dans des initiatives privées.

     

  • Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Le lancement en 2013 de sa plateforme médicale a redessiné le parcours de ce jeune brillant. Ancien ambassadeur de Google au Cameroun, ce jeune entrepreneur de 26 ans ne se détourne pas depuis cinq ans de son objectif : celui de réduire au maximum la mortalité maternelle et infantile sur le continent. Il a créé la plateforme médicale Gifted Mom et est considéré comme l’un des jeunes entrepreneurs les plus prometteurs du continent. Diplômé de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, cet ingénieur informatique met depuis plus de quatre ans ses compétences au service d’une cause sanitaire et humanitaire.

    Gifted Mom qui fait du social s’est donné pour tâche de fournir des informations médicales aux femmes enceintes qui vivent dans des endroits reculés du Cameroun. Les téléphones portables de ces femmes sont donc reliés à une plateforme informatique mise en place par Alain Nteff. Elles reçoivent quotidiennement des informations utiles et peuvent également envoyer à partir de leur des messages d’alerte au besoin. Pour le patron de Gifted Mom, il ne s’agit pas simplement de fournir des informations médicales, mais il est important de sauver des femmes enceintes et des bébés qui peuvent mourir sans soutien. Pour bien faire fonctionner sa plateforme, Alain Nteff s’est entouré d’une équipe dynamique composée d’employés, de bénévoles et d’étudiants en médecine.

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    Récompenses

    Depuis son lancement, Gifted Mom a déjà touché une vingtaine de zones enclavées du Cameroun. Plus de 3000 femmes ont déjà bénéficié du suivi de Gifted Mom. Ce qui vaut à l’entrepreneur d’être connu au plan national et international comme le sauveur des femmes enceintes. En 2015, il a même été invité au forum économique mondial de Davos aux côtés des chefs d’État et des hommes d’affaires les plus connus. Alain Nteff est devenu le plus jeune à participer à cette grande rencontre économique. Gifted Mom envisage accorder son suivi à plus de femmes camerounaises. L’autre objectif est de s’installer dans des pays du continent pour offrir ses services.

    A moins de 30 ans, Alain Nteff a déjà été récompensé à différentes reprises. En 2014, ce jeune ambitieux a reçu le Prix Anzisha. Il a également été nommé comme meilleur entrepreneur social de l’Afrique en 2014 par la Fondation Master Card. A l’issue de sa participation au forum économique de Davos en 2015, le Camerounais avait été nommé par CNN et Forbes Afrique parmi les 30 jeunes entrepreneurs d’Afrique. Son initiative en faveur des femmes enceintes lui a valu le premier Prix du Jeune Leader de la Reine. A cette occasion Alain Nteff a reçu son prix des mains de la reine Elizabeth II.

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