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  • 5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    5 conseils pour faire votre premier voyage en Afrique

    L’Afrique est l’une des destinations préférées des touristes chaque année. La particularité touristique du continent réside dans la grande variété des points d’intérêts, la diversité et la multitude de paysages ainsi que le riche patrimoine culturel.

    En 2016, l’Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs après une période de vache maigre, causée principalement par l’épidémie Ebola. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les chiffres vont continuer par augmenter et pourraient plus que doubler d’ici à 2030 pour atteindre les 163 millions annuels.

    Pour ceux qui n’y sont jamais venus, il y a plusieurs raisons pour que votre prochaine destination soit en Afrique. Une fois que vous êtes prêt, voici 5 conseils pour vous.

    1. Ayez un ami africain à vos côtés le long du voyage

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    Les expériences de voyage peuvent être améliorées lorsque vous voyagez avec un local. Associez vos sorties touristiques à des restaurants que seuls les locaux connaissent. C’est aussi un excellent moyen d’avoir une connaissance intime de la culture. En plus de cela, même si les Africains sont très hospitaliers, il est évident qu’ils font beaucoup plus confiance à l’étranger qui a à ses côtés un des leurs.

    1. Sacrifiez votre confort pour l’expérience réelle

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    Bien que de nombreux pays africains ont un hôtel cinq étoiles, il est conseillé, une fois en Afrique, de sortir de la zone de confort. Une nuit sans électricité, mais plutôt autour d’un lampion ou du feu, un bain avec de l’eau froide, un repas pris à même avec la main, ce sont des pratiques propres aux Africains que vous pourrez essayer gratuitement.

    1. N’oubliez pas de prendre des dispositions

    Image result for tourism africa vaccin mosquitoIl y a certaines piqûres que vous devriez prendre avant votre voyage. Vous devriez absolument prendre des prophylaxies contre le paludisme. Mais, ce sont des obstacles mineurs qui ne devraient pas vous rebuter. Si vous avez des questions sur des pays spécifiques, demandez à quelqu’un qui a été là.

    Et n’oubliez pas de sortir des idées reçues, ces clichés sur l’Afrique qui caricaturent le continent comme une terre de malheurs à la merci des bêtes sauvages et des maladies mortelles.

    1. Soyez respectueux

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    Les Africains sont de grands conservateurs. Ce qui implique le fait que vous pourriez peut-être être surpris par leurs manières de vivre. Mais gardez-vous de s’en moquer, au risque de devenir à leurs yeux, une persona non grata.

    Faites attention à leur manière de s’habiller, de se saluer. Si vous avez un sens de rétention, impressionnez-les avec quelques mots dans leur vernaculaire, ne serait-ce que « bonjour », « au revoir » et « merci ». C’est le secret pour mériter toute leur attention.

    1. Acheter des vêtements et des bijoux

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    Rien ne bat un authentique chef-d’œuvre africain. Vous pouvez acheter des vêtements bon marché de tailleurs incroyables. Il existe plusieurs types de bijoux disponibles dans différents pays. Peu importe où vous allez, arrêtez-vous au marché et ajoutez un bijou africain à votre tenue. Ça vous coutera surement moins cher qu’une montre Rolex.

     

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  • Le plus grand actionnaire d’UBER veut quitter l’Afrique

    Le plus grand actionnaire d’UBER veut quitter l’Afrique

    Uber pourrait bientôt se retirer de certains marchés internationaux, y compris 15 villes africaines, si son nouvel actionnaire majoritaire parvient à ses fins. Un nouvel investissement de 8 milliards de dollars par un consortium dirigé par SoftBank, le géant japonais de la technologie, a permis au groupe d’acquérir 17,5 % du capital d’Uber. La part de 15 % de SoftBank fait de l’entreprise japonaise la plus grande actionnaire d’Uber. Les responsables d’Uber espèrent que l’investissement permettra à l’entreprise de « doubler » en fournissant son service « à plus de gens dans plus d’endroits autour du monde ».

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    Les objectifs actuels d’Uber sur le continent africain semblent en contradiction avec la vision de SoftBank. Rajeev Misra, directeur du conseil d’administration de SoftBank, pense que cette entreprise a de meilleures chances de succès et de rentabilité si elle se concentre uniquement sur des marchés clés tels que les États-Unis, l’Europe, l’Amérique latine et l’Australie. Rajeev Misra devrait rejoindre le conseil d’Uber dans le cadre de l’accord. Softbank détient des participations significatives (paywall) dans certaines des plus grandes sociétés du monde, y compris les sociétés indiennes Ola et chinoise Didi. Il n’est donc pas surprenant qu’elle veuille que la société californienne se concentre sur les marchés clés.

     Uber et l’Afrique  

    Depuis son lancement sur le marché africain en 2013, Uber s’est rapidement développé pour opérer dans huit pays dont l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, la Tanzanie, l’Ouganda, le Ghana, l’Égypte et le Maroc. Cette expansion est survenue en dépit d’une forte opposition de la part de rivaux tels que Little Ride de Safaricom à Nairobi et le service de taxi estonien Taxify sur la plupart des marchés africains. Taxify est en partie financé par Didi, le rival mondial d’Uber, la société chinoise de ride-hailing. Au cours de ses quatre années en Afrique, Uber a connu des progrès significatifs sur le continent.

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    L’Égypte est l’un de ses marchés à la croissance la plus rapide dans le monde et au cours de ses 16 premiers mois à Lagos, Uber a fourni 30 % de manèges de plus que lors de ses 16 premiers mois à Londres. Au Ghana, Uber s’est associé avec le ministère des Transports pour développer un cadre réglementaire pour la technologie de covoiturage, en veillant essentiellement à ce que l’entreprise ne soit pas confrontée à des problèmes de réglementation similaires à ceux rencontrés sur d’autres marchés. En octobre 2017, son application UberEATS avait été téléchargée plus d’un demi-million de fois en Afrique du Sud, où se trouve le plus grand marché africain d’Uber.

    Cependant, comme sur certains de ses autres marchés, les syndicats de taxis s’opposent aux opérations d’Uber dans des pays africains. Ils affirment que le modèle de l’entreprise de transport routier est préjudiciable à leurs activités. Mais parfois, Uber a eu l’opposition de ses propres conducteurs qui ont protesté contre de bas salaires en faisant grève à Abuja et en rejoignant un syndicat en Afrique du Sud. Pendant ce temps, à Lagos, les conducteurs ont intenté un procès pour obtenir le statut d’employé alors que d’autres ont tenté de contrer les faibles frais d’Uber en employant une fausse application GPS pour gonfler artificiellement les tarifs des passagers.

  • Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    En Afrique, la promotion et la distribution des productions musicales est l’un des défis auxquels les artistes font souvent face. Dans cette tâche, les médias tentent de leur donner un coup de main.

    C’est sans nul doute. En Afrique, le rôle des médias est divers. S’ils sont bien utiles dans la sensibilisation et connus pour leurs objectifs éducatifs, ils sont aux yeux des acteurs musicaux, un outil sine qua non pour le commerce des produits. Dans ce rôle, la radio, média qui reste le plus suivi en Afrique, se fait leader.  Sur le continent, il existe une grande variété de stations de radio parce qu’elles sont relativement peu coûteuses à exploiter et peuvent jouer un rôle majeur dans la promotion de la culture et de la politique locales. Tangible en Gambie.

    La radio, la meilleure formule

    C’est désormais de notoriété publique. La Gambie est un pays pauvre et ne possède pas de grands médias. Sa première chaine de télévision a à peine 20 ans.  Toutefois, ce pays enclavé par le Sénégal a une réputation pour sa radio, notamment Radio Syd, lancée en 1969 par la Suédoise Britt Wadner. Aujourd’hui, le pays compte15 stations radio, dont la plupart jouent jusqu’à 20 heures de musique par jour.

    Cependant, les musiciens locaux dans le pays n’ont pas autant de notoriété que leurs homologues sénégalais. Pour améliorer la situation, en 2012 l’Association gambienne des journalistes musicaux a été créée à Banjul. Objectif, promouvoir les artistes locaux et soutenir leurs carrières, non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger.

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    Le cas est presque pareil au Congo-Brazzaville, pays ayant une réputation musicale qui dépasse les frontières africaines. Dans ce pays francophone d’Afrique centrale, les stations de radio se sont montrées depuis les années 1990 incontournables dans l’industrie musicale. Alors que le pays inaugure une nouvelle phase de démocratie et de liberté de la presse en 1991, Radio-Océan, DRTV, Ponton FM, Radio Louvakou, Radio Liberté, Radio Brazza, DVS + ou encore Radio Mucodec sont nés.

    Dans le nord de l’Afrique, les pays de la région du Maghreb, tels que le Maroc et l’Algérie, possèdent des radios locales et internationales. En guise d’exemple, la station marocaine Radio Medi 1 diffuse dans toute l’Afrique. C’est également le cas de la station gabonaise Africa Numéro 1, qui opère depuis Paris, en France.

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    L’écran, la nouvelle opportunité

    La télévision en Afrique, et comme dans le reste du monde, a connu un grand succès. Parallèlement, la montée en puissance des chaînes musicales payantes sur le continent contribue à la promotion de la musique locale.

    Cette numérisation de la télévision a principalement permis l’internationalisation et une « panafricanisation » des contenus culturels en général. Et cette vision de la chose a été partagée en 2015 par le président sud-africain, Jacob Zuma, lors du lancement en Afrique de la chaine SABC News. Il avait principalement partagé le vœu selon lequel SABC News soit une vitrine au travers de laquelle les téléspectateurs se considèreront comme « un peuple africain ».

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    L’un de ces exemples est The Voice Afrique Francophone, le plus grand salon du talent sur le continent. The Voice Afrique est diffusé sur Vox Africa, la première chaîne de télévision indépendante, panafricaine et bilingue  disponible en Afrique, ainsi que sur les principaux réseaux de télévision en Europe et aux États-Unis.

    Par ailleurs, le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, est un exemple dans le domaine des médias musicaux sur le continent. Avec plus de 250 groupes ethniques différents, le Nigeria a montré, depuis la chute de son régime militaire dans les années 1990, un énorme potentiel dans les sphères de la création, en particulier dans la musique et la télévision. La musique pop nigériane domine actuellement le paysage musical africain à travers la montée des chaînes de télévision diffusant ce contenu très divertissant et à la mode.

    Les nouveaux medias, un manque à gagner

    Image result for stonebwoyDe Lagos à Abuja, les sociétés de télécommunications sont les plus grands distributeurs de musique au Nigeria. Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC) publié fin 2016, l’industrie musicale nigériane valait 47 millions de dollars en 2015, chiffre qui devrait doubler 5 ans après cette date. Aussi, faut-il rappeler que ces 10 dernières années ont été marquées par des essors de certaines économies, dont principalement le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud ; Une croissance qui a rimé avec le boom dans les communications téléphoniques, et qui rejailli principalement sur les secteurs de divertissement comme la musique.

    L’industrie musicale sud-africaine est plus développée que la plupart des pays du continent et peut être comparée aux marchés occidentaux. En Afrique du Sud, les téléchargements en ligne et le streaming sont à l’origine d’une croissance exponentielle de l’industrie musicale locale, qui devrait maintenir une trajectoire positive dans un avenir prévisible.

    Avec MTN en tête du peloton, les opérateurs télécoms voient un énorme potentiel dans des marchés, surtout les plus vastes  tels que le Nigeria, un pays de 190 millions d’habitants, où la musique peut être décrite comme une religion. Ce groupe de téléphonie se présente comme « le plus grand distributeur de musique » en Afrique avec plus de 60 millions d’abonnés rien qu’au Nigeria. Pour ce faire, MTN offre des sonneries grâce à sa plateforme de téléchargement MTN Music Plus à 0,25 $. Le leader de l’industrie est actuellement en concurrence directe avec des géants mondiaux en ligne tels qu’iTunes. Au bénéfice des musiciens africains…

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  • 80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    Ce jeudi 7 décembre, avec le lancement de son nouveau fonds d’investissement baptisé IPAE 2, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P) veut passer à une vitesse supérieure en Afrique. Très présent sur le continent, le groupe annonce vouloir financer le développement d’une nouvelle génération de PME.

    Créé il y a 15 ans par le Français Patrice Hoppenot et spécialisé dans l’investissement « d’impact » social et environnemental, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P), est très présent en Afrique subsaharienne, où il a déjà investi dans près de 80 entreprises dans une dizaine de pays. Avec ces nouveaux fonds, le groupe croit s’impliquer encore plus dans le développement des PME sur le continent.

    Doté de 50,3 millions d’euros avec l’ambition d’atteindre 80 millions d’euros à terme, ces fonds seront dédiés aux « et opérant en Afrique » selon les termes de Jean-Michel Severino, le président du groupe I & P, lors de la conférence de presse de lancement du nouveau fonds. Ainsi, 30 à 40 entreprises implantées dans une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne seront financées par ces fonds au cours des cinq prochaines années, avec des montants allant de 300 000 à 3 millions d’euros par entreprises.

    Ces fonds de l’IPAE2 seront répartis en, 45 % pour les investisseurs publics (Proparco, la Banque européenne d’investissement…), 38 % d’investisseurs privés et financiers parmi lesquelles le groupe d’assurance français Axa et 17 % d’investisseurs individuels et fondations, des bureaux de gestion patrimoniale…

    Convaincu que le développement en Afrique passe par l’entrepreneuriat local, I & P a choisi d’y consacrer son aide et son savoir-faire, notamment en financement, en assistance technique et conseils en finance et en management.
    « En se positionnant comme solution de fonds propres pour les PME, I & P contribue pleinement à l’essor de l’écosystème entrepreneurial africain pour répondre aux défis d’une croissance inclusive et durable ainsi qu’à celui de l’emploi en Afrique », explique Jean-Michel Severino, celui qui a été directeur de l’Agence française de développement (AFD).

    En effet, si I & P s’attachent à investir dans des domaines à forts impacts sociaux et environnementaux, la profitabilité n’est pas oubliée avec une rentabilité nette qui tourne autour de 8 à 9 %. Et même si une conjoncture économique moins favorable en Afrique se fait observer ces derniers temps, cette rentabilité devrait être maintenue.

    Le groupe mise sur l’agrobusiness et les services

    Le champ d’intervention du groupe est plutôt vaste. « Nous sommes ouverts à tous les secteurs, mais à l’image des économies africaines, l’agrobusiness et les services étaient surreprésentés lors de notre premier fonds dédié aux PME, et le secteur manufacturier un peu moins présent », précise Jean-Michel Severino, en faisant allusion au premier chapitre de leur financement, le IPAE 1 lancé en 2012, qui a investi 54 millions d’euros dans 29 sociétés.

    « Cette fois-ci, je ne serai pas étonné de voir un peu plus d’entreprises technologiques et un peu moins de microfinance urbaine », ajoute le président d’I & P. Et de continuer en disant que « pour IPAE 1, les entreprises que nous avons soutenues en sont à des niveaux divers de maturité et nos activités ne sont pas encore clôturées, mais il semble que nous soyons en ligne avec ces objectifs ».

    Depuis le premier programme de financement en 2002, 5 000 emplois ont été créés. Mais pas que. Au moins 10 000 personnes ont obtenu un accès durable à l’eau et à l’électricité alors que 80 % des entreprises soutenues ont offert une couverture santé à leurs salariés et 90 % d’entre elles répondent à des besoins locaux. Aussi, un bilan carbone et un plan d’action environnemental ont été exécutés pour chaque entreprise financée.

    « On est très fiers d’arriver à attirer autant d’investissements privés », se réjouit Jean-Michel Severino, précisant que si l’objectif « est bien sûr que chaque entreprise financée soit le plus rentable possible », l’ambition d’I & P est que les investisseurs atteignent une rentabilité nette de 8 % minimum au moment de leur désengagement.
    Selon toujours les responsables du groupe, IPAE 2 aura pour mission de « prolonger, accélérer et développer une nouvelle génération d’entrepreneurs africains », de même qu’à « consolider les acquis économiques et à approfondir ses impacts environnementaux et sociaux ».

  • En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    Le continent africain est dans une belle dynamique en matière des nouvelles technologies et ses performances semblent plaire aux géants mondiaux. Au rang de ceux-ci, Microsoft, qui veut principalement s’intéresser au domaine de l’éducation.

    Au cours du premier semestre de l’année 2017, l’américain Microsoft a exprimé son intention d’utiliser pour la première fois des data centers situés en Afrique, et plus précisément à Johannesburg et au Cap pour se fournir des cloud, à l’horizon 2018. Ce n’est pas tout. Les nouveaux centres proposeront également la possibilité d’hébergement de données et ainsi faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur une bonne partie du continent africain. Selon le communiqué que l’entreprise fondée par Bill Gates et Paul Allen avait rendu public, « ce nouvel investissement est un symbole de reconnaissance des opportunités énormes qu’apportera la transformation numérique en Afrique ».

    Mais depuis peu, Microsoft s’intéresse à bien d’autres domaines, comme l’éducation. En effet, Microsoft travaille actuellement avec des ministères de l’éducation dans de nombreux pays africains comme le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Kenya…, en fournissant des technologies pour assister les processus d’enseignement et d’apprentissage. De fait, lors d’une récente conférence, les responsables du groupe ont ajouté à cette liste, un nouveau partenariat avec le Mozambique pour « moderniser l’éducation dans le pays ».

    En janvier dernier, Microsoft avait aussi signé un protocole d’entente accord avec Ecobank Transnational Incorporated, société mère du groupe bancaire panafricain Ecobank. Une collaboration qui résulte de la pression croissante sur les agglomérations africaines due à l’urbanisation et à la nécessité de d’offrir des services qui assureront un environnement plus sûr, ouverte et durable. Objectif de cet accord, accompagner les efforts des gouvernements pour « moderniser et élever les standards des grandes villes du continent grâce à des solutions numériques de pointe ». Ce protocole d’accord se veut un vecteur de modernisation des secteurs qui auront l’impact le plus immédiat et le plus important pour le développement les pays africains.

    Les secteurs visés comprennent les décaissements de bourses et les frais de scolarité dans le secteur de l’éducation ; par ailleurs, la collecte par la municipalité auprès des vendeurs du marché et des petites boutiques, les règlements pour les licences des véhicules et de permis de conduire ainsi que pour les e-Visa et les e-Passeport. Mais l’initiative ne se limite pas là. Elle couvre également la mise en œuvre d’un programme complet d’e-compétences et de formations dans le domaine du digital.

    L’entreprise a également profité du sommet pour le lancement officiel en Afrique de sa solution Microsoft 365 Education, conçue pour « libérer la créativité », pour « promouvoir le travail d’équipe » et « offrir une expérience utilisateur simple et sûre ». Parmi les différentes fonctionnalités, le paquet comprend une version éducative du jeu populaire Minecraft (qui enseigne aux étudiants comment coder), une plate-forme de collaboration Microsoft Teams et le service Intune du géant du logiciel, qui aide les écoles à mettre en place et à gérer les appareils scolaires.

    En Afrique, le grand défi

    Un grand des grands obstacles auquel se heurtent les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique pour œuvrer dans le domaine de l’éducation est qu’elles doivent souvent travailler avec les gouvernements, ce qui peut être un exercice lent et trop bureaucratique. L’attrait du sommet Innovation Africa est probablement sa capacité à attirer un grand nombre de responsables gouvernementaux à un même endroit.

    Un autre défi auquel Microsoft est confrontée selon ses responsables est la perception de la tarification de ses produits éducatifs. Bien de personnes ignorent que les écoliers n’ont pas à payer le même prix pour utiliser Word comme les entreprisse. « Je suis toujours surpris de voir combien d’institutions en Afrique ne savent pas que nous avons des licences pour l’éducation. Beaucoup d’institutions me disent que “votre logiciel est trop cher”, mais le fait est qu’elles achètent des logiciels à des prix compétitifs », a commenté Mark East, responsable régional de Microsoft pour l’éducation en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Commentant ce dont les prestataires de services éducatifs ont besoin pour réussir sur le continent, East a mis en exergue des « victoires de tête de pont », des réussites avérées qui peuvent être utilisées pour décrocher de nouvelles affaires. Il a ajouté que ceux qui cherchent à entrer dans un pays particulier devraient s’associer avec de plus grandes entreprises technologiques déjà actives sur un marché. Ils devraient également s’aligner sur les plans de transformation numérique des gouvernements respectifs, a-t-il conseillé.

     

     

  • Assurance : un terrain fertile en Afrique

    Assurance : un terrain fertile en Afrique

    La plupart des pays africains connaissent un dynamisme économique. Une situation qui permet au marché de l’assurance de se développer sur le continent malgré quelques difficultés.

    En dix ans sur le continent plusieurs pays ont vu leur croissance économique augmentée chaque année. Certains pays de la sous-région ouest-africaine se sont ainsi placés derrière d’autres pays asiatique en terme de croissance économique marquée par différents politiques de développement. Le secteur de l’assurance connaît également un essor. Sur un continent où un Africain dépense en moyenne moins de 70 dollars  par an pour s’assurer, contre 1 000 dollars en Afrique du Sud et plus de 2700 dollars en Europe de l’Ouest.

    Les conditions de vie difficile ne permettent pas toujours aux populations de s’assurer. Pour un expert du domaine, les populations sont par exemple plus préoccupées de trouver un emploi. L’assurance est toujours considérée comme « un truc de riches ». Dans ces conditions, difficile que le secteur des assurances connaisse une croissance rapide. Mais avec l’émergence d’une classe moyenne africaine de plus en plus grandissante, le secteur se développe.

    Présence de régulateurs

    L’émergence des classes moyennes et le développement de nouveaux modes de distribution permettent au secteur de l’assurance de mieux s’implanter dans certains pays en Afrique de l’ouest. Plus encore on assiste dans les pays à des interventions des régulateurs qui permettent de mieux contrôler le secteur. Selon le directeur d’une société ivoirienne d’assurance, le régulateur ne se soucie plus seulement de la solvabilité de la compagnie d’assurance, mais il édicte également des règles de bonne gouvernance.

    Des groupes régionaux d’assurance sont créés et tentent d’occuper un marché encore vaste. Parmi eux, Saham Assurance, Sunu Assurance ou NSIA Assurance. Mais il existe désormais un atout qui permet d’accélerer l’essor du secteur. Il s’agit de la stabilisation politique progressive avec des alternances sans heurts, et aussi le renforcement des dispositions réglementaires sur l’ensemble des marchés africains de l’assurance. A ce jour, des pays comme l’Egypte, la Tunisie, le Maroc, le Kenya ou l’Ethiopie connaissent une assez forte pénétration de l’assurance. En Afrique de l’ouest on peut citer la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal.

  • L’Afrique et l’économie verte en question

    L’Afrique et l’économie verte en question

    La quête insatiable et effrénée du « développement » des grandes puissances a conduit à une dégradation de l’environnement et à des conséquences pas des moindres. L’économie verte, sans pour autant être à même d’apporter des réponses à l’ensemble des défis auxquels nos sociétés sont confrontées, se veut une démarche permettant d’améliorer les modes de production et de consommation dans une perspective de développement durable. L’Afrique trouve-t-elle une logique avec l’économie verte ?

    La pollution, l’émission des gaz à effet de serre ou toutes autres conséquences liées à l’industrialisation des pays ne pointe pas d’emblée l’Afrique. Il est une évidence, le monde est désormais confronté à son modèle de développement qui est l’industrialisation. Lequel modèle s’est principalement basé sur la recherche d’une croissance économique à tout prix, une énergie fossile peu chère et disponible et qui a eu pour conséquences l’augmentation exponentielle des émissions de gaz à effet de serre, une dégradation rapide et parfois irréversible de l’environnement, une accentuation des disparités sociales, du sous-emploi, des migrations de populations, etc.

    L’économie verte veut conjuguer à la fois croissance, développement sociétal et protection des ressources naturelles. Dans cette perspective, elle a été définie comme une nouvelle approche permettant de revisiter les modèles économiques traditionnels de croissance. Alors que sa définition a suscité des débats, l’économie verte s’impose de plus en plus clairement comme une solution pertinente, sinon la seule afin de mobiliser le secteur privé dans l’atteinte des objectifs du Développement Durable. Si l’Afrique est à la croisée des défis et des potentiels d’actions, il est alors pertinent de s’interroger sur la conjoncture que représente l’économie verte pour cette terre : la reprise économique ; la réduction de la pauvreté ; et la réduction des émissions de carbone et de la dégradation des écosystèmes.

    L’économie verte en question

    La notion de l’économie verte est l’un des nombreux concepts étroitement liés à la mise en œuvre du développement durable qui visent à renforcer la convergence entre trois piliers : économique, social et environnemental. Par ailleurs,  le capital naturel reste pour le continent africain, une ressource vitale qu’il convient de préserver. Que ce soit pour des questions de sécurité alimentaire ou de création de richesse. Ceci étant, force est de constater qu’elles sont soumises à de très fortes pressions et dégradations que ce soit pour alimenter le marché international ou pour répondre aux besoins d’une population en rapide et forte augmentation qui aspire légitimement à des conditions de vie sans cesse meilleures : accès à l’énergie, à l’eau, à la nourriture, à la santé, etc.

    Cependant, malgré l’urgence de la situation, il y a actuellement trop peu de connaissances sur les politiques les plus efficaces à mettre en œuvre pour soutenir l’émergence d’une économie verte en Afrique. Pour autant, de plus en plus d’initiatives, de programmes et de projets sont mis en œuvre sur cette question afin d’accompagner l’ensemble des acteurs publics et privés et les différentes composantes de la société civile à identifier et mettre en place les réponses les plus appropriées pour soutenir l’émergence d’une économie verte en Afrique.  

    De la réalité d’une économie verte en Afrique

    L’économie verte apparaît comme un des principaux trésors pour le développement des pays Africains et participerait sans aucun doute à la stabilité de la zone au service de la construction d’un espace de paix et de prospérité. En effet, le continent africain se retrouve au cœur des défis que l’on se trouve en milieu rural ou urbain.

    Selon une quinzaine d’entretiens réalisés par Kempf en 2014 auprès d’entrepreneurs actifs dans les domaines de la transformation agro-alimentaire, de la gestion des déchets, de l’eau et de la santé au Congo Brazzaville, il ressort que les entreprises « vertes » cherchent à mettre en avant des circuits courts de commercialisation (CCC) et des modes de production plus intégrés.

    Si on considère les activités menées par les « entrepreneurs verts », il en ressort qu’il existe de réelles opportunités à saisir dans l’émergence de l’économie verte en Afrique, en particulier dans l’agriculture biologique.  En réalité, l’Afrique dispose d’énormes atouts dans la production des produits d’agriculture biologique compte tenu de la qualité de ses terres agricoles et de leur disponibilité. De plus, le continent dispose encore d’énormes superficies de terres agricoles non encore exploitées. En 2010, seulement 40% des terres agricoles en Afrique sont cultivées.

    En Ethiopie l’agriculture biologique a permis d’améliorer les rendements agricoles dans une région souffrant de sécheresse et de la désertification.  En ce qui concerne gestion des déchets, un rapport de la Banque Mondiale montre que l’Afrique ne représentait que 5% de la production mondiale de déchets. Plus de la moitié (57%) de sa production est constituée de déchets organiques, donc valorisables sans trop de difficultés. De ce fait, croire en une économie verte en Afrique est possible. Loin des actions contre-nature qui menacent l’Homme, l’Afrique peut (re)lancer son processus de développement en le fondant sur l’économie verte.