Catégorie : Afrique central

  • Qui est Arsène Tema Biwole,  le Camerounais  de 25 ans à la NASA?

    Qui est Arsène Tema Biwole,  le Camerounais  de 25 ans à la NASA?

    À moins de trente ans, ce jeune chercheur est l’un des plus brillants de sa génération. Le Camerounais pose ses pas de scientifique à la NASA.

    Il a le regard vif, le sourire captivant et à la dégaine de ces jeunes chercheurs que l’on rencontre dans les couloirs de laboratoires universitaires. Arsène Tema Biwole est un passionné de sciences physiques. Né en juin 1992 au Cameroun, c’est à Bafoussam que ce jeune brillant fait ses premiers pas. Sa naissance prématurée l’oblige tout de même à passer une enfance maladive. Au sein d’une famille sans grands moyens, Arsène Tema Biwole a grandi sous la protection de ses frères et de sa mère « pauvre et célibataire ». « Je me souviens encore d’elle, luttant pour nous nourrir tous les jours », explique-t-il.

    Au Cameroun, Arsène Tema Biwole confie avoir vécu dans des « conditions désastreuses ». Mais cela ne l’a pas empêché d’avoir des ambitions. « J’ai rêvé de devenir un jour physicien », se rappelle-t-il. Lui qui a passé des nuits à étudier la physique newtonienne près du feu de cuisine, à cause du manque d’électricité dans la maison. Ses efforts se sont révélés payants lorsque l’ambassade d’Italie au Cameroun le sélectionne pour étudier dans une université italienne. Ça a été le tournant dans sa vie et aussi une fierté pour toute la famille, témoigne l’un de ses proches. « J’avais promis à ma mère que je la rendrais fière de moi », se réjouit celui qui est diplômé en ingénierie nucléaire à l’Université Polytechnique de Turin.

    Partager avec la jeune génération

    En Italie, il a été le seul étudiant camerounais inscrit en science nucléaire. Son travail lui a permis d’avoir un brillant parcours dans la prestigieuse université turinoise. Au point où le jeune scientifique considère lui-même avoir réussi un pari. Celui « d’aller le plus loin possible et de prouver que n’importe qui peut faire de son rêve une réalité, quel que soit son parcours ».

    En avril dernier, Arsène Tema Biwole s’est installé aux États-Unis pour continuer ses études. Le jeune camerounais fait des recherches à General Atomics (GA) pour sa thèse de maîtrise parrainée par le ministère de l’Énergie des États-Unis. « J’ai vécu l’expérience la plus excitante et la plus satisfaisante de ma vie en travaillant avec le groupe de théorie de la fusion de GA », résume le chercheur.

    Fin octobre, Arsène Tema Biwole est devenu le premier camerounais à participer à la réunion annuelle de la Division de Physique Plasma.

    Organisée par la Société américaine de Physique, cette grande rencontre voit chaque année la participation de nombreux scientifiques. Arsène Tema Biwole y a fait une présentation d’une quinzaine de minutes sur la régression multivariée non linéaire par intelligence artificielle pour les applications de fusion nucléaire. « Je suis profondément honoré et heureux d’être le premier », affirme le Camerounais pour qui la mission est de « m’assurer que je ne serai pas le dernier ».

    À 25 ans, Arsène Tema Biwole fait désormais ses marques à la NASA où il a déjà réussi à trouver « une formule permettant de dévier les turbulences nucléaires ». Il espère surtout grâce à ses connaissances et son expérience « apporter de l’espoir aux jeunes du monde entier ». Mais son objectif ultime est de retourner dans son pays pour enseigner aux jeunes générations la physique. En attendant, le jeune chercheur se consacre aussi à sa famille, notamment sa fiancée qui le soutient avec amour. Arsène Tema Biwole appelle aussi régulièrement son frère aîné qui s’est engagé dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram au nord Cameroun.

  • Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des scientifiques africains s’appuient depuis plusieurs mois sur la théorie de la relativité pour comprendre l’univers. Il s’agit d’un grand projet scientifique collaboratif qui entre dans sa phase décisive en 2018.

    La réalisation du projet qui arrive dans son tournant va permettre aux chercheurs d’une région éloignée de Karoo, en Afrique du Sud, de tester la théorie générale de la relativité d’Albert Einstein, l’imagerie de l’hydrogène neutre – les blocs de construction des étoiles – dans l’univers lointain. Les chercheurs vont également examiner les galaxies qui se sont formées il y a des milliards d’années. Le projet est dénommé Square Kilometer Array (SKA). Ce dernier va consister à l’installation de milliers d’antennes réparties sur de grandes distances reliées entre elles pour former un télescope géant appelée le MeerkAT.

    Jusqu’en 2023, le MeerKAT va ainsi permettre à un groupe de 300 scientifiques de « découvrir de nombreux secrets sur l’univers ». La plupart des chercheurs viennent du continent africain. Une centaine d’institutions sont également impliqués dans le projet et des ingénieurs d’autres continents participent aussi à la réussite du SKA. Le télescope aura deux sites d’accueil: un en Australie occidentale et un autre dans le Northern Cape en Afrique du Sud. Des plats supplémentaires seront situés dans huit autres pays africains (Ghana, Zambie, Madagascar, Botswana, Namibie, Kenya, Maurice et Mozambique).

    Révolution scientifique

    Selon les informations le système qui doit être mis en place sera plus sensible et plus rapide à cartographier le ciel que les meilleurs radiotélescopes qui existent. A cet effet, un précurseur du SKA – le télescope MeerKAT – est en cours de construction. Les chercheurs indiquent que des progrès remarquables ont déjà été réalisés au cours des 12 derniers mois. Après sa construction, le télescope MeerKAT va servir dans la prise des données scientifiques dès 2018. Le MeerKAT sera donc utiliser dans différentes phases de ce grand projet. Entre autres, la prise des images très profondes dans quatre zones du ciel couvrant un total de 10 degrés carrés; environ 10 fois la taille de la pleine lune. Les chercheurs expliquent que cette d’exploration extragalactique est dénommée MIGHTEE ou MeerKAT International GHz.

    « Des images plus profondes signifient que vous pouvez voir à la fois des choses intrinsèquement plus faibles et des choses qui sont plus éloignées », confie l’un des scientifiques impliqués dans le projet. Avant d’affirmer que ces images seront si profondes et que « nous serons en mesure de voir des galaxies brillantes jusqu’à 13 milliards d’années-lumière ». Grâce à ce projet, les chercheurs africains vont observer la galaxie la Voie Lactée située à cinq milliards d’années-lumière. Les travaux vont leur permettre de comprendre comment des galaxies se sont formées il y a des milliards d’années et de cerner « comment elles ont évolué jusqu’à nos jours ». Ce grand projet qui est en train d’être réalisé en Afrique du Sud va aussi permettre de découvrir comment la Voie Lactée et la Terre ont vu le jour.

    Les chercheurs s’activent pour la réussite d’une collaboration scientifique qui va faciliter la construction d’un « instrument révolutionnaire ». « Une collaboration d’une telle envergure, sur plusieurs fuseaux horaires, est un défi logistique, mais elle est vitale car elle permet de réaliser de grandes avancées scientifiques », se réjouit un scientifique ghanéen.

  • 80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    Ce jeudi 7 décembre, avec le lancement de son nouveau fonds d’investissement baptisé IPAE 2, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P) veut passer à une vitesse supérieure en Afrique. Très présent sur le continent, le groupe annonce vouloir financer le développement d’une nouvelle génération de PME.

    Créé il y a 15 ans par le Français Patrice Hoppenot et spécialisé dans l’investissement « d’impact » social et environnemental, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P), est très présent en Afrique subsaharienne, où il a déjà investi dans près de 80 entreprises dans une dizaine de pays. Avec ces nouveaux fonds, le groupe croit s’impliquer encore plus dans le développement des PME sur le continent.

    Doté de 50,3 millions d’euros avec l’ambition d’atteindre 80 millions d’euros à terme, ces fonds seront dédiés aux « et opérant en Afrique » selon les termes de Jean-Michel Severino, le président du groupe I & P, lors de la conférence de presse de lancement du nouveau fonds. Ainsi, 30 à 40 entreprises implantées dans une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne seront financées par ces fonds au cours des cinq prochaines années, avec des montants allant de 300 000 à 3 millions d’euros par entreprises.

    Ces fonds de l’IPAE2 seront répartis en, 45 % pour les investisseurs publics (Proparco, la Banque européenne d’investissement…), 38 % d’investisseurs privés et financiers parmi lesquelles le groupe d’assurance français Axa et 17 % d’investisseurs individuels et fondations, des bureaux de gestion patrimoniale…

    Convaincu que le développement en Afrique passe par l’entrepreneuriat local, I & P a choisi d’y consacrer son aide et son savoir-faire, notamment en financement, en assistance technique et conseils en finance et en management.
    « En se positionnant comme solution de fonds propres pour les PME, I & P contribue pleinement à l’essor de l’écosystème entrepreneurial africain pour répondre aux défis d’une croissance inclusive et durable ainsi qu’à celui de l’emploi en Afrique », explique Jean-Michel Severino, celui qui a été directeur de l’Agence française de développement (AFD).

    En effet, si I & P s’attachent à investir dans des domaines à forts impacts sociaux et environnementaux, la profitabilité n’est pas oubliée avec une rentabilité nette qui tourne autour de 8 à 9 %. Et même si une conjoncture économique moins favorable en Afrique se fait observer ces derniers temps, cette rentabilité devrait être maintenue.

    Le groupe mise sur l’agrobusiness et les services

    Le champ d’intervention du groupe est plutôt vaste. « Nous sommes ouverts à tous les secteurs, mais à l’image des économies africaines, l’agrobusiness et les services étaient surreprésentés lors de notre premier fonds dédié aux PME, et le secteur manufacturier un peu moins présent », précise Jean-Michel Severino, en faisant allusion au premier chapitre de leur financement, le IPAE 1 lancé en 2012, qui a investi 54 millions d’euros dans 29 sociétés.

    « Cette fois-ci, je ne serai pas étonné de voir un peu plus d’entreprises technologiques et un peu moins de microfinance urbaine », ajoute le président d’I & P. Et de continuer en disant que « pour IPAE 1, les entreprises que nous avons soutenues en sont à des niveaux divers de maturité et nos activités ne sont pas encore clôturées, mais il semble que nous soyons en ligne avec ces objectifs ».

    Depuis le premier programme de financement en 2002, 5 000 emplois ont été créés. Mais pas que. Au moins 10 000 personnes ont obtenu un accès durable à l’eau et à l’électricité alors que 80 % des entreprises soutenues ont offert une couverture santé à leurs salariés et 90 % d’entre elles répondent à des besoins locaux. Aussi, un bilan carbone et un plan d’action environnemental ont été exécutés pour chaque entreprise financée.

    « On est très fiers d’arriver à attirer autant d’investissements privés », se réjouit Jean-Michel Severino, précisant que si l’objectif « est bien sûr que chaque entreprise financée soit le plus rentable possible », l’ambition d’I & P est que les investisseurs atteignent une rentabilité nette de 8 % minimum au moment de leur désengagement.
    Selon toujours les responsables du groupe, IPAE 2 aura pour mission de « prolonger, accélérer et développer une nouvelle génération d’entrepreneurs africains », de même qu’à « consolider les acquis économiques et à approfondir ses impacts environnementaux et sociaux ».

  • Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Le magnat des affaires nigérian et l’homme le plus riche d’Afrique, Alhaji Aliko Dangote est le seul Africain parmi les 50 personnes les plus influentes en 2017, selon une liste publiée par le magazine Bloomberg.

    Il est l’homme le plus riche d’Afrique. Président du groupe de sociétés Dangote, Aliko Dangote est un habitué des classements de personnalités en Afrique et dans le monde. Ceci pour ses affaires et ses efforts humanitaires au Nigeria. En début de mois, une photo de richissime homme d’affaires a été exposée sur la tour Nasdaq à New York suite à sa sélection sur la liste Bloomberg.

    La liste publiée début décembre par le magazine Bloomberg regroupe des personnes issues de cinq grandes catégories : les affaires, la technologie, la politique, le divertissement et la finance. Dans le domaine des affaires, Bloomberg a nominé le tycoon nigérian. Dangote qui a déjà fait fortune dans l’industrie du ciment se tourne vers la production laitière et sucrière. Il a affecté 800 millions de dollars à l’achat de 50 000 bovins dans l’espoir de produire 500 millions de litres de lait par année d’ici 2019.

    Grand investisseur

    Pour Paul Wallace, chroniqueur, Aliko Dangoté s’investit énormément dans le développement de son pays. « Dangoté a accéléré ses plans pour aider son pays de 180 millions de personnes à importer moins de ce qu’il mange », raconte-t-il sur celui qui est surnommé « milliardaire tranquille » pour son mode de vie relativement frugal.

    Aliko Dangoté s’emploie également à terminer une raffinerie de pétrole de 650.000 barils par jour près de Lagos, qui devrait être l’une des plus grandes au monde. L’homme d’affaires compte dépenser jusqu’à 50 milliards de dollars dans la prochaine décennie pour les énergies renouvelables et les raffineries pétrochimiques, y compris les investissements aux États-Unis et en Europe. Passionné de football, Aliko Dangoté envisage aussi acheter Arsenal, son club de football préféré.

    Précisons que Nikki Haley, l’envoyé des États-Unis auprès des Nations Unies, Jeff Bezos, PDG d’Amazon ; Paul Gaudio, Directeur de la création mondiale d’Adidas et Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit de l’UE, font également partie des 50 personnes les plus influentes en 2017, selon le magazine Bloomberg. Elon Musk de Tesla, Alessandro Michele, directeur créatif de Gucci, le gouverneur de l’état de Californie, Jerry Brown, le PDG de General Motors, Mary Barra et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman figurent également sur la liste.

     

  • Découvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    Découvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    Début décembre, le magazine New African Magazine a révélé les 100 Africains qui se sont montré les plus influents au cours de l’année 2017.

    Un étudiant diplômé de l’Université de Harvard, une jeune troupe de danse adolescente d’un bidonville ougandais et un héros abolitionniste mauritanien des temps modernes, sont parmi les nouveaux visages des magnats du business, des poids lourds politiques et des stars du showbiz. Voilà les Africains les plus influents de l’année 2017 selon New African Magazine. Le magazine a en effet publié une liste de 100 personnalités réparties en huit catégories. Des acteurs ont ainsi été désignés dans les catégories politique et service public, affaires et finances, société civile et activisme, éducation, science, technologie et innovation, médias, arts et culture et sport.

    Pour Omar Ben Yedder, éditeur de groupe et directeur général d’IC Publications, les lecteurs vont trouver plaisante la diversité ahurissante des personnes désignées. « Cette liste montre la beauté et la puissance de la diversité qui fait l’Afrique que nous aimons tous », précise-t-il. Pour la première fois depuis cinq ans, la liste publiée par le magazine cette année contient 42 femmes. Soit le nombre le plus élevé d’entrées féminines jusqu’à présent. Avec 21 représentants, le Nigeria arrive en tête des nominations, suivi de près par l’Afrique du Sud représenté par 14 noms. Au total, la liste comprend des entrées de 31 pays, dont 12 d’Afrique francophone.

    Influence et transformation

    Parmi les nouvelles entrées, on note la troupe de danse Triplets Ghetto Kids de l’Ouganda, le nouveau rédacteur en chef néo-ghanéen du Vogue britannique Edward Kobina Enninful, ainsi que la nouvelle sensation de boxe poids lourd nigérian britannique Anthony Joshua. Trois chefs d’État sont présents dans la liste. Il s’agit de Nana Akufo-Addo du Ghana, Paul Kagame du Rwanda et Alpha Conde de Guinée. Le vice-président du Nigeria, Yemi Osinbajo, est également nommé dans la catégorie Politics and Public Service pour sa bonne gestion du pouvoir durant l’absence forcée du président Muhamadu Buhari pour des problèmes de santé. Le Nigérian Aliko Dangote et le Tanzanien Mohammed Dewji, deux grands hommes d’affaires, sont nommés dans la catégorie Business and Finance. Mais également l’Angolaise Isabel dos Santos et son compatriote Jean-Claude Bastos de Morais.

    La catégorie arts et culture voit la nomination de plusieurs acteurs tels que la Nigériane Chimamanda Ngozie Adichie, la Ghanéenne Adwoa Aboah et la top modèle somalienne Halima Aden. Dans la catégorie Société civique et activisme, le Nigérian Eros Ikponwosa, atteint d’albinisme, a été nommé pour son combat visant à mettre en lumière le sort des personnes atteintes d’albinisme. Cette catégorie voit également la présence du héros anti-esclavagiste mauritanien Biram Dah Abeid. Anver Versi, rédacteur en chef du magazine rappelle que « le talent africain dans les arts, la culture, le sport et la technologie a également un impact énorme sur la façon de changer la perception du monde envers l’Afrique et ses habitants ». Pour justifier la liste de 100 personnes, il a expliqué que toutes les personnes ont été choisies pour leur travail ou leur l’activité qui a eu « un effet de transformation en dehors de leur vocation principale ».

    Voici la liste complète des 100 personnalités africaines les plus influents en 2017


    POLITIQUE ET SERVICE PUBLIC

    Amina J Mohammed – Secrétaire générale adjointe de l’ONU. (Nigeria)

    George Weah – légende du football et président aspirant (Libéria)

    Yemi Osinbajo – Vice-président (Nigeria)

    Alpha Condé – Président (Guinée)

    Mohammed VI – Roi (Maroc)

    Juge David Maraga – Juge de la Cour suprême (Kenya)

    Nana Akufo-Addo – Présidente (Ghana)

    Sophia Abdi Noor – Politicien (Kenya)

    Akinwumi Adesina – Président de la Banque africaine de développement; Gagnant – World Food Prize 2017 (Nigeria)

    Vanessa Moungar – Directrice du genre BAD (Tchad)

    Vera Songwe – Nouvelle tête – Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cameroun)

    Moussa Faki Mahamat – Président de la Commission de l’Union africaine (Tchad)

    Paul Kagame – Président (Rwanda)

    Pravin Gordhan – Pilote politique, ancien ministre des Finances (Afrique du Sud)

    Sibeth Ndiaye – Conseiller du président français Macron (Sénégal)

    Dr Tedros Ghebreyesus – nouveau et premier directeur général de l’OMS en Afrique (Ethiopie)

    Bola Tinubu – Ancien gouverneur de l’État de Lagos (Nigeria)

    Ruth Oniang’o – Nutritionniste, lauréate du prix de l’alimentation en Afrique (Kenya)

    AFFAIRES ET FINANCES

    Aliko Dangote – Un homme d’affaires prospère L’homme le plus riche d’Afrique (Nigeria)

    Issad Rebrab – Fondateur et PDG, Cevital (Algérie)

    Isabel dos Santos – Femme d’affaires milliardaire ancienne Présidente Sonangol (Angola)

    Mohamed Al Kettani – Directeur Général Attijariwafa Bank (Maroc)

    Lionel Zinsou – créateur du club Afrique-France (Bénin)

    Dr. Emmanuel Ibe Kachikwu – Ministre d’État aux Ressources Pétrolières (Nigeria)

    Makhtar Diop – Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique (Sénégal)

    Abdoulaye Coulibaly – Fondateur du Forum de Bamako (Mali)

    Abebe Selassie – Chef du Département Afrique du FMI. (Ethiopie)

    James Mworia – MD et PDG de Centum Investments (Kenya)

    Jean-Claude Bastos de Morais – Fondateur et PDG de Quantum Global (Angola)

    Mohammed Dewji – PDG MeTL Group (Tanzanie)

    Strive Masiyiwa – Fondateur et Président d’Econet Wireless (Zimbabwe)

    Alioune Gueye – Entrepreneur (Sénégal)

    Moulay Hafid – Ministre du Commerce et de l’Industrie (Maroc)

    Dr. Sahar Nasr – Ministre de l’Investissement et de la Coopération Internationale (Égypte)

    Olga Johnson – Secrétaire générale de la Fondation pour l’énergie (Bénin)

    Elon Musk – Fondateur: PayPal, SpaceX, Tesla et OpenAI (Afrique du Sud)

    SOCIÉTÉ CIVILE ET ACTIVISME

    Haben Girma – Diplômé en droit des sourds-aveugles de Harvard et défenseur des droits des personnes handicapées (Érythrée / Éthiopie / États-Unis)

    Patrick ‘OLP’ Lumumba – Avocat de la défense et champion de la lutte contre la corruption (Kenya)

    Dr Fatima Akilu – Psychologues et fondatrice Fondation Neem Tree Réhabiliter les victimes de Boko Haram (Nigeria)

    Biram Dah Abeid    – Héros de l’esclavage anti-moderne primé (Mauritanie)

    Ikponwosa Ero – Expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la jouissance des droits de l’homme par les personnes atteintes d’albinisme. (Nigeria)

    Kumi Naidoo – Co-fondateur, Africans Rising (Afrique du Sud)

    L’archevêque Stanley Ntagali prend une position controversée sur le mariage homosexuel (Ouganda)

    Jaha Dukureh – Fondateur Safe Hands – Anti FGM et le mariage des enfants (Gambie)

    SCIENCE, TECH & INNOVATION

    Nunu Ntshingila – Chef, Facebook Afrique (Afrique du Sud)

    Dr Tebello Nyokong – Chimiste primé (Afrique du Sud)

    Adamu Waziri – Fondateur – Bino et Fino African TV pour enfants et animations youtube

    Anne-Marie Imafidon – progidy enfant, co-fondatrice de Stemettes pour les jeunes femmes en science et technologie (Nigeria / UK)

    Iyinoluwa ‘E’ Aboyeji – Fondateur, Flutterwave (Nigeria)

    Sara Menker – Gro Intelligence (Éthiopie)

    Jelani Aliyu – Conception de la voiture électrique Chevrolet Volt de GM, maintenant nouveau directeur général du Conseil national de conception et de développement automobile du Nigeria (Nigérian)

    Dr Helena Ndume – l’un des ophtalmologistes les plus prolifiques au monde a restauré des sites pour plus de 30000 personnes travaillant gratuitement avec See International (Namibie)

    Yvonne Mburu – co-fondatrice de Med en Afrique (Kenya)

    Rebecca Enonchong – Fondatrice AppsTech (Cameroun)

    Professeur Yaye Kène-Gassama Dia – Un scientifique de nombreuses premières (Sénégal)

    Bozoma Saint John – Chef des marques – Uber (Ghana)

    ÉDUCATION ET ACADÉMIE

    Fred Swaniker – Académie africaine de leadership (Ghana)

    Noëlla Coursaris Musunka – Fondation éducative Malaika (RDCongo)

    Tom Ilube – Entrepreneur de technologie et éducateur (Nigeria / UK)

    Patrick Awuah – Fondateur de l’Université Ashesi et lauréat du Prix WISE du Qatar pour l’éducation 2017. (Ghana)

    Carlos Lopes – Économiste respecté ancien chef de l’UNECA maintenant Professeur d’économie Université du Cap

    MÉDIAS

    Edward Kobina Enninful – nouveau et premier éditeur noir et masculin de British Vogue (Ghana / UK)

    Khanyi Dhlomo – Mogulette médias – Fondateur Ndalo Media (Afrique du Sud)

    Adedoyin Adepitan – Paralympien Intrepid et présentateur TV (Nigeria / UK)

    Julie Gichuru – animatrice TV, conférencière et PDG d’Arimus Media Limited (Kenya)

    Trevor Noah – Satiriste et hôte du Daily Show (Afrique du Sud)

    Zeinab Badawi – Diffuseur et réalisateur de documentaires (Soudan / Royaume-Uni)

    Koos Bekker – Président et ancien PDG du géant des médias Naspers

    Khadija Patel – Rédacteur en chef, Mail & Guardian (Afrique du Sud)

    ARTS & CULTURE

    Ruth Negga – Actrice et star montante d’Hollywood (Ethiopie / Irlande)

    C4 Pedro – Musicien porte la musique Kizomba sur la scène mondiale (Angola)

    Imbolo Mbue – Nouvel auteur à surveiller (Cameroun)

    Roye Okupe – Found YouNeek Studios – qui crée des bandes dessinées et des super-héros africains (Nigeria)

    Dorra Bouchoucha – Producteur de films (Tunisie)

    Laduma Ngxokolo – Créateur de mode inspiré de son héritage Xhosa (Afrique du Sud)

    Alexandra Amon – Producteur de films et directo de Boutique Hôtel. (Côte d’Ivoire)

    Njideka Akunyili Crosby – Artiste plasticien (Nigeria)

    Sindika Dokolo – Entreprenuer et collectionneur d’art africain – DRCongo

    Duckie Thot – champion de la beauté et de la beauté du modèle (South Sudan / Australia)

    WizKid – sensation d’Afrobeat primée (Nigeria)

    Adwoa Aboah – féministe et Top Model du moment et (Ghana / UK)

    Chimamanda Ngozi Adichie – Auteur, féministe et icône mondiale (Nigeria)

    Tinashe – Pop star brisant l’Amérique (Zimbabwe)

    Diébédo Francis Kéré – l’architecte super talentueux, mais méconnu (Burkina Faso)

    Halima Aden – Le Hijab porte un top model qui brise les stéréotypes (Somalie / États-Unis)

    Bushra al-Fadil – Prix Winner Caine de 2017 (Soudan)

    Triplettes Ghetto Kids – Phénomène mondial des troupes de danse (Ouganda)

    Porky Hefer – un designer unique avec une conscience éthique (Afrique du Sud)

    Idris Elba – Le roi du blockbuster imparable – (Ghana / Sierra Leone / UK)

    SPORT

    Anthony Joshua – l’affable Championnat des poids lourds de boxe – (Nigeria / UK)

    Mo Salah – Footballeur qui emmène l’Égypte à la Coupe du Monde (Égypte)

    Mo Farah – L’un des plus grands coureurs de moyenne et longue distance et de marathon de sa génération – (Somalie / Royaume-Uni)

    Caster Semenya – Athlétisme 800 mètres golden girl (Afrique du Sud)

    Eniola Aluko – la star du football qui s’est levée et a exposé un racisme dans la FA anglaise (Nigeria / UK)

    Elijah Manangoi – la nouvelle sensation de 1500 mètres à regarder (Kenya)

    Wayde van Niekerk – l’émerveillement du garçon record du monde (Afrique du Sud)

    Asisat Oshoala – La royauté du football féminin – (Nigeria)

    Hellen Obiri – le champion du monde 5000m (Kenya)

    Faith Kipyegon – double champion avec de grands rêves (Kenya)

    Kagiso Rabada – Le joueur de cricket le plus redouté du monde (Afrique du Sud)


     

  • En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    Le continent africain est dans une belle dynamique en matière des nouvelles technologies et ses performances semblent plaire aux géants mondiaux. Au rang de ceux-ci, Microsoft, qui veut principalement s’intéresser au domaine de l’éducation.

    Au cours du premier semestre de l’année 2017, l’américain Microsoft a exprimé son intention d’utiliser pour la première fois des data centers situés en Afrique, et plus précisément à Johannesburg et au Cap pour se fournir des cloud, à l’horizon 2018. Ce n’est pas tout. Les nouveaux centres proposeront également la possibilité d’hébergement de données et ainsi faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur une bonne partie du continent africain. Selon le communiqué que l’entreprise fondée par Bill Gates et Paul Allen avait rendu public, « ce nouvel investissement est un symbole de reconnaissance des opportunités énormes qu’apportera la transformation numérique en Afrique ».

    Mais depuis peu, Microsoft s’intéresse à bien d’autres domaines, comme l’éducation. En effet, Microsoft travaille actuellement avec des ministères de l’éducation dans de nombreux pays africains comme le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Kenya…, en fournissant des technologies pour assister les processus d’enseignement et d’apprentissage. De fait, lors d’une récente conférence, les responsables du groupe ont ajouté à cette liste, un nouveau partenariat avec le Mozambique pour « moderniser l’éducation dans le pays ».

    En janvier dernier, Microsoft avait aussi signé un protocole d’entente accord avec Ecobank Transnational Incorporated, société mère du groupe bancaire panafricain Ecobank. Une collaboration qui résulte de la pression croissante sur les agglomérations africaines due à l’urbanisation et à la nécessité de d’offrir des services qui assureront un environnement plus sûr, ouverte et durable. Objectif de cet accord, accompagner les efforts des gouvernements pour « moderniser et élever les standards des grandes villes du continent grâce à des solutions numériques de pointe ». Ce protocole d’accord se veut un vecteur de modernisation des secteurs qui auront l’impact le plus immédiat et le plus important pour le développement les pays africains.

    Les secteurs visés comprennent les décaissements de bourses et les frais de scolarité dans le secteur de l’éducation ; par ailleurs, la collecte par la municipalité auprès des vendeurs du marché et des petites boutiques, les règlements pour les licences des véhicules et de permis de conduire ainsi que pour les e-Visa et les e-Passeport. Mais l’initiative ne se limite pas là. Elle couvre également la mise en œuvre d’un programme complet d’e-compétences et de formations dans le domaine du digital.

    L’entreprise a également profité du sommet pour le lancement officiel en Afrique de sa solution Microsoft 365 Education, conçue pour « libérer la créativité », pour « promouvoir le travail d’équipe » et « offrir une expérience utilisateur simple et sûre ». Parmi les différentes fonctionnalités, le paquet comprend une version éducative du jeu populaire Minecraft (qui enseigne aux étudiants comment coder), une plate-forme de collaboration Microsoft Teams et le service Intune du géant du logiciel, qui aide les écoles à mettre en place et à gérer les appareils scolaires.

    En Afrique, le grand défi

    Un grand des grands obstacles auquel se heurtent les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique pour œuvrer dans le domaine de l’éducation est qu’elles doivent souvent travailler avec les gouvernements, ce qui peut être un exercice lent et trop bureaucratique. L’attrait du sommet Innovation Africa est probablement sa capacité à attirer un grand nombre de responsables gouvernementaux à un même endroit.

    Un autre défi auquel Microsoft est confrontée selon ses responsables est la perception de la tarification de ses produits éducatifs. Bien de personnes ignorent que les écoliers n’ont pas à payer le même prix pour utiliser Word comme les entreprisse. « Je suis toujours surpris de voir combien d’institutions en Afrique ne savent pas que nous avons des licences pour l’éducation. Beaucoup d’institutions me disent que “votre logiciel est trop cher”, mais le fait est qu’elles achètent des logiciels à des prix compétitifs », a commenté Mark East, responsable régional de Microsoft pour l’éducation en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Commentant ce dont les prestataires de services éducatifs ont besoin pour réussir sur le continent, East a mis en exergue des « victoires de tête de pont », des réussites avérées qui peuvent être utilisées pour décrocher de nouvelles affaires. Il a ajouté que ceux qui cherchent à entrer dans un pays particulier devraient s’associer avec de plus grandes entreprises technologiques déjà actives sur un marché. Ils devraient également s’aligner sur les plans de transformation numérique des gouvernements respectifs, a-t-il conseillé.

     

     

  • Révolution 2.0:  ces incubateurs qui stimulent les startups ouest-africaines

    Révolution 2.0:  ces incubateurs qui stimulent les startups ouest-africaines

    La technologie et le numérique restent encore des secteurs qui ne sont pas suffisamment explorés sur le continent. Plusieurs incubateurs tentent à cet effet d’encourager des initiatives numériques dans les pays africains.

    Chaque année la plupart des États africains voient leur croissance économique augmenter. Certains gouvernements se sont d’ailleurs dotés de plan de développement qui doit conduire leur pays vers l’émergence. Pour atteindre ce niveau, les pays misent sur d’autres secteurs que l’exploitation des matières premières. Il y a également le secteur des technologies et de l’économie numérique qui doit leur permettre de promouvoir des innovations.

    Les startups peinent encore à être créées même si les initiatives privées ne manquent pas. Les dernières innovations appréciées sur le continent ont quand même été l’œuvre de bons nombres d’incubateurs. En Afrique de l’Ouest, l’incubateur Jokkolabs basé à Dakar qui forme depuis 2010 des entrepreneurs sur la créativité numérique est une référence. En sept ans, cet espace de coworking et d’innovation a permis l’éclosion de différentes startups numériques au Sénégal.

    Presque la même situation dans la capitale togolaise. Le quartier de Djidjolé abrite un espace de travail où de passionnés de technologie et du numérique se côtoient. Il s’agit du Woelab, un incubateur créé par Sénamé Agbodjinou, un jeune entrepreneur décidé à encourager « le partage du savoir numérique au Togo ». Le Woelab a incubé depuis quelques années plusieurs projets numériques. Mais également des startups qui sont conseillés part de spécialistes ou d’experts. Au Woelab des enseignements gratuits sont donnés aux jeunes amoureux de technologies. Il y a quelques années, l’incubateur a même facilité la conception d’une imprimante 3D Opensource à partir de déchets électroniques.

    L’esprit d’équipe pour innover

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    A Accra depuis six ans, l’incubateur mFriday s’illustre également de son côté dans le soutien aux jeunes ghanéens férus du numérique. En 2011, les responsables de mFriday ont décidé partager avec la jeunesse des connaissances en technologie mobile, notamment le développement des applications. Leurs efforts ont porté des fruits avec le lancement de plusieurs applications mobiles qui répondent à des besoins dans différents secteurs du pays. L’innovation numérique est aussi en marche au Nigéria.

    Dans ce pays où des abonnés mobiles se comptent par millions avec un taux de pénétration internet en progression, des incubateurs encouragent la créativité numérique. Parmi eux, on peut retenir CoCreation Hub Nigeria qui vient en aide à plusieurs entrepreneurs web du pays. A Lagos, l’incubateur s’est basé sur ses partenariats avec Samsung, BlackBerry et même Google pour s’imposer. CoCreation Hub Nigeria a ainsi permis à des entrepreneurs de bien « monter leur projet » et de recevoir parfois l’appui financier des investisseurs.

    L’incubateur camerounais ActivSpaces situé à Douala forme aussi des jeunes entrepreneurs dans l’innovation technologique. Les jeunes sont même accompagnés dans leurs projets et bénéficient des conseils de mentors dans la réalisation de leurs initiatives. ActivSpaces sert également d’espace de coworking. L’incubateur contribue surtout à la naissance de jeunes entrepreneurs prometteurs avec d’encourageantes histoires de réussite. « ActivSpaces est un atout pour la scène Tech camerounaise », résume un développeur d’application. Ce dernier explique que l’incubateur est à l’origine de l’esprit d’équipe et de recherche entre les entrepreneurs du pays.

  • EthicPhone: le premier opérateur de paiement mobile pour la diaspora africaine

    EthicPhone: le premier opérateur de paiement mobile pour la diaspora africaine

    Lauréat de la 2e édition de Digital Africa tenue à Abidjan le 29 novembre dernier, Ethicphone, le premier opérateur de paiement mobile international pour la diaspora africaine créé en 2015, a bien le vent en poupe.

    Le contexte africain, surtout dans la zone subsaharienne, est en effet difficile à l’éclosion de la bancarisation. Une situation qui est plutôt favorable au mobile Monet, moyen de transfert d’argent de plus en plus utilisé sur le continent. C’est en effet le succès de cette technologie qui a inspiré le projet Ethicphone.

    En 2015, en créant sa startup, Mouhamed Diakité avait une idée en tête : proposer une solution qui permet d’appeler, de transférer de l’argent vers l’Afrique et de réaliser des achats à partir du mobile. Pari réussi. Ethicphone a été créée afin de simplifier les échanges entre l’Europe et l’Afrique par l’entrepreneur d’origine ivoirienne, au vu de la forte diaspora africaine en Europe.

    En effet, en 2014, selon les chiffres du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), la diaspora africaine en France aurait transféré 10,5 milliards de dollars vers l’Afrique, et environ 45 % de ce montant aurait été envoyé en passant par une tierce personne, et donc de manière « informelle ».

    Mouhamed Diakité veut donc rendre l’informel, formel, pour, dit-il, offrir un service moins cher et capable d’atteindre, grâce au mobile, les zones rurales les plus reculées.

    Cet opérateur de téléphonie mobile virtuel est le premier en France qui offre les services de transfert d’argent international et de téléphonie mobile. La cible première : les diasporas africaines, mais pas que. L’application est aussi disponible pour toutes les populations non bancarisées d’Europe qui représentent 30 millions de personnes ; et 1 milliard de personnes dans le monde.

    Genèse

    Mouhamed Diakité mise sur la bancarisation du continent grâce au mobile, tout comme bien de services de téléphonie l’a compris aujourd’hui en Afrique. L’application disponible sur IOS et Android a été inspirée, selon le porteur du projet, par une « l’économie solidaire » qui, croit-il, oscille entre le souhait de remplir une mission d’intérêt général par les pouvoirs publics et le fait qu’elle doive devenir rapidement rentable, dans des secteurs très concurrentiels comme la téléphonie mobile et le transfert d’argent.

    Le concepteur raconte ses débuts. « C’est à mon arrivée en France en 1994 que j’ai été confronté pour la première fois au transfert d’argent international. Trois mois après mon arrivée, j’ai fait un transfert d’argent à ma famille en Côte d’Ivoire. Depuis cette date, chaque mois en fonction de mes moyens, je fais des transferts d’argent et toujours selon le même parcours client avec une commission très élevée, 12 % du montant transféré. Et pourtant, depuis 1994, l’Afrique est devenue le continent le plus doté en téléphonie mobile et chaque personne en Côte d’Ivoire peut facilement et gratuitement ouvrir un compte mobile qu’elle soit en zone urbaine ou rurale. »

    D’abord, c’est au sein de l’incubateur Nord/Sud Bond’innov à Bondy (Seine-Saint-Denis) que Mohamed a choisi de développer son projet. Pour lancer l’application sur smartphone, il a fallu d’abord la tester. Cette phase d’expérimentation financée par BpiFrance et la Région Ile de France avait duré un an.

    Aujourd’hui, 500 personnes utilisent EthicPhone Money en partenariat avec Moov Côte d’Ivoire. L’entreprise a récemment lancé sa Carte de paiement Multi devises (dollar américain, livre sterling, euro et Francs CFA).

    Pour rentabiliser son projet, le diplômé d’un double Master en stratégie d’intelligence économique et en finance compte facturer à de 2 euros de commission pour chaque transfert inférieur à 100 euros et 3 euros au-delà.

    Aujourd’hui lauréat de Startup of Africa 2017, Ethicphone a un certes un cours passé, mais déjà riche. En 2016 déjà, le projet a été primé au BpiFrance 2016 et de Scientipôle en 2015. Présent dans plus de 40 pays, Ethicphone a déjà levé plus de 300.000 euros de fonds. Il a également intégré la Station F, réputé pour être le plus grand campus de Startup au monde.

     

  • L’Afrique positive que nous voulons!

    L’Afrique positive que nous voulons!

    Le paysage médiatique sur le continent est caractérisé par une pluralité. La presse papier, la radio et la télévision font partie du quotidien de nombreux Africains. Mais la presse en ligne reste encore un univers pas suffisamment exploré. Elle est en réalité un terreau où peut être bâtie « l’Afrique positive » tant souhaitée.

    Au moment où elle construit sa renommée sur le continent, Afrotribune, votre nouveau média, veut redéfinir à sa façon le traitement des informations sur l’Afrique. Il ne s’agit pas de progresser dans les sentiers battus ou d’opter pour un mimétisme adaptatif. Notre site web n’envisage pas faire dans l’idéologie ou relayer des réalités négatives du continent à l’heure où des histoires positives et des avancées sont constatées en Afrique.

    Après plusieurs décennies, il est important que la page d’une histoire souvent écrite par des médias inféodés aux puissances occidentales soit tournée. Parce qu’en Afrique, il y a des politiques de développement qui sont enclenchées, des dictatures qui s’écroulent, les libertés humaines qui sont acquises et des initiatives locales qui s’inscrivent dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

    C’est cette Afrique-là que votre nouveau média en ligne Afrotribune vous fera découvrir. L’équipe qui entend accomplir cette tâche est composée de jeunes dynamiques formés aux exigences du monde médiatique, soucieux de contribuer au développement du continent et fiers de participer à la genèse de la presse en ligne en Afrique.

    Avec ardeur, l’équipe entend offrir à ses lecteurs des contenus de qualité sur l’Afrique. Sur votre site, vous pourrez lire des décryptages, des enquêtes et des analyses de nos rédacteurs. Ce n’est pas tout. À l’heure où prolifèrent de fausses informations, il ne s’agit pas pour Afrotribune de servir de l’approximatif. Des sujets originaux seront traités et les différentes faces de l’Afrique en pleine transformation vous seront présentées.

    Des jeunes entrepreneurs qui transforment le quotidien des communautés, aux nombreuses startups qui se créent sur le continent africain, votre nouveau portail d’informations vous les fera découvrir à travers des reportages et des interviews.

    C’est comme cela que vous arriverez à nous faire confiance. Nous en sommes conscients. Notre vision est de nous imposer et de jouer notre rôle d’éducateur et d’influence. Nous espérons meilleure l’aventure que nous entamons avec des universitaires, des juristes, des ingénieurs, des économistes et des éditorialistes. C’est pourquoi l’équipe s’est entourée de personnes ressources compétentes. Avec eux, Afrotribune proposera des contenus sur les choix importants qui doivent être faits pour l’avancée du continent.

    L’Afrique, continent de l’avenir, a besoin d’un empire médiatique à ses côtés. Afrotribune jouera ce rôle. Avec son équipe, la richesse du continent, ses success-stories, ses héros et ses cultures seront présentés autrement à des milliers de lecteurs pour reprendre une place longtemps occupée par des médias occidentaux. De Lomé à Lubumbashi, de Tunis à Johannesburg, de Kampala à Freetown, de Kigali à Windhoek, nous allons célébrer l’Afrique et ses acquis. Il est question d’une information produite par des Africains pour les Africains.

     

  • Des vétérans américains  en Afrique pour traquer les braconniers

    Des vétérans américains  en Afrique pour traquer les braconniers

    La recrudescence du braconnage sur le continent oblige certains États à faire appel à des vétérans américains pour former leurs rangers. Désormais c’est avec des méthodes militaires que ces « soldats de la faute » luttent contre les braconniers.

    Depuis près de cinq ans, des voix s’élèvent pour dénoncer l’extinction de certaines espèces dans la savane africaine. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) continue d’exprimer sa préoccupation sur la menace de disparition qui plane sur le pangolin, le rhinocéros, la girafe et le guépard. Leur disparition est liée à des activités humaines, notamment le braconnage illégal. Mais depuis quatre ans, sur le continent, une bataille de longue haleine est en cours dans les faunes. Elle oppose des braconniers qui chassent des animaux dans les faunes et les rangers qui se donnent pour tâche de protéger les animaux.

    Mais la protection des rangers n’est pas toujours totale. Le braconnage illégal étant devenu une crise si grave que les braconniers passent souvent entre les mailles des rangers. Depuis plusieurs mois, des parcs animaliers sur le continent se tournent de plus en plus vers les soldats actifs. Les responsables en charge de la gestion des parcs font appel à des vétérans qui utilisent des technologies militaires pour protéger la faune. C’est le cas du Malawi. Pour la protection de ces parcs, le pays a fait appel à des soldats britanniques. Ces derniers enseignent aux rangers comment combattre les braconniers à kalachnikov. Cette aide des soldats britanniques s’inscrit dans le cadre d’un programme soutenu par le prince Harry.

    De leur côté, les rangers kényans utilisent du matériel de qualité militaire pour traquer les braconniers avec l’aide du Fonds mondial pour la nature. L’organisation a également essayé de déployer des drones en Namibie. Pour Ryan Tate, fondateur de VETPAW (Veterans Empowered to Protect African Wildlife), un organisme à but non lucratif américain lancé en 2013, le personnel militaire est bien équipé pour aider les gardes forestiers à faire face à la crise du braconnage. Le patron du VETPAW estime que les vétérans disposent de compétences pour dissuader les braconniers. Le VETPAW forme depuis quatre ans des équipes de vétérans américains qui doivent venir en appui aux rangers africains. La formation porte sur des tactiques militaires et sur comment patrouiller sur de vastes zones ou mener des opérations nocturnes.

    Approche critiquée

    « Au lieu de les envoyer chercher une aiguille dans une botte de foin, si nous pouvions leur apprendre à prendre des informations et à réduire les points de braconnage où les braconniers entrent et sortent des réserves, et comment ils le font, si nous pouvions apprenez-leur ces tactiques, nous pourrions réellement renverser la vapeur dans cette crise », résume Ryan Tate. Le VETPAW qui est financé par des dons compte actuellement sur le continent six vétérans.

    Outre la lutte contre le braconnage, les vétérans travaillent également avec des écologistes locaux pour comprendre comment gérer les animaux et le terrain. Cependant, la relation entre le personnel militaire, les anciens combattants et les rangers n’est pas sans reproche. Une équipe de chercheurs de l’université de Sheffield s’est récemment opposée à de telles tactiques. « Cette image d’une écoarmée bienveillante détourne l’attention de poser d’autres questions importantes comme ce qui motive le braconnage en premier lieu [et] quel rôle joue la pauvreté », ont écrit les chercheurs.

    L’article des chercheurs se rapportait à une déclaration publiée en avril par l’Association des Rangers d’Afrique sur l’utilisation de «personnel et tactiques militaires et de sécurité» pour entraîner les gardes-chasse. Parmi les préoccupations de l’association: le manque de coordination, le manque de contrôle approprié et le manque d’appréciation de l’environnement politique et culturel dans lequel évoluent les rangers. Selon les chercheurs de l’université de Sheffield, l’engagement de la communauté et le travail pour éradiquer la demande de produits de la faune sont une approche plus efficace.

    Ryan Tate affirme apprécier en partie la position des chercheurs. Il réitère toutefois que les rangers ont besoin de ce type de formation pour répondre aux tactiques sophistiquées des braconniers. Le fondateur de VETPAW critique également le fait que les chercheurs passent sous silence les efforts de la communauté et du renseignement déployés par les anciens soldats et les soldats actifs, efforts qu’il dit aider les gardes forestiers à trouver et à appréhender en toute sécurité les braconniers.