Catégorie : Afrique de l’Est

  • Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela, le développeur de logiciels de formation d’entreprise à travers l’Afrique, va ouvrir son principal centre de développement logiciel à Kigali, au Rwanda. Le centre sera ouvert en partenariat avec le Rwanda Development Board (RDB) du pays.

    Andela a été lancé en 2014 dans le but d’investir dans les projets de développement de logiciels en Afrique, en formant les porteurs de projets et en les plaçant sur des projets avec leurs clients.

    Désormais, la structure a trouvé un partenaire au sein du gouvernement du Rwanda ayant une mission commune : développer et maintenir une main-d’œuvre élite panafricaine.

    À Kigali, fort d’une capitale dynamique et possédant également l’infrastructure moderne et connectée dont Andela a besoin pour collaborer avec une main-d’œuvre mondiale, a été choisi pour abriter la structure. Plus intéressant, c’est qu’Andela dit que leur développement de logiciels au Rwanda sera leur premier hub panafricain.

    Dans le cadre de sa croissance et de son expansion continue sur le continent, Andela a levé un financement de série C de 40 millions de dollars dirigés par CRE VC. Une première en ce que le tour était dirigé par une société de capital-risque africaine.

    Depuis 2014, Andela a embauché et développé plus de 700 développeurs de logiciels africains. Certains d’entre eux ont depuis travaillé sur des projets avec plus de 150 entreprises mondiales, y compris Viacom, Pluralsight, et GitHub tout en établissant de nouvelles normes pour la culture d’ingénierie.

    Le campus technologique de Kigali sera officiellement lancé en décembre 2018, avec des candidatures ouvertes en août 2018.

  • Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    En Afrique, et selon les données de la Banque mondiale, les jeunes représentent 60% de tous les chômeurs sur le continent, les jeunes femmes étant victimes du chômage à l’âge de 20 ans. Loin de succomber à la peur de ces statistiques, de nombreux jeunes ont pris la voie de l’entrepreneuriat, transformant les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs communautés en des entreprises orientées vers la solution.

    Lebogang Maruapula – Botswana

     

    Lebogang Maruapula du Botswana est l’ambassadrice régionale de Girl Rising, un mouvement international qui sensibilise à l’égalité des chances pour les filles, ainsi que la cofondatrice de The Goddess Foundation, qui met l’accent sur l’autonomisation des femmes pour les jeunes femmes grâce au mentorat et à l’éducation.

    Poussée par une passion d’influencer positivement sa communauté et avoir un impact significatif, Maruapula a aussi cofondé la Goddess Fondation en 2011, et qui a depuis été impliquée dans le mentorat des jeunes femmes. La structure a par exemple organisé le Goddess Sanitary Pad Drive pour fournir des produits de soins personnels féminins aux jeunes filles défavorisées. Passionnée par le développement communautaire et social, Maruapula est également une volontaire des Nations Unies en ligne ainsi qu’une militante de l’UNICEF Pacific Youth Media.

    Sitawa Wafula – Kenya

    Sitawa Wafula est une militante de la santé mentale de 31 ans, philanthrope et entrepreneuse de Nairobi, au Kenya. À la suite d’une expérience traumatisante à l’âge de 18 ans, Wafula souffrait d’une dépression sévère qui entraînait un double diagnostic d’épilepsie et de trouble bipolaire. En l’absence de système de soutien, l’augmentation des frais médicaux et un accès limité à l’information, Wafula a été confrontée à la stigmatisation en raison de son état.

    Forte de cette expérience, elle a décidé d’offrir un forum aux Africains vivant les mêmes expériences, non seulement pour accéder aux informations sur les problèmes de santé mentale, mais aussi pour trouver un soutien. Elle a lancé son blog éponyme ainsi que son entreprise sociale de santé mentale « My Mind, My Funk » qui gérait la première ligne gratuite de soutien en matière de santé mentale au Kenya. Elle a fourni un soutien à plus de 11 000 Kenyans aux prises avec des problèmes de santé mentale.

    Christopher Ategeka – Ouganda

    Né en Ouganda, Christopher Ategeka est le fondateur et PDG de Rides For Lives, une entreprise qui fournit des soins de santé mobiles aux communautés rurales de Kampala. Les unités de santé mobiles sont équipées d’une pharmacie, d’un médecin généraliste et d’un laboratoire pour effectuer des tests sur des maladies telles que le paludisme et le VIH.

    L’idée de l’entreprise est née suite à la mort du frère d’Ategeka, en raison d’un manque d’accès à des soins de santé adéquats après sa maladie. Il est titulaire d’une maîtrise en génie mécanique de l’UC Berkeley et a remporté plusieurs prix pour son travail sur Rides For Lives, notamment le prix PEPFAR (Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida) et le prix Judith Lee Stronach. Il a également fait partie de la liste Forbes 30 under 30 pour son travail avec l’entreprise en 2014.

    Bethléem Tilahun Alemu – Ethiopie

    Bethlehem Tilahun Alemu est la fondatrice et PDG de SoleRebels, une entreprise de chaussures, la première certifiée Fairtrade au monde par l’Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO).

    Alemu a démarré l’entreprise en 2004 à Addis-Abeba, en tant que moyen de création d’emplois pour des artisans, des tisserands et des petits paysans qualifiés mais sous-employés dans sa communauté tout en exportant l’héritage éthiopien dans le monde. Plus de 90% de la fabrication est effectuée à la main, ce qui a valu à l’entreprise d’être la première entreprise de chaussures certifiée Fairtrade au monde. Elle a gagné des récompenses pour son entreprise respectueuse de l’environnement et de la communauté, y compris un prix Young Global Leader ainsi que le prix de l’entrepreneur social de l’année au Forum économique mondial sur l’Afrique de 2012.

    Kayli Vee Levitan – Afrique du Sud

    Kayli Vee Levitan est un rédacteur sud-africain, blogueur et cofondateur de l’initiative philanthropique à succès, The Street Store. Levitan a cofondé The Street Store, un magasin de vêtements pop-up pour les sans-abri, avec son collègue, Max Pazak en 2014. L’initiative est alimentée par des dons, et est maintenant une initiative open-source qui permet à d’autres philanthropes en Afrique du sud et à l’étranger d’accueillir leur propre magasin pop-up en collaboration avec une organisation caritative de leur choix. Plus de 200 magasins temporaires ont été installés dans le monde et plus de 200 000 sans-abri ont été aidés dans l’achat de vêtements.

  • Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Google est en pourparlers avec des opérateurs de télécoms au Kenya afin d’offrir un accès Internet par ballon à la population issue des zones rurales et reculées.

    A travers son projet Loon conçu par son laboratoire d’innovation Alphabet X, Google a annoncé qu’elle négociait avec des opérateurs mobiles pour déployer un réseau de ballons à travers le Kenya. Les pourparlers ont également été confirmés par le gouvernement kényan, le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Joe Mucheru, déclarant que l’équipe de Loon « établissait des contrats » avec les opérateurs téléphoniques locaux.

    Les ballons à énergie solaire, qui s’élèvent à 20 kilomètres dans la stratosphère au-dessus des avions commerciaux, transmettent des signaux Internet aux stations au sol, aux maisons et aux appareils personnels. S’il est mis en œuvre, le projet pourrait avoir le potentiel d’étendre la connectivité en ligne à des milliers de personnes à travers le Kenya.

    Avec plus de 46 millions d’utilisateurs d’internet, la connectivité Internet a continué de croître au Kenya, principalement grâce aux abonnements aux données mobiles.

    Afrique, une question générale

    Mais ce n’est pas le cas dans de nombreuses régions d’Afrique, où la question de la disponibilité et de l’accessibilité de l’Internet est un problème auquel de nombreux gouvernements doivent encore faire face. Alors même que les nations louent le pouvoir de transformation de l’Internet, l’Afrique est la région qui compte le plus faible taux d’utilisateurs d’Internet dans le monde, avec seulement 22%.

    En outre, de nombreux pays, y compris le Kenya, ne parviennent toujours pas à financer des projets visant à supprimer les obstacles à l’accès à Internet dans les zones rurales et les zones urbaines pauvres, parfois même lorsqu’ils disposent de ces fonds.

    Pour combler cette lacune, de nombreuses sociétés mondiales se sont lancées dans la transmission d’Internet à partir de satellites en orbite basse ou de drones et de ballons à haute altitude. Outre Project Loon, il s’agit notamment de Facebook (Aquila), de SpaceX d’Elon Musk et de OneWeb, soutenu par le magnat des affaires Richard Branson.

    L’an dernier, Facebook s’est également associé à des fournisseurs Internet locaux et à des opérateurs pour lancer son programme Express Wifi à bas prix dans un certain nombre de pays, dont le Kenya, l’Ouganda et le Nigeria.

  • Au Kenya, la startup BiasharaBot sait booster les ventes

    Au Kenya, la startup BiasharaBot sait booster les ventes

    La startup kenyane BiasharaBot est une solution de vente de bout en bout pour les petites et moyennes entreprises, qui les aident à accroître leur engagement, à vendre des produits sur les réseaux sociaux et même à livrer des articles aux clients.

    Lancé l’année dernière par Felix Cheruiyot et Moses Korir, et bénéficiaire d’un financement après avoir participé au récent Pangea Accelerator, BiasharaBot a développé un chatbot e-commerce qui emmène un client dans le processus de vente jusqu’à la confirmation de sa commande.

    Il fournit également un gestionnaire de postes qui permet aux PME de créer des campagnes marketing et de les programmer pour publication sur les médias sociaux, de même que d’envoyer des messages en masse aux comptes Messenger pour les informer des nouveaux produits ou promotions.

    Enfin, les concepteurs ont pensé a intégré M-Pesa pour permettre aux clients d’effectuer des paiements via Messenger, tandis que les partenariats avec les fournisseurs de services d’exécution permettent de livrer les articles directement aux clients.

    BiasharaBot a été lancé après que ses fondateurs ont remarqué que beaucoup d’entreprises n’avaient pas les ressources pour employer les gestionnaires de médias sociaux à temps plein. Ce qui implique qu’ils ne pouvaient pas s’engager efficacement sur ces médias sociaux.

    BiasharaBot, autofinancé jusqu’à sa participation au programme Pangaea, est là pour mettre fin à tout cela et a testé avec succès son application bêta auprès de nombreux clients. Il a maintenant ouvert au public, et a déjà sécurisé certaines entreprises en tant que clients.

    Pour l’instant, BiasharaBot se concentre sur la construction de sa base d’utilisateurs au Kenya, mais ambitionne grand. Notamment, conquérir l’Afrique de l’Ouest.

  • Le Kenya se prépare pour le coton OGM à partir de l’année prochaine

    Le Kenya se prépare pour le coton OGM à partir de l’année prochaine

    Le Kenya devrait commencer à produire du coton génétiquement modifié sur une base commerciale l’année prochaine. Le pays deviendra le premier en Afrique de l’Est à cultiver des OGM dans les champs ouverts, et le quatrième en Afrique après l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et le Soudan.

    Le lancement pour la commercialisation est prévu en janvier 2019, alors que les agriculteurs planteront probablement leurs premières semences de coton en mars de cette même année. Cette avancée fait suite à la récente approbation des essais de performance nationaux pour le coton par l’Autorité nationale de gestion de l’environnement (Nema).

    Déjà, l’Organisation de recherche sur l’agriculture et l’élevage du Kenya (Kalro) a planté le premier coton dans des champs ouverts pour des tests environnementaux à Kibos, Kisumu, dans l’ouest du pays.

    « Nous nous attendons à ce que dans les sept prochains mois nous ayons suffisamment de données provenant des essais sur le terrain pour examen par les différentes agences gouvernementales, y compris Nema », a déclaré le directeur de l’Institut de recherche horticole de Kalro Dr Charles Waturu.

    Les essais de performance nationaux seront menés dans cinq autres sites à travers le pays – Mwea, Bura Tana, Katumani, Kampiya Mawe et Perkerra – à un coût estimé à 75 000 dollars pour deux ans.

    « Comparé aux graines de coton conventionnelles qui produisent environ 2 500 kg par acre, les rendements en coton sont doubles », a ajouté le Dr Waturu.

    En Afrique de l’Est, seuls l’Ouganda et le Kenya conduisent des essais en champ confiné sur le coton, le maïs et le manioc. La Tanzanie a récemment revu sa loi sur les OGM, ouvrant la voie à des scientifiques dans le pays pour commencer à mener des essais en milieu confiné.

    A noter que le coton fait partie des six cultures qui ont fait l’objet d’essais en milieu confiné. Les autres sont le maïs tolérant à la sécheresse, le sorgho biofortifié, le manioc résistant aux virus, le manioc amélioré nutritionnellement et les fleurs coupées de gypsophila paniculata.

     

     

  • En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    Entrepreneure sociale, Marjorie Atuhurra consacre une grande partie de son temps à l’autonomisation des femmes en Ouganda. Elle est l’une des voix féminines les plus écoutées dans le pays. Marjorie Atuhurra a en effet créé Gejja Women Foundation qu’elle dirige. Cette association a pour mission de promouvoir la gent féminine et de permettre aux jeunes filles de développer leurs potentiels.

    Depuis sa création en 2015, Gejja Women Foundation aide essentiellement les femmes marginalisées notamment les veuves. La fondation vient également en aide aux adolescents. À travers son association Marjorie Atuhurra accorde un soutien éducatif à de nombreux jeunes ougandais. De jeunes filles bénéficient régulièrement également d’une formation en hygiène corporelle. Des serviettes hygiéniques réutilisables sont distribuées à des filles dans les régions du pays. Marjorie Atuhurra explique ces serviettes permettent aux filles d’assister aux cours durant leur période de menstruation.

    Appui aux initiatives privées

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    Pour Marjorie Atuhurra les femmes ougandaises ont un besoin urgent d’autonomisation, elles sont défavorisées et ne peuvent toujours pas défendre leurs droits. Son objectif est de leur fournir des connaissances nécessaires pour qu’elles se « prennent en charge ». Dans cette dynamique Gejja Women Foundation encadre et aide des femmes à lancer leur entreprise dans différents domaines tels que l’artisanat, la production de vin et la culture de champignons. « Nous avons récemment lancé une campagne de doit les aider à s’intéresser à la culture des légumes », fait savoir Marjorie Atuhurra.

    En trois ans d’existence, Gejja Women Foundation a déjà encadré près de 200 femmes et touché 20000 personnes dans le pays. Marjorie Atuhurra travaille avec une équipe dynamique qui l’aide dans la programmation des formations sur l’hygiène menstruelle, l’encadrement des startups féminines et l’organisation des campagnes de sensibilisation. L’entrepreneure sociale ambitionne créer un centre de fondation dans le centre de l’Ouganda pour venir en aide à d’autres femmes. Après, elle compte proposer ses services à des femmes des pays de la région. Dans cinq ans, elle envisage toucher de nombreuses femmes en Afrique de l’Est grâce à des partenariats.

  • Gladys King’ori: le nouveau visage de la FinTech au Kenya

    Gladys King’ori: le nouveau visage de la FinTech au Kenya

    Ancienne banquière, Gladys King’ori est une Kenyane qui s’illustre désormais dans le domaine de la Fintech. Dans son pays, cette entrepreneure transforme en effet les services financiers grâce à la technologie. Passionnée d’informatique, la jeune entrepreneure est aussi intéressée par les questions liées à l’inclusion financière. Son objectif est de participer à l’accès et à la prestation de services financiers au Kenya et sur le continent.

    En plus de son diplôme en informatique, Gladys King’ori a également obtenu une maîtrise en administration des affaires et gestion stratégique. Elle a travaillé dans différents secteurs et a offert ses services à des entreprises publiques ou privées. Entre 2012 et 2013, elle était responsable du développement de produits chez Equity Bank Limited où elle s’est occupée de la conception de solutions de prototypage, de l’interface utilisateur et de la cartographie des différents processus.

    Fort d’une dizaine d’années d’expérience dans la prestation de services financiers et d’une expertise en stratégie et planification de développement de produits, Gladys King’ori a fondé ZOA Tech. Il s’agit d’une plateforme de gestion financière qui offre un accès de bout en bout aux services financiers n’importe où, n’importe quand et à partir de n’importe quel appareil.

    Du numérique au service de l’inclusion financière

    C’est avec ZOA Tech que l’entrepreneure a développé le premier commutateur du Kenya et de l’Afrique de l’est. Le commutateur permet à n’importe quel client d’envoyer de l’argent instantanément via le transfert mobile et les services bancaires par Internet.

    En dehors des services de sa plateforme, l’entrepreneure s’implique dans d’autres projets de développement de son pays. En 2015, en tant que chef de projet adjoint pour l’approfondissement du secteur financier au Kenya Gladys King’ori faisait partie de l’équipe qui a établi une association de monnaie électronique et la mise en œuvre d’un changement national.

    L’année passée, l’entrepreneure a aussi géré un projet qui lui a permis de mettre en place des systèmes financiers numériques, des paiements par QR (Quick Response), l’inclusion financière et l’accès au développement de Cash-lite.

  • Kenya: À 27 ans Tabitha Tongoi gagne gros avec ses conseils et astuces de beauté

    Kenya: À 27 ans Tabitha Tongoi gagne gros avec ses conseils et astuces de beauté

    Tabitha Tongoi est une figure très connue au Kenya. Elle s’est fait connaître grâce à ses projets éducatifs et surtout à son blog. Élevée dans une famille modeste, la jeune entrepreneure a étudié les sciences politiques aux États-Unis et décroché son premier emploi en Australie dans le marketing des médias sociaux et la gestion communautaire.

    Mais Tabitha Tongoi décide de revenir dans son pays natal. Très vite, elle se positionne comme une ressource pour les femmes à la recherche d’informations sur le soin de leurs cheveux naturels. Elle se renseigne aussi auprès des entreprises locales dans ce domaine. Il lui vient alors à l’idée de créer sa « propre structure de beauté ».

    C’est ainsi que depuis 2015, Tabitha Tongoi tient son blog dénommé Craving Yellow. En très peu de temps, Craving Yellow est passé d’un blog très populaire à une marque pour les consommateurs de produits de beauté naturels, proposant des produits spécialement sélectionnés dans la boîte de beauté ou des ateliers sur le sujet dans les classes Craving Yellow. Au point où la jeune entrepreneur a transformé sa présence en ligne en une entreprise lucrative.

    L’entrepreneure compte plus de 170000 abonnés en ligne. Tabitha Tongoi compte en effet plus de 50000 abonnés à sa chaîne YouTube et près de 2000 twittos la suivent. Les photos de la Sud-africaine sont vues par près de 100000 abonnés et ses publications sur sa page Facebook peuvent atteindre plus de 20000 abonnés. En trois ans elle a vendu de nombreux produits de beauté et d’autres destinés à des soins capillaires qui lui ont permis de rentabiliser l’argent dépensé pour commencer ses activités.

    Tabitha Tongoi a lancé récemment de nouveaux produits, notamment le shampooing Craving Yellow et les bonnets en satin. Elle compte sur des collaborations avec des entreprises kenyanes et les commandes d’acheteurs internationaux pour écouler ses produits.

  • Au Kenya, Judith Owigar incite les femmes à créer des solutions technologiques

    Au Kenya, Judith Owigar incite les femmes à créer des solutions technologiques

    Diplômée en informatique à l’université de Nairobi, cette Kenyane est codeuse et blogueuse. Judith Owigar est également passionnée par les initiatives qui impliquent les jeunes, les femmes et la technologie. Selon elle, une éducation technologique peut emmener les jeunes à saisir les nombreuses opportunités qui s’offrent dans le domaine.

    L’entrepreneure a ainsi cofondé en 2010 AkiraChix, une organisation à but non lucratif dont la vision est de nourrir des générations de femmes qui utilisent la technologie pour développer des innovations et des solutions pour l’Afrique. AkiraChix donne aux femmes des compétences technologiques et entrepreneuriales, les habilitant technologiquement et financièrement, leur permettant de servir et de diriger leurs communautés.

    A travers les activités d’AkiraChix, Judith Owigar cherche à augmenter le nombre de femmes créatrices de solutions technologiques et à changer la perception de la technologie par les femmes. Les programmes de l’organisation sont développés pour atteindre les jeunes femmes à différents niveaux, y compris, mais sans s’y limiter, les écoles primaires, les écoles secondaires et les universités.

    Pour la réussite des programmes de formation, de mentorat et de sensibilisation, Judith Owigar coordonne les actions avec ses trois collaborateurs (Linda Kamau, Marie Githinji et Angela Oduor) qui disposent d’une expérience en développement d’applications et de site web. Avec elles, elle veut partager ses compétences avec ses compatriotes.

    En plus d’AkiraChix, l’entrepreneure kenyane a aussi fondé JuaKali, une plate-forme de micro-emplois en ligne qui relie les travailleurs manuels qualifiés du secteur informel du Kenya aux employeurs de l’industrie de la construction. Depuis 2009, les nombreuses récompenses décernées à cette entrepreneure font d’elle l’un des brillants esprits de sa génération.

  • En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    La Tanzanie a autorisé une filiale de Windlab Ltd en Australie à construire un parc éolien de 300 MW de Miombo Hewani dans la partie centrale du pays. Windlab Developments Tanzania Ltd a obtenu un certificat d’évaluation d’impact environnemental et social pour le projet près de la ville de Makambako à la jonction de Njombe, Iringa et Mbeya.

    L’entreprise a indiqué que le projet sera réalisé en plusieurs phases, la première partie utilisant jusqu’à 300 millions de dollars pour 100 MW comprenant jusqu’à 34 éoliennes et une ligne de transmission vers le réseau électrique national. Le certificat signé le 30 mai 2018 par le ministre d’État au cabinet du vice-président (Union et Environnement), M. Makamba, a été le premier à être délivré en Tanzanie pour un parc éolien. Cet accord met la Tanzanie sur la bonne voie pour exploiter les ressources éoliennes afin de produire de l’électricité et rejoint le Kenya, qui possède un parc éolien de 300 MW à Turkana, dans le nord du pays.

    Mélange de production d’électricité

    L’objectif du projet est d’injecter de l’électricité dans le réseau d’ici septembre 2018 après avoir achevé une ligne de transmission. Windlab a obtenu une subvention du ministère des Affaires étrangères de Finlande pour financer l’entreprise. La société espère obtenir un financement supplémentaire.

    Le directeur général de Windlab, Roger Price, a déclaré qu’en développant Miombo Hewani, le cabinet mettrait à profit l’expérience acquise dans plus de 50 projets éoliens en Amérique du Nord, en Australie et en Afrique australe.
    La première phase de Miombo Hewani devrait augmenter la capacité du réseau national de plus de 5% et générer suffisamment d’énergie pour alimenter près d’un million de foyers.

    Il faut noter que moins d’un tiers de la population tanzanienne de plus de 55 millions d’habitants a actuellement accès à l’électricité. Le taux de croissance du pays a été en moyenne de 6% au cours de la dernière décennie, ce qui a nécessité de nouveaux investissements dans la production d’électricité. Son plan à moyen terme consiste à diversifier les sources d’électricité au gaz naturel, à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, à la géothermie et au charbon afin de réduire la dépendance à l’énergie thermique qui dépend du diesel ou du mazout lourd.