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Le Kenya se prépare pour le coton OGM à partir de l’année prochaine

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Le Kenya devrait commencer à produire du coton génétiquement modifié sur une base commerciale l’année prochaine. Le pays deviendra le premier en Afrique de l’Est à cultiver des OGM dans les champs ouverts, et le quatrième en Afrique après l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et le Soudan.

Le lancement pour la commercialisation est prévu en janvier 2019, alors que les agriculteurs planteront probablement leurs premières semences de coton en mars de cette même année. Cette avancée fait suite à la récente approbation des essais de performance nationaux pour le coton par l’Autorité nationale de gestion de l’environnement (Nema).

Déjà, l’Organisation de recherche sur l’agriculture et l’élevage du Kenya (Kalro) a planté le premier coton dans des champs ouverts pour des tests environnementaux à Kibos, Kisumu, dans l’ouest du pays.

« Nous nous attendons à ce que dans les sept prochains mois nous ayons suffisamment de données provenant des essais sur le terrain pour examen par les différentes agences gouvernementales, y compris Nema », a déclaré le directeur de l’Institut de recherche horticole de Kalro Dr Charles Waturu.

Les essais de performance nationaux seront menés dans cinq autres sites à travers le pays – Mwea, Bura Tana, Katumani, Kampiya Mawe et Perkerra – à un coût estimé à 75 000 dollars pour deux ans.

« Comparé aux graines de coton conventionnelles qui produisent environ 2 500 kg par acre, les rendements en coton sont doubles », a ajouté le Dr Waturu.

En Afrique de l’Est, seuls l’Ouganda et le Kenya conduisent des essais en champ confiné sur le coton, le maïs et le manioc. La Tanzanie a récemment revu sa loi sur les OGM, ouvrant la voie à des scientifiques dans le pays pour commencer à mener des essais en milieu confiné.

A noter que le coton fait partie des six cultures qui ont fait l’objet d’essais en milieu confiné. Les autres sont le maïs tolérant à la sécheresse, le sorgho biofortifié, le manioc résistant aux virus, le manioc amélioré nutritionnellement et les fleurs coupées de gypsophila paniculata.

 

 

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