Catégorie : Afrique de l’Est

  • Hilda Morra, le visage de la première startup technologique africaine rachetée

    Hilda Morra, le visage de la première startup technologique africaine rachetée

    Hilda Moraa est une entrepreneure kenyane. Diplômée en technologie de l’information commerciale à l’université Strathmore, elle a aussi obtenu une maîtrise en entrepreneuriat à l’université Jomo Kenyatta de l’agriculture et de la technologie.

    À moins de trente ans, elle est l’auteur de plusieurs articles publiés sur l’entrepreneuriat, le développement et les technologies de l’information et de la communication. Hilda Moraa a  fondé en 2012 AfriHive, un centre de contenu et un guichet unique pour des espaces de coworking à travers l’Afrique pour accéder à des ressources, des services et des leçons utiles pour rester durable à long terme.

    En 2013, elle cofonde WezaTele Limited, une startup qui fournit des solutions innovantes et mobiles dans la chaîne d’approvisionnement, la distribution et les solutions financières au Kenya.

    La startup a construit des solutions de mobilité pour le commerce, la chaîne d’approvisionnement, la distribution et l’intégration des paiements mobiles. Weza Tele a travaillé avec plusieurs PME dans de nombreux pays, notamment au Kenya, au Nigeria, en Tanzanie et au Zimbabwe. Quelques années après sa création elle est devenue la première startup technologique africaine à être rachetée.

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    L’entrepreneure a une expérience dans le secteur de la technologie et dans la maîtrise du marché kenyan où de produits de grande consommation sont distribués. En 2015, Hilda Moraa a surtout créé un réseau d’entrepreneurs technologiques, dénommé Kenya Tech Entrepreneurship Virtual Network.

    Le réseau est né du besoin de partager l’expérience de démarrage local, les connaissances et les leçons nécessaires pour que les jeunes construisent des startups évolutives. Le réseau s’est développé et compte plus de 100 start-ups technologiques dans le pays.

    Celle que Forbes Africa a désignée en 2016 comme étant l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent a en effet travaillé comme analyste de données pour Coca-Cola. Depuis, Hilda Moraa a fondé Pezesha une startup qui s’est positionnée sur un marché de micro-prêt qui offre des services financiers à des clients. La jeune entrepreneure consulte aussi des PME et des startups sur des opportunités stimulantes dans le secteur de l’innovation et de la Fintech.

  • Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Cette entrepreneure est la fondatrice de Jamii, une start-up de micro-assurance mobile qui permet l’accès à une assurance maladie abordable pour les communautés à faible revenu. Lilain Makoi s’intéresse depuis quelques années au secteur de la fintech. Ses actions font d’elle l’un des entrepreneurs les plus connus en Tanzanie. Elle a d’ailleurs été distinguée à différentes reprises, notamment comme l’une des femmes les plus innovantes en Afrique par le World Economic Forum en 2016.

    Considérée comme un modèle d’entrepreneur dans le domaine de la collecte des fonds, Lilian Makoi explique avoir toujours voulu entreprendre pour réussir. « Dès mon plus jeune âge, j’avais de grandes ambitions et mon père m’a inculqué l’idée que je pouvais les atteindre », se rappelle-t-elle. Après ses études universitaires, la jeune femme a fait ses pas dans l’entrepreneuriat en créant ses deux premières entreprises. Il s’agissait d’une entreprise culinaire, de livraison de nourriture diététique, et d’un service de ménage et de nettoyage.

    Après ses premières expériences, Lilian Makoi devient une employée d’une société de fournisseur dans le secteur des télécommunications. Elle y occupe le poste de responsable du développement des affaires. Son expérience de travail dans le secteur des télécommunications lui a permis de maîtriser les questions de la technologie mobile. Cela lui a également permis de se familiariser avec l’espace de paiements mobiles en pleine expansion.  C’est alors qu’elle décide de créer Jamii.

    Sauver les familles à faible revenu

    Selon l’entrepreneure, plus de 70% de la population tanzanienne faisait partie du segment à faible revenu qui luttait contre le financement des soins de santé avant la création de Jamii. Elle a ensuite échangé avec plusieurs assureurs pour bien comprendre les défis du secteur. Lilian Makoi affirme qu’elle a constaté que les coûts d’administration de l’assurance étaient très élevés.

    Depuis, avec la création de Jamii, Lilian Makoi offre à ses compatriotes une solution qui leur permet d’effectuer toutes les tâches administratives à partir de leur téléphone dans le cadre de leur assurance. La startup de Lilian Makoi a aussi mis en place une plateforme qui a rendu l’assurance maladie 100% sans argent et sans papier, permettant à son partenaire d’assurance de lancer un produit d’assurance maladie d’un dollar abordable pour les familles à faible revenu. L’entrepreneure ambitionne toujours résoudre d’autres problèmes dans le pays grâce à la technologie.

     

  • Kenya: la startup Sip simplifie la distribution de boissons à Nairobi

    Kenya: la startup Sip simplifie la distribution de boissons à Nairobi

    Au Kenya, la startup Sip simplifie la distribution des boissons alcoolisées dans la capitale du pays et envisage la croissance dans l’espace B2B.

    Lancé en novembre 2015, Sip a développé une multitude d’applications mobiles pour les clients dans les domaines de l’assurance et de l’immobilier, mais se concentre désormais sur ses propres produits.

    Le premier porte le nom de la startup, une application qui permet aux utilisateurs de commander facilement des boissons alcoolisées et de les faire livrer à leur porte. Le PDG, Peter Kanyoni, a déclaré que les modèles de tarification d’autres magasins en ligne avaient rendu l’achat de boissons en ligne peu attrayant.

    Jusqu’à présent, les clubs et les hôtels ont été les marchés cibles de la startup, permettant une commande facile en cas de pénurie soudaine. Selon Peter Kanyoni, la concurrence principale de Sip sont les distributeurs qui déplacent d’énormes volumes et ont des clients qui ne sont pas accessibles pour le moment.

    Cependant, la startup autofinancée a connu une forte adoption, avec plus d’une centaine de téléchargements depuis le lancement de l’application il y a un peu plus d’un mois.

    Sip, qui lancera une application dédiée aux métiers d’ici fin septembre, ne fonctionne actuellement qu’à Nairobi et ses environs. Mais Peter Kanyoni a déclaré qu’il prévoyait de développer son offre de produits avant de déménager dans d’autres endroits.

    En effet Sip va augmenter son offre de services pour livrer des aliments et des salades via le service Sip Health et compte dans un futur proche conquérir d’autres villes du Kenya.

  • Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Loin de leurs maisons, les réfugiés du camp de Dadaab à l’Est du Kenya, se lancent dans la vente d’un déchet plastique pour, à la fois protéger l’environnement que de trouver des revenus. Le réfugié somalien Adow Sheikh Aden est devenu célèbre quand il a commencé à ramasser des bouteilles d’eau vides, des seaux cassés et de vieux jerrycans autour de l’un des plus grands camps de réfugiés du monde.

    « Tout le monde avait l’habitude de rire et de dire que je suis fou parce que je ramasse des ordures. Ici, il n’est pas normal de faire de telles choses. Mais ensuite j’ai expliqué que je contribuais à garder notre environnement propre et notre communauté en bonne santé, et que je vendais le plastique pour gagner de l’argent afin de mieux gérer ma vie et ma famille», a déclaré Aden au camp de réfugiés de, dans le comté de Garissa, dans l’est du Kenya, près de la frontière somalienne.

    Des réfugiés entrepreneurs

    Ayant fui la guerre en Somalie, Aden fait partie d’un petit groupe de réfugiés qui ont lutté contre les déchets plastiques générés à Dadaab pour en tirer des revenus. Le projet de recyclage des déchets de Dadaab, mis en place par la société de la Croix-Rouge du Kenya il y a un peu plus d’un an, ne compte que huit employés réfugiés. Mais les premiers résultats sont prometteurs, et le plan est de grandir.

    L’étape suivante consiste à former les réfugiés à l’entrepreneuriat afin qu’ils puissent prendre le contrôle du projet, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis de l’aide. S’il n’y a pas de données précises sur la quantité de déchets plastiques produits à Dadaab, les travailleurs humanitaires estiment que des centaines de milliers de tonnes sont produites chaque année.

    Située à 475 km à l’est de la capitale du Kenya, Nairobi, Dadaab abrite plus de 200 000 réfugiés, en grande partie originaires de Somalie, qui dépendent de l’aide.

     

  • Kenya: la startup kenyane Tanda lance une solution de gestion des stocks

    Kenya: la startup kenyane Tanda lance une solution de gestion des stocks

    Au Kenya, la startup Tanda, qui facilite la gestion d’un magasin en permettant aux commerçants de commander et de gérer leur inventaire, a officiellement lancé ses activités après un projet pilote de quatre mois avec 200 kiosques.

    La startup Tanda se lance en mode bêta suite à un projet pilote de quatre mois, après avoir travaillé avec cinq grossistes ayant une large empreinte à Nairobi.

    En effet, la plateforme permet aux commerçants de commander plus facilement tout l’inventaire de leur boutique et de vendre des services financiers numériques tels que les services de temps d’antenne, de banque et d’assurance.

    En fait, avec Tanda, un propriétaire de magasin peut commander toutes les marchandises dont il a besoin pour son kiosque et recevoir la livraison gratuite le jour même, avec l’avantage supplémentaire de distribuer des services financiers numériques. Il est également livré avec des fonctionnalités de gestion des stocks, donnant aux propriétaires de magasins un moyen simple d’enregistrer toutes leurs ventes et de savoir combien ils stockent.

    « Tanda offre la plus large gamme de produits. Nous sommes le service de livraison d’inventaire en ligne le plus rapide du continent et nous sommes le premier service d’inventaire à offrir une facilité de crédit automatisée », a déclaré Geoffrey Mulei, fondateur et PDG de Tanda.

    Tirant parti des données d’achat historiques, la starup permet aux détaillants de commander des produits à crédit et de les payer plus tard. Le service est gratuit pour les détaillants, tirant une commission de son réseau de fournisseurs sur chaque bien commandé par les détaillants.

    Parce que la pénétration des smartphones n’est pas si élevée chez les micro-détaillants, les marchands pilotes de Tanda ont reçu un smartphone gratuit pour commencer. Post-pilote, Tanda s’est associé à la société de microfinance Lipa pour offrir aux propriétaires de kiosques un smartphone qu’ils pourront payer au fil du temps.

  • À 28 ans, Elizabeth Marami devient la première pilote maritime du Kenya

    À 28 ans, Elizabeth Marami devient la première pilote maritime du Kenya

    L’ancienne présidente de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a appelé à une plus grande participation des femmes dans les industries maritimes, en particulier dans le développement de l’économie bleue en Afrique. Au Kenya, Elizabeth Marami a honoré à cet appel.

    Elizabeth Marami, 28 ans, est entrée dans l’histoire en devenant la première femme pilote au Kenya. Née et élevée dans la ville côtière de Mombasa, Marami a d’abord étudié le droit à l’Université de Nairobi, mais changera après d’orientation pour étudier la navigation à Alexandrie, en Égypte pendant 5 ans. « J’ai toujours grandi en sachant que je voulais faire quelque chose de différent, quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Le fait d’avoir reçu une bourse pour poursuivre cette carrière a été la réponse à la prière de Dieu…,» dit-elle.

    Son travail en tant que pilote maritime consiste à aider les navires à entrer dans les eaux territoriales, car, conformément à la loi, les navires qui pénètrent dans les eaux territoriales d’un pays ne peuvent pas accéder au port sans des fonctionnaires.

    « J’ai presque abandonné »

    Entrer dans l’industrie n’était pas une tâche facile pour Marami. Entre son rêve et l’accomplissement de celui-ci, la jeune dame a connu bien d’écueils qui l’ont poussé à penser qu’elle n’était destinée qu’à un « travail de bureau » elle aussi. Elle a après tout décidé de continuer à poursuivre ses activités quand elle a découvert un article sur Kate Mccue, la première femme capitaine d’un navire de croisière mégatonne en Amérique.

    Travailler dans une industrie dominée par les hommes a posé des défis à Marami, notamment le respect de la haute direction. « J’ai eu ceux qui m’ont acceptée, m’ont aidée à devenir meilleure, et il y a eu des rejets qui ont piqué si fort que j’ai presque abandonné, mais dans l’ensemble je dirais que j’ai certainement développé une peau épaisse » raconte la jeune dame.

    Il arrive qu’elle soit la seule femme à bord d’un équipage pendant parfois 18 mois. Selon elle, si elle n’était pas pilote de marine, elle aurait poursuivi une carrière dans la mode et l’écriture. En fait, elle a son propre blog de mode où elle partage des photos et des conseils de mode, ainsi que des essais personnels.

    Elizabeth Marami est l’initiatrice de « Against the Tide », un projet en ligne pour les femmes dans l’industrie maritime qui donne un aperçu des expériences et des difficultés d’une femme marin, à la fois réussite et échec de ces galantes femmes poursuivant leurs rêves maritimes.

  • Qui est Isaac Oboth [27 ans], le vidéaste ougandais au parcours légendaire?

    Qui est Isaac Oboth [27 ans], le vidéaste ougandais au parcours légendaire?

    Pourquoi à seulement 27 ans, le jeune Ougandais Isaac Oboth est cité comme exemple de succès des entrepreneurs africains ?

    Isaac Oboth est le fondateur et PDG de Media 256 Ltd, l’une des sociétés de production cinématographique et télévisuelle émergentes les plus rapides d’Afrique de l’Est.

    Oboth a décroché des prix convoités et a été reconnu comme l’un des entrepreneurs émergents les plus prometteurs d’Afrique. Et ce, même si dans sa première vie, son histoire n’évoque que malheur. A l’âge de sept ans, ses deux parents étaient décédés. Le jeune orphelin a été pris en charge par son frère aîné Ivan, qui a travaillé dur pour subvenir à ses besoins. Et quand Isaac avait 16 ans et allait encore à l’école, son frère a perdu son travail…

    Un esprit d’entreprise

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    Dans sa première incursion dans l’entrepreneuriat, Isaac a commencé à faire des gâteaux, un snack fruité qu’il a vendu pour financer sa scolarité. Isaac a rapidement mis au point d’autres méthodes pour gagner de l’argent. Il a vendu des albums photo de DVD ainsi que des boissons.

    Les graines de son entreprise actuelle sont nées grâce à son bal de fin d’études secondaires. Il voulait un moyen de commémorer l’événement spécial, alors il a décidé de produire un album des anciens. Cependant, le coût était une préoccupation majeure, les coûts d’impression étant onéreux, Isaac décida de produire un album numérique beaucoup plus abordable.

    À l’époque, Isaac n’avait pas les compétences pour produire l’album par lui-même, alors il a embauché un entrepreneur pour filmer et éditer. Malgré le manque de qualité, l’album est devenu populaire. Il s’est rendu compte que si des produits médiatiques de qualité médiocre se vendaient encore, ce travail de qualité supérieure serait très recherché. C’est à ce moment qu’il a décidé de se lancer dans le multimédia.

    Isaac Oboth passera alors d’innombrables heures à apprendre sur le tournage et l’édition en regardant des vidéos dans un cybercafé local. Il a loué de l’équipement, et après avoir inlassablement fait la promotion de son matériel et cherché du travail, il a réussi à décrocher un contrat pour produire un court métrage pour l’Éthiopien Commodities Exchange. Le film a été un succès, et Isaac a gagné assez d’argent pour acheter son propre équipement.

    Son entreprise a ensuite grandi à pas de géant. Il a offert ses services gratuitement à Coca Cola qui a été tellement impressionné par son travail qu’ils l’ont signé pour de futures productions.

    Isaac a depuis continué à produire un excellent travail pour l’African Leadership Academy, l’USAID, le PNUD et la Fondation Mara. L’un des projets les plus reconnus par les entreprises est une série en dix parties intitulée Discover Uganda qui a été diffusée dans plusieurs pays africains avant d’être reprise par The Africa Channel, une chaîne de télévision américaine. Aujourd’hui, Media 256 est une entreprise rentable à part entière.

  • Éthiopie: l’entrepreneure Bethlehem Tilahun Alemuau se hisse sur le toit du monde

    Éthiopie: l’entrepreneure Bethlehem Tilahun Alemuau se hisse sur le toit du monde

    En Éthiopie, SoleRebels, le fabricant de chaussures respectueux de l’environnement, est aujourd’hui identifié comme un succès malgré des débuts difficiles. Bethlehem Tilahun Alemu a désormais une réputation mondiale.

    Lancé par Bethlehem Tilahun Alemu, jeune entrepreneure, SoleRebels voit une croissance rapide et une demande mondiale. Cette startup, c’est le reflet de l’histoire d’une entrepreneure éthiopienne qui a réussi à transformer sa préoccupation pour les artisans sans emploi de sa communauté d’origine en une marque mondiale de chaussures avec des revenus de plusieurs millions de dollars.

    En effet, SoleRebels produit des chaussures écologiques qui sont vendues à l’échelle internationale par de grands détaillants, y compris Whole Foods et Amazon, ainsi que dans un nombre croissant de magasins autonomes de la société.

    Chaussures uniques

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    SoleRebels produit des sandales confortables, faites à la main et des chaussures à lacets en utilisant des pneus recyclés pour les semelles et les fibres naturelles locales, y compris le coton filé à la main, le jute et Koba, une plante indigène cultivée en Éthiopie depuis des milliers d’années.

    La conception s’inspire des célèbres chaussures Selate et Barabasso de l’Éthiopie, des semelles portées par les rebelles éthiopiens qui s’opposaient aux forces italiennes qui tentaient de coloniser le pays il y a plus d’un siècle.

    Les chaussures SoleRebels sont vendues dans plus de 30 pays par le biais de ventes en ligne et de grands détaillants, ainsi que par un nombre croissant de boutiques de la société. En plus de son magasin phare à Addis-Abeba, SoleRebels compte plus d’une douzaine de points de vente indépendants aux États-Unis, à Taiwan, au Japon, en Grèce, en Suisse, en Espagne, en Autriche et à Singapour.

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    SoleRebels se conforme également aux normes du commerce équitable établies par la World Fair Trade Association. L’entreprise verse à ses employés trois ou quatre fois le salaire minimum en Éthiopie et fournit une assurance médicale et un transport aller-retour au travail.

    Bethlehem Tilahun Alemu a été nommé en 2011 jeune leader mondial par le Forum économique mondial. Elle figurait par ailleurs sur la liste Forbes des «100 femmes les plus puissantes» et a été classée par Business Insider comme l’une des «5 meilleures entrepreneures africaines» en 2012.

    L’année suivante, Fast Company l’a nommée l’une de ses «100 personnes les plus créatives en affaires 2013», tandis que The Guardian l’a appelée « l’une des « femmes les plus performantes d’Afrique ».

    L’une des marques de chaussures connaissant la croissance la plus rapide au monde, la société prévoit qu’elle aura 50 magasins fin 2018 et des revenus de 10 millions de dollars ou plus cette année.

  • Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Présenté à deux reprises, en 2013 et en 2016 comme l’un des 30 jeunes entrepreneurs les plus prometteurs en Afrique, l’Ougandais d’Andrew Mupuya, aujourd’hui 27 ans, est en affaires depuis 10 années déjà.

    Né dans le district de Manafwa, dans l’est de l’Ouganda, d’une grande famille élargie avec très peu de revenus, Andrew n’a pu obtenir une éducation que grâce à des subventions gouvernementales. Un tel contexte ne fournit pas la plus grande opportunité d’entrer dans le monde des affaires, mais les luttes que Mupuya a connues ont contribué à favoriser une éthique de travail et une détermination qui l’ont tenu en bonne place.

    C’est en 2008 que tout a changé, et c’est la combinaison de la malchance dans sa famille et de la nouvelle législation gouvernementale qui a ouvert la voie aux affaires de Mupuya.  Les deux parents de Mupuya ont perdu leur emploi, rendant leur situation financière une fois de plus précaire. Et à seulement 16 ans, Andrew s’est rendu compte qu’il devait aider à alléger leur fardeau. Dans le même temps, le gouvernement ougandais a interdit l’utilisation de sacs en plastique en raison des dommages environnementaux qu’ils causaient : Andrew avait une ouverture.

    Couvrir toute l’Afrique

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    Se souvenant du processus initial, Mupuya explique : « j’ai mené une étude de faisabilité, des études de marché autour des magasins de détail, des kiosques, des supermarchés autour de Kampala et j’ai découvert qu’il y avait un besoin et un marché potentiel pour les sacs en papier. »

    Mupuya a calculé qu’il lui fallait environ 14 dollars pour créer une petite entreprise de sacs en papier. Il a donc ramassé 70 kilos de bouteilles en plastique qu’il a vendues à 11 dollars à une usine de recyclage. Ensuite, il a  emprunté les 3 dollars restants à son professeur. Son entreprise de sacs YELI (Youth Entrepreneurial Link Investments) n’a cessé de se renforcer.

    Non seulement l’entreprise a connu un succès rapide, mais elle a été la première entreprise enregistrée en Ouganda pour la production de sacs en papier. En 2012, Mupuya n’avait que 21 ans et avait été mis en avant pour le prestigieux prix Anzisha destiné aux jeunes entrepreneurs en Afrique. Contre une forte concurrence, Mupuya a remporté le prix de 30 000 $ qu’il a immédiatement mis dans le développement de la société.

    YELI produit actuellement en moyenne 30 000 sacs en papier par semaine et emploient une vingtaine de personnes en Ouganda. Depuis le début de son activité, Mupuya a enregistré une production près de 10 millions de sacs, vendus localement, à des pays voisins comme le Kenya, mais aussi aux Etats-Unis et en Norvège.

    Désormais, Mupuya rêve d’avoir une grande usine où il peut fournir des sacs en papier partout en Afrique.

  • Employée par Kenya Airways Michelle Otieno démissionne pour devenir recruteuse  

    Employée par Kenya Airways Michelle Otieno démissionne pour devenir recruteuse  

    Gloria Michelle Otieno, une entrepreneure kényane passionnée par les ressources humaines et le développement des compétences. Elle est la fondatrice de Recours Four Kenya Consultants Limited (R4Kenya), une entreprise de services professionnels de ressources humaines en pleine expansion. Elle a quitté ses fonctions à Kenya Airways pour se lancer dans le secteur des ressources humaines qu’elle considère comme sa vocation.

    La jeune entrepreneure offre ses services de recrutement, de formation, de tests psychométriques et externalisations de personnel à plusieurs entreprises. Elle veut aussi faire progresser les jeunes dans un marché du travail compétitif et de leur donner les compétences nécessaires pour combler le fossé entre le chômage et le lieu de travail. En près de cinq ans Recours Four Kenya Consultants Limited se classe parmi les meilleurs cabinets de conseil en ressources humaines.

    Depuis 2013 Gloria Michelle Otieno propose des approches innovantes pour freiner le chômage, faire progresser les carrières et améliorer le développement du personnel organisationnel. Elle dirige désormais une dizaine de personnes expérimentées dans la gestion des ressources humaines. Parmi ses clients, Gloria Michelle Otieno compte la Banque mondiale, le Conseil national des examens du Kenya ou encore l’USAID.

    Soutien à la jeunesse

    L’entrepreneure affirme que chaque service offert par Recours Four Kenya Consultants est fait de la meilleure manière possible. Les services sont sur mesure et adaptés aux besoins des clients. « Nous offrons une flexibilité et un retour sur investissement élevé », déclare-t-elle.

    Gloria Michelle Otieno souhaite gagner des marchés sur le plan international. Elle souhaite attirer des investisseurs pour étendre la portée de ses services. L’entrepreneure compte aussi installer son entreprise dans des pays du continent. Exemple de réussite pour la jeunesse de son pays, elle a mis en place R4K Ambassador, un programme qui permet aux étudiants brillants d’être des mentors pour les étudiants qui ont des problèmes pour passer à l’université.

    Le programme habilite essentiellement le leader étudiant à motiver et inspirer les membres du groupe dans l’action et l’achèvement de l’université. « Notre objectif est de faire progresser les jeunes dans un marché du travail compétitif et de leur donner les compétences nécessaires pour combler le fossé entre le chômage et le lieu de travail », justifie-t-elle.