Catégorie : Bénin

  • The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent à Hollywood

    The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent à Hollywood

    Après la superproduction à succès Black Panther qui vante une Afrique très technologique, les salles de cinéma sur le continent auront encore bientôt de quoi attirer les spectateurs. En perspective, le nouveau projet The Woman King, un film qui porte sur l’unité militaire ouest-africaine guerrière connue sous le nom des Amazones du Dahomey, actuel Bénin.

    A Hollywood, la lutte anti-impériale du Dahomey sera bientôt célébrée dans un long-métrage. Lupita Nyong’o, actrice du désormais célèbre Black Panther va y avoir un rôle clé, celui d’une amazone d’un des royaumes les plus puissants aux 18è et 19è siècles. Elle sera fille de Nanisca, incarnée par la noire Américaine Viola Davis.

    Basé sur une histoire originale de Maria Bello, le film s’inspire de véritables événements qui ont eu lieu aux XVIIIe et XIXe siècles dans le Royaume du Dahomey, l’actuel Bénin.

    L’histoire se concentre sur Nanisca, générale des Amazones, et sa fille Nawi. Ensemble, elles combattent les tribus françaises et voisines qui violeraient leur honneur, asserviraient leur peuple et menaceraient de détruire tout ce pour quoi elles vivaient.

    L’armée des femmes guerrières a évité l’esclavage, le colonialisme et la guerre intertribale pour unifier une nation. Le film sera produit par Welle Entertainment de Cathy Schulman, JuVee Productions de Davis et, Julius Tennon et Jack Blue Productions de Bello.

    A en croire Julius Tennon, The Woman King « a le potentiel d’être un changeur de mentalité sur les femmes de couleur partout dans le monde », tandis que Schulman a comparé le projet à Black Panther, la super-superproduction Afrofuturistic de Disney. «  Black Panther vient de nous montrer comment le pouvoir de l’imagination et du savoir pourrait révéler un monde sans stéréotypes sexuels et raciaux » », a-t-elle déclaré.

    Pour le moment, aucune date n’est encore fixée pour le début de la production, de même que le nom du réalisateur principal n’a pas été révélé. Mais Nyong’o va bientôt produire et interpréter une minisérie de l’Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. Davis également continue de jouer dans le très populaire How to Get Away With Murder, dont la quatrième saison commence le 8 mars.

    Les amazones, ces fiertés féminines en Afrique

    Les Guerrières du Dahomey étaient traditionnellement appelées « Minon », littéralement «nos mères» en Fon, la langue du peuple Fon au Bénin. Certains historiens et observateurs européens les appelaient les Amazones du Dahomey, en souvenir à l’armée mystique et puissante de toutes les femmes appelées Amazones dans la mythologie grecque. Elles étaient connues pour être particulièrement habiles, compétitives et courageuses, aptes à défier tout le monde.

    Leurs exercices et défilés militaires ont toujours été exécutés à la danse, la musique et les chansons et leurs armes étaient parfois utilisées comme accessoires chorégraphiques. Comme exprimé dans leurs chansons, leur but était d’éclipser les hommes à tous égards. Elles étaient plus rapides et beaucoup plus courageuses que les soldats masculins.

    Le Dahomey entretenait également des relations privilégiées avec le roi, prêtant serment au célibat et vivant dans le palais royal, auquel seuls le roi et son entourage avaient accès.

    L’armée des femmes amazoniennes n’est devenue défunte que lorsque le royaume du Dahomey est tombé à la fin du XIXe siècle. Selon l’UNESCO, après deux mois de combats et d’accords auparavant rompus entre les Français et le Dahomey, le roi du Dahomey met le feu à la plupart des palais royaux, marquant la fin du Royaume du Dahomey et de son armée de femmes en 1892.

  • Liqueurs, sel, cola, ‘contrôle du drap’: comprendre le mariage au Benin

    Liqueurs, sel, cola, ‘contrôle du drap’: comprendre le mariage au Benin

    Au Bénin, comme dans d’autres communautés africaines fortement attachées aux valeurs culturelles, le mariage reste, malgré les vagues d’innovation et d’éducation nouvelles, « une institution privilégiée ».

    Au Bénin, c’est bien connu. Ne se marrie pas qui veut. Les vents de l’esclavage qui ont fortement touché les communautés béninoises et ceux de la colonisation n’auront pas raison de modes d’unions. Et ce, même si les communautés ont enregistré à la suite de ces périodes une sorte d’ouverture. On continue par exemple la pratique de la dot, même si de plus en plus de voix s’élèvent pour son abolition.

    La dot, contre vents et marées

    Dans la tradition béninoise, la dot porte un sens assez significatif pour les foyers. Si elle est le symbole de l’amour entre les deux partenaires, cet acte est également, gage d’une union entre les familles. Selon nombre d’observateurs, l’acte dotal représente aussi un signe de gratitude de la famille du marié envers celle de la mariée.

    Cette cérémonie assez particulière se déroule en deux étapes. Une première qui se veut celle de la connaissance des parents, et la seconde, la dot proprement dite, qui consiste à apporter à la famille de la fille une liste de biens. Une étape après laquelle la demoiselle devient une épouse légitimement reconnue. De fait, la dot est comme une obligation sociale et morale qui consacre une union. Et c’est bien connu qu’au Bénin, au cas où le mariage n’est pas célébré en respectant préalablement ce rite traditionnel, le couple s’expose à des malédictions.

    Le mariage, une affaire fortement culturelle

    Le mariage, dans les sociétés béninoises, revêt plusieurs formes et des spécificités selon les différents groupes socioculturels. Au sud du pays par exemple chez les communautés yorouba, surtout les chefs de collectivités, les démarches qui amènent à l’union de deux familles sont toujours l’œuvre des parents. Dans cette communauté, il arrive également que le choix des futurs époux soit fait par les parents, plutôt que les concernés.

    Dans cette démarche, la procédure n’est pas aisée. Le chef de la collectivité du jeune homme envoie demander la main de la jeune fille chez le chef de sa collectivité. Après cette première démarche, les parents de la jeune fille donnent un délai de 15 jours pour réfléchir et interroger leur fille. Ils reviennent ensuite avec 4 bouteilles de liqueurs qui sont acceptées ou rejetées selon la réponse de la jeune fille.

    Lors de la première rencontre avec les parents, deux liqueurs importées « Houhan » (littéralement, boisson venue à bord d’un bateau) et « lihan » (boisson venue par la route) en référence aux liqueurs de fabrication locale, en plus du sel et le tabac sont essentiels et suffisent dans la grande partie à sceller l’union des deux familles.

    Déroulement de la dot

    Mariage traditionnel - Crédit photo : kongossa.mondoblog.org

    S’agissant du mariage, c’est aux épouses des cousins et frères du jeune homme que revient la mission d’aller chercher la nouvelle épouse pour une insertion dans la famille. Après discussions, l’épouse est confiée à une de ses tantes, généralement la plus âgée du groupe, chargée de la guider. Avant son entrée dans la maison conjugale, une calebasse d’eau est toujours versée à l’entrée en guise de paix et de fécondité.

    Image result for dot pour le mariageEnsuite suivent d’autres étapes. Notamment, celle du « contrôle du drap » pour vérifier si la mariée est arrivée vierge ou pas, de même que celle dite du « balayage », cinq jours après le mariage.

    En outre, le jour de la dot, des liqueurs ont une importance capitale. Principalement,  «Du bonnet» que les Fon appellent, « Assédékon » pour dire, « sous la protection du chat ». À entendre par là que l’époux est le chat qui doit protéger sa femme.  De même, les volailles constituent aussi un symbole clé de la cérémonie de dot. Elles sont équitablement réparties entre les deux grandes lignées de la fille, qui s’arrangent pour que l’offrande aux ancêtres se fasse le même jour.

    Le Cola et le sel… pour la paix

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    Dans différentes régions du Bénin, le sel et la noix de cola sont des éléments d’une grande importance pour le mariage traditionnel. Ils sont exigés par la famille de la mariée lors de la dot.

    Pour Félix Iroko, Professeur d’histoire à l’Université d’Abomey-Calavi, le sel dans les sociétés béninoises entre dans la dot pour la « rehausser l’évènement afin qu’il ne soit pas fade. ». Celui-ci explique que « ce qui est recherché, ce n’est évidemment pas la valeur marchande du sel, valeur tout à fait dérisoire, mais sa valeur symbolique est destinée à rendre heureuse l’union. La sauce sans sel est fade », tente de convaincre le professeur.

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    De même, la noix de cola n’est pas un produit négligeable dans le processus de mariage. Dans le milieu Baatônu, elle est comme un code d’expression pour approuver une union. « Sans cola, les parents ne s’ingèrent pas dans les problèmes à venir. Une fois le présent accepté, aucun des deux concernés ne pourra plus se marier avec un autre partenaire parce que les deux sont désormais considérés comme un couple marié. Il n’y a d’ailleurs pas de divorce chez les Baatônù » explique le professeur Léon Banni Bio Bigou, spécialiste de la culture Baatônù et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi.

    En dépit de la modernité d’aujourd’hui, ce sont des principes qui continuent largement d’être pérennisés dans la culture béninoise.

    Une pratique évolutive

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    Au Bénin, tout mariage célébré sous la coutume religieuse ne peut avoir d’effets légaux, c’est-à-dire ne peut-être protéger ni bénéficier des avantages de la loi, comme le droit de succession.

    « Vous pouvez prendre 40 femmes si vous voulez, mais sachez que si vous mourez, c’est la femme mariée à l’état civil qui va jouir seul du droit de succession, toutes les autres n’auront rien », explique Rosine Vieyra-Soglo, ex-Première dame du Bénin et députée l’Assemblée nationale.

    En clair, dans le pays, si le code n’interdit pas la polygamie, il accorde aussi tout de même d’autres droits très importants aux femmes, en supprimant notamment le mariage forcé et le lévirat, deux pratiques coutumières dont elles ont été longtemps victimes.

    Le code autorise également la femme à « garder son nom de jeune fille auquel elle ajoute le nom de son mari », ce qui n’était pas le cas auparavant. Les choses ont légèrement évolué.

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  • Bénin: Talon, la grande guerre contre la corruption

    Bénin: Talon, la grande guerre contre la corruption

    Nouveau départ, Rupture, les qualificatifs illustrent assez nettement le travail que compte accomplir Talon à la tête du Bénin. Depuis quelque temps, le chef de l’État béninois a déballé l’un des dossiers les plus attendus par sa population. Titre : corruption et impunité.

    La lutte contre la corruption s’est révélée comme l’un des combats permanents des gouvernements béninois depuis les années 1990. Au cours de son quinquennat entre 1991 et 1996, le Président Nicéphore Soglo avait promis la vie dure aux fossoyeurs de l’économie nationale. De même, au temps de la présidence de Boni Yayi (2006-2016), celui-ci s’est lui aussi illustré comme étant un ardent défenseur de la lutte contre la corruption et l’impunité. Pour d’ailleurs manifester publiquement son plein engagement, Boni Yayi avait été au chœur de l’organisation d’une marche verte de plusieurs kilomètres dans la ville de Cotonouafin de dénoncer ce fléau. Mais en vrai, il n’a jamais tapé dans la fourmilière au moment où il fallait le faire. A la différence des mesures de ces prédécesseurs, désormais, la méthode de Talon semble être une chasse aux sorcières.

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    Et il faut reconnaitre que dans ce registre de la mise en œuvre effective des mesures pour la lutte contre la corruption au Bénin, Patrice Talon fait actuellement beaucoup mieux que ses prédécesseurs souvent restés à l’étape des discours légers. L’actuel locataire du palais de la Marina sévit dans ses punitions. Les sanctions ne sont pas du tout clémentes et on comprend que si le Chef de l’État devait se limiter à un seul mandat comme promis, il souhaiterait avoir comme principal acquis, la bonne gouvernance et une gestion saine du Bénin.

    Capitaine anticorruption

    Promesse de campagne, au Bénin, le successeur du président Yayi Boni veut mener une guerre sans merci contre la corruption et autres formes de fraude dans ce pays. Même si Patrice Talon aime épingler ce mal dans son pays, mal qu’il avait juré combattre et redresser avant la fin de son mandat, le Bénin n’est bien sûr pas un cas d’école en la matière.

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    En effet, au Bénin l’écart grandissant entre le cadre légal et la pratique institutionnelle réelle a été relevé comme une faiblesse majeure du système d’intégrité du Bénin en 2016 par Transparency International, le mouvement mondial anticorruption. Selon ce mouvement, la loi anticorruption du pays adopté en 2011 souffre d’incohérences dans son application. Gustave Assah, Président de Social Watch Benin, contact national de Transparency International affirme que « le problème du Bénin n’est pas l’absence de textes et d’institutions anticorruptions. C’est plutôt l’application de ces textes et l’efficacité de ces institutions qui fait défaut. Une forte volonté politique au plus haut niveau de l’état est nécessaire pour combler cet écart ». Et c’est cela que Talon compte faire.

    Récemment, plusieurs enquêtes diligentées aussi bien par les partenaires financiers que par les autorités ont démontré que cette gangrène fait perdre d’importantes sommes au Bénin.

    Lutte acharnée

    Le gouvernement du Nouveau départ qui a inscrit la question de la lutte contre la corruption et l’impunité en lettres d’or dans son projet de société entend faire un grand ménage. Si au sein de la société civile des voix s’élèvent pour parler de lutte sélective, Talon ne compte pas se décourager de sitôt.

    En effet, l’audit dans les structures et entreprises publiques récemment commandité par le gouvernement béninois est fortement révélateur, de même que les résultats. Ces résultats ont montré que plusieurs lacunes existent dans la gestion des fonds, particulièrement dans les secteurs du coton et de la microfinance. Selon cet audit, la gestion de la filière des cotons par le gouvernement de Yayi Boni a causé sur trois campagnes ciblées, une perte évaluée à 125 milliards de francs CFA.

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    Du côté des microfinances, la gestion du Fonds national de la microfinance (FNM) au titre des exercices 2013-2016 est sujette à beaucoup d’anomalies également. « De graves irrégularités ont été relevées dans la gestion du Fonds, ayant occasionné des pertes de ressources publiques à hauteur de 40,6 milliards de FCFA », révèle la mission d’audit organisationnel, comptable et financier du FNM au titre des exercices 2013-2016. De ces irrégularités, sortent certaines sanctions que d’aucuns commencent par trouver justes, mais dures.

    C’est le cas par exemple de la Soneb (Société nationale des eaux du Bénin) où, il est reproché aux autorités de cette société d’État que des centaines de millions Taxes sur valeur ajoutée (TVA) perçues auprès des abonnés n’étaient pas reversées au Trésor public.

    Le cas de Laurent Mètongnon, ancien président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est aussi bien illustratif.

    Activisme au service de la lutte

    Les initiatives de lutte contre la corruption sous le président Talon ne sont pas rares.

    Ce 15 décembre d’ailleurs à Cotonou, des membres d’un programme de jeunes unis contre la corruption ont procédé dans au lancement d’un manifeste de 63 pages du titre « La corruption racontée », et de l’application « Anticorr ». Objectif, inviter les jeunes Béninois dans le débat sur la corruption pour une prise de conscience afin devenir des vecteurs de pratiques de bonne gouvernance et d’éthique au Bénin.

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    Ce manifeste est préfacé par le Pr Brice Sinsin, recteur de l’université d’Abomey-Calavi. Il contient 10 articles originaux de jeunes de nationalités béninoise, sénégalaise et nigérienne, de même que des propositions de pistes de travail et de réflexions pour apporter des solutions à la corruption. De même, l’application « Anticorr » qui veut intégralement dire « anticorruption », se veut un outil de dénonciation des actes de corruption et d’information sur l’état du fléau au Bénin. L’application donne la possibilité de voter, de commenter, d’identifier les institutions et les régions les plus probablement corrompues, de consulter les textes juridiques sur la corruption au Bénin.

    En outre, depuis l’arrivée de Talon à la tête de l’État béninois, l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) parait faire un travail plus remarquable, après une année 2016 où elle a visiblement connu une baisse de régime.

    Pour le moment, Talon espère mener son combat, conscient des conséquences et sans se plier aux volontés affligeantes, en attendant le prochain rapport de Transparency International sur l’année 2017. Ce rapport viendra surement couronner une grande guerre.

  • Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Sur la toile, les leaders d’opinion, les chefs d’entreprise et les stars africains s’imposent. Ils se sont approprié l’outil web. Ils sont présents partout, principalement sur Facebook et Twitter. À coups de messages laconiques, de longs posts et de contenus audiovisuels, ils fidélisent leurs abonnés. C’est aussi le cas pour certains présidents de la République. Mais que dire concrètement de la communication digitale de ces derniers ?


    Très présent…


    Paul Kagamé

    En termes de présence sur la toile, Paul Kagamé reste également un leader incontesté comparé à ses pairs. Son compte Twittter est très actif. Paul Kagamé poste de courts messages sur ses activités, sa vision du monde et parfois des conseils à la jeunesse africaine.

    Il lui arrive surtout d’adresser des messages particuliers à ses compatriotes lors des jours historiques pour le Rwanda. Ne soyez pas surpris de voir des tweets de Paul Kagamé sur des matches du Premier League anglais et sur Arsenal un club qu’il suit particulièrement. Le chef de l’État aime le sport. Il lui arrive aussi de tweeter sur la NBA. Chose importante, Paul Kagamé n’hésite pas à interagir avec les internautes. Ces derniers suivent le président sur Facebook, Google+, Flickr ou encore YouTube.

    Les discours de Paul Kagamé sont très écoutés. Pour faciliter la tâche aux internautes, toutes les interventions du chef de l’État sont mises en ligne sur paulkagame.tv. Mais également sur un site web dédié à l’homme fort du Rwanda. Tous les clichés de Paul Kagamé sont aussi publiés sur Instagram. Au grand bonheur des milliers d’abonnés au compte du président.

     Alassane Ouattara 

    Le chef de l’État se sert comme il faut de la toile. Il 0tweete, informe sur Facebook et est présent sur Hi5 et MySpace. Mais comme ses pairs ses comptes sont à la charge d’une équipe spéciale. Les plus de 274 000 followers peuvent quand même se permettre parfois d’interagir avec ADO. D’autant plus que le chef de l’État dispose d’un site web qui porte sur sa dernière campagne électorale et d’un autre qui évoque son parcours, ses idées et les actions qu’il a réalisées. L’Ivoirien reste malgré tout absent sur Instagram.

    Roch Marc Christian Kaboré 

    Très actif sur les réseaux sociaux, ses followers ont par exemple très vite augmenté sur Twitter et le président du Burkina Faso a vu son compte être certifié. Roch Marc Christian Kaboré twette sur toutes ses activités quotidiennes. Également présent sur Facebook ou sur Périscope le chef de l’État entretient une relation particulière avec ses abonnés. Roch Marc Christian Kaboré interagit souvent avec ces derniers. Plusieurs clichés du président du Faso sont également publiés sur Instagram.

    Faure Gnassingbé

    Avec un compte Twitter Facebook pas encore certifié, le président togolais informe ses plus de 24 000 followers sur ses déplacements, ses voyages. Faure Gnassingbé  tweete également à propos des rencontres qu’il préside, de ses audiences et des infrastructures qu’il inaugure. Comme ce 24 où il informe sur « l’inauguration de la nouvelle salle de spectacle Canal Olympia de Vivendi » qu’il inaugure aux côtés de Vincent Bolloré. Faure Gnassingbé est également présent sur Facebook. Le Togolais qui ne publie pas de photos sur Instagram a quand même ses clichés disponibles sur Flickr.

    Ali Bongo

    C’est sur Facebook que le chef de l’État gabonais rassemble le plus ses fans. Celui qui dispose d’un compte certifié sur Twitter n’est pourtant très actif sur « l’oiseau bleu ». Ali Bongo tweete néanmoins quelques messages à ses plus de 71 000 followers. Ali Bongo est aussi présent sur YouTube ou Dailymotion. Il dispose surtout d’un site web personnel qui informe les visiteurs sur les activités du président de la République. Ali Bongo a également un compte Instagram. Depuis mai 2016, le chef de l’État gabonais partage ses photos et de courtes vidéos avec ses abonnés. Chose importante à souligner le numéro 1 gabonais est aussi présent sur le réseau social chinois Weibo.

    Patrice Talon

    Durant sa campagne électorale, Patrice Talon avait créé un compte Twitter. Mais il n’y est pas actif. Le chef de l’État s’est rabattu sur Facebook où il est très présent. Le Béninois publie ses messages à la nation, partage les images de ses déplacements et poste des vidéos dans lesquels il s’adresse directement à ses abonnés. Il pourrait bientôt « débarquer » sur Instagram où il n’a pas encore un compte officiel.

    Macky Sall

    Un compte Twitter certifié et plus de 400 000 followers. Le président sénégalais est présent sur la toile. Comme la plupart de ses pairs africains, c’est essentiellement sur ses activités qu’il informe ses « suiveurs ». Pareil sur Facebook où le successeur d’Abdoulaye Wade informe sur tous ses déplacements, recueille l’avis de ses abonnés et publie le contenu de ses discours. Certains clichés du chef de l’État sont aussi publiés sur un compte Instagram auquel se sont abonnés près de 13 000 followers.


    … Pas très actif


     Paul Biya

    Paul Biya est de son côté présent sur les réseaux sociaux. Celui qui est en Afrique centrale le chef d’État le plus suivi sur Twitter informe ses nombreux followers sur ses activités. Pas toujours régulièrement. Surtout sur Facebook où ses abonnés sont parfois informés des jours après la tenue d’une activité du chef de l’État. Mais depuis quelques mois, tout se régularise. Le président camerounais a même fait son apparition sur Instagram où ses photos sont publiées. Visite de travail à l’étranger, cérémonies d’hommage, rencontres avec des personnalités de ce monde, les clichés de Paul Biya pullulent sur Instagram.

    Pierre Nkurunziza

    Il a son compte certifié sur Twitter. Mais malgré ses plus de 83 000 abonnés, Pierre Nkurunziza tweete rarement. Quand il le fait, c’est pour informer ses followers sur ses déplacements dans le pays, ses audiences et pour féliciter certains de ses pairs africains. Le Burundais publie aussi parfois quelques photos sur Instagram.

    Alpha Condé

    C’est sur Facebook que l’actuel président en exercice de l’Union africaine se plaît le plus. À ses plus de 700 000 abonnés, le professeur Alpha Condé publie entre autres des images de ses visites ou encore les audiences qu’il accorde à ses hôtes. Certains de ses posts sont aimés plus de 5000 fois, commentés et partagés par des centaines d’abonnés. Alpha Condé n’est pourtant pas très actif sur Twitter. Le chef de l’État est également absent sur Instagram.

    Joseph Kabila

    Le président de la RDC n’est pas actif sur la toile. Il n’a pas un compte Twitter officiel. Difficile également de considérer la page Facebook en son nom aux milliers d’abonnées comme officielle. D’autant plus que les abonnés sont informés de façons irrégulières sur les activités du chef de l’État. Pareil sur Instagram où il n’a pas de compte officiel. Sa communication sur le web est peut-être à son image. Discret, taciturne, introverti.

     Mahamadou Issoufou

    Sa présence sur la toile n’est pas si remarquée. Le président nigérien a un compte Twitter avec lequel il twette de temps en temps. S’il n’a pas de compte Instagram, les photos du chef de l’Etat ainsi que ses activités sont néanmoins relayées sur sa page Facebook et celle de la présidence du Niger.

     Denis Sassou Nguesso

    Le président congolais n’est pas actif sur Twitter. Son dernier tweet pour ses followers remonte à janvier 2017. Sur sa page Facebook, les posts sont rares. Le président Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas de compte Instagram officiel.

     

  • Bénin: qui est Ulrich Sossou, le Steeve Jobs béninois?

    Bénin: qui est Ulrich Sossou, le Steeve Jobs béninois?

    Si ses proches ont décidé de l’appeler le Steeve Jobs béninois, ce n’est pour rien. Ulrich Sossou est digne de ce nom.

    A Cotonou, la ville natale de cet entrepreneur informatique d’à peine 30 ans, Ulrich Sossou n’est pas un inconnu. Nombreux sont ces jeunes entrepreneurs qui veulent s’inspirer d’Ulrich, lui, ce jeune qui a réussi à se faire un nom en informatique dans une ville, pas des plus connectées sur le continent africain.

    Ulrich Sossou est né et a bien grandi à Cotonou dans une famille modeste. Son père est médecin et sa mère, une commerçante. Il avait juste 8 ans lorsqu’il se découvre une certaine passion pour l’informatique. Son oncle possédait une boutique de réparation d’ordinateurs et Ulrich Sossou y fait ses premiers contacts avec les premiers modèles d’ordinateurs. Il entreprend par la suite des études en ingénierie industrielle. Très vite, il se rend compte qu’il souhaite monter sa propre compagnie, devenir un entrepreneur.

    Ulrich raconte que l’année de son baccalauréat, il a commencé comme beaucoup de jeunes par chercher une école à l’étranger. Il voulait migrer vers les États-Unis ou le Canada. Par défaut de moyens, il restera finalement à Cotonou où il finira par obtenir un master en génie industriel. Pour financer ses études, Ulrich a travaillé en conseillant des entrepreneurs dans leurs projets numériques. Première grosse cagnotte : 5 millions de F CFA issus d’une commande de l’université américaine Stanford pour la conception d’une plateforme de cours en ligne. Il utilise cet argent pour totalement se lancer dans l’entrepreneuriat.

    Quand j’ai commencé, je n’avais même pas d’ordinateur

    « Quand j’ai commencé, je n’avais même pas d’ordinateur et je n’avais pas d’argent pour m’en acheter un. » Sa technique était simple : se servir des ordinateurs réparés pour travailler le temps de les livrer aux propriétaires. Et c’est avec cette gymnastique que sa première entreprise voit le jour : TAKITIZ. Il avait en charge la gestion des projets ainsi que le développement web. Le jeune entrepreneur avait 18 ans. Il revendra  en 2011 TAKITIZ, alors qu’il venait de créer FlyerCo, un site d’édition de flyers destiné aux agents immobiliers, qui, à sa vente, en avril 2016, affichait plus de 10 000 utilisateurs et un chiffre d’affaires annuel de 60 millions de F CFA.

    30 ans, il pèse 300 millions de F CFA

    À 30 ans, Ulrich Sossou a déjà une grande expérience dans l’économie du numérique. Selon le média BBC, le jeune pèse environ 300 millions de F CFA.  « Aujourd’hui, grâce au numérique, tu peux être n’importe où et avoir des clients aux quatre coins du monde », explique-t-il. En 2014, avec son compatriote Senam Beheton, Ulrich Sossou fonde TekXL, un incubateur qui soutient et encadre des entrepreneurs en Afrique dans « la conception d’entreprises technologiques à succès » dont il est directeur technique : 11 start-up y sont actuellement incubées. En août 2015, c’est le lancement du magazine en ligne Ecce Africa, consacré à l’innovation sur le continent, à la conception duquel Ulrich Sossou a travaillé avec, entre autres, Marie-Cécile Zinsou.

    Son projet actuel : réinventer l’automatisation du marketing via les applications de messagerie comme Messenger ou WhatsApp. Il a décidé de baptiser son nouveau bébé : Botamp.