Catégorie : Bénin

  • Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz  de son vrai nom Rémy Sossouvi  est un artiste béninois spécialisé dans le tissage des sculptures en fil de fer. En 2017 il fut médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie dans sa catégorie.

    Remy Samuz a depuis son enfance été considéré comme un garçon qui passe son temps à s’amuser. Personne à l’époque ne comprenait le plaisir que le jeune homme ressentait en sculptant des personnages avec des fils de fer. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu le nom d’artiste Samuz. Remy Samuz s’est en réalité inspiré de la manière dont les oiseaux tissent leurs nids.

    « Je me suis dit si les oiseaux arrivent à tisser leurs nid avec leur bec, l’homme qui à les deux mains peut faire plus », explique-t-il. Remy Samuz décide alors d’imiter les oiseaux en utilisant des brins de balais sans succès. Il essaie ensuite les fils de fer de père et constate qu’il arrivait à créer des formes.

    Très vite, Samuz a abandonné sa formation en mécanique pour se consacrer à son art. « Je n’ai pas d’heure de travail fixe. Je tisse à n’importe quel moment de la journée. »  Samuz sculpte généralement des silhouettes de femmes, des enfants, bref son quotidien.

    En 2017, Remy participe aux huitième Jeux de la Francophonie avec son œuvre intitulée « Préparons l’avenir ».

    Au fil du temps j’ai mis au point une technique qui donne à la fois beaucoup de rigidité tout en conservant une grande légèreté à mes sculptures pour véhiculer ce que nous vivons dans le quotidien , dans la société en Afrique et dans le monde y compris l’ensemble des œuvres que je présente a cette édition des jeux de la francophonie, qui a pour titre « Préparons l’avenir », a-t-il écrit dans son dossier technique.

    En 2018, Remy Samuz   a effectué une exposition intitulée « Conférences de femmes » à l’Institut Français du Bénin.  « Le monde vient de la femme. La femme est la colonne vertébrale de l’humanité. La femme joue un rôle important au sein de la société », rappelle-t-il.

     

  • Angelique Kidjo : la star béninoise fait des révélations

    Angelique Kidjo : la star béninoise fait des révélations

    La star d’origine béninoise Angélique Kidjo vient de sortir son dernier album « Celia » dans lequel elle rend hommage  à la chanteuse cubaine Celia Cruz décédée en juillet 2003. La reine de la Salsa a inspiré la diva africaine depuis sa tendre enfance.

    « Célia, c’était ma première expérience de femme salsera (version féminine de salsero ndlr ).  Sa joie de vivre et son énergie  sont restées avec moi. Quand on est adolescente et qu’on voit une femme comme sa sur scène, on se dit c’est possible », a-t-elle déclaré.

    Angélique Kidjo a repris une dizaine de chansons de  la cubaine depuis le début de sa carrière dans les années 50. L’artiste béninois garde un bon souvenir de sa première rencontre avec son idole. C’était sur scène à Paris où elle avait interprété Quimbara  de Celia Cruz.

    « Elle ne me connaissait pas et m’a accueilli dans sa loge en m’appelant sa ‘sœur africaine », se rappelle-t-elle.

    Angélique Kidjo fait partie des personnalités les plus influentes du continent. Elle a remporté à trois reprises le prestigieux prix Grammy. En 2016, elle a dédié sa toute dernière distinction aux jeunes artistes de son continent.  Auteure d’une quinzaine d’albums à succès, Kidjo a fait une virée dans le monde cinématographie où elle a incarné Madame Zimmermann, une dame de fer au caractère exceptionnel dans le film « The CEO »  du  Nigérian Kunle Afolayan.

    La native de  Ouidah fait la fierté de tout un continent. En 2018, elle a interprété devant les dirigeants du  monde le titre « Blewu » de la Togolaise Bella Bellow lors de la cérémonie commémorative l’armistice de la Première Guerre mondiale.

    « A cet instant là, je pensais avant tout à rendre hommage aux soldats africains ; tous ceux qui sont venus mourir pour que nous ayons cette société de liberté dans laquelle nous vivons aujourd’hui », précise-t-elle.

    Angelique Kidjo sera en tournée européenne début mai 2019.

  •  Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

     Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

    C’est un rapport accablant et sans complaisance qu’a rendu public, il y a quelques jours, l’ONG Nigériane Paradigm Initiative sur les droits du numérique en Afrique. Le rapport rendu public lors du Forum Mondiale sur la gouvernance de l’Internet à Paris, dresse un tableau sombre de la dégradation de ces droits en Afrique. Parmi les mauvais élèves de ce rapport, on note entre autres les pays comme : l’Ouganda l’Égypte et le Cameroun.

    Selon Paradigm Initiative, la répression des Droits numériques et les violations à travers le continent ont revêtu une nouvelle dimension juridique et sophistiquée. Les dictateurs et les régimes répressifs avec l’avènement d’internet ont adopté la tactique dite de « l’État de droit » pour faire taire la dissidence, la mobilisation des citoyens et le discours civil en ligne. Cette tactique de « l’État de droit » est une utilisation cynique de lois et de la politique pour légitimer des actions qui restreignent l’espace pour la liberté d’expression, la vie privée, la liberté de réunion et d’association et d’autres Droits numériques en ligne.

    Le rapport en question explique, dans un premier, que les régimes de Tanzanie, d’Ouganda de Zambie d’Égypte du Maroc du Bénin et du Togo se sont inspirés du registre des dictateurs pour mettre en péril l’avenir des sociétés démocratiques, ouvertes et inclusives à travers le continent. Puis regrette le fait que ces états refusent de donner suite à des appels en faveur de la promulgation de lois protégeant les droits numériques ou retardent tout simplement l’adoption de ces lois et politiques.

    Le rapport Paradigm Initiative indique par ailleurs que seuls 23 pays ont mis en place une législation sur la protection des données sur le continent (15 autres avec un projet de législation), alors que la protection des données est devenue un fondement essentiel de la vie à l’ère numérique et du bon fonctionnement de l’économie numérique. Un nombre insuffisant au regard des réactions des militants des droits de l’homme sur le continent. Lesquels s’inquiètent du fait que plusieurs lois importantes nécessaires à la protection des Droits numériques n’existent pas ou sont à l’état de projet.

    En Afrique, des arrestations de citoyens pour des commentaires anodins faits en ligne, une surveillance illégale des citoyens et même des fermetures d’Internet sont effectuées dans des contextes où la constitution et la législation nationales déclarent de tels actes illégaux. Dans de tels scénarios, il est souvent devenu habituel pour les acteurs étatiques d’extraire littéralement des sections de la législation existante et de les utiliser comme justification légale d’actes illégaux.

    Des coupures d’internet fréquentes.

    Au cours des trois dernières années, les coupures d’Internet ont eu lieu avec une régularité remarquable en Afrique, généralement autour des manifestations de citoyens et d’autres événements politiques. Le rapport de 2016 sur les Droits numériques en Afrique rendu public par Paradigm Initiative a fait état de 11 incidents des fermetures d’Internet sur le continent alors que le rapport de 2017 traitait de 8 incidents. En 2018, des interruptions ou des perturbations de l’Internet ont eu lieu en Éthiopie, au Mali, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Cameroun et au Tchad. Dans le monde entier, de nombreuses personnes se souviendront de la fermeture de l’Internet au Cameroun, qui a duré 93 jours.

    Le plus long arrêt d’Internet de l’histoire du continent a montré que le respect des Droits numériques désespérément faible en Afrique était en baisse. En plus de la souffrance humaine, les arrêts d’Internet occasionnés causent également des pertes économiques comme l’ont montré certaines études. Il existe déjà des signes encourageants indiquant que le sujet est abordé dans les principaux forums internationaux. Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans le contexte de l’Union africaine pour mettre un terme à la situation entourant les fermetures d’Internet en Afrique.

    Les mauvais élèves

    L’Ouganda a attiré l’attention de la Communauté internationale en raison de sa stricte position juridique et sociale à l’égard de la communauté LGBTQI. L’économie ougandaise a connu une croissance de 4,5 % au cours des deux dernières années. Cependant, la croissance économique a été plus rapide en raison de la forte croissance de l’agriculture et des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

    La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie en 2017, cette année a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés, comme le montrent les exemples ci-dessous.

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    Le gouvernement a fermé plusieurs journaux et attaqué plusieurs dirigeants, y compris des groupes minoritaires et des adolescentes enceintes. En avril, deux musiciens tanzaniens ont été arrêtés pour avoir publié des vidéos sur les réseaux sociaux. Le chanteur primé âgé de 28 ans, Nassib Abdul, également connu sous le nom de Diamond Platnumz, a été arrêté le 16 avril pour avoir partagé un clip vidéo avec ses 4,5 millions de followers sur Instagram le montrant en train d’embrasser une fille.

    En outre, Faustina Charles, âgée de 26 ans, connue sous le nom de Nandy, a également été arrêtée le même jour pour avoir publié un clip vidéo d’elle-même et d’un autre musicien via WhatsApp. Les autorités tanzaniennes ont estimé que la vidéo était « indécente ».

    Le Règlement de 2018 sur les communications électroniques et postales (contenu en ligne), entré en vigueur en avril 2018, introduit une série de restrictions radicales à la liberté d’expression, notamment en exigeant : La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie, et 2018 a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés.

    En Afrique blanche, l’Égypte et Maroc se sont illustrés négativement dans ce rapport. Depuis la prise du pouvoir en Égypte par le général Abdel Fattah El-Sisi, le contexte de répression brutale des voix dissidentes s’est accru ; y compris en 2018. L’Égypte dispose par exemple d’un des réseaux de surveillance les plus étendus ciblant les groupes d’opposition, les militants, les organisations de défense des droits humains, les blogueurs et les journalistes. Surtout sur les médias sociaux et autres plateformes de communication, cette réalité a créé un climat de peur au sein de la communauté activiste égyptienne.

    À cet égard, il y a eu un certain nombre d’arrestations et de détentions de voix dissidentes sur des plateformes numériques en Égypte. Le 23 mai 2018, l’éminent blogueur et journaliste égyptien Wael Abbas, l’un des blogueurs les plus populaires du monde arabe, a été arrêté par la police égyptienne, mais pas avant de publier « Je suis en train d’être arrêté » sur sa page Facebook. Wael Abbas a été un blogueur pionnier et influent en Égypte, connu pour ses critiques sur la corruption, les brutalités policières et le recours à la torture en Égypte.

    Dans un autre incident qui témoigne du climat répressif qui règne dans le pays, une touriste libanaise, Mona El-Mazbouh, a été condamnée par un tribunal du Caire le 7 juillet à huit ans d’emprisonnement. Sa peine concernait une vidéo de 10 minutes qu’elle a postée sur Facebook dénonçant le harcèlement sexuel et les conditions de vie en Égypte.

    Toujours en Égypte, depuis le 14 août 2018, les autorités égyptiennes ont ordonné la détention de quatre journalistes dans le cadre d’une affaire où plusieurs journalistes, militants et universitaires étaient accusés d’appartenance à un groupe interdit et de diffusion de fausses informations. Parmi eux, Islam el-Refai, également connu sous le nom de Khorm, un blogueur satirique qui gérait également un compte satirique sur Twitter avec 75 000 abonnés.

    Le 11 mai 2018, Amy Fathy et Mohamed Lotfy, son mari, ont été arrêtés pour avoir publié une vidéo sur Facebook dans laquelle elle parlait de harcèlement sexuel en Égypte et du manque de protection du gouvernement envers les femmes. La police a fait irruption chez elle au Caire et les a conduits au poste de police avec leur enfant de 3 ans. Sa vidéo de 12 minutes a également abordé la dégradation de la situation des droits de l’homme et de la situation socio-économique en Égypte.

    Au Maroc par contre malgré l’existence de l’article 25 de la Constitution marocaine de 2011 garantissant les libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes leurs formes. Plusieurs web journalistes ont été inquiétés. C’est le cas en juin 2018, du web -video-journaliste et éditeur marocain, Mohamed al-Asrihi condamné à 5 ans de prison et à une amende de 2 000 dirhams marocains (environ 210 $), dont le travail porte sur la corruption, les droits de l’homme et la politique, un autre cas plus palpant est celui du journaliste et rédacteur en ligne sur Internet, Hamid al-Mahdaoui, qui couvre la corruption, la politique et les droits de l’homme.

    Il a été arrêté le 20 juillet 2017 par la police marocaine alors qu’il se rendait dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, pour couvrir des manifestations organisées par le Mouvement populaire. Le même mois, il a été condamné par le tribunal pénal à trois mois d’emprisonnement et à une amende de 20 000 dirhams marocains (2 200 dollars) pour « avoir commis des délits par des discours et des cris dans des lieux publics ». À cette liste vient s’ajouter un manifestant du non d’El Mortada Lamrachen ; lui a été arrêté chez lui le 10 juin 2017 après avoir utilisé sa page Face book pour appeler à des manifestations pacifiques lors des troubles qui se sont déroulées dans la région de Hoceima, au Maroc, d’octobre 2016 à juillet 2017. Une situation moins reluisante similaire à la situation qui prévaut en Afrique centrale et de l’ouest.

    Dans cette partie du continent africain les restrictions liées au des Droits numériques ont également été enregistrés dans les pays comme : le Cameroun la République démocratique du Congo, le Nigéria et le bénin.

    Le Cameroun n’a pas encore de loi spécifique sur les médias sociaux et Internet. La loi n ° 2010/012 du 21 décembre 2010 sur la cybersécurité et la cybercriminalité est utilisée, le cas échéant, et « régit le cadre de sécurité des réseaux de communication électroniques et des systèmes d’information, définit et sanctionne les infractions liées à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication au Cameroun ». Bien que cette loi soit appliquée pour contenir la menace croissante de la cybercriminalité, les fausses informations et les discours de haine restent critiqués pour leur manque de précision sur les Droits.

     

    Le pays a enregistré une fermeture d’Internet de 93 jours en 2017 dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, deux régions en conflit depuis 2016. Le 6 décembre 2017, l’écrivain camerounais Patrice Nganang a été arrêté dans la région du Littoral camerounais avant son voyage au Zimbabwe. L’arrestation a eu lieu après plusieurs publications sur son compte Facebook critiquant le président Paul Biya et son gouvernement.

    Le 20 janvier 2018, une lettre circulaire du ministre de la Justice enjoignait aux magistrats de « s’engager, après identification précise par les services de sécurité, à poursuivre juridiquement toute personne résidant au Cameroun qui utilise les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations ».

    Cette circulaire est considérée par les activistes comme un prétexte pour le contrôle de l’Internet. En 2018, la RD Congo a enregistré plusieurs perturbations et fermetures d’Internet. L’accès aux médias et aux réseaux sociaux tels que WhatsApp, Facebook, YouTube et Skype a été interrompu à plusieurs reprises pour entraver la communication entre les manifestants de l’opposition dans plusieurs régions du pays.

    En 2017, la Collaboration sur la Politique internationale relative aux TIC en Afrique Orientale et Australe (CIPESA) estimait que la République Démocratique du Congo perdait 2 millions de dollars par jour à cause de ces perturbations. Le 30 décembre 2017, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Information a demandé par lettre officielle au Directeur général d’Africell Congo de suspendre totalement les fournitures Internet et SMS dans le pays. Cette fermeture de trois jours a eu lieu après le début des manifestations de l’opposition.

    La République du Bénin a quant à elle maintenu un bilan décent en matière de droits de l’homme au cours de la dernière décennie. Malheureusement, la décision du gouvernement d’imposer une taxe sur les services payants dans le pays a gâché ce record. Le gouvernement, par le décret 218-341 du 25 juillet 2018, a imposé une taxe sur l’utilisation des médias sociaux. Le décret prévoit le paiement d’une redevance de 5 FCFA par mégaoctet utilisé par l’utilisateur des services Over the Top (OTT) tel que Facebook, WhatsApp, Twitter, Viber et Telegram. Cela s’est traduit par une augmentation de 400 % du prix d’un mégaoctet dans le pays.

    Outre cette mesure Le Bénin a un bilan moins que remarquable en matière de liberté de la presse et est actuellement classé 84e sur 180 pays dans un classement de Reporters Sans Frontières. La menace de fermer des publications en ligne non enregistrées dans un pays sans procédure connue d’enregistrement devrait être considérée dans le contexte plus large d’un pays qui a montré une tendance à fermer à volonté les médias.

    Au Nigéria les cas de restrictions et de violations des droits numériques. Depuis l’instauration du nouveau gouvernement au Nigéria en 2015, on a le sentiment que la situation des droits de l’homme s’est détériorée. La liberté d’expression, la liberté d’association et les voix dissidentes ont été mises à rude épreuve, une situation qui a désillusionné des millions de Nigérians qui espéraient une vie meilleure. Les actions, les politiques et les déclarations du gouvernement fédéral et de certains gouvernements d’États ont porté atteinte aux droits de l’homme, y compris les Droits numériques.

    3Le 1er janvier, Daniel Elombah, l’éditeur de elombah.com, a été arrêté à l’aube avec son frère Timothy dans sa résidence dans l’État d’Anambra au Nigéria par des agents de la sécurité, sur un article qu’il avait écrit et jugé offensant pour l’inspecteur général de la police du Nigéria, publié sur le site Web privé Opinion Nigéria. Les deux hommes ont été traduits devant la Haute Cour d’Abuja le 1er mars 2018 et ont plaidé « non coupables » à dix chefs d’accusation de diffamation. Bolouere Opukiri, une employée du bureau de l’amnistie présidentielle, a été relevée de ses fonctions pour avoir critiqué le vice-président et la première dame sur Twitter.

    En réponse à des plaintes de partisans du président ayant une présence en ligne, ses supérieurs au travail ont lancé une enquête qui a abouti à son licenciement. Ibrahim Garba Lawal, communément appelé IG Lawal, a été arrêté par des agents de sécurité pour avoir partagé des détails sur des allégations de corruption, le président de la Commission nigériane du Hadj sur Facebook M. Lawal a été traduit en justice mercredi devant une haute cour d’Abuja à Jabi pour trois chefs d’accusation de diffamation de caractère criminel, d’incitation publique et d’exploitation d’une organisation illégale (CATBAN).

    Au cours des trois dernières années, l’espace des Droits numériques a évolué assez rapidement en Afrique. Cependant, une chose est clairement apparue : la lutte pour le contrôle d’Internet n’a fait que s’intensifier et les acteurs étatiques du continent ont mis au point de nouvelles méthodes pour étouffer les Droits numériques.

    Bien que les coupures d’Internet, les arrestations de citoyens et de blogueurs/journalistes, la surveillance illégale, le déploiement de logiciels malveillants et de logiciels espions sophistiqués demeurent des instruments d’atteinte aux droits numériques, les acteurs étatiques du continent adoptent de plus en plus de voies légales pour promulguer des lois portant atteinte à la vie privée, liberté d’expression, liberté d’association et autres Droits numériques.

  • Au Bénin, Jallis Ametepe réinvente le cuiseur  

    Au Bénin, Jallis Ametepe réinvente le cuiseur  

    Jallis Ametepe, un citoyen béninois, a conçu une nouvelle variété de fours baptisés Steamways qui aide à cuire et à réchauffer de la nourriture sans radiation, et donc mieux que les micro-ondes.

    Jallis Ametepe est un informaticien de 29 ans basé aux États-Unis. Alors qu’il a vécu une expérience d’une pâte réchauffée qui, desséchée, a perdu son goût, le Béninois a promis à sa femme de concevoir un nouveau dispositif de cuisson et de réchauffement qui serait bien meilleur que les micro-ondes et qui n’aurait aucun effet négatif sur le corps humain. Et c’est désormais fait.  L’inventeur a terminé la phase de conception de son appareil qui ne va utiliser que la vapeur d’eau pour cuire ou réchauffer les aliments.

    Steamways est muni d’une plaque chauffante qui permet de bouillir l’eau dont la vapeur est ensuite transmise à la nourriture par une passoire, explique le concepteur, qui poursuit en disant que ce procédé permet de recueillir le maximum de vapeur dans le bocal afin de permettre la cuisson totale et rapide des nourritures.

    Pour l’inventeur, alors que Steamways ne produit pas de radiation, il permet de réchauffer les repas, tout en maintenant leur saveur et sans les dessécher. L’appareil a aussi deux sources d’énergie que sont l’énergie électrique et l’énergie solaire.

    Réduire la biomasse

    Dans les pays en développement, en particulier dans les zones rurales, 2,5 milliards de personnes recourent à la biomasse (le bois de chauffe, le charbon de bois, les déchets agricoles et les excréments d’animaux) pour répondre à leurs besoins énergétiques pour la cuisine. Dans de nombreux pays, ces ressources représentent plus de 90% de la consommation d’énergie des ménages.

    L’invention de Jallis Ametepe a précisément pour ambition de contribuer à réduire la part de la biomasse dans le bouquet d’énergies primaires au sein des foyers pauvres, contribuant de cette manière à protéger l’environnement.

    Selon les prévisions de l’inventeur, l’appareil devrait être disponible sur le marché au plus tard à la fin de cette année 2018.

  • Bertin Nahum [48 ans] le Béninois qui révolutionne le secteur médical mondial

    Bertin Nahum [48 ans] le Béninois qui révolutionne le secteur médical mondial

    Bertin Nahum, originaire du Bénin, et également citoyen français, a développé un robot appelé Rosa ™ qui aide les chirurgiens par une chirurgie du cerveau.

    À  48 ans, Bertin Nahum est le fondateur de Medtech, une société spécialisée en robotique chirurgicale qui développe, fabrique et commercialise des robots d’assistance à la chirurgie.

    Fort de son succès, Medtech été approchée et achetée par la société américaine Zimmer Biomet, leader mondial dans le domaine de la musculosquelettique. L’entreprise fondée par Bertin Nahum devient ainsi le centre d’excellence de Zimmer pour le développement des activités robotiques.

    Medtech est aujourd’hui l’une des entreprises leader dans le monde en matière de robotique chirurgicale.

    L’année dernière, l’entrepreneur a également Quantum Surgical. Basée à Montpellier, sa nouvelle startup dotée d’un capital de 50.000 euros, reste dans le même secteur, à savoir la fabrication de matériel médico-chirurgical.

    Qui est Bertin Nahum ?

    Originaire du Bénin, Bertin Nahum est né à Dakar en 1969 et c’est à l’âge d’un an qu’il est arrivé en France.

    « Entrepreneur divers » autoproclamé, la carrière de Nahum est caractérisée par une volonté implacable de faire progresser la capacité technologique des soins de santé et d’introduire d’innombrables innovations dans l’industrie.

    Bertin Nahum a été fortement marqué lorsqu’il a pris part à un projet de conception d’un logiciel en mesure de détecter automatiquement des lésions crâniennes à partir de scanners. Cette expérience a éveillé chez lui un grand intérêt pour la chirurgie.

    Bien qu’il possède une certaine régularité, l’expertise de Nahum ne réside pas dans la chirurgie, mais dans l’ingénierie et, plus spécifiquement, dans la robotique. Ses travaux en robotique chirurgicale ont joué un rôle absolument essentiel dans l’évolution technologique des soins de santé.

    « J’ai pu bénéficier de plusieurs expériences de terrain, très formatrices, qui m’ont permis de côtoyer les meilleurs chirurgiens et de prendre conscience de la réalité du métier en bloc opératoire. Ces années m’ont permis d’affiner ma connaissance du secteur de la robotique chirurgicale et d’identifier des opportunités de contributions », explique l’entrepreneur.

    En 2002, à la création de la société, le premier robot chirurgical conçu BRIGIT®, était dédié à la chirurgie du genou. Par la suite, l’entreprise a développé ROSA®, une solution robotique innovante entièrement dédiée au système nerveux central. Son robot est capable de reproduire les mouvements d’un bras humain, ce qui assure une grande dextérité aux chirurgiens et une totale liberté dans le choix des trajectoires.

    De même, il permet de réaliser l’acte chirurgical sans utiliser de repères, souvent très invasifs pour le patient. Il est aujourd’hui utilisé dans de nombreux hôpitaux en France et à l’international et a rendu possibles des opérations sur des nourrissons, ce que les techniques traditionnelles ne permettaient pas de réaliser.

    À ce jour, Medtech a vendu près de 90 robots ROSA® à des hôpitaux de renom dans le monde, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient… En outre, ROSA® a opéré plus de 5000 patients.

    En 2012, la revue scientifique Canadienne « Discovery Series » a Bertin Nahum classé au rang de 4e entrepreneur le plus révolutionnaire au monde derrière Steve Jobs, Mark Zuckerberg et James Cameron.

  • Bénin: Gildas Zodome  promeut une agriculture saine avec ses engrais bio

    Bénin: Gildas Zodome promeut une agriculture saine avec ses engrais bio

    Depuis sept ans, Gildas Zodome est à la tête de Bio phyto, une entreprise qui s’est spécialisée dans la fabrication d’engrais et de pesticides biologiques produits dans le but de promouvoir une agriculture bio. Ces produits sont fabriqués à base de graine de neem. Cet entrepreneur béninois considère que les agriculteurs doivent travailler avec des intrants sains.

    A 33 ans, l’entrepreneur se dit conscient des impacts négatifs que peut avoir l’utilisation de pesticides chimiques. Celui qui a également exercé en milieu rural en tant que conseiller agricole estime qu’il est important de préserver l’environnement.

    Depuis 2011, l’entreprise de Gildas Zodome est connue pour la qualité de ses produits. Les pesticides et les engrais sont disponibles dans des pays de la sous-région, notamment le Burkina Faso, le Togo ou le Niger. Agronome de formation, l’entrepreneur se préoccupe à la fois pour les agriculteurs, les consommateurs et l’environnement.
    A travers Bio Phyto, Gildas Zodome crée surtout de l’emploie en milieu rural. Des associations sont en effet créées pour collecter des matières premières nécessaires à la fabrication des engrais et des pesticides.

  • Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Les activités de cette startup béninoise sont appréciées par les habitants du nord du pays. Ces derniers qui sont en grande partie des pêcheurs estiment que Green Kepper Africa leur a permis de se débarrasser de la jacinthe d’eau, une plante invasive qui ne leur permet plus de pêcher des poissons. La startup a en effet trouvé le moyen de tirer profit de la jacinthe d’eau. Cette plante est désormais ramassée et séchée. Green Keeper Africa transforme la jacinthe d’eau en un produit dépolluant.

    A la tête de cette startup, deux entrepreneurs. Ingénieurs de formation, ils peuvent ramasser des kilogrammes de jacinthe d’eau par jour. Ils se réjouissent d’avoir trouvé un moyen pour tirer profit de cette plante invasive. Depuis sa création, la startup dispose d’une quinzaine d’employés. Pour développer Green Keeper Africa, les deux entrepreneurs ont tissé des partenariats avec des entreprises pétrolières. Ils leur offrent des gammes de produits dépolluants.

    Les deux responsables de Green Keeper Africa expliquent que la jacinthe mélangée avec de l’hydrocarbure est un bon combustible. La startup dispose également d’une clientèle dans le secteur de BTP. D’ici 2020, Green Keeper Africa espère conquérir de nouveaux clients dans la sous-région ouest-africaine, notamment en Côte d’Ivoire, au Togo ou encore au Nigéria.

  • Arielle Ahouansou, la médecin béninoise de 25 ans veut 500 millions d’Africains

    Arielle Ahouansou, la médecin béninoise de 25 ans veut 500 millions d’Africains

    Arielle Ahouansou est une entrepreneure qui veut révolutionner le secteur de la santé en Afrique. Cette Béninoise dirige KEA Medicals Pharmaceutics & Technologies, une entreprise qui a lancé au Bénin une carte d’identité médicale universelle. Médecin, elle raconte les difficultés qu’elle éprouve parfois quand il s’agit de donner de soins urgents à certains patients.

    La carte d’identité médicale lancée va donc permettre aux médecins d’avoir à chaque fois que nécessaire toutes les informations relatives à la santé d’une personne. Il s’agit en effet d’une plateforme en ligne qui centralise toutes ces informations. Elles peuvent être consultées à tout moment.

    Les utilisateurs disposent d’un compte qui contient des détails sur leur groupe sanguin, leur allergie ou encore les maladies dont ils souffrent. Arielle Ahouansou explique que KEA Medical fournit à chaque utilisateur une identité médicale à travers un code qu’il est possible de porter sur un bracelet ou de coller sur son téléphone.

    Depuis son lancement, KEA Medical collabore avec près de 2000 medécins. La plateforme a déjà vu plus de 50000 personnes se faire enregistrer. Arielle Ahouansou veut surtout assurer une couverture médicale gratuite à ses compatriotes. Mais la Béninoise compte également s’installer dans d’autres pays grâce à des partenariats. « L’objectif c’est l’Afrique en entier. Dans cinq ans, nous visons 500 millions de patients sur le contient », affirme l’entrepreneure.

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  • Au Bénin, il fera bientôt beau dans le parc de Pendjari

    Au Bénin, il fera bientôt beau dans le parc de Pendjari

    Au Bénin, le parc de la Pendjari au Bénin, célèbre pour être l’un des derniers sanctuaires de la faune sauvage d’Afrique de l’Ouest, s’est fixé de nouveaux objectifs : être dans les dix prochaines années, une référence touristique africaine.

    Situé à plus de 12 heures de route de la capitale économique Cotonou sur la côte atlantique, le parc de Pendjari a souffert pendant plusieurs années de négligence politique et économique.

    Ce parc de 4,700 kilomètres carrés est l’un des trois qui paradent les frontières du nord du Bénin, du Burkina Faso et du Niger, et la dernière grande réserve naturelle d’Afrique de l’ouest, dont la flore et la faune ont été oubliées depuis les jours coloniaux français.

    Ces dernières années d’ailleurs, ce parc a été victime de  braconnage d’éléphants pour l’ivoire, de chasse illégale des espèces et d’abattage des arbres.

    En réalité, Pendjari « mourait lentement », comme exprimé par Jose Pliya, le directeur de l’Agence nationale pour la promotion du patrimoine et du développement touristique (ANPT) du Bénin.

    Désormais, les autorités veulent changer la donne dans un pays où moins de 5% du potentiel touristique est exploité.

    Miser sur le tourisme

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    Au Bénin, le tourisme n’est plus aux yeux de l’actuel gouvernement, une option. « Le chef de l’État compare souvent le riche héritage et la culture du Bénin à des gisements de pétrole inexploités », a confié M. Pliya.

    Secteur stratégique dans lequel mise le pays dans son programme Bénin Révélé,  c’est plus d’un milliard d’euros que l’État veut investir pour lui redonner vie, comme au Rwanda, où les programmes de conservation des gorilles ont permis de faire un chiffre d’affaires de 400 millions de dollars en 2016.

    Et entre autres points bénéficiaires de ce programme au Bénin, la cité lacustre de Ganvié, qui est la plus grande d’Afrique avec 30 000 habitants, le berceau du vaudou, et naturellement le grand parc Pendjari.

    Ce dernier abrite de nombreuses espèces dont les « big 4 » (buffles, léopards, lions et éléphants), et les autorités étudient par ailleurs la possibilité d’y intégrer des rhinocéros.

    Pour cette nouvelle tâche qui consistera à redonner vie au parc, c’est l’ONG African Parks qui a été choisie par l’État.  Doté d’un budget de 26 millions de dollars, African Parks a pour mission de gérer l’immense site et doubler sa population animale sur dix ans.

    Alors que Pandjeri n’enregistre en moyenne que 200 000 visiteurs annuels depuis les 5 dernières années, Talon a un objectif pour le moins ambitieux: attirer un million de visiteurs d’ici 2021 et créer au moins 100 000 emplois d’ici la prochaine décennie.

    Mais en plus de créer des emplois directs dans le tourisme, African Parks envisage de développer l’apiculture pour exporter du miel et aussi du beurre de karité pour l’industrie cosmétique.

    Nouvelle mission

    Pose collierCette mission que s’est assignée l’État béninois est présomptueuse, voire légèrement dure, mais le pays veut rester optimiste.

    En effet, le budget béninois ne permettant que d’allouer  6 millions de dollars sur les 26 requis pour les travaux du parc, les autorités doivent désormais se tourner  vers des investisseurs.

    Mais déjà, dans le parc certains travaux sont perceptibles. Pendjari n’est plus ouvert comme avant. Il est désormais bien protégé par la nouvelle brigade anti-braconnage formée et composée pour le moment d’une soixantaine d’agents. Certaines dispositions ont été prises pour protéger les animaux. Par exemple, les doter de kit de repérage par satellite, monté sur un certain nombre d’éléphants et de lions.

    De nouvelles pistes d’atterrissage pour les touristes vont également être construites. Le directeur du parc, James Terjanian, a déclaré que ce lieu touristique viserait désormais les voyageurs du marché du luxe ou une clientèle plus jeune et routarde.

    Néanmoins, de tous les lieux retenus pour ce projet de revalorisation, Pendjari a déjà bien avancé dans ses travaux.

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  • Zangbeto, Guèlèdè, Egun […], les sociétés secrètes du Bénin

    Zangbeto, Guèlèdè, Egun […], les sociétés secrètes du Bénin

    Attention, zone de turbulence. Dans les communautés béninoises à forte croyance animiste existent une myriade de sociétés secrètes dont la compréhension requiert un affranchissement du scepticisme et du doute cartésien.

    Au Bénin, l’éducation moderne et les cultures occidentales adoptées dans certaines communautés n’auront en rien troublé l’organisation traditionnelle des sociétés. Le Vodou a plus que jamais sa place, cohabitant avec succès les religions chrétiennes, formant un paradoxe qui ne choque qu’au-delà du Bénin. Dans ce pays, elles sont nombreuses, ces sociétés dites secrètes. Entre autres, les Zangbeto, les Oro, les Guèlèdè et les Egun (Kutito).

    Les Zangbeto (fantômes)

    Bénin: le maire Yankoty lève la suspension des manifestations des "Egungun"  - Benin Web TV

    Les Zangbétô où les veilleurs de nuit, connus pour être des fantômes ne se croisent pas à tout bout de champ. Ils sortent en effet plus souvent la nuit entre environ 21 h 22 h. Parfois plus tardivement. La nuit, ils sortent à visage découvert, mais le jour et pour les cérémonies, ils se veulent des « êtres » étranges, portant un masque de raphia.

    Leurs sorties sont toujours précédées de chants et des cris. A chaque sortie, ils se donnent pour mission de dépouiller et de mettre en prison tous ceux qui croisent leur chemin, pour ensuite les relâcher au matin. Selon certaines compréhensions, le but est d’empêcher les voleurs d’opérer.

    D’autres Zangbéto sont moins indulgents. Dans certains quartiers, et selon les versions plus mythiques qui entourent leur organisation, ils obligent tous ceux qu’ils rencontrent dans leur sortie à intégrer leur société, après les avoir chicotés. Ils sortent les jours où les marchés ne sont pas animés afin de pouvoir bloquer la route sans gêner le commerce.

    Selon une définition plus cartésienne, les Zangbétô forment une société ayant dans le fonctionnement une similitude avec le scoutisme. Ils constituent une force de police au service de la collectivité.

    Sociétés exclusivement masculines, les Zangbétô ont leur propre « langage », des codes qui leur permettent de s’identifier.  Dans cette société, les enfants de 10 ans peuvent être initiés, de même qu’un blanc.

    Les Guèlèdè

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    Cette société s’est donné pour mission d’exorciser les communautés dans lesquelles elle est implantée. D’origine Yoruba, les Guèlèdè sont principalement dans les villages de l’Ouémé.

    En effet, dans certaines communautés béninoises, les croyances selon lesquelles les femmes ont des aptitudes pour devenir des sorcières et ainsi causer des morts, des pertes agricoles et autres malheurs sont encore d’évidence.

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    A cet effet, le but des Guèlèdè est de se libérer de l’emprise des sorcières et autres esprits maléfiques, au travers des rituels de libations, de danses avec les masques. L’objectif est non seulement d’écarter ces esprits maléfiques, mais encore plus de les rendre au contraire favorables à toute la population à la fin.

    Toutefois, si les porteurs des masques sont exclusivement des hommes ; il faut noter qu’ils ne sont que des exécutants. Les Gèlèdè sont dirigés au plus haut niveau par des femmes.

    Les Kutito (Egun)

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    Les Kutito sont plus connus pour leur masque, Egun. Ils sont probablement au Bénin, la société la plus spirituellement redoutée. Selon certains observateurs, c’est à eux que s’adressent le culte des morts et tous les sacrifices qui y vont avec.

    Strictement réservés aux hommes, les Kutito sont considérés, selon les croyances traditionnelles, comme des morts réincarnés pour soit protéger les vivants, se venger, ou corriger certaines choses.

    Certaines versions disent que les morts se manifestent à leurs descendants par l’intermédiaire de ces sociétés. Pouvant opérer en plein jour, ils sont néanmoins toujours cachés de la tête aux pieds sous de beaux pagnes ornés de broderies, de coquillages et accompagnés d’un homme appartenant aussi à ce clan, qui les protège des vivants curieux de les identifier.

    Les Olo

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    Leur mode opératoire est semblable à celui des Zangbéto, sauf que les Olo ont la réputation d’être la société secrète la plus violente.

    Connus pour faire désormais des sorties en début septembre, les membres de cette société se donnent pour mission de poursuivre les voleurs, les malfaiteurs et les femmes adultères. Pour accomplir cette mission, les Olo dansent et chantent dans les rues, munies de coupe-coupe et de chicotte.

    Selon les témoignages, ils battent sans aucune forme de procès leur cible et toutes autres personnes qu’ils rencontrent. Attention à ne jamais les empêcher de fonctionner en touchant à leur chicotte. Quiconque enfreint à cette règle est facilement exposé à un lynchage.

    Pour éviter ce genre d’incident, ils se manifestent la nuit au son lugubre des rhombes, et lors du décès d’un de ses membres. Là, ils opèrent par l’ébranchage total d’un arbre.

    Cette dernière cérémonie est d’une importance particulière dans cette société. Cela consiste à enlever les branches sur le tronc et à en laisser une seule. Quoiqu’elle paraisse facile et ordinaire, elle ne se fait pas sans dose de gri-gri. A la suite de cette cérémonie, un miracle doit se produire, assurent les initiés.

    Par ailleurs, dans cette société qui accepte tant les femmes que les hommes, les membres sont liés par un pacte d’omerta. Tout comme les Zangbeto, briser le mythe sur les secrets de l’organisation est passible des malédictions et de la colère des dieux.