Catégorie : Afrique de l’ouest

  • La Nigériane Emmanuella [7ans] pose ses valises à Hollywood

    La Nigériane Emmanuella [7ans] pose ses valises à Hollywood

    L’ascension continue pour cette jeune star nigériane. Emmanuella Samuel a été retenue pour participer à un projet de film de Disney. La brillante comédienne l’a annoncé elle-même sur son compte Instagram. Le choix porté sur lui vient récompenser un talent qui fait l’unanimité malgré son jeune âge. Sur le réseau social, on la voit poser sur le plateau de tournage du film, mais également aux côtés de certains membres de l’équipe.

    Née en juillet 2010, Emmanuella Samuel surprend par sa maitrise et ses qualités de comédienne. Elle compte des milliers de vues pour ses vidéos postées sur les réseaux sociaux. Nièce du célèbre comédien nigérian Mark Angel, Emmanuella Samuel a initié à la comédie par son oncle. « J’ai très vite remarqué qu’Emmanuella pouvait être influencée positivement. Elle sait respecter les consignes, ce qui nous fait gagner beaucoup de temps pour tourner nos scènes. Elle est très talentueuse », confie Mark Angel.

    Ses premiers tournages se révèlent être du succès. Emmanuella Samuel rejoint définitivement Mark Angel Comedy, la troupe de comédie de son oncle. C’est dans ce groupe qu’elle apprend les contours de son métier, faisant montre de ses aptitudes d’actrice à chaque vidéo. En mars 2016, elle balance sur la toile la vidéo « I will beat you ». Le sketch devient viral et obtient après quelques semaines plus de 8 millions de vues.

    Plus d’un million d’abonnés sur YouTube

    Sa chaîne YouTube est l’une des plus suivis sur le continent. En 2017, celle que ces fans appellent affectueusement Emmanuella a atteint un million d’abonnés sur le site d’hébergement de vidéos, devenant ainsi la plus jeune lauréate d’un prix YouTube en Afrique. Ces vidéos sont présentes sur différentes plateformes et se partagent dans les quatre coins du continent. Elle est souvent sollicitée pour de grands événements.

    Dès l’annonce de son choix par le studio de cinéma américain, Emmanuella Samuel a reçu des félicitations de plusieurs fans sur les réseaux. Des personnalités du monde du cinéma et du showbiz ont également adressé leurs mots de félicitation à cette pépite africaine de la comédie. Des hommes politiques nigérians à l’instar de l’actuel président du Sénat, Bukola Saraki ont également bien accueilli la nouvelle. « Félicitations, Emmanuella ! Assurez-vous de les faire rire là-bas. Votre histoire est une source d’inspiration », a écrit le sénateur. Avant d’inviter la comédienne et sa troupe Mark Angel Comedy à venir discuter avec lui de la façon dont ils peuvent développer le potentiel de jeunes talents pour l’industrie créative.

    Emmanuella Samuel a déjà été récompensée. En 2015, elle a remporté le prix du talent spécial G Influence Niger Delta. L’année suivante, elle avait obtenu le prix de la meilleure nouvelle comédienne et princesse de la comédie aux Afro-Australie Music and Movie Awards en Australie.

  • WeFly Agri: des drones pour surveiller les plantations en Côte d’Ivoire

    WeFly Agri: des drones pour surveiller les plantations en Côte d’Ivoire

    Le problème que visent à solutionner les initiateurs de WeFly Agri est récurrent auprès des propriétaires de grandes plantations agricoles : sécuriser les grandes plantations agricoles.

    Lancée en janvier de l’année dernière, la startup utilise des drones pour cartographier et surveiller les terres, et offre aux utilisateurs l’accès à un logiciel propriétaire qui surveille toutes les activités de la plantation.

    L’initiative est inspirée par l’expérience d’un des cofondateurs et CEO, Joseph Olivier. Selon ce dernier, il aurait visité en 2015, de retour de France, une des plantations de son père, situées à Bouaflé, à environ 300 kilomètres et 3h de route de la ville d’Abidjan, la capitale ivoirienne.

    Malheureusement, ce qui était censé être un voyage familial enrichissant s’est transformé en constat d’un gouffre financier en devenir. En effet, durant les derniers 12 mois, son père n’ayant pas assez de temps, et étant très souvent en voyage, a transféré des fonds pour l’entretien de sa plantation, mais a amèrement constaté que toutes ces dépenses n’avaient pas été utilisées à bon escient. « Les mauvaises herbes avaient poussé, la plantation était insalubre, et même les plants étaient attaqués par manque d’entretien phytosanitaire. »

    Mais comme son père, beaucoup de propriétaires terriens en Afrique sub-saharienne rencontrent le même problème.

    Surveiller à distance

    La première mission qu’a eue l’équipe de cette startup a été de coupler la puissance et la versatilité des drones, avec un logiciel informatique qui permettrait à tout propriétaire terrien, particulier ou industriel d’avoir le contrôle des activités de son exploitation au bout des doigts. Et ce, quelle que soit sa localisation. Jusqu’aujourd’hui, la startup peut se féliciter de la réussite de cette mission. « L’écart principal et le plus important que nous avons repéré était celui de l’information. Les agriculteurs et les propriétaires de plantations n’ont presque aucune information sur ce qui se passe dans leurs plantations, car la plupart d’entre eux vivent dans les villes », a renchéri Biley.

    Malgré ce qu’il convient d’appeler désormais succès de WeFly Agri, la startup a connu un début de vie mouvementée, devant affiner ses algorithmes et subir une série de pannes de serveurs. Toutefois, le plus grand défi réside ailleurs.  « La principale difficulté que nous avons rencontrée était le scepticisme. Les gens nous considéraient comme des rêveurs, et notre idée a trop avancé pour se matérialiser en Côte d’Ivoire » a déclaré le CEO avant d’ajouter, « grâce à la qualité de notre produit et à la valeur ajoutée perçue par nos clients, il nous a été très facile de décrocher notre premier contrat ».

    Désormais, WeFly Agri a signé un accord avec Tropical Rubber Côte d’Ivoire, la troisième plus grande entreprise de caoutchouc du pays, ainsi qu’avec la société de gestion de plantations Gabea. Il est également en discussion avancé afin de cartographier et de surveiller 250 000 hectares pour un autre client.

    Le démarrage autofinancé est axé pour l’instant sur l’expansion en Côte d’Ivoire, mais est également en discussion avancée avec des clients potentiels et des partenaires stratégiques au Togo, au Sénégal, au Mali et au Nigeria.

  • À 55 ans, Elisabeth Medou Badang prend la tête du groupe Orange  pour la zone MEA

    À 55 ans, Elisabeth Medou Badang prend la tête du groupe Orange pour la zone MEA

    Excellente cheffe d’entreprise, Elisabeth Medou Badang est connue dans son pays comme la première femme directrice générale de l’entreprise de télécommunication Orange Cameroun. À 55 ans, celle qui a étudié les finances et la comptabilité à l’Université Paris XI est également diplômée de la Cranfield School of Management ou de l’EM de Lyon.

    C’est en France qu’elle commence sa brillante carrière professionnelle. Elisabeth Medou Badang a d’abord travaillé dans la société de gestion de portefeuilles Thorp. La Camerounaise fait ensuite ses preuves à Parpharm Agro-Industrie. Dans cette société filiale de l’agence française de développement, elle occupe la fonction de contrôleur de gestion puis celle de directrice déléguée.

    Désireuse de revenir au pays pour travailler, elle rentre au Cameroun en 1999. Celle qui s’est spécialisée en stratégie, en management et en commerce est engagée en tant que directrice administrative et financière à Mobilis. Elisabeth Medou Badang devient ainsi la première camerounaise à intégrer le comité de direction de cette entreprise qui devient quatre ans plus tard Orange Cameroun. Puis suivront des promotions. Elle devient directrice générale adjointe en 2004. Cinq ans plus tard, en 2009, elle est mutée au Botswana au poste de Chief Executive Officer de Orange.

    Plus de trente ans d’expérience

    L’expérience botswanaise s’avère être une réussite. Mais Elisabeth Medou Badang revient en 2013 dans son pays pour diriger Orange Cameroun. Elle a réorganisé la filiale locale du groupe français. Avec son management elle s’est investie dans le déploiement de la stratégie de la société et le contrôle d’un marché de télécommunications où Orange est leader. Cela lui a valu dès 2014 la récompense de meilleure manager d’entreprise des télécoms en Afrique.

    Mais avec plus de trente ans d’expérience, la Camerounaise ne veut pas se contenter des acquis. Le 14 février dernier, à l’issue d’une réunion du Conseil d’Administration, Orange Cameroun a annoncé la nomination d’Elisabeth Medou Badang au comité de direction d’Orange Moyen-Orient et Afrique en tant que directrice de zone et porte-parole. « Mes nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange me permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains et de continuer de porter haut le flambeau du Cameroun », a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

  • L’Afrique, cette ‘merde’ que nous voulons construire…

    L’Afrique, cette ‘merde’ que nous voulons construire…

    Le mois dernier aura enregistré un tollé en Afrique, suscité par une déclaration du président américain Donald Trump, qualifiant les pays africains et le Haïti de « shithole » — qu’on peut interpréter par « ’merde »’. Une déclaration au demeurant non surprenante pour qui a suivi l’homme dans sa première vie d’homme d’affaires et sa métaphore à un politicien en gagnant (et c’est là qu’existe la surprise) des élections présidentielles américaines à travers un mécanisme qui reste encore à s’expliquer.

    S’adresser en ces termes à un vieux contient de plus 1,1 milliard de personnes et la maison future à 40 % de tous les êtres humains pour ne craindre de heurter les égos et le bon sens est, ayons le courage de le dire, malséant. Encore que, l’Afrique est un réservoir de richesse mondiale, ayant construit contre son gré l’Amérique que nous connaissons et que nous pouvons désigner par tout sauf « merde ».

    Disons-le sans faire l’apologie de la nullité et de l’afrophobie. Les croyances de Donald Trump et ses sentiments selon lesquels l’Afrique est un continent de « merde » sont quelque chose qui est porté de façon concise et subconsciente par de nombreuses personnes et institutions occidentales.

    C’est pourquoi nous devons donner raison au proverbe africain qui dit, « aussi longtemps que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur ». Dans cet univers non équilibré où, il est légitime de faire le choix de parler de l’Afrique et d’écrire notre histoire nous-mêmes, africain. Car, il y a un risque presque évident chez les médias étrangers (et les Africains doivent le plus tôt s’en rendre compte) de souvent peindre le contient à l’aune des clichés racistes et autres considérations fort peu reluisantes, plutôt que d’en faire une terre en perpétuelle mutation, ouverte à l’innovation et fertile aux graines de développement. Oui, c’est comme ça qu’il faut désormais d’écrire l’Afrique, parce qu’au-delà des formatages non actualisés, c’est désormais ce qu’est l’Afrique. Et c’est comme cela ce qu’Afrotribune a décidé de raconter ce continent.

    À Afrotribune justement, nous avons parié fort sur le bon côté des choses. Nous voyons l’Afrique sous un spectre à dose élevée de positivisme. Et ce, même s’il est falloir aussi être parfois réaliste et assumer certaines réalités ô combien affligeantes pour nous Africains !

    Le continent traverse, comme un Ovni à destination inconnue, une zone de turbulence marquée par des troubles politiques. Et ce n’est en réalité pas nouveau, des peuples défiants leurs propres dirigeants qu’ils sont sensés élire. De Lomé à Kinshasa, de Pretoria, Johannesburg, à Harare, en passant par Yaoundé pu Brazzaville, les politiques ont redéfini les peuples pour les confronter à des maux qui façonnent les perceptions reçues du continent.

    L’Afrique fait chaque temps face aux politiciens adorateurs du népotisme, qui ont juré trahir l’ordre mondial de gouvernance qui place les gouvernés aux centres des décisions qui les concernent. Sur le continent africain, existent encore des dirigeants apôtre de la dictature déguisée, prêt à en découdre ou à imaginer des subterfuges pour dribler une constitution, la broder, ou éteindre les aspirations légitimes des peuples. Nous n’allons pas le nier. Nos institutions et dirigeants sont corrompus et vicieux. Nous avons une démographie massive de jeunes chômeurs qui continue de croire en en la magie de l’immigration, tant ils sont truffés d’idées préconçues selon lesquelles le bonheur loge au-delà du Gibraltar.

    Nos systèmes éducatifs ont encore des décennies de retard et beaucoup de nos mères continuent à périr pendant l’accouchement. En outre, des millions d’Africains vivant dans des villes urbaines demeurent dans des conditions d’insalubrité criarde et souvent horrible. Nous n’allons pas le désavouer aussi.

    Toutefois, l’Afrique n’a pas le monopole sur ces questions. Les Américains représentent 20 % de la population carcérale mondiale. Chaque année, sur le sol américain, plus de 33 000 Américains sont tués par la nouvelle épidémie de violence armée dans ce grand État. Les conflits raciaux et les tensions continuent d’augmenter à un rythme alarmant. Même la puissante démocratie américaine a rétréci et était menacée ces derniers temps. Sur ce continent aussi, la pauvreté continue d’être endémique. Aussi récemment que 2016, les données officielles américaines ont montré que 12,7 % ou 43,1 millions d’Américains vivaient dans la pauvreté.

    Pour autant, pourquoi nous n’avons jamais pensé à la « merde » quand on parle des États-Unis ? Pourquoi les prisons ne sont-elles pas la première chose qui vous vient à l’esprit lorsque les États-Unis sont mentionnés ?

    L’artiste américain d’origine sénégalaise, Akon en a une fois parlé. Chaque pays et continent a en effet ses problèmes. Mais la différence est que l’Amérique sait comment se « ’polir »’ pendant que nous ne le faisons pas. Et cela a de grandes conséquences pour l’Afrique et la vie de nos peuples. Personne ne veut visiter ou investir dans une « merde ». Mais c’est ce défi que nous autres, nous nous sommes lancé. Parce que nous voulons une Afrique positive. Et c’est à cette mission qu’Afrotribune veut dignement participer.

  • Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

    Taxi Jet: la startup ivoirienne qui contrôle 10% du marché de transport urbain

     

    En Côte d’Ivoire, Taxi Jet a été accueilli comme un moyen fiable de transport urbain. Contrairement aux taxis habituels de la capitale, Taxi Jet se révèle être une alternative satisfaisante pour de nombreuses personnes.

    Taxi Jet est en effet une application conçue par deux jeunes ivoiriens. Il s’agit de Amos Ouattara qui préside la startup et est également investisseur professionnel à Londres. Parfait Ouattara, co-fondateur, est lui CEO. Les deux entrepreneurs ont étudié à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris. L’application permet aux Abidjanais de réserver leur taxi à partir de leur téléphone. Et cela, tous les jours de la semaine, 24h/24. En plus de l’application mobile, les deux entrepreneurs ont mis à la disposition de leurs clients un site internet (taxijet.com) et un centre d’appel pour réponse à des préoccupations.

    Malgré leurs études en France et la possibilité d’avoir une brillante carrière professionnelle en Europe, les deux entrepreneurs ont préféré revenir dans leur pays natal pour créer leur startup. « Nous voulions travailler dans les nouvelles technologies et cela n’aurait pas eu de sens de le faire en France. Le marché de l’innovation est saturé et il faut être extrêmement pointu pour espérer percer. Il faut avoir l’idée que personne n’aura, alors qu’ici il y a tout à faire. Étant originaires d’Abidjan, nous savions qu’en termes de transports il existe un vide que nous pourrions combler », avaient-ils expliqué après le lancement de Taxi Jet.

    Contrôler 10% du trafic des taxis

    En juin 2015, lorsqu’ils lançaient leur application de commande de véhicule, ils savaient qu’il fallait faire face à la concurrence des 10000 autres taxis disponibles dans la capitale. Les deux entrepreneurs n’ont pas désisté. Trois ans après, Taxi Jet compte une centaine de clients. Ces derniers peuvent payer jusqu’à 2000 FCFA selon la course effectuée par le chauffeur. Pour répondre aux attentes des Abidjanais, la startup emploie une centaine de chauffeurs.

    Des hommes et des femmes formés dans la conduite et qui disposent de leur permis.  Un partenariat entre la startup et un opérateur de sécurité a permis de mettre un dispositif de suivi sur chaque véhicule en cas de besoin d’intervention. Désormais l’objectif pour les entrepreneurs est de s’imposer dans le trafic des taxis. Ils veulent avoir à leur charge plus de 1000 voitures, créer le plus d’emploi et stimuler également une bonne partie de la jeunesse à se lancer dans des initiatives privées.

     

  • Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    À l’heure du e-learning où les plateformes d’éducations deviennent de plus en plus légion, la startup Chalkboard aura le mérite de développer un programme d’e-learning à destination des universités consultable par textos.

    C’est le contexte de création de cette startup qui séduit le plus. En Afrique, même si de plus en plus de personnes téléchargent des applications d’enseignement, le faible taux de couverture réseau et le coût relativement cher de l’Internet mobile, en dehors faible pouvoir d’achat qui ne permet pas à tous les étudiants d’avoir des smartphones constituent des écueils à la réussite de diverses initiatives numériques.

    Pour contourner cet obstacle, Chalkboard une start-up au Ghana, a développé un système basé sur la technologie des SMS pour permettre à leurs cours d’être accessibles au plus grand nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles.

    « Il y aura, 150 millions de jeunes à former d’ici cinq ans en Afrique. Dans les conditions actuelles (infrastructures, moyens humains), c’est mission impossible. Des milliers d’entre eux resteront forcément sur le carreau. Il y a donc un besoin urgent de trouver des nouvelles façons d’éduquer, de former aux divers métiers. Et l’e-learning permet de répondre à ce besoin », explique Adrien Bouillot, créateur et cofondateur de Chalkboard. Et de faire comprendre qu’il « s’agit de fournir du contenu grâce à la technologie la plus inclusive, de sorte à mettre tout le monde à bord. C’est la seule façon de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur, et c’est pourquoi notre solution conçue au Ghana est adaptée à l’Afrique. »

    Success Story

    « On utilise la technologie SMS ou la technologie USSD qui nous assure une couverture universelle et qui permet à nos étudiants de façon très concrète de suivre des cours, répondre à des exercices… Votre professeur peut suivre votre activité à tout moment et à la fin du semestre vous aurez des crédits officiels et vous obtiendrez un diplôme », explique Adrien Bouillot.

    Quelque temps après le lancement, la startup a connu une phase pilote plus que satisfaisante. Sur fonds propres, l’application a été développée en France. Sa première version est testée avec l’université du Ghana, à Accra, où un professeur de français joue le jeu, en mettant à disposition ses cours.

    Les étudiants de l’Université du Ghana ont eu un « taux de rétention de 100% » lors du projet pilote et tous les étudiants ont également remis leurs devoirs à temps.

    « C’est incroyable, étant donné qu’en Afrique, un étudiant sur deux échoue avec les solutions actuelles d’apprentissage en ligne. Nous sommes particulièrement fiers des excellents résultats de la classe: ils ont obtenu une note moyenne de 23/25 à mi-parcours, ce qui est beaucoup plus élevé que l’examen similaire de l’année précédente », se réjouissent les concepteurs.

    En effet, quand la startup a été lancée en 2015, elle n’était qu’une petite boîte vouée, comme la plupart des startups en Afrique, à ne probablement pas faire long feu. Adrien qui étudiait en France était revenu à Accra pour cela, accompagné de quelques camarades. Désormais, son application convainc les  grandes universités ghanéennes, et au-delà.

    « Ce que nous avons construit avec l’Université du Ghana ne sera peut-être qu’un premier pas, mais les résultats et l’influence que nous avons acquise sont plus qu’encourageants. Nous ne nous arrêtons pas ici », se félicite le jeune entrepreneur. Son équipe, composée aujourd’hui de neuf personnes, est jeune et cosmopolite. Tous ont moins de 30 ans et viennent de France, de Madagascar, du Kenya, du Ghana, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

    Mais, au-delà de ces différents aspects, le projet s’inscrit dans une dynamique économique également. Parce que le e-learning, c’est aussi un marché annuel de 500 millions de dollars en Afrique. « Notre but est donc d’avoir une activité qui impacte positivement la société et qui, bien sûr, rapporte aussi de l’argent, car nous ne croyons pas du tout à la charité sur le long terme » clarifie Adrien.

    La start-up vise une rentabilité globale dans cinq ans, tout en étant rentable sur chaque pays où elle est présente au bout de deux ans. D’ici là, Chalkboard prépare surtout une collecte de fonds dans les prochains mois afin de recruter et de s’installer prochainement au Burkina Faso, au Kenya et au Nigeria. Sinon, de conquérir tout le continent africain à long terme.

  • Peinture: qui est Oresegun Olumide, le ‘Léonard de Vinci’ nigérian?

    Peinture: qui est Oresegun Olumide, le ‘Léonard de Vinci’ nigérian?

    Pour décrire son art, il se plaît à le qualifier d’« hyper réalité ». Oresegun Olumide a 37 ans. Ce Nigérian est un spécialiste de la peinture à l’huile. En deux ans, il s’est fait connaître par des œuvres qualifiées par ses admirateurs « d’extraordinaires ». Formé au Yaba College of Technology de Lagos, Oresegun Olumide a étudié les beaux-arts.

    Il peint depuis ses quatre ans. « Beaucoup de familles au Nigeria ne veulent pas que leurs enfants s’aventurent dans les arts parce qu’on croit qu’on ne peut pas faire un brillant avenir de la peinture. J’ai la chance d’avoir gagné le soutien de mes parents dès le début. Ils m’ont encouragé parce qu’ils ont vu à quel point j’étais heureux après avoir terminé mes dessins ».

    Depuis 2008, il s’emploie à réaliser des peintures qu’il vend à partir de 1000 dollars. Le peintre a déjà organisé des expositions à plusieurs reprises. En 2016, après publication de certaines de ses peintures sur les réseaux sociaux, sa côte explose et il se fait connaître sur le continent et dans le monde.

    De l’eau comme thème récurrent

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    Pour peindre, Oresegun Olumide tire son inspiration de son environnement immédiat. La plupart des peintures qu’il réalise viennent des faits quotidiens. Mais l’eau fait partie d’un thème fréquent dans ses peintures. On peut ainsi le voir peindre une fille fraichement sortie de la douche ou encore des enfants s’amusant dans l’eau. L’artiste explique vouloir faire de l’eau une signature pour son travail. Pour cela, il ajoute toute donnée pour obtenir les images d’eau les plus réalistes possible. Des peintures magnifiques qui lui valent auprès de ses proches le surnom de « Olu Van Gogh ».

    Pour ce talentueux artiste nigérian, « il n’y a pas de satisfaction plus grande que celle qui résulte de l’obtention des résultats désirés par l’effort personnel ». Oresegun Olumide en est conscient et l’affirme. Il attribue jusqu’à 70 % de sa réussite au travail acharné. L’artiste déclare ensuite miser sur ses acquis universitaires et ses modèles pour peindre ses œuvres. Les travaux de Paul Peter Rubens, de Diego Fazio et Robin Eley l’intéresse surtout.

    Avec son talent et son expérience, Oresegun Olumide veut transmettre ses connaissances à la postérité. À cet effet, il offre des cours gratuits en ligne aux aspirants peintres. À ces apprentis peintres, le maître Olumide leur conseille régulièrement de suivre leur passion et de travailler dur avant de penser à l’argent.

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  • Paps App: la startup sénégalaise de livraison géolocalisée

    Paps App: la startup sénégalaise de livraison géolocalisée

    En matière de livraison géolocalisée en Afrique francophone, la startup Paps est la première. Fondée par le Sénégalais Bamba Lo, cette startup propose son application Paps App qui repose sur la constitution de réseaux de clients à qui l’on peut affecter des livreurs adéquats. « Nous sommes partis d’un constat très simple : parfois, lorsqu’un client commande de manière traditionnelle au téléphone, il arrive que le livreur se trouve très loin du lieu de ramassage du colis. Nous avons voulu raccourcir les délais, et à plus long terme diminuer les tarifs, en faisant en sorte que les livreurs les plus proches du lieu de ramassage opèrent sur la course », affirme Bamba Lo.

    Pour renforcer ses activités, Paps a remporté en octobre 2016 le prix orange Innovation challenge. Dans la démarche de la startup, il s’agit de satisfaire au mieux le client. Le livrer dans le meilleur délai, à temps voulu. En parallèle, les livreurs gagnent aussi en volumes de courses et peuvent voir leur revenu augmenter. De nombreux utilisateurs de l’application ont déjà exprimé leur satisfaction. Livrés, ces derniers peuvent payer sur-le-champ ou par transfert mobile.

    Vers des livraisons par drone

    La clientèle de la startup est plurielle. En dehors des particuliers, Paps est également utilisé par des professionnels à qui des factures peuvent être livrées. Il y a aussi les restaurateurs qui peuvent envoyer des livreurs pour des courses. Depuis son lancement, l’application est très utilisée par des habitués de commerce en ligne. Bamba Lo explique que tout est mis en œuvre pour susciter l’envie auprès des populations, même les personnes qui hésitent encore à opter pour les technologies et le numérique. Ces derniers peuvent même demander les services de la startup par Messenger ou whatsapp.

    « Sur la plateforme, le client dispose de toutes ses factures, de l’historique de toutes ses commandes, et son paiement n’est validé qu’une fois qu’il a reçu son colis », selon le fondateur de Paps. Le but étant de permettre aux clients d’avoir confiance au service offert par sa startup. Il y a plus de trois mois, cette application de livraison géolocalisée a été lancée en Côte d’Ivoire et au Mali. Comme projet, Paps envisage prochainement des livraisons par drone.

  • Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Artyrama, première galerie africaine d’art contemporain en ligne

    Au Nigeria, la startup Artyrama a lancé des expositions et des ventes aux enchères en ligne, donnant aux amateurs d’art l’opportunité d’apprécier et d’acheter des œuvres (peintures, photographies, sculptures et autres médias en ligne) où qu’ils soient. Objectif,  offrir aux jeunes artistes talentueux une plateforme pour écouler leur travail.

    La startup Artyrama tire son essence de l’art le plus fin de toute l’Afrique, comblant le fossé entre les amateurs et l’art exquis à des prix abordables. La tendance est désormais sur les réseaux sociaux où, des artistes inconnus deviennent viraux grâce à leurs œuvres. Pourtant, peu savent comment acquérir leur travail.

    Au même moment, l’intérêt autour de l’art africain a fait écho dans des maisons de ventes aux enchères les plus connues du monde comme Bonhams, à la recherche des pièces plus abordables qui deviendront un investissement plus tardif.

    Pour être au carrefour de ces offres et demandes, un groupe de jeunes Tech entrepreneurs lancent la startup Artyrama, qui s’est engagée à donner aux œuvres d’art d’origine africaine une scène mondiale pour promouvoir son développement sa culture en Afrique.

    Artyrama face à son marché

    Lanre Fisher, directeur d’Artyrama, issu d’une famille de collectionneurs d’art, fait lui-même partie d’un groupe de collectionneurs, de technologues et de créatifs qui ont remarqué l’ intérêt croissant pour l’art contemporain africain. Consultant en affaires, ses parents étaient de fervents collectionneurs et son oncle était un mécène de l’artiste nigérien Ben Enwonwu, le peintre du célèbre tableau nigérian Tutu.

    Sa plateforme se passe des murs blancs de galeries traditionnelles en n’existant qu’en ligne. Selon le directeur d’Artyrama, la plupart de ses clients sont des collectionneurs en dehors du continent, en France et en Pologne.

    Basée à Lagos, avoir un site de commerce électronique n’exempte pas Artyrama de la bureaucratie grincheuse de faire des affaires au Nigéria cependant. Les membres du personnel d’Artyrama doivent donc amener chaque tableau à la galerie où il doit être évalué pour que les exportateurs paient un pourcentage basé sur cette évaluation.

    Au fur et à mesure que l’entreprise se développe, elle espère vendre davantage sur le continent. Ces six derniers mois, l’équipe s’est concentrée sur les paiements sécurisés et la livraison fiable, mais espèrent introduire la « réalité virtuelle » pour favoriser la confiance parmi les acheteurs en ligne.

    En outre, Artyrama fournit également des services de conseil pour les individus ou les organisations qui veulent acheter et vendre des œuvres d’art. Alors que le marché contemporain africain se développe, les collectionneurs doivent être sûrs qu’ils font le bon choix. Pour cela, les services de conseil d’Artyrama aident à simplifier le processus d’acquisition de grandes pièces.

     

  • Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Qui est Bambadjan Bamba, le ‘réfugié’ ivoirien star à Hollywood?

    Il a quitté depuis ses dix ans sa terre natale. Mais reste pourtant attaché à sa patrie. S’il n’a toujours pas fait un retour en Côte d’Ivoire, Bambadjan Bamba reste au fait des nouvelles de son pays. Né en 1983 il s’est très vite envolé pour les États-Unis avec ses parents. Ces derniers demandent l’asile politique dans leur pays d’accueil et s’installent dans le South Bronx.

    Plus de vingt-cinq ans après, il a aujourd’hui son permis de résider et de travailler aux États-Unis. Mais Bambadjan Bamba a vécu une situation difficile en tant qu’immigré. Il a fait des études sans soutien financier et a tout donné pour suivre des cours de théâtre. Et il faut dire que cet Ivoirien continue de réaliser son rêve américain. Depuis dix ans, il est présent dans l’industrie hollywoodienne. Devenu acteur et cinéaste, Bambadjan Bamba s’est déjà fait remarquer dans des films comme Marvel. Bambadjan est également figurant dans des films et séries télévisées tels que Grey’s Anatomy, NCIS : LA ou encore Wyclef en Amérique.

    Réalisation

    Récent succès pour l’acteur, il a réussi à décrocher un rôle dans le film Black Panther où jouent également d’autres acteurs célèbres comme Lupita Nyongo’o et Danai Gurira. Bambadjan Bamba ne cache d’ailleurs pas sa joie lorsqu’il a été choisi après la distribution. « J’étais super super excité, je sautais partout dans la maison », a-t-il révélé au site Face2FaceAfrica. L’Ivoirien explique d’ailleurs avoir suivi des cours de Taekwondo et lu des BD pour réussir son casting. « C’était vraiment gratifiant de faire partie du film », a-t-il confié à Face2Faceafrica

    avec son expérience, Bambadjan Bamba fait partie des têtes africaines de Hollywood. Membre du conseil d’administration de l’Association des artistes africains de Hollywood, l’acteur ivoirien contribue à faire émerger d’autres talents africains dans l’industrie cinématographique américaine. À son actif, un court-métrage dont il est fier. Dénommé « papa », le film écrit et réalisé par Bambadjan Bamba relate l’histoire d’un adolescent africain qui essaie de s’adapter à la vie en Amérique sous la conduite de son père rigoureux. L’acteur envisage désormais réaliser un long-métrage grâce à ses propres fonds.

    Stand with Bamba

    Contre la décision de Donald Trump de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) qui permet aux jeunes arrivés illégalement aux États-Unis de bénéficier d’une protection, Bambadjan Bamba proteste. L’Ivoirien a lancé une campagne sous le hashtag #StandWithBamba pour mettre fin à la décision du président américain. En collaboration avec Define American, l’acteur de 35 ans bénéficie aussi du soutien d’autres figures de Hollywood. En parallèle, une pétition a été aussi lancée. Elle a déjà recueilli plus de 2000 signatures. Sa campagne connait une réussite. À tel point qu’il a été reçu sur des chaînes de télévision comme CNN où il a déclaré être prêt à se battre pour l’abrogation par le Congrès de la décision du président Trump de mettre fin au programme des « Dreamers ».

    « S’ils n’abrogent pas ou qu’ils ne trouvent pas de solution, je n’ai pas d’autre choix que de continuer à me battre. Je suis ici pour rester et je vais continuer à faire ce que je fais. Continuer d’utiliser ma voix pour trouver une solution », a affirmé Bambadjan Bamba dans son interview accordée à Face2FaceAfrica. L’acteur ivoirien a d’autres projets en cours dans son pays d’accueil. S’il y a fondé aussi une famille, il ne perd pas de vu son objectif ultime : revenir en Côte d’Ivoire et aider à construire une industrie cinématographique à Abidjan. Bambadjan Bamba envisage également créer une école de cinéma sur le continent.

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