Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    Masha Akre [28 ans], reine du maquillage sur rendez-vous à Abidjan

    La faculté de droit et les rêves d’une brillante carrière de juriste n’ont pas eu raison de la passion de Masha Akre pour le maquillage. Cette Ivoirienne a fini par se lancer dans le domaine de la beauté et de la cosmétique. À 28 ans, l’entrepreneure se définit comme une « businesswoman » et considère que la passion compte avant tout. Il faut d’abord aimer ce qu’on veut faire et travailler ensuite, explique-t-elle. « Adolescente, je lisais beaucoup de magazine mode beauté et j’ai tout de suite été attirée par ce milieu. Je me documentais beaucoup sur la question », explique-t-elle.

    Il y a six ans lorsqu’elle lance Glamourissime, un bar à maquillage dans la capitale ivoirienne, elle reçoit les encouragements d’une clientèle qui apprécie son initiative. « J’étais tellement sollicitée que je n’arrivais plus à jongler entre mon boulot et ma passion. Je ne m’y attendais pas forcément et j’ai dû faire un choix », se rappelle-t-elle. Pourtant quand elle se lançait elle n’avait aucune référence semblable à la vision qu’elle avait du maquillage. « Ç’a été pour moi un défi personnel et ça l’est toujours d’ailleurs de faire en sorte que ce métier soit valorisé et reconnu », confie-t-elle.

    Make-up artist

    « J’ai toujours voulu avoir mon propre business à part mon boulot, je me suis dit que j’allais créer mon concept de maquilleuse professionnelle sur rendez-vous ». Masha Akre mise sur ses acquis et se fixe un objectif à atteindre. Innover et offrir de meilleurs services à ses clients. L’entrepreneure crée alors en 2016 Afrodict, une plateforme censée « révolutionner le milieu de la beauté en Côte d’Ivoire ». Cette plateforme de réservation de prestations de beauté en ligne (maquillage, coiffure, onglerie, soins…) regroupe les meilleurs professionnels dans leur domaine d’activités aux meilleurs tarifs. Afrodict permet à des clientes de faire des réservations.

    Après son lancement, la plateforme reçoit ensuite un soutien de taille. Afrodict remporte l’édition 2016 du concours Most Innovation Sunustartup (MISS) et intègre French Tech Abidjan, un incubateur ivoirien. La qualité des prestations dont bénéficient les clientes les pousse souvent à recommander la plateforme à d’autres. À ce jour, Afrodict compte plus de 100 professionnels de beauté. Plus de 1500 clientes utilisent également la plateforme. Presque un an après le début de ses activités, la startup est en réussite. « Les clients ont des professionnels à proximité pour un service rapide. Les beauty-artist peuvent se déplacer et vous servir jusqu’à 21 heures. La cliente peut noter le professionnel de beauté après sa prestation. Nous faisons des promotions régulièrement », justifie Masha Akre.

    Consultante

    Fin 2017, Afrodict manque de peu de remporter le concours Land of African Business & African Rethink Awards dans la catégorie « meilleure start-up féminine ». La startup ivoirienne termine deuxième mais suscite admiration. Il faut rappeler qu’Afrodict a déjà été finaliste du concours Y’ellow Start-up de MTN et du « Prix BJKD » en Côte d’Ivoire. Désormais, Masha Akre envisage améliorer sa plateforme pour la rendre plus ergonomique.

    Elle prévoit lancer une nouvelle version qui va faciliter les réservations pour la clientèle. Une application mobile d’Afrodict devrait également être conçue. Avec son statut d’entrepreneure, cette make-up artist est également devenu une consultante pour des marques de cosmétiques. Masha Akre offre ses services à des marques comme Niwel ou Guerlain. Elle a également piloté des projets pour d’autres marques.

  • Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Le franc-parler du président Nana Akufo-Addo, sa maîtrise des sujets politiques sur le continent, ses décisions au bénéfice de l’émancipation et de la maturité africaine et son esprit d’« Africafirst »… Autant de principes singuliers dont fait montre le leader ghanéen dans son discours à la cérémonie d’ouverture du 5e Forum économique germano-africaine, tenue en fin février à Dortmund, en Allemagne, dans lequel il trace les clés pour une l’émergence du contiennent africain.

    À Dortmund, loin de chez lui, Nana Akufo-Addo ne s’est pas contenté d’avaler les opinions à l’évidence capitalistes des participants à ce grand évènement qu’est le 5e Forum économique germano-africaine. Loin de là, et comme l’homme a d’ailleurs pris la bonne habitude de le faire, il a répandu aux yeux du parterre de leaders économiques et politiques européens présents, ce qu’il convient désormais d’appeler les clés de l’émergence africaine.

    Décrivant l’Afrique comme « un continent riche, sinon [potentiellement] le plus riche » et qui « n’a pas le droit d’être pauvre », le Ghanéen pense que le continent noir doit construire des économies industrialisées à valeur ajoutée avec une agriculture modernisée qui profite pleinement de la révolution numérique, si elle veut créer la richesse et prospérité pour ses peuples. Mais pour qu’à cela ne tienne, Akufo-Addo retient 3 grandes priorités.

    Changer les structures des économies sur le continent

    La dépendance de l’économie de nombre de pays africains de l’exportation des matières premières est un premier frein à l’émergence du continent, a diagnostiqué Akufo-Addo dans son discours.

    Pour cela, l’homme pense que la première priorité des pays doit consister à changer les structures des économies, « qui dépendent largement de la prpolitiqueoduction et de l’exportation des matières premières ». C’est ce qui « alimente notre dépendance à l’aide étrangère et nous soumet à la de l’Occident » a ajouté le chef de l’État, qui a récemment annoncé d’ailleurs vouloir rompre avec les aides du Fonds monétaire international et de financer son budget grâce à ses propres recettes.

    Aussi, a-t-il alerté ses collègues africains, les effets de l’immigration de masse qui engendrent d’autres problèmes en perte de vies humaines et de trafics d’êtres humains devraient servir d’avertissement aux gouvernements du continent afin d’agir « tôt ».

    Notamment, en transformant les économies stagnantes et sans emploi, pour « construire des sociétés bourgeoises solides et sortir la population de la misère. » Et de faire savoir que « nous ne pouvons le faire que si nous participons au marché mondial sur la base, non des exportations de matières premières, mais de ce que nous faisons ».

     Accroître la coopération et non l’aide 

    La deuxième priorité du continent, selon Akufo-Addo, devrait être d’accroître la coopération en matière de commerce et d’investissement, et non l’aide. Ainsi, l’Afrique devra gagner l’un des moyens de développer des relations économiques saines avec ses partenaires.

    « Avec une population africaine qui atteindra environ 2 milliards de personnes dans 20 ans, il y a d’immenses possibilités d’apporter la prospérité en Afrique (…) avec le travail acharné, l’esprit d’entreprise et la créativité », a-t-il fait savoir.

    Pour celui qui proclame à qui veut l’entendre que ce siècle peut être celui de l’Afrique, il est important pour le continent africain de générer des investissements dans l’agro-industrie, les secteurs de l’énergie et le développement des infrastructures, avec une ambition de produire des résultats positifs pour les secteurs privés, notamment les petites et moyennes entreprises (PME).

     Renforcer les institutions clés de l’État 

    Dans son discours, le Président Akufo-Addo a appelé à la coopération entre l’Allemagne et l’Afrique pour assurer la promotion de politiques et de processus décisionnels transparents et inclusifs aux niveaux local, national, régional, continental et mondial.

    En effet, pour celui-ci, pour une Afrique qui réponde aux aspirations des peuples africains et ouvre des opportunités aux populations, en particulier les jeunes, les dirigeants africains doivent prioriser les arrangements budgétaires pour garantir que des fonds soient disponibles pour renforcer les institutions clés des États, telles que la législature, la magistrature et les institutions fiscales.

    Celui-ci a rappelé l’importance de la promotion et du développement d’une culture de gouvernance responsable, exempte de corruption, par laquelle les institutions peuvent se considérer comme des entités publiques indépendantes « servant l’intérêt public plus large, et non les commodités temporaires des gouvernements du moment ».

    Et de finalement lancer à ses pairs, « nous avons la responsabilité de rendre nos pays attrayants pour nos jeunes. Ils devraient avoir l’impression d’avoir un avenir qui en vaut la peine, s’ils restent et aident à construire leur nation », a conclu Akufo-Addo.

     

  • Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Dans l’univers des TIC au Sénégal, elle reste l’un des acteurs les plus actifs. Bitilokho Ndiaye s’investit dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Elle est surtout préoccupée par la cause féminine qu’elle s’emploie à promouvoir. Celle qui dirige l’association des femmes sénégalaises des TIC (Festic) veut contribuer dans son pays à la transformation numérique du monde féminin, mener des plaidoyers pour l’accès des femmes aux postes de responsabilités dans le secteur des Tic avec des activités de réseautage.

    « Nous appuyons la formation en Tic des membres du Festic, des femmes de tous les secteurs économiques et de tout citoyen sénégalais », explique-t-elle. Selon elle, la transformation numérique nécessite que Sénégalais inscrivent le numérique au cœur de leur vie de tous les jours. Cela à travers l’utilisation des équipements technologiques et les applications numériques de dernière génération, dans le cadre de leurs activités professionnelles et sociales.

    Pour cela, celle qui veut renforcer les compétences numériques des femmes milite pour un déploiement des applications numériques pour les opératrices économiques dans le secteur de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, du commerce. Au Sénégal, 30% de femmes occupent des postes de décisions dans le secteur des TIC. Bitilokho Ndiaye veut faire augmenter ce chiffre. « Il est crucial que plus de femmes participent à ses instances, et le Festic entend sensibiliser les dirigeants pour une implication massive des femmes à la définition des politiques numériques, mais également comme responsables de projets, programmes et de directeurs dans le secteur », affirme-t-elle.

    L’aventure Jiggencitic

    Avec le Festic, cette passionnée des TIC mise sur un réseau de partenariat entre des entrepreneurs et des décideurs dans le numérique. Ces partenariats vont, selon elle, permettre le partage d’expériences sur le plan national et international. En parallèle à ses activités au plan national, Bitilokho Ndiaye est également la fondatrice de l’association Jiggencitic qui veut inciter sur le continent les femmes à s’intéresser au secteur des TIC.

    L’association promeut surtout le leadership féminin à travers les TIC. Des concours de projets innovants et des Hackathon sont organisés à cet effet. Depuis sa création, elle compte plus de 2000 membres. Durant l’année en cours, des activités de promotion de l’entrepreneuriat numérique sont prévues sur le continent. Jiggencitic a levé près de 8000 euros pour tout financer. Début février Bitilokho a été classée parmi les dix femmes qui vont faire bouger la Tech africaine en 2018. La Sénégalaise prévoit d’ailleurs publier un livre sur l’économie numérique en Afrique.

     

     

  • Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Vous est-il une fois arrivé de prendre votre stylo pour représenter Microsoft Word sur du papier ? Owura Kwadwo a fait mieux. Cet enseignant ghanéen réalise avec une craie ce que certains considèrent dans son pays et sur la toile comme remarquable. En effet, l’instituteur enseigne Microsoft Word à des élèves. L’absence de matériels contraint Owura Kwadwo à tout représenter au tableau.

    C’est grâce à une publication Facebook que la méthode d’enseignement particulière de Owura Kwadwo a été mise en lumière. La publication a été partagée à plusieurs reprises et aimée par plusieurs internautes. Ces derniers ont commenté la publication et exprimé leur satisfaction. La méthode d’enseignement de Microsoft Word a impressionné plus d’un. Diplômé en arts visuels, ce passionné de technologie s’est lancé dans une carrière d’enseignant avec la décision d’inculquer le savoir à ses élèves.

    Pour des cours d’informatique, à cause de l’absence d’ordinateur, il a eu l’idée de tout représenter au tableau. Owura Kwadwo explique que c’est la solution qui s’imposait. Il n’a donc pas hésité à tout mettre en œuvre pour faire maîtriser à ses élèves l’essentiel de Microsoft Word. « Je le fais pour que mes élèves comprennent ce que j’enseigne. Au moins pour donner une image de ce qu’ils verront en supposant qu’ils étaient derrière un ordinateur », affirme-t-il.

    Enseigner avec du matériel adéquat

    L’enseignant reste convaincu que sa méthode fonctionne. Owura Kwadwo confie sa satisfaction de voir ses élèves apprécier sa méthode et leur aptitude à comprendre progressivement les choses. « Je m’assure qu’ils comprennent tout bien avant de quitter la classe », précise-t-il. Pour sa méthode d’enseignement appréciable, mais regrettable à l’heure où les TIC foisonnent l’enseignant s’est vu offrir des ordinateurs portables et des projecteurs. De bonnes volontés veulent le mettre dans de bonnes conditions et lui permettre d’enseigner avec des outils adéquats.

    Owura Kwadwo n’oublie pas que son école et d’autres également situées dans les zones rurales ne bénéficient pas d’infrastructures nécessaires. « Nous avons besoin d’infrastructures bien équipées et d’aides à l’enseignement et à l’apprentissage, et d’un gouvernement qui a l’éducation à cœur », déclare-t-il. Pour autant il ne se décourage pas. « Le gouvernement est utile et je crois en lui. Il essaie d’équiper toutes les écoles en TIC et je crois qu’il réussira à couvrir même les zones rurales ».

  • Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Des chercheurs des universités de Westminster, de Bardford et de Leeds ont travaillé sur les conditions dans lesquelles la sous-région ouest-africaine peut favoriser son commerce afin de mieux se développer.

    Il s’agit respectivement de Karen Jackson, David Potts et Assa Bah. Ces derniers sont spécialisés en économie du développement et en évaluation de projet. Selon eux, le rêve d’intégration de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne sera réalisé que si les obstacles institutionnels au commerce sont abordés. Ces obstacles portent sur une mauvaise protection des routes commerciales, une faible application, le fait que les commerçants ne connaissent pas leurs droits et comment porter plainte, et l’absence d’une monnaie commune dans la région. Les chercheurs reconnaissent que la Communauté s’est déjà appuyée sur des ententes pour atteindre ses objectifs d’intégration.

    Mais cela ne suffit pas. « La CEDEAO doit fonctionner au-delà des accords de bureau et de papier. Il doit établir des opérations physiques aux points de frontière », expliquent-ils. Comme solution, les universitaires démontrent que les dirigeants de la sous-région doivent apprendre de l’histoire – à la fois ancienne et récente. Ils indiquent que les décideurs concernés par l’approfondissement de la CEDEAO devraient remonter dans le temps pour les institutions commerciales régionales en Afrique de l’Ouest. À ce titre, ils font référence aux empires qui ont existé dans cette partie de l’Afrique. En effet, l’ouest du Soudan a connu trois empires majeurs – le Ghana, le Mali et le Songhaï – d’environ 790 à 1650 apr. J.-C.. Des empires qui couvraient la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest actuelle et, dans une certaine mesure, définissaient l’histoire précoloniale de la région.

    Coopération

    Karen Jackson et ses collègues rappellent que les trois empires ont jeté les bases des normes régissant le commerce régional. « L’Empire du Mali – qui a succédé et absorbé l’Empire ghanéen – a adopté les taxes d’importation et d’exportation qu’il a trouvées. Les empires du Mali et du Songhaï – à travers le consensus, la confiance et la coopération – ont subsumé plus de 24 rois inférieurs sous leur autorité », affirment-ils. Les chercheurs rappellent dans leurs études l’instauration de taxes et institutions commerciales par ces empires et l’existence de la charte Mande qui garantissait une paix sociale et un climat de confiance dans les coopérations entre empires, clans ou royaumes. Les coquilles de cauris, l’or, le cuivre et des manillas qui servaient de monnaie ont fait prospérer le commerce dans la sous-région. Pour les universitaires, comme c’était le cas pour l’empire Songhai, les conflits internes et le repli sur soi ne peuvent pas favoriser le développement des institutions commerciales en Afrique de l’ouest.

    Dans le chamboulement de l’équilibre commercial de la sous-région, les chercheurs rappellent le colonialisme qui a conduit à une structure de production qui a servi l’international plutôt que régional. « Les Européens s’intéressaient aux flux commerciaux entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, où l’Afrique de l’Ouest fournissait les matières premières pour les produits manufacturés », expliquent-ils. À l’époque coloniale, les contrats étaient appliqués et les différends réglés de la même manière que la période de l’Empire. Les chefs à l’époque coloniale ont communiqué la valeur de la monnaie coloniale aux habitants et leur ont appris comment éviter l’exploitation.

    Informer et punir

    Image result for ashanti warriors empire

    Les chefs étaient synonymes aux représentants dans les provinces pendant l’empire. « Mais la protection des routes commerciales était plus standardisée et mieux appliquée pendant l’empire que pendant la période coloniale », soulèvent les universitaires. Ils conseillent ensuite ceci : « Tout comme les armées royales patrouillaient les routes commerciales et les fonctionnaires royaux dans les provinces surveillaient les arrangements pendant l’empire, la CEDEAO doit déployer du personnel pour patrouiller les routes commerciales et placer du personnel aux points frontaliers pour surveiller le commerce ».

    David Potts et ses collègues déclarent que l’empire et les époques coloniales offrent une étude de cas pratique pour l’Afrique de l’Ouest pour avoir la certitude qu’une intégration profonde est possible. Ils déclarent d’ailleurs qu’une administration de style fédéral pourrait être une approche durable pour une intégration plus poussée. « L’Afrique de l’Ouest pourrait être regroupée en zones où chaque zone a un chef d’État élu par rotation. Mais il faudrait une volonté politique forte pour renoncer à la souveraineté nationale. Cela ne peut être envisagé que s’il peut être démontré que les avantages seraient supérieurs aux arrangements actuels », écrivent-ils.

    Malgré tout, les chercheurs sont conscients des progrès qui sont réalisés. Comme l’entrée en vigueur en  2015 du tarif extérieur commun pour la région. Mais ils souhaitent que les institutions commerciales régionales telles que la monnaie commune, l’exécution des contrats et la protection des routes commerciales deviennent plus normalisées. « La CEDEAO doit utiliser les médias pour informer les gens de leurs droits. Il doit également être prêt à punir ceux qui harcèlent les commerçants et à inciter ses agents à réduire leur motivation à accepter des pots-de-vin », appuie l’un d’entre eux pour qui c’est la voie idéale d’arriver à une réelle intégration ouest-africaine.

  • Liqueurs, sel, cola, ‘contrôle du drap’: comprendre le mariage au Benin

    Liqueurs, sel, cola, ‘contrôle du drap’: comprendre le mariage au Benin

    Au Bénin, comme dans d’autres communautés africaines fortement attachées aux valeurs culturelles, le mariage reste, malgré les vagues d’innovation et d’éducation nouvelles, « une institution privilégiée ».

    Au Bénin, c’est bien connu. Ne se marrie pas qui veut. Les vents de l’esclavage qui ont fortement touché les communautés béninoises et ceux de la colonisation n’auront pas raison de modes d’unions. Et ce, même si les communautés ont enregistré à la suite de ces périodes une sorte d’ouverture. On continue par exemple la pratique de la dot, même si de plus en plus de voix s’élèvent pour son abolition.

    La dot, contre vents et marées

    Dans la tradition béninoise, la dot porte un sens assez significatif pour les foyers. Si elle est le symbole de l’amour entre les deux partenaires, cet acte est également, gage d’une union entre les familles. Selon nombre d’observateurs, l’acte dotal représente aussi un signe de gratitude de la famille du marié envers celle de la mariée.

    Cette cérémonie assez particulière se déroule en deux étapes. Une première qui se veut celle de la connaissance des parents, et la seconde, la dot proprement dite, qui consiste à apporter à la famille de la fille une liste de biens. Une étape après laquelle la demoiselle devient une épouse légitimement reconnue. De fait, la dot est comme une obligation sociale et morale qui consacre une union. Et c’est bien connu qu’au Bénin, au cas où le mariage n’est pas célébré en respectant préalablement ce rite traditionnel, le couple s’expose à des malédictions.

    Le mariage, une affaire fortement culturelle

    Le mariage, dans les sociétés béninoises, revêt plusieurs formes et des spécificités selon les différents groupes socioculturels. Au sud du pays par exemple chez les communautés yorouba, surtout les chefs de collectivités, les démarches qui amènent à l’union de deux familles sont toujours l’œuvre des parents. Dans cette communauté, il arrive également que le choix des futurs époux soit fait par les parents, plutôt que les concernés.

    Dans cette démarche, la procédure n’est pas aisée. Le chef de la collectivité du jeune homme envoie demander la main de la jeune fille chez le chef de sa collectivité. Après cette première démarche, les parents de la jeune fille donnent un délai de 15 jours pour réfléchir et interroger leur fille. Ils reviennent ensuite avec 4 bouteilles de liqueurs qui sont acceptées ou rejetées selon la réponse de la jeune fille.

    Lors de la première rencontre avec les parents, deux liqueurs importées « Houhan » (littéralement, boisson venue à bord d’un bateau) et « lihan » (boisson venue par la route) en référence aux liqueurs de fabrication locale, en plus du sel et le tabac sont essentiels et suffisent dans la grande partie à sceller l’union des deux familles.

    Déroulement de la dot

    Mariage traditionnel - Crédit photo : kongossa.mondoblog.org

    S’agissant du mariage, c’est aux épouses des cousins et frères du jeune homme que revient la mission d’aller chercher la nouvelle épouse pour une insertion dans la famille. Après discussions, l’épouse est confiée à une de ses tantes, généralement la plus âgée du groupe, chargée de la guider. Avant son entrée dans la maison conjugale, une calebasse d’eau est toujours versée à l’entrée en guise de paix et de fécondité.

    Image result for dot pour le mariageEnsuite suivent d’autres étapes. Notamment, celle du « contrôle du drap » pour vérifier si la mariée est arrivée vierge ou pas, de même que celle dite du « balayage », cinq jours après le mariage.

    En outre, le jour de la dot, des liqueurs ont une importance capitale. Principalement,  «Du bonnet» que les Fon appellent, « Assédékon » pour dire, « sous la protection du chat ». À entendre par là que l’époux est le chat qui doit protéger sa femme.  De même, les volailles constituent aussi un symbole clé de la cérémonie de dot. Elles sont équitablement réparties entre les deux grandes lignées de la fille, qui s’arrangent pour que l’offrande aux ancêtres se fasse le même jour.

    Le Cola et le sel… pour la paix

    Image result for noix de cola

    Dans différentes régions du Bénin, le sel et la noix de cola sont des éléments d’une grande importance pour le mariage traditionnel. Ils sont exigés par la famille de la mariée lors de la dot.

    Pour Félix Iroko, Professeur d’histoire à l’Université d’Abomey-Calavi, le sel dans les sociétés béninoises entre dans la dot pour la « rehausser l’évènement afin qu’il ne soit pas fade. ». Celui-ci explique que « ce qui est recherché, ce n’est évidemment pas la valeur marchande du sel, valeur tout à fait dérisoire, mais sa valeur symbolique est destinée à rendre heureuse l’union. La sauce sans sel est fade », tente de convaincre le professeur.

    Related image

    De même, la noix de cola n’est pas un produit négligeable dans le processus de mariage. Dans le milieu Baatônu, elle est comme un code d’expression pour approuver une union. « Sans cola, les parents ne s’ingèrent pas dans les problèmes à venir. Une fois le présent accepté, aucun des deux concernés ne pourra plus se marier avec un autre partenaire parce que les deux sont désormais considérés comme un couple marié. Il n’y a d’ailleurs pas de divorce chez les Baatônù » explique le professeur Léon Banni Bio Bigou, spécialiste de la culture Baatônù et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi.

    En dépit de la modernité d’aujourd’hui, ce sont des principes qui continuent largement d’être pérennisés dans la culture béninoise.

    Une pratique évolutive

    Image result for traditions a bride price ghana

    Au Bénin, tout mariage célébré sous la coutume religieuse ne peut avoir d’effets légaux, c’est-à-dire ne peut-être protéger ni bénéficier des avantages de la loi, comme le droit de succession.

    « Vous pouvez prendre 40 femmes si vous voulez, mais sachez que si vous mourez, c’est la femme mariée à l’état civil qui va jouir seul du droit de succession, toutes les autres n’auront rien », explique Rosine Vieyra-Soglo, ex-Première dame du Bénin et députée l’Assemblée nationale.

    En clair, dans le pays, si le code n’interdit pas la polygamie, il accorde aussi tout de même d’autres droits très importants aux femmes, en supprimant notamment le mariage forcé et le lévirat, deux pratiques coutumières dont elles ont été longtemps victimes.

    Le code autorise également la femme à « garder son nom de jeune fille auquel elle ajoute le nom de son mari », ce qui n’était pas le cas auparavant. Les choses ont légèrement évolué.

    Image result for bride price ghana

  • Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Créé en 2016 au Sénégal, Yeesal Agri hub est une startup de l’innovation dans l’agriculture. Il s’agit en effet d’un projet de l’ONG Tostan. Yeesal Agri hub a été lancé avec le concours de la coopération allemande GIZ et l’appui technique de l’ONG italienne LVIA.

    La startup est composée de nombreux jeunes entrepreneurs. « L’objectif général du hub est de créer un réseau multidisciplinaire des jeunes impliqués dans l’agriculture afin de permettre aux étudiants, agriculteurs et entrepreneurs de trouver ensemble des solutions TIC innovantes face à des problèmes auxquels le monde rural est confronté tous les jours », selon Abdourahmane Diop, agronome, l’un des responsables de Yeesal Agri hub.

    Depuis deux, Yeesal Agri hub est donc la première startup de la sous-région à se consacrer uniquement à l’agriculture. La startup s’est donné pour mission de sensibiliser et de former les jeunes à l’entrepreneuriat agricole à travers une approche durable. L’objectif est de promouvoir en même temps l’agroécologie et les énergies renouvelables. Yesaal Agrihub met également des informations à la disposition des acteurs agricoles. Depuis sa création, elle a servi de cadre d’opportunités pour des entrepreneurs dans le secteur.

    Sensibilisation à l’agriculture bio

    Yeesal Agrihub développe également des projets durables à travers les TIC et l’agriculture. Il s’agit en effet de projets qui peuvent améliorer les conditions de vie des populations. Selon les responsables, Yeesal Agri hub s’attèle à avoir un « écosystème de jeunes experts dans les chaînes de valeur agricoles pour fournir des services et développer des solutions innovantes ».

    Des partenariats avec des partenaires agricoles sont signés. Mais plus que tout, c’est à l’auto-emploi que la startup prépare les jeunes chômeurs. Lancée à partir d’un AgriHackathon, les principales thématiques sur lesquelles la startup a déjà proposé des solutions digitales concernent la commercialisation de produits locaux, la sensibilisation à l’agriculture bio et l’accès au foncier.

    Yeesal Agri hub a également proposé une solution digitale sur la chaîne de valeur de la filière lait au Sénégal. Dans la région de Thiès où la startup est basée, son apport est reconnu par de jeunes passionnés du numérique qui font leur pas dans le secteur agricole.

     

     

     

  • Publiseer, une startup nigériane fait sensation à Harvard aux USA

    Publiseer, une startup nigériane fait sensation à Harvard aux USA

    La jeune startup et éditeur numérique nigérian Publiseer a annoncé ce 21 février qu’elle a été sélectionnée parmi les 14 finalistes du New Venture Competition de la Harvard Business School 2018, qui aura lieu ce 2 mars 2018 à Boston aux États-Unis.

    L’Africa Business Club de la Harvard Business School accueillera la compétition. Objectif, présenter la diversité des entrepreneurs qui font la différence sur le continent africain. Le concours se tiendra au même moment que la 20e conférence d’affaires d’Afrique sous le thème « valeurs et chaînes de valeur: l’Afrique dans une nouvelle ère mondiale ».

    Parmi le groupe de postulants, 14 finalistes ont été invités à présenter leur entreprise devant environ 700 participants et à recevoir des observations d’un panel de juges expérimentés. Le gagnant et le finaliste malheureux de la compétition se verront attribuer des prix au comptant de 10 000 $ et 5 000 $ respectivement, tandis que les autres concurrents auront l’opportunité de participer au Startup Lab, un atelier pour les entrepreneurs en début de carrière afin de solliciter les conseils des participants à la conférence.

    Publiseer, « la société d’édition numérique pour le tiers monde »

    À seulement six mois de ses débuts, la startup Publiseer connait déjà un succès bien au-delà des attentes. Lancée par les frères jumaux Chidi Nwaogu et Chika Nwaogu, l’idée de Publiceer est de faire la promotion de la culture nigériane à travers des mots écrits (en utilisant des livres) et parler mots (en utilisant la musique).

    En effet, Publiseer est une plateforme de publication numérique destinée aux auteurs et artistes indépendants nigérians. La plateforme distribue et monétise les œuvres créatives des écrivains et des musiciens nigérians dans le monde entier.

    Cette plateforme, comme se le réclament les concepteurs, est la bouée de sauvetage pour tous les jeunes artistes et écrivains nigérians établis, qui cherchent des moyens de vendre leur travail sur le web. La startup s’appuie sur des magasins de confiance comme Amazon, Google Play Store, Apple Store ainsi que quelque 400 autres grands magasins en ligne pour, disent les sœurs entrepreneures, « conduire leur expérience de découverte. »

    « Tandis que d’autres éditeurs numériques publient des livres et de la musique en facturant aux auteurs et aux artistes des frais d’édition exorbitants, nous fournissons gratuitement des publications numériques de qualité. Beaucoup d’auteurs et d’artistes nigérians dépensent tellement pour publier leur travail qu’ils manquent d’argent et sont incapables de promouvoir leur livre ou leur album. C’est là que Publiseer arrive dans la grande image et en plein effet. Nous sommes la société d’édition numérique pour le tiers monde », expliquent Chidi Nwaogu et Chika Nwaogu sur leur plateforme lancée en août 2017.

    Pour rémunérer ses auteurs et artistes, la startup leur paie 25% du prix de vente de leur travail. Publiseer obtient 25% aussi, et les magasins conservent généralement les 50% restants. « Cela signifie que si le prix de vente d’un livre d’auteur est de 3,99 $, l’auteur reçoit 1 $ (360 $) pour chaque unité de son livre qui se vend. Dans ce cas, si le livre de l’auteur se vend 10 000 exemplaires, l’auteur gagne 10 000 $ », détaillent-ils.

    Pour le moment, les sœurs jumelles veulent rester optimistes sur le concours, qui leur permettra de « booster leur aventure ».

  • Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Au Ghana, une bourse universitaire a été octroyée à Frank Darko, le jeune inventeur devenu célèbre suite à un documentaire de la BBC sur son vélo aquatique.

    L’innovation du jeune Ghanéen Frank Darko a fortement séduit au Ghana et au-delà. À l’Université technique de Takoradi (TTU) où il est étudiant, l’inventeur est devenu la curiosité tant auprès de ses camarades que chez le corps enseignant. À cet effet, en guise de félicitation à son travail, l’université a déclaré sur son site officiel qu’elle attribuera une bourse complète à Frank Darko.

    Cette note officielle de l’université précise que le but est d’encourager les autres étudiants à « suivre le même chemin ». Le vice-chancelier de l’université, le professeur John Frank Eshun, a déclaré que la décision avait été prise afin de « motiver Darko à entreprendre plus d’innovations pour résoudre les défis de la société ghanéenne et du monde en général ».

    Selon ses déclarations, l’université soutiendra d’autres étudiants qui s’efforcent d’apporter de telles innovations, et l’université a également établi un centre d’incubation d’entreprises et d’innovation pour aider à exploiter les talents des étudiants qui sont passionnés par l’innovation.

    Quant à Frank, le vice-chancelier affirme que l’Université serait heureuse de collaborer à ce projet et à d’autres afin de l’améliorer afin qu’elle puisse résister à l’épreuve du temps.

    Résoudre les problèmes quotidiens 

    C’est avec un investissement personnel de 100 dollars (environ 53 000 FCFA) que le jeune Frank a conçu un vélo qui roule sur l’eau à partir de lièges, d’aluminium et de petits morceaux de bois.

    Selon l’inventeur de l’engin, il a été inspiré après avoir suivi un documentaire montrant de jeunes enfants qui devraient traverser une rivière en nageant avant de se rendre à l’école. Une situation qui avait marqué Frank et l’avait motivé à inventer un outil qui permettrait à ces enfants de rejoindre les classes sans se mouiller.

    Frank Darko a révélé que sa créativité était le résultat de son amour pour la science, la technologie et le désir de résoudre les problèmes quotidiens rencontrés par les personnes vivant dans sa communauté.

    À l’horizon, le Ghanéen pense améliorer son invention.

  • Tsaigumi, le drone militaire moderne fabriqué au Nigeria 

    Tsaigumi, le drone militaire moderne fabriqué au Nigeria 

    L’armée de l’air nigériane a consolidé son leadership continental dans la fabrication des drones militaires. Ce leadership a été couronné en mi-février par l’inauguration de son deuxième drone construit localement à l’Institut de Technologie de NAF (l’Armée de l’air nigériane) à Kaduna. La cérémonie de l’inauguration du bijou technologique a été présidée par le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari.

    La Force aérienne du Nigéria a inauguré il y a quelques jours son véhicule aérien sans pilote (UAV) de surveillance et de reconnaissance dénommé «Tsaigumi». Un deuxième drone fabriqué au Nigeria et le premier opérationnel.

    Le drone développé  par les ingénieurs de l’Institut de technologie de l’armée nigériane en collaboration avec UAVision du Portugal est conçu pour mener des missions militaires terrestres et maritimes de recherche et de sauvetage, de police et de protection de la faune. Il sera également utilisé pour des fins de gestion des catastrophes, de surveillance des lignes électriques, pour la cartographie, de même que la patrouille frontalière.

    Si au Nigeria on se réjouit de la qualité du produit fait localement, c’est parce que Tsaigumi peut se réclamer un drone moderne. En effet, selon les informations fournies par les concepteurs, cet aéronef est capable d’opérations de jour et de nuit. Avec une autonomie de plus de 10 heures, un plafond de service de 15 000 pieds et un rayon de mission de 100 km, Tsaigumi porte également une charge utile de caméra électro-optique infrarouge.

    Toutefois, le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari voit bien au-delà de la multiple utilité militaire de cet engin. « Alors que ce projet passe à l’étape suivante, qui est la production de masse, cela créera des emplois et génèrera probablement des revenus en tant que premier produit d’exportation militaire du Nigeria », a-t-il déclaré, tout en exhortant la Force aérienne à « intensifier ses efforts de recherche et développement pour une plus grande innovation. »

    Il a aussi ajouté que l’exploit technologique est une indication qu’il est possible d’appliquer le même état d’esprit innovateur à d’autres domaines de besoins locaux.

    Il faut rappeler que l’inauguration de ce drone intervient dans un contexte où le Nigeria fait face à la résurgence d’un certain nombre de défis sécuritaires, incluant une insurrection islamiste dans le nord, un militantisme dans le sud riche en pétrole et des affrontements entre éleveurs et agriculteurs dans la région centrale. Prochainement, Tsaigumi sera déployé dans le nord-est et sur d’autres théâtres au Nigeria.

    Tsaigumi est le deuxième drone construit par l’armée nigériane, mais le premier avion opérationnel. Le prototype antérieur de drone Gulma n’a pas encore été introduit. Un porte-parole a déclaré que la NAF travaille sur l’Ichoku, qui sera le premier drone militaire « made in Nigeria ».

    Un travail de longue haleine

    Le développement des UAV au Nigéria a commencé en 2008, lorsque des étudiants stagiaires qui suivaient des études supérieures en ingénierie aérospatiale à l’Université de Cranfield, au Royaume-Uni, ont choisi le développement des drones comme projet de recherche. Ces élèves officiers ont conçu le drone Amebo dans le cadre de leur projet. Toutefois ce drone n’avait ni capacité de pilotage automatique, ni surveillance et reconnaissance des renseignements (ISR).

    Ils ont ensuite pu construire Gulma, qui était un drone expérimental, développé en 2013 en tant que démonstrateur technologique utilisé pour collecter des données de performance sur les systèmes d’UAV. C’est d’ailleurs les données recueillies à partir du prototype Gulma qui ont été utilisées dans la conception du drone moderne Tsaigumi.